«Je n'ai pas réfléchi»: en France, ces héros qui ont pourchassé l'assaillant d'Annecy

Henri, 24 ans, a été salué par les médias français comme "le héros au sac à dos" vendredi, après avoir été montré dans une vidéo en train de se débattre avec l'assaillant et de le poursuivre pendant l'attaque au couteau qui a fait plus de quatre blessés parmi les enfants. (Twitter)
Henri, 24 ans, a été salué par les médias français comme "le héros au sac à dos" vendredi, après avoir été montré dans une vidéo en train de se débattre avec l'assaillant et de le poursuivre pendant l'attaque au couteau qui a fait plus de quatre blessés parmi les enfants. (Twitter)
Short Url
Publié le Vendredi 09 juin 2023

«Je n'ai pas réfléchi»: en France, ces héros qui ont pourchassé l'assaillant d'Annecy

  • «Priez pour les enfants, moi je vais bien», dit Henri dans un message posté jeudi sur son compte Instagram
  • Le hashtag #MerciHenri qui salue le «héros au sac à dos» est devenu très populaire sur les comptes des militants d'extrême droite

ANNECY : Pèlerin "amoureux des cathédrales", agents municipaux, professeur de math en sortie avec des élèves... L'attaque au couteau survenue jeudi sur une aire de jeu proche du lac d'Annecy a révélé quelques héros que devait rencontrer le président Emmanuel Macron vendredi.

Parmi eux, Henri, 24 ans, le plus populaire sur les réseaux sociaux. Dans une vidéo authentifiée par l'AFP, on le voit tenter de stopper l'assaillant avec son sac à dos quand l'homme s'attaque aux enfants, puis se lancer à sa poursuite quand il tente de fuir.

"Priez pour les enfants, moi je vais bien", dit Henri dans un message posté jeudi sur son compte Instagram, "le chant des cathédrales", où il se présente comme un "amoureux des cathédrales, à pied pendant 9 mois à travers la France".

Le hashtag #MerciHenri qui salue le "héros au sac à dos" est devenu très populaire sur les comptes des militants d'extrême droite. "J'ai agi comme tout Français devrait agir", a-t-il déclaré sur la chaîne Cnews vendredi.

"Je n'ai même pas réfléchi. Le cerveau a vraiment débranché, pour moi c'était juste impossible de laisser des être sans défense être attaqués de la sorte par quelqu'un qui semblait être un fou furieux", a-t-il ensuite expliqué sur la chaîne BFM.

"J'ai bien senti que ce n'était pas un type dans son état normal, que quelque chose de très mauvais était en lui et qu'il fallait absolument l'arrêter (...) On agit comme on peut avec ce qu'on a, donc là sous la main c'était mon petit sac à dos que je portais devant moi".

«On a pris une pelle»

Le maire d’Annecy, ville paisible des Alpes françaises, François Astorg a salué jeudi "le courage" de deux agents municipaux qui travaillaient dans le parc et "ont tenté d'arrêter l'assaillant au moment où il commettait ses crimes".

"On était en train de vider des containers lorsqu’on a entendu des cris provenant du jardin d’enfants. Des gens appelaient à l’aide", témoigne l’un des deux agents de voirie dans le quotidien régional Le Dauphiné Libéré.

"On a vu le gars arriver vers nous. Il était habillé tout en noir, avec son foulard sur la tête. Avec mon collègue, on a pris ce qu’on avait sous la main : une pelle. Et on est allés à sa rencontre. Mon collègue a tenté de l’assommer ou de le désarmer avec la pelle, mais il était costaud et rapide. On voyait bien son couteau. Il a tenté de poignarder mon collègue, la lame est passée à quelques centimètres de son visage. On a dû reculer", raconte-t-il.

De cet épisode, il garde un regret: "Dommage qu’on n’ait pas pu l’avoir avec la pelle…".

Eulalie, une lycéenne 17 ans rencontrée par l'AFP dans le parc, évoque pour sa part le rôle de son professeur de mathématiques, "qui a été formidable parce qu’il a agi directement".

"Il s’est interposé, avec un autre monsieur qui tenait un sac" et selon elle cela a distrait l’assaillant et potentiellement sauvé des enfants. De son côté, sa première réaction a été "d’appeler samu, pompiers": "On s’enfuit pas, on essaie d’être efficace, mon cerveau réagit comme ça, c’est propre à chacun".


La France et Israël veulent éviter que l'Iran se dote de l'arme nucléaire 

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot (à gauche), s'entretient avec le ministre grec des Affaires étrangères, Georgios Gerapetritis (à droite), avant le début d'une réunion du Conseil de l'Atlantique Nord en session des ministres des Affaires étrangères avec les partenaires indo-pacifiques, l'Australie, le Japon, la Nouvelle-Zélande et la République de Corée, au siège de l'OTAN à Bruxelles, le 3 avril 2025. (AFP)
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot (à gauche), s'entretient avec le ministre grec des Affaires étrangères, Georgios Gerapetritis (à droite), avant le début d'une réunion du Conseil de l'Atlantique Nord en session des ministres des Affaires étrangères avec les partenaires indo-pacifiques, l'Australie, le Japon, la Nouvelle-Zélande et la République de Corée, au siège de l'OTAN à Bruxelles, le 3 avril 2025. (AFP)
Short Url
  • Le ministre israélien, qui a rencontré dans la matinée son homologue français Jean-Noël Barrot, a souligné que l'Iran était une menace pour toute la région et pas seulement pour Israël
  • Dans ce contexte, Israël a des discussions avec la France et le Royaume Uni et "un dialogue plus intense" avec les Etats-Unis

PARIS: La France et Israël ont pour "objectif commun de ne pas laisser l'Iran se doter de l'arme nucléaire", a déclaré jeudi le chef de la diplomatie israélienne Gideon Saar lors d'une conférence de presse à Paris.

Le ministre israélien, qui a rencontré dans la matinée son homologue français Jean-Noël Barrot, a souligné que l'Iran était une menace pour toute la région et pas seulement pour Israël. Dans ce contexte, Israël a des discussions avec la France et le Royaume Uni et "un dialogue plus intense" avec les Etats-Unis.

Interrogé sur l'imminence d'un conflit direct avec l'Iran, Gideon Saar ne s'est toutefois pas prononcé. "Nous n'excluons pas la voie diplomatique", a-t-il dit. Les Iraniens "ont clairement indiqué qu'ils étaient prêts à une négociation indirecte avec les Etats-Unis et je ne serais pas surpris si cette négociation commençait", a-t-il dit.

Mercredi, le chef de la diplomatie française avait estimé que si les négociations sur le programme nucléaire iranien venaient à échouer, "une confrontation militaire" serait "presque inévitable".

L'inquiétude monte alors que les discussions semblent dans l'impasse et que la fenêtre pour négocier un nouveau traité avec Téhéran doit se refermer à l'automne.

"Il y a a une coopération entre l'Iran, le Hezbollah (libanais) et le Hamas (palestinien). Et nous ne laisserons pas faire les activités terroristes de là-bas contre Israël et nos civils", a par ailleurs dénoncé Gideon Saar.

Sur la reprise des opérations militaires meurtrières à Gaza, il a martelé que l'objectif israélien était d'anéantir toute menace du groupe islamiste palestinien Hamas.

Il a en outre assuré que son gouvernement était "engagé à faire libérer tous les otages". Il a balayé l'idée que celui-ci "sacrifiait" les otages, soulignant que les autorités rencontraient les familles des otages constamment et qu'elles ne portaient pas toutes le même point de vue sur la politique menée à Gaza.

Le Forum des familles, la plus grande association de proches d'otages en Israël, a accusé mardi le Premier ministre Benjamin Netanyahu de "sacrifier" les captifs à Gaza en ordonnant des frappes intenses sur le territoire palestinien.

La Défense civile de Gaza a indiqué qu'au moins 15 personnes avaient été tuées jeudi à l'aube dans des frappes aériennes israéliennes dans la partie nord du territoire palestinien, après un appel à évacuer de l'armée israélienne.

Concernant le Liban, où Israël a frappé à deux reprises la banlieue sud de Beyrouth en dépit du fragile cessez-le-feu conclu il y a 4 mois, M. Saar a affirmé que son pays souhaitait la stabilité au Liban, mais ne laisserait pas le mouvement pro-iranien Hezbollah "se réarmer".

"Nous souhaitons normaliser nos relations avec le Liban", a-t-il assuré. "C'est peut-être prématuré du point de vue libanais", a-t-il dit, tout en faisant part de début de négociations "sur certaines problématiques". "Nous avons une équipe qui négocie sur (...) les différends à la frontière", a-t-il dit.

Gideon Saar a par ailleurs annoncé avoir invité le ministre français en Israël, assurant avoir "un dialogue continu" avec les autorités françaises. Et la visite de M. Barrot pourrait avoir lieu "prochainement".


Concertation sur les retraites : en quête d'une feuille de route

Le Premier ministre français François Bayrou regarde la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 2 avril 2025. (Photo Bertrand GUAY / AFP)
Le Premier ministre français François Bayrou regarde la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 2 avril 2025. (Photo Bertrand GUAY / AFP)
Short Url
  • Jean-Jacques Marette, l'animateur de la concertation, doit proposer jeudi aux organisations participantes une note détaillant les quatre « objectifs partagés » qui les guideront désormais.
  • Les quatre « objectifs partagés » mis sur la table sont les suivants : « équilibre financier », « gouvernance du système », pistes pour « améliorer les mécanismes de solidarité » et enfin « ressources » du côté des salariés et des entreprises. 

PARIS : Les cinq organisations patronales et syndicales participant à la concertation sur les retraites, surnommée « l'ex-"conclave" », consacrent leur réunion hebdomadaire de jeudi au projet d'une nouvelle feuille de route globale pour les discussions, ainsi qu'aux questions de l'égalité femmes-hommes et des droits familiaux.

Jean-Jacques Marette, l'animateur de la concertation, doit proposer jeudi aux organisations participantes une note détaillant les quatre « objectifs partagés » qui les guideront désormais.

Selon des sources concordantes, les participants devraient découvrir le projet de note pendant la séance.

Les quatre « objectifs partagés » mis sur la table sont les suivants : « équilibre financier », « gouvernance du système », pistes pour « améliorer les mécanismes de solidarité » et enfin « ressources » du côté des salariés et des entreprises. 

Cette autonomisation fait suite à la colère des syndicats, après les déclarations de M. Bayrou enterrant l'hypothèse d'un retour à 62 ans, alors qu'il avait auparavant promis que les discussions se tiendraient « sans totem ni tabou ».

« Je n'ai aucun doute qu'on va arriver à définir des objectifs partagés », a déclaré mercredi à l'AFP Éric Chevée, le négociateur de la CPME (patronat), même si « cela prend encore huit jours de plus ».

La question de l'âge de départ en retraite, le point le plus contesté de la réforme des retraites de 2023, a déjà été évoquée lors des premières réunions, sans qu'un rapprochement des positions des syndicats et du patronat n'apparaisse. 

Elle ne devrait être abordée que lors des discussions finales de la fin mai, lorsque les participants essaieront d'aboutir à un accord sur des mesures concrètes, expliquent les participants aux négociations.

L'autre sujet des discussions de jeudi, à savoir l'égalité femmes-hommes face aux retraites à travers les droits familiaux et parentaux, est une thématique importante pour la CFDT, et un indicateur clef de sa capacité à obtenir des avancées pour les salariés à l'occasion de ces négociations.


Conférence sur la lutte contre le terrorisme à l'ère de l'Intelligence Artificielle 

La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, s'exprime lors d'une cérémonie marquant la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme à Strasbourg, dans l'est de la France, le 11 mars 2025. L'Europe marque la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme par un événement à Strasbourg qui rend hommage aux victimes du terrorisme à travers l'Europe et promeut la solidarité contre l'extrémisme.(AFP)
La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, s'exprime lors d'une cérémonie marquant la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme à Strasbourg, dans l'est de la France, le 11 mars 2025. L'Europe marque la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme par un événement à Strasbourg qui rend hommage aux victimes du terrorisme à travers l'Europe et promeut la solidarité contre l'extrémisme.(AFP)
Short Url
  • Cet événement réunit des experts qui partageront leurs analyses et réflexions sur les nouvelles dynamiques du terrorisme à l’ère numérique et l’impact croissant de l'intelligence artificielle (IA) dans la lutte contre ce fléau mondial
  • Alors que l'IA transforme profondément les méthodes de surveillance, de détection et d'anticipation des menaces, la conférence explorera comment ces technologies peuvent être utilisées pour contrer les réseaux terroristes

PARIS: La Sénatrice Nathalie Goulet organise une conférence sur un sujet crucial pour l’avenir de la sécurité internationale. Intitulée "La lutte contre le terrorisme à l’heure de l’intelligence artificielle", cette conférence se tiendra le lundi 14 avril 2025 au Palais du Luxembourg, à Paris.

Cet événement réunit des experts qui partageront leurs analyses et réflexions sur les nouvelles dynamiques du terrorisme à l’ère numérique et l’impact croissant de l'intelligence artificielle (IA) dans la lutte contre ce fléau mondial. Alors que l'IA transforme profondément les méthodes de surveillance, de détection et d'anticipation des menaces, la conférence explorera comment ces technologies peuvent être utilisées pour contrer les réseaux terroristes tout en respectant les droits fondamentaux et les libertés individuelles.