PARIS: Associations et députés de La France insoumise ont réclamé jeudi à l'Assemblée nationale une "mise à l'abri d'urgence" des quelque 450 migrants évacués dans la nuit de mardi à mercredi de la place du Palais-Royal à Paris.
"On est en contact avec ces jeunes. Ils ont passé la nuit hier (mercredi soir) dans un parc" à Montreuil, en Seine-Saint-Denis. "On demande expressément l'ouverture au minimum de gymnases ou au minimum que quelqu'un prenne ses responsabilités", a plaidé Agathe Nadimi, de l'association de soutien aux mineurs isolés étrangers "les Midis du MIE".
"On s'en fout que ce soit la préfecture de région ou la mairie de Paris, mais que quelqu'un le fasse, tout de suite", a-t-elle insisté, lors d'un point presse organisé à l'Assemblée avec des députés insoumis et la communiste Elsa Faucillon.
"On est inquiets sur la réalité de ce qu'il va leur arriver dehors", a souligné Yann Manzi de l'organisation Utopia 56, en mentionnant des "menaces de l'extrême droite".
Les forces de l'ordre ont mis fin dans la nuit de mardi à mercredi à l'occupation pendant quelques heures de la place du Palais-Royal dans le centre de Paris par quelque 450 migrants et des militants associatifs.
Les députés LFI Elisa Martin et Andy Kerbrat ont fustigé un "déchaînement de violences" durant cette opération d'évacuation. Plusieurs élus insoumis étaient présents sur place ce soir-là.
Ces migrants occupaient auparavant, depuis le 4 avril, une école désaffectée dans l'ouest parisien, rue Erlanger dans le XVIe arrondissement.
Les "associations et les jeunes ont pris la décision de ne pas retourner" dans cette école. "Un huissier est venu attester notre départ", ont annoncé les associations mercredi, indiquant leur intention de saisir la Défenseure des Droits et de réfléchir à des plaintes au pénal.