Maroc: La jeunesse s'attaque aux risques du changement climatique et de la pénurie d'eau

Un enfant accroupi sur la terre craquelée du barrage d'al-Massira dans le village d'Ouled Essi Masseoud, à quelque 140 kilomètres au sud de la capitale économique du Maroc, Casablanca. (AFP)
Un enfant accroupi sur la terre craquelée du barrage d'al-Massira dans le village d'Ouled Essi Masseoud, à quelque 140 kilomètres au sud de la capitale économique du Maroc, Casablanca. (AFP)
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Publié le Jeudi 01 juin 2023

Maroc: La jeunesse s'attaque aux risques du changement climatique et de la pénurie d'eau

  • Les jeunes Marocains tentent de faire face à l'avenir environnemental désastreux de leur pays
  • Lors d'une rencontre organisée par le Middle East Institute à Washington DC mercredi, plusieurs jeunes Marocains ont abordé les graves problèmes environnementaux auxquels leurs communautés sont confrontées

WASHINGTON: Les jeunes Marocains tentent de faire face à l'avenir environnemental désastreux de leur pays dans un contexte de changement climatique drastique, de pénurie d'eau et de problèmes de production alimentaire.
Le Maroc est l'un des nombreux pays qui luttent contre les conséquences du changement climatique et de la pénurie d'eau, qui peuvent avoir un impact sur la stabilité de la population et les ressources du pays.
Lors d'une rencontre organisée par le Middle East Institute à Washington DC mercredi, plusieurs jeunes Marocains ont abordé les graves problèmes environnementaux auxquels leurs communautés sont confrontées. Ils ont discuté des moyens de réduire l'impact du changement climatique au Maroc.
Ils ont expliqué que le changement climatique a un impact direct sur la pénurie d'eau, l'énergie, la production agricole et l'éducation, et que ces questions sont liées.
Fatna Ikrame el-Fanne, ingénieure en environnement et activiste climatique, déclare que le gouvernement marocain a récemment commencé à s'intéresser à la question. Selon elle, plusieurs stratégies liées à l'eau ont été établies pour faire face à la pénurie et à la gestion de l'eau.
«Ces dernières années, le gouvernement marocain a adopté un certain nombre de politiques visant à améliorer la gestion et la disponibilité de l'eau dans le pays», souligne-t-elle.
Elle ajoute que le gouvernement a élaboré plusieurs stratégies à long terme, dont une feuille de route pour la gestion intégrée et l'efficacité des ressources en eau, en plus de la promulgation d'une loi nationale sur l'eau qui fournit un cadre juridique pour la gouvernance, les droits et les protections en matière d'eau.

Encourager la conservation et l'utilisation durable de l'eau

Fatna Ikrame el-Fanne précise que l'idée derrière ces mesures gouvernementales est d'encourager la conservation et l'utilisation durable de l'eau.
Wissal ben Moussa, ingénieure en industries agroalimentaires et spécialiste en agroécologie, explique qu'en raison de sa situation géographique, le Maroc dispose d'un écosystème sujet à la désertification et à l'aridité.
Selon elle, l'écosystème du pays a été gravement touché par le changement climatique, qui a aggravé la pénurie d'eau en raison de la diminution des précipitations, de l'augmentation de l'évaporation de l'eau et de la hausse des températures.
Ces facteurs ont un impact direct sur l'agriculture et la production alimentaire.
«Dans les zones côtières, nous constatons une élévation du niveau de la mer et de la température de l'eau de mer, ce qui a un effet direct sur la biodiversité, la vie marine et l'ensemble de l'écosystème», précise-t-elle.

Pénurie d'eau

«Le changement climatique a un impact sur notre écosystème unique et très fragile dans les forêts, les zones humides, les régions montagneuses et plus particulièrement dans les régions du sud du Maroc, qui sont déjà semi-arides et le deviennent de plus en plus.»
Hasnae Bakhouch, jeune militante pour la paix et activiste environnementale d'ONU Femmes, affirme que la pénurie d'eau a un impact sur les femmes dans les zones rurales, car elles assument de nombreuses responsabilités domestiques et agricoles. Elle ajoute que le manque d'infrastructures adéquates dans les zones rurales génère des risques supplémentaires pour les femmes qui essaient de trouver de l'eau pour leur famille.
Mme Bakhouch déclare que les enfants ne bénéficient pas non plus de soins de santé adéquats en raison des effets du changement climatique dans les régions.
«Tout le système doit être revu», conclut-elle.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le chef de la diplomatie iranienne accuse depuis Saint-Pétersbourg les Etats-Unis de l'échec des discussions au Pakistan 

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. (AFP)
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  • "Les approches américaines ont fait que le précédent cycle de négociations, malgré des progrès, n'a pas atteint ses objectifs en raison d'exigences excessives"
  • Il a également affirmé que "la sécurité du passage dans le détroit d'Ormuz est une question mondiale importante", alors que les Etats-Unis et l'Iran poursuivent leurs blocus sur ce détroit stratégique

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères a accusé lundi les Etats-Unis d'être responsables de l'échec des pourparlers de paix au Pakistan, après son arrivée en Russie où il doit rencontrer le président Vladimir Poutine.

"Les approches américaines ont fait que le précédent cycle de négociations, malgré des progrès, n'a pas atteint ses objectifs en raison d'exigences excessives", a-t-il déclaré, cité par les médias d'Etat iraniens. Il a également affirmé que "la sécurité du passage dans le détroit d'Ormuz est une question mondiale importante", alors que les Etats-Unis et l'Iran poursuivent leurs blocus sur ce détroit stratégique.

 

 


Liban: le Hezbollah refuse «catégoriquement» les négociations directes avec Israël

Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine. (AFP)
Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine. (AFP)
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  • "Nous refusons catégoriquement de négocier directement avec Israël" et il est de la responsabilité du pouvoir libanais d'éviter une "erreur dangereuse qui entraîne" le pays "dans un cycle d'instabilité"
  • Le président libanais dit au Hezbollah que "la trahison" est d'entraîner le pays dans la guerre

BEYROUTH: Le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a réaffirmé lundi son refus des négociations directes entre Beyrouth et Israël, estimant qu'elles risquaient d'entraîner le Liban dans un "cycle d'instabilité".

"Nous refusons catégoriquement de négocier directement avec Israël" et il est de la responsabilité du pouvoir libanais d'éviter une "erreur dangereuse qui entraîne" le pays "dans un cycle d'instabilité", a déclaré le chef du groupe pro-iranien dans un communiqué lu par la chaîne al-Manar, qui lui est affiliée.

Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine.

 


Israël: deux anciens chefs de gouvernement s'unissent pour battre Netanyahu

L'ancien Premier ministre Naftali Bennett et le chef de l'opposition Yaïr Lapid, qui avait été brièvement chef du gouvernement en 2022, se présenteront aux prochaines élections sur une liste commune, ont annoncé les deux hommes dimanche.
L'ancien Premier ministre Naftali Bennett et le chef de l'opposition Yaïr Lapid, qui avait été brièvement chef du gouvernement en 2022, se présenteront aux prochaines élections sur une liste commune, ont annoncé les deux hommes dimanche.
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  • Naftali Bennett (droite) et Yaïr Lapid (centre) avaient formé ensemble un gouvernement en juin 2021 auquel a succédé fin 2022 le gouvernement actuel dirigé par Benjamin Netanyahu
  • Selon les sondages, M. Bennett apparaît comme le candidat le mieux placé pour battre M. Netanyahu aux législatives prévues en octobre

HERZLIYA: L'ancien Premier ministre Naftali Bennett et le chef de l'opposition Yaïr Lapid, qui avait été brièvement chef du gouvernement en 2022, se présenteront aux prochaines élections sur une liste commune, ont annoncé les deux hommes dimanche.

"Je suis heureux d'annoncer que ce soir, avec mon ami Yaïr Lapid, je réalise l'acte le plus sioniste et patriotique que nous ayons jamais accompli pour notre pays. Ce soir, nous nous unissons et fondons le parti "Beyahad" ("Ensemble", NDLR) sous ma direction, un parti qui mènera à une grande victoire et à l'ouverture d’une nouvelle ère pour notre beau pays", a déclaré M. Bennett lors d'une conférence de presse.

Naftali Bennett (droite) et Yaïr Lapid (centre) avaient formé ensemble un gouvernement en juin 2021 auquel a succédé fin 2022 le gouvernement actuel dirigé par Benjamin Netanyahu.

Selon les sondages, M. Bennett apparaît comme le candidat le mieux placé pour battre M. Netanyahu aux législatives prévues en octobre.

"Cette initiative conduit à l'unification du bloc du "camp du changement" et permet de concentrer tous les efforts pour conduire Israël vers la réparation nécessaire", a affirmé M. Lapid.

"Bennett est un homme de droite, mais de droite honnête, et il y a de la confiance entre nous", a encore dit M. Lapid.

M. Bennett a promis que si il était élu, il nommerait une commission nationale d'enquête sur les défaillances ayant conduit au massacre du 7 octobre 2023, ce que refuse le gouvernement actuel.

Il a aussi appelé l'ancien ministre Gadi Eizenkot (chef du parti centriste Yashar "Droit") à les rejoindre sur cette liste commune.

Fils d'immigrants américains, Naftali Bennett, 54 ans, ancien entrepreneur high-tech, qui a revendu sa start-up en 2005 pour 145 millions de dollars (110 millions d'euros), joue beaucoup sur son image d'ex-officier commando de l'armée israélienne, un profil lui assurant le soutien d'une partie de la jeunesse, surtout après plus de deux ans de guerre.

Ancien conseiller de Benjamin Netanyahu, M. Bennett s'est transformé au fil des années en farouche adversaire de la politique de son ancien mentor.

Il a dirigé plusieurs formations de droite avant de former un gouvernement d'union large en 2021 avec notamment le soutien d'une formation arabe.

Son nouveau colistier, Yaïr Lapid, 62 ans, est le fils du défunt journaliste et ministre Tommy Lapid, un rescapé de la Shoah, et de l'auteure reconnue Shulamit Lapid.

Journaliste vedette de la télévision, il est entré en politique en 2012 en créant le parti Yesh Atid ("Il y a un avenir"), s'imposant comme la seconde formation politique du pays et devenant depuis le chef de l'opposition, en dehors de la parenthèse de pouvoir et d'une brève participation à un gouvernement Netanyahu en 2014.