Des fans et des paillettes pour les adieux d'Elton John au public britannique à Glastonbury

Elton John fait dimanche soir ses adieux au public britannique sur la scène du mythique festival de Glastonbury, dans le sud-ouest de l'Angleterre, auquel il participe pour la première fois. (AFP)
Elton John fait dimanche soir ses adieux au public britannique sur la scène du mythique festival de Glastonbury, dans le sud-ouest de l'Angleterre, auquel il participe pour la première fois. (AFP)
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Publié le Dimanche 25 juin 2023

Des fans et des paillettes pour les adieux d'Elton John au public britannique à Glastonbury

  • La star de 76 ans, qui achèvera sa tournée d'adieu mondiale à Stockholm le 8 juillet, chantera en clôture de cette 51e édition devant des dizaines de milliers de festivaliers sur la célèbre Pyramid Stage
  • Elton John, mu par une «saine» nervosité avant ce spectacle selon David Furnish, avait déjà fait savoir qu'il débuterait avec une chanson qu'il n'a plus jouée depuis 10 ans

PILTON:Attendu par des fans tout en strass et couleurs pour un concert historique, Elton John fait dimanche soir ses adieux au public britannique sur la scène du mythique festival de Glastonbury, dans le sud-ouest de l'Angleterre, auquel il participe pour la première fois.

La star de 76 ans, qui achèvera sa tournée d'adieu mondiale à Stockholm le 8 juillet, chantera en clôture de cette 51e édition devant des dizaines de milliers de festivaliers sur la célèbre Pyramid Stage. Il succède à Paul McCartney, qui avait enflammé la scène l'an dernier en reprenant des classiques des Beatles.

"Je suis arrivé à 7H00" pour "ce jour très spécial dans l'histoire de Glastonbury", explique à l'AFP Ben Monk, derrière une barrière face à la scène. "Pourquoi on manquerait ça!?", ajoute-t-il, spécialement habillé en hommage au "grand homme".

"Il n'y a personne comme lui!", souligne Justine Clayton, qui s'est mariée au son de "Your Song". "C'est poignant pour nous. Et c'est la même chose pour plein de gens, ça rappelle plein de souvenirs pour toutes les générations devant lesquelles il a joué", dit-elle.

"On est déjà en rupture de plein des lunettes Elton John", lance Judy Berger, qui propose des modèles immenses, en strass, aux verres jaunes ou roses, ou même des "grandes complètement dingues en fourrure".

Quatre invités surprise sont annoncés. Les spéculations vont bon train, parmi les noms qui circulent, Harry Styles, Billy Joel, Ed Sheeran ou Britney Spears, ou bien encore Dua Lipa.

"C'est la première fois qu'on me demande" de jouer à Glastonbury, avait déclaré Elton John fin mai dans une interview à la BBC. "Ca arrive au bon moment, je crois au destin et c'est la plus magnifique des façons de terminer en Angleterre", dit-il.

Le spectacle dimanche s'annonce différent de celui que le public a pu voir lors de la tournée d'Elton John, qui a déployé costumes extravagants et effets visuels spectaculaires pour accompagner ses titres "Tiny Dancer", "Rocket Man" ou "Your Song".

Ce concert "est très spécial", a déclaré cette semaine son époux David Furnish à la chaîne britannique Sky News, avec une "setlist" différente.

Dave Grohl omniprésent

Elton John, mu par une "saine" nervosité avant ce spectacle selon David Furnish, avait déjà fait savoir qu'il débuterait avec une chanson qu'il n'a plus jouée depuis 10 ans. Mais si Elton John dit adieu à la scène, il prévoit de travailler sur un nouvel album à l'automne.

La tournée d'adieux du chanteur qui a vendu 300 millions de disques dans le monde, baptisée "Farewell Yellow Brick Road" et initialement prévue pour durer trois ans, a débuté en 2018 avec plus de 300 dates prévues.

Mais elle a été perturbée en raison de la pandémie de coronavirus, d'une opération de la hanche en 2021 et d'un test positif au Covid l'année dernière.

Avant Elton John, Blondie, Yusuf / Cat Stevens, le rappeur Lil Nas X ou Sophie Ellis-Bextor jouent dans la journée de dimanche sur la Pyramid Stage.

Les surprises de la soirée de dimanche sont loin d'être les seules de ce cru de Glastonbury.

Vendredi, les Foo Fighters, pour la première fois depuis 25 ans au festival, ont déboulé pour un concert surprise, là où était annoncé un mystérieux groupe, les "Churnups".

Le leader des Foo Fighters et ancien batteur de Nirvana Dave Grohl a également été invité à rejoindre sur scène les Guns N'Roses - pour leur première participation au festival - pour un "Paradise City" revisité, ainsi que les Pretenders.

Parmi les autres têtes d'affiche, Lana Del Rey s'est heurtée à des problèmes techniques qui l'ont conduite à lancer un a capella au public, tandis que se sont succédé sur la scène principale les Arctic Monkeys, Amadou & Mariam, ou encore Rick Astley et son immanquable "Never Gonna Give You Up" qui a fait de lui une star en 1987.

Samedi soir, le chanteur écossais Lewis Capaldi, atteint du syndrome Gilles de la Tourette, a parfois perdu sa voix, semblant lutter contre des tics, face à une foule bienveillante qui a repris ses chansons. Présentant ses excuses, il a annoncé qu'il prendrait une nouvelle pause pour sa santé mentale.

Glastonbury accueille plus de 200 000 festivaliers qui débarquent avec tentes et sac à dos.

Début novembre, les billets se sont vendus en un peu plus d'une heure pour l'édition 2023, malgré un tarif qui frôle les 400 euros.


Gaza à l’IMA: lumière de l’histoire sur un champ de ruine et de désespoir

Equipes franco-palestiniennes dans les fouilles de Blakhiya. (IMA)
Equipes franco-palestiniennes dans les fouilles de Blakhiya. (IMA)
Détail d'une mosaïque byzantine, site de Jabaliya. (IMA)
Détail d'une mosaïque byzantine, site de Jabaliya. (IMA)
Photo de l'exposition. (IMA)
Photo de l'exposition. (IMA)
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  • A défaut d’un avenir lisible, Gaza possède un passé glorieux, qu’une exposition exceptionnelle organisée par l’Institut du Monde Arabe (IMA) à Paris cherche aujourd’hui à rappeler au monde
  • Les pièces exposées – environ 130 sur un total de 500 – sont elles-mêmes le reflet du sort de Gaza

PARIS: Depuis 2007, date à laquelle Israël a imposé un blocus sur Gaza, l’enclave palestinienne, coupée hermétiquement du reste du monde, était déjà souvent décrite comme une prison à ciel ouvert.

Au lendemain du 7 octobre 2023, cette prison s’est tragiquement transformée en cimetière à ciel ouvert : des dizaines de milliers de morts et de blessés, des familles déplacées sans cesse, fuyant d’un point à l’autre de l’enclave sous les frappes de l’armée israélienne.

Aujourd’hui, Gaza n’est plus qu’un champ de ruines. Les images qui nous parviennent sont insoutenables : des corps déchiquetés, des femmes, des hommes, des enfants tirés des décombres à mains nues, des files interminables de civils poussant des charrettes de fortune ou marchant sans fin, à la recherche d’un abri. Deux millions de personnes y survivent dans une précarité absolue, entre famine, insécurité et insalubrité.

Gaza est devenue synonyme de mort, de misère, de désespoir. Et pourtant, à défaut d’un avenir lisible, Gaza possède un passé glorieux, qu’une exposition exceptionnelle organisée par l’Institut du Monde Arabe (IMA) à Paris cherche aujourd’hui à rappeler au monde. Intitulée « Trésors de Gaza, 5000 ans d’histoire », elle offre une plongée saisissante dans la richesse historique et culturelle de ce territoire meurtri.

Alors que, depuis le début de la guerre, certains discours tentent de déshumaniser la population gazaouie, cette exposition répond par l’Histoire. Elle témoigne de l’ancrage profond de Gaza dans la civilisation, de son rôle de carrefour entre l’Asie, l’Afrique, l’Arabie et la Méditerranée.

Les pièces exposées – environ 130 sur un total de 500 – sont elles-mêmes le reflet du sort de Gaza. Propriété de l’Autorité palestinienne, elles étaient en exil depuis 2006, stockées au Musée d’Art et d’Histoire de Genève, comme des centaines de milliers de Palestiniens loin de leur terre.

Parmi ces œuvres : des amphores, statuettes, stèles funéraires, lampes à huile, figurines, mosaïques… datant de l’âge du bronze jusqu’à l’époque ottomane. Un ensemble archéologique devenu d’autant plus précieux à mesure que les sites originels sont détruits.

Grâce à la coopération du musée genevois et au soutien de l’Autorité nationale palestinienne, l’IMA a pu présenter une sélection de chefs-d’œuvre issus des fouilles franco-palestiniennes menées depuis 1995. La spectaculaire mosaïque d’Abu Baraqeh, ainsi que des pièces de la collection privée de Jawdat Khoudary (offerte à l’Autorité palestinienne en 2018) sont exposées pour la première fois en France.

Cette exposition donne à voir un visage trop souvent ignoré de Gaza : celui d’un territoire prestigieux, vanté dans l’Antiquité pour sa douceur de vivre, convoité pour sa position stratégique entre les empires égyptien et perse, prisé par les commerçants caravaniers, port des richesses venues d’Orient, d’Afrique et d’Arabie.

Cartographie des bombardements

Mais ce patrimoine est aujourd’hui menacé. Depuis octobre 2023, l’Unesco a documenté, via des images satellitaires, des dommages sur 69 sites culturels à Gaza : 10 sites religieux – dont l’église grecque orthodoxe de Saint-Porphyre, détruite le 19 octobre 2024 – 43 bâtiments à intérêt historique ou artistique, 7 sites archéologiques, 6 monuments, 2 dépôts de biens culturels mobiliers et 1 musée.

L’exposition inclut également une cartographie des bombardements, élaborée par plusieurs groupes de recherche, un recensement des récentes découvertes archéologiques, ainsi qu’une série de photographies rares de Gaza au début du XXe siècle, issues des archives de l’École biblique et archéologique française de Jérusalem.

Pour Jack Lang, président de l’IMA, « Rien n’est pire que l’abandon et l’oubli. Cette exposition, que je qualifierais de salut public, rend hommage à Gaza, vibrante et merveilleusement jeune. » Il ajoute : « Plus que jamais aujourd’hui, en particulier depuis le 7 octobre, Gaza mérite que l’on raconte son Histoire. »

En conclusion, Lang revendique l’exposition, comme un acte militant en souhaitant qu’elle puisse « contribuer à redonner espoir dans l’avenir de Gaza loin des projets déments de Riviera et des déplacements forcés des palestiniens.

Organisée en partenariat avec le ministère du Tourisme et des Antiquités de Palestine et le Musée d’Art et d’Histoire de Genève, l’exposition est visible à l’Institut du Monde Arabe jusqu’au 2 novembre prochain.

 


L'huile de peregrina d'Arabie saoudite, nouvelle perle du monde de la beauté

Un agriculteur d'AlUla récolte de la peregrina. (Photo fournie)
Un agriculteur d'AlUla récolte de la peregrina. (Photo fournie)
La société AlUla Peregrina Trading Company s'apprête à présenter son huile active et ses extraits de peregrina au salon in-cosmetics Global, qui se tiendra ce mois-ci à Amsterdam. (Photo fournie)
La société AlUla Peregrina Trading Company s'apprête à présenter son huile active et ses extraits de peregrina au salon in-cosmetics Global, qui se tiendra ce mois-ci à Amsterdam. (Photo fournie)
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  • L'huile vierge de peregrina d'APTC est légère mais profondément nourrissante
  • Ella aide à hydrater la peau, à améliorer l'élasticité, à réduire les ridules et à stimuler la densité des cheveux

DUBAÏ: Un joyau caché dans le désert fait sensation sur la scène mondiale, et il se trouve au cœur de l'Arabie saoudite.  L'AlUla Peregrina Trading Company (APTC) s'apprête à présenter ses huiles actives et ses extraits de peregrina à in-cosmetics Global – un salon professionnel sur les ingrédients cosmétiques – qui se tiendra à Amsterdam ce mois-ci.   

L'histoire de l'ingrédient phare d'APTC est aussi riche que le désert lui-même. L'arbre peregrina, originaire d'AlUla, pousse dans le rude climat arabe. Il produit des graines riches en nutriments qui sont appréciées depuis des siècles et l'APTC donne aujourd'hui à ce trésor ancien une tournure moderne.

Abobakar Alanazi, président-directeur général d'APTC, voit dans cet arbre un symbole de résilience et de beauté. «C'est un véritable joyau de la nature», a-t-il déclaré à Arab News. «Ce qui le rend exceptionnel pour les soins de la peau et des cheveux, c'est la composition unique de son huile et de ses extraits qui regorgent d'antioxydants, d'acides gras essentiels et de composés bioactifs qui nourrissent, protègent et rajeunissent la peau.»

L'huile vierge de peregrina d'APTC est «légère mais profondément nourrissante», a-t-il ajouté, «aidant à hydrater la peau, à améliorer l'élasticité, à réduire les ridules et à stimuler la densité des cheveux».

Pour Alanazi, cette huile «illustre l'essence de l'héritage du désert et de la longévité en matière de beauté, mêlant la sagesse ancienne à l'innovation moderne en matière de soins de la peau pour un équilibre parfait».

L'APTC travaille directement avec 159 agriculteurs locaux, ce qui garantit la traçabilité de chaque bouteille d'huile de peregrina, de la ferme à la peau. Alanazi a également indiqué que 90 % des employés d'APTC sont des locaux, dont 70 % sont des femmes.  

«Nous sommes fiers de faire de la peregrina un atout pour AlUla et l'Arabie saoudite, en mettant l'accent sur l'autonomisation des communautés locales», a-t-il déclaré.

Mais il n'a pas été facile de se faire une place sur la scène internationale de la beauté. «L'un de nos plus grands défis a été de positionner le désert d'Arabie sur la carte du marché mondial des ingrédients», a déclaré M. Alanazi.

Mais l'APTC a désormais conclu des partenariats avec des marques internationales, notamment un accord exclusif avec Cartier pour le lancement de produits de soins de la peau utilisant l'huile de peregrina hivernée. Il s'agit de trois produits cosmétiques haut de gamme: une huile pure pour le visage et les cheveux, une crème pour le visage et des huiles aromatiques.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


« Theater Tour », une initiative pour célébrer la culture locale dans toute l'Arabie saoudite

Bahr » a été écrit par Abdulrahman Al-Marikhi et réalisé par Sultan Al-Nawa. (Fourni)
Bahr » a été écrit par Abdulrahman Al-Marikhi et réalisé par Sultan Al-Nawa. (Fourni)
Bahr » a été écrit par Abdulrahman Al-Marikhi et réalisé par Sultan Al-Nawa. (Phot Fournie)
Bahr » a été écrit par Abdulrahman Al-Marikhi et réalisé par Sultan Al-Nawa. (Phot Fournie)
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  • La pièce primée Bahr est jouée pour la première fois à Bahreïn, puis à Jubail, Dammam et Al-Ahsa.
  • Ce nouveau projet vise à stimuler le théâtre local, l'engagement communautaire et la sensibilisation culturelle dans tout le pays.

RIYAD : Jeudi, la Commission saoudienne du théâtre et des arts du spectacle a lancé l'initiative « Theater Tour », qui vise à présenter des représentations théâtrales exceptionnelles dans les villes, les gouvernorats et les villages du Royaume.

Le projet a pour objectif de promouvoir la scène culturelle et les arts du spectacle, tout en encourageant l'engagement communautaire, a rapporté l'agence de presse saoudienne.

La première phase débutera avec la pièce Bahr (Mer), qui se déroulera du 3 avril au 3 mai, a ajouté l'agence de presse saoudienne.

La production débutera à Baha du 3 au 5 avril au théâtre du prince Sultan bin Abdulaziz du centre culturel, avant de se rendre à Jubail du 17 au 19 avril dans la salle de conférence de la commission royale à Al-Fanateer.

Elle se poursuivra à Dammam du 24 au 26 avril au théâtre de l'université Imam Abdulrahman bin Faisal, puis se terminera à Al-Ahsa du 1^(er) au 3 mai au théâtre de la Société pour la culture et les arts. 

Ce projet s'inscrit dans le cadre des efforts déployés par la Commission pour mieux faire connaître le secteur du théâtre et des arts du spectacle, tout en veillant à ce que les services culturels soient accessibles dans les zones mal desservies et auprès des communautés marginalisées.

Il vise également à soutenir les troupes de théâtre locales, à stimuler la production théâtrale et à renforcer la contribution du secteur culturel au produit intérieur brut national.

L'initiative favorise également les opportunités d'investissement et sert de plateforme pour découvrir et soutenir les talents émergents, a rapporté la SPA.

La pièce Bahr, écrite par Abdulrahman Al-Marikhi et mise en scène par Sultan Al-Nawa, a été saluée par la critique et a remporté plusieurs prix prestigieux, notamment ceux du meilleur acteur, du meilleur scénario et de la meilleure production globale lors du premier festival de théâtre de Riyad, ainsi que ceux des meilleurs effets musicaux et du meilleur metteur en scène lors du 19ᵉ festival de théâtre du Golfe.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com