Du vélo d'intérieur au voyage au bout du monde

Abouhamad a parcouru plus de 25 000 km à travers 14 pays en un an. (Instagram)
Abouhamad a parcouru plus de 25 000 km à travers 14 pays en un an. (Instagram)
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Publié le Mercredi 19 avril 2023

Du vélo d'intérieur au voyage au bout du monde

  • Un Américain d'origine libanaise a parcouru 25 000 km en vélo de Boston à l'extrême sud de l'Amérique du Sud
  • Samer Abouhamad prépare déjà son prochain voyage à vélo. En août, il se rendra en Afrique du Sud puis au Liban. De là, il se rendra en Norvège ou dans une région d'Asie

DUBAÏ: En avril 2023, Samer Abouhamad est arrivé à Ushuaïa, une petite ville d'Argentine surnommée «le bout du monde» en raison de sa position à l'extrême sud de l'Amérique du Sud. Son voyage a commencé aux États-Unis un an plus tôt... à vélo.

Le chemin spirituel d'Abouhamad, si l’on peut dire, a commencé il y a trois ans. Il travaillait à distance aux États-Unis et, lorsque la pandémie de Covid-19 a frappé, il est rentré dans son pays, le Liban, pour se rapprocher de sa famille.

Son père, amateur de cyclisme, l'a incité à «sortir de la maison», ce qui était «génial», explique Abouhamad à Arab News depuis Buenos Aires, quelques jours après avoir terminé son voyage d'un an.

De retour au Liban en pleine pandémie, Abouhamad a découvert son pays à vélo. «J'ai toujours été libanais, mais je n'avais jamais vraiment eu l'occasion de découvrir le pays par moi-même», raconte-t-il. «C'était une expérience extraordinaire, presque spirituelle. Et je suis devenu accro.»

L'année suivante, il a participé à son premier voyage à vélo: un tour de France de dix jours sans aucun entraînement professionnel. Il a développé sa force physique et son endurance en faisant du bénévolat dans une association à Beyrouth, où il passait quatre jours par semaine à effectuer des travaux de construction manuels et à faire du vélo pendant son temps libre.

Abouhamad réfléchit à la suite des événements. Il lit un livre de l'auteur anglais Alastair Humphreys, qui décrit ses aventures à vélo à travers le monde pendant plus de quatre ans. «Je me suis rendu compte que si quelqu'un pouvait faire ce genre de voyage à l'époque (2011), aujourd'hui c'était devenu tellement plus facile», indique-t-il.

Il a commencé à travailler pour obtenir l'équipement adéquat et est rentré chez lui à Boston au début de l'année 2022. En avril de l'année dernière, il a pédalé d'une côte à l'autre jusqu'à Los Angeles, puis jusqu'à San Diego, et a traversé la frontière jusqu'au Mexique, couvrant un total de 14 pays et plus de 25 000 km.

Abouhamad devait décider dans quelles villes il se rendrait chaque semaine et quand il s'arrêterait pour faire le plein, mais la plupart du temps, il se laissait porter par le courant.

«Je pense qu'il est difficile d'avoir une idée précise de ce qu'est un vélo, de planifier un voyage comme celui-ci longtemps à l'avance parce que les choses changent en cours de route, alors j'ai décidé de prendre les choses au jour le jour», raconte le cycliste d’origine libanaise.

Les services en ligne ont été d'une aide précieuse pour Abouhamad, qu'il s'agisse de planifier un itinéraire ou de trouver un endroit où passer la nuit. «Je ne comprends pas comment les gens faisaient il y a vingt ou trente ans. Il y a tellement de possibilités aujourd'hui que je n'ai jamais eu à m'inquiéter», ajoute-t-il.

Il s'est arrêté dans des restaurants pour manger, mais a aussi acheté des aliments faciles à cuisiner. Il a également emporté des en-cas pour tenir toute la journée. Des produits simples comme le granola, les flocons d'avoine et même le pain ont été des aliments de base, car «quand on fait du vélo, tout a bon goût», dit-il en riant.

Abouhamad a voyagé en solitaire pendant la majeure partie de son voyage, mais il a rencontré en chemin d'autres cyclistes avec lesquels il a passé quelques jours. «C'est agréable de partager des moments ensemble (avec d'autres), mais il y a une certaine liberté dans le fait de voyager seul, qui est assez libératrice», estime-il.

Cette liberté s'accompagne également de hauts et de bas. Un voyage comme celui d'Abouhamad exige non seulement de la force physique, mais aussi mentale et de la résistance. «Chaque jour, il y a des hauts et des bas», explique-t-il.

Il lui est arrivé de manquer d'énergie pour pédaler le lendemain, mais ces moments quotidiens lui ont rappelé à quel point il aimait ce qu'il faisait.

Abouhamad a eu une vie relativement facile, sans adversité ni difficulté majeure, dit-il. C'est ainsi que le cyclisme est d’une certaine manière devenu son propre combat. Se coucher tous les soirs – que ce soit dans une tente ou une chambre d'hôte – épuisé par la lutte de la journée, lui a apporté une certaine forme de bonheur. «Vous posez votre tête et vous dormez tout de suite», soutient le cycliste. C'est le genre de fatigue qui provient du corps plutôt que de l’écran ou d’Excel.»

Par ailleurs, le «bikepacking» n'est qu'à moitié une affaire de vélo; l'autre moitié consiste à s'adapter aux problèmes que l'on rencontre sur la route. Bien que sa vie n'ait jamais été en danger, il a été confronté à toutes sortes de défis, du mauvais temps au matériel cassé.

Au Pérou, par exemple, des manifestations nationales ont eu lieu pendant qu'Abouhamad traversait le pays.

En particulier, à Cuzco à la frontière bolivienne, il y avait des points de contrôle tous les 10 à 15 km et les voitures n'avaient pas le droit de passer. Les cyclistes devaient s'arrêter et s'expliquer avec les autorités. Parfois, on leur demandait même de scander un slogan avant de les laisser passer. «C'était fatigant sur le moment, mais j’en garde un bon souvenir», raconte-t-il.

En repensant à cette dernière année, il est difficile pour Abouhamad de distiller les meilleurs moments de son voyage, mais s'il devait le faire, il choisirait les montagnes du Pérou pour leur beauté, le Mexique pour sa cuisine, et l'Argentine et la Colombie pour leurs habitants.

Depuis un an, l'identité d'Abouhamad est liée à son vélo. «Je me suis tellement habitué à la liberté de me lever tous les jours, d'enfourcher mon vélo et d'être dehors», dit-il. Mais aujourd'hui, s'il est impatient de rentrer et de revoir ses amis et sa famille, il s'interroge aussi sur son identité.

Une chose dont il est sûr, c'est que ce n'est pas la fin. «La partie la plus difficile de mon voyage a été de le commencer. Le plus dur, c'est de le dire aux gens, de quitter son travail et de le faire... c'est la partie la plus difficile», assure-t-il.

Abouhamad prépare déjà son prochain voyage à vélo. En août, il se rendra en Afrique du Sud puis au Liban. De là, il se rendra en Norvège ou dans une région d'Asie.

L'idée de se rendre à vélo d'Afrique du Sud en Norvège, ou «d'un cap à l'autre», comme il le dit, semble poétique, bien qu'un peu intimidante. En fait, il ne s'agit que de 18 000 km par rapport aux 25 000 km parcourus lors de son voyage aux États-Unis. «En théorie, je pourrais le faire en un an», dit-il.

À court terme, Abouhamad essaie de trouver des moyens de faire davantage connaître son voyage. «J'aimerais trouver un moyen d'inciter d'autres personnes à faire pareil.»

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Leïla Slimani ausculte son rapport à la langue arabe avec son nouveau livre

L’écrivaine et journaliste franco-marocaine Leïla Slimani, lors d’une séance photo à Paris, le 17 mars 2026. (AFP)
L’écrivaine et journaliste franco-marocaine Leïla Slimani, lors d’une séance photo à Paris, le 17 mars 2026. (AFP)
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  • Leïla Slimani évoque une relation complexe à l’arabe, dont l’enseignement rigide et dévalorisé dans le système scolaire français a accentué son éloignement et son sentiment d’étrangeté culturelle
  • Aujourd’hui, elle adopte une vision plus apaisée et transmet une relation libérée à la langue à ses enfants, affirmant que l’identité et les liens linguistiques peuvent toujours se reconstruire

PARIS: Dans "Assaut contre la frontière", publié jeudi en France, Leïla Slimani interroge son rapport à la langue arabe, qu'elle déplore de ne pas parler, au point d'en "avoir honte" en tant que Franco-Marocaine "aux identités boiteuses".

L'autrice de 44 ans, prix Goncourt (le plus prestigieux en France) en 2016 pour "Chanson douce", explique dans un entretien à l'AFP avoir commencé à parler l'arabe dialectal, la darija, "toute petite avec (sa) grand-mère, (sa) nounou, dans la rue" au Maroc, mais pas avec ses parents, des bourgeois francophiles.

"Ils ne me parlaient qu'en français. Et je les entendais peu discuter en arabe", affirme cette mère de deux enfants qui vit désormais à Lisbonne, où elle s'est mise au portugais.

Elle découvre l'arabe classique en cours préparatoire, car "c'était obligatoire", et poursuit jusqu'en terminale. Mais l'enseignement ne lui plaît pas: "On y allait un peu à reculons" et "j'avais l'impression d'une sorte de langue qui était étrangère".

Et puis, à l'époque, "c'était très dévalorisé: à l'école française, les gens se moquaient des profs d'arabe", se remémore-t-elle. "Il y avait quelque chose de vraiment méchant, de condescendant à leur égard. Ils étaient beaucoup moins bien payés. Et donc, nous, les élèves, on les prenait moins au sérieux."

En arrivant à Paris, où elle est élève en classe préparatoire littéraire puis à Sciences Po, elle est "obligée d'expliquer à des Français pourquoi (elle) ne parle pas l'arabe", ce qu'elle vit comme une "humiliation".

"Parfois, je mens en leur disant que je parle très bien et ça me met dans des situations très inconfortables, parce qu'on commence à me demander de traduire des trucs, ce dont je suis incapable", raconte-t-elle.

- "Mal à l'aise" -

En même temps, "je me rends compte que les gens en France ont une vision très parcellaire, très caricaturale, à la fois de mon pays, de ces questions linguistiques, et je me sens très mal à l'aise vis-à-vis de ça", ajoute-t-elle.

C'est alors que la question de la langue se mêle à celle de son identité arabe, que jusqu'à présent elle ne s'était pas posée, car ses parents en "avaient une vision extrêmement ouverte, extrêmement plastique".

"Quand j'arrive en France, je me retrouve dans une identité qui vient beaucoup plus des autres que de moi-même", analyse la romancière. "Ça m'amène à beaucoup de contradictions, de chagrins aussi parfois et un sentiment de solitude."

Pour en sortir, elle se met à écrire car cela lui permet "de se détacher d'une identité qui (lui) serait assignée par les autres".

L'autrice de la trilogie "Le pays des autres" va plus loin: "Quand on écrit, on peut ajouter de la nuance, de la fêlure. Moi, mes identités, elles sont boiteuses, imparfaites, infirmes, pleines de maladresse."

D'ailleurs, poursuit-elle, "je pense que beaucoup de gens, en France ou ailleurs, sont très insatisfaits de la manière dont on veut nous vendre l'identité: comme une sorte de fierté, de bandoulière héroïque qu'il faudrait qu'on porte en étendard, qu'il faudrait mériter, prouver constamment".

Aujourd'hui, son rapport à l'arabe est "apaisé": il lui arrive toujours d'avoir "honte" de ne pas le parler mais, avec ce livre édité par Gallimard, elle veut dire à ceux qui seraient dans sa situation que "rien n'est jamais perdu".

La preuve: ses enfants apprennent l'arabe, "avec un grand plaisir, en étant détachés de toutes ces pressions, de toutes ces connotations".


Immersion à « Byblos, cité millénaire du Liban », à l'IMA

Derrière la présentation d’objets antiques d’une valeur inestimable, c’est toute une nation qui cherche à affirmer son existence, sa continuité et sa place dans l’histoire du monde. (Arlette Khouri)
Derrière la présentation d’objets antiques d’une valeur inestimable, c’est toute une nation qui cherche à affirmer son existence, sa continuité et sa place dans l’histoire du monde. (Arlette Khouri)
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  • Dès l’ouverture, la présidente de l’Institut du monde arabe, Anne-Claire Legendre, insiste sur la portée exceptionnelle de cette exposition, dont la tenue relève presque de l’exploit
  • Il a fallu surmonter des obstacles logistiques majeurs, des incertitudes constantes et surtout un contexte de guerre qui fragilise chaque étape du projet

PARIS: À l’Institut du monde arabe, l’inauguration de l’exposition consacrée à Byblos ne ressemble pas à un événement culturel ordinaire.

Intitulée « Byblos, cité millénaire du Liban », elle s’impose comme un moment chargé d’émotion, de mémoire et de résistance, dans un contexte où le Liban traverse une nouvelle épreuve dramatique.

Derrière la présentation d’objets antiques d’une valeur inestimable, c’est toute une nation qui cherche à affirmer son existence, sa continuité et sa place dans l’histoire du monde.

ima byblos

Dès l’ouverture, la présidente de l’Institut du monde arabe, Anne-Claire Legendre, insiste sur la portée exceptionnelle de cette exposition, dont la tenue relève presque de l’exploit.

Il a fallu surmonter des obstacles logistiques majeurs, des incertitudes constantes et surtout un contexte de guerre qui fragilise chaque étape du projet.

L’acheminement des œuvres, parfois interrompu ou retardé, témoigne de cette tension permanente. Certaines pièces n’ont d’ailleurs pas pu quitter le Liban, rappelant brutalement que le patrimoine n’est pas seulement fragile : il est aujourd’hui directement menacé.

ima byblos

Car cette exposition se tient alors que le conflit entre le Hezbollah et Israël provoque destructions et pertes humaines. Dans ce contexte, montrer Byblos à Paris devient un acte profondément symbolique, « un cri de résistance », selon les mots de la présidente de l’IMA.

Résistance face à la destruction, mais aussi face à l’oubli, car l’exposition rappelle que le Liban ne se résume pas à ses conflits : il est l’héritier d’une histoire parmi les plus anciennes et les plus riches de l’humanité.

ima byblos

Occupée depuis plus de 9 000 ans, Byblos est considérée comme l’un des plus anciens ports du monde. Elle fut un carrefour majeur d’échanges entre la Méditerranée, la Mésopotamie et l’Égypte.

Le commerce du bois de cèdre, notamment, a contribué à sa prospérité et à son rayonnement, mais son rôle ne s’arrête pas à l’économie : Byblos est aussi associée à l’émergence de l’écriture alphabétique, une innovation fondamentale dans l’évolution de la communication humaine.

L’exposition met en lumière cette richesse à travers une sélection d’objets remarquables : statuettes, bijoux, armes, mosaïques ou encore éléments issus de nécropoles royales.

Chaque pièce raconte une époque, une civilisation, un échange. Pourtant, le parcours est ponctué de mentions explicites : « absent, fait de guerre ».

Ces absences deviennent elles-mêmes signifiantes et témoignent des risques encourus pour protéger ces trésors, ainsi que du prix à payer pour leur préservation.

Pour le directeur des sites archéologiques, Sarkis el-Khoury, la situation est alarmante. Il rappelle que plusieurs sites classés à l’UNESCO sont aujourd’hui en danger, notamment dans le sud du Liban.

Des villages entiers ont été détruits, emportant avec eux non seulement des bâtiments, mais aussi des paysages culturels façonnés depuis des millénaires.

Selon lui, les sites archéologiques, parfois encore enfouis, risquent de disparaître avant même d’avoir été étudiés, et préserver ce patrimoine devient ainsi une mission urgente, presque désespérée.

Cette urgence est également portée par la responsable du site archéologique de Byblos, Tania Zaven, dont le témoignage donne à l’exposition une dimension profondément humaine.

Venue initialement pour valoriser la beauté et l’importance du patrimoine libanais, elle se retrouve aujourd’hui investie d’une mission différente : celle de défendre l’existence même de ce patrimoine.

ima byblos

Elle aussi parle d’une « résistance culturelle », d’un besoin de prouver que le Liban est toujours vivant, qu’il ne doit pas être relégué au passé. « On ne veut pas être un souvenir », affirme-t-elle, mais un présent et un avenir.

Face à cette situation, l’exposition se veut aussi un acte de solidarité, puisque l’IMA annonce une contribution financière destinée à soutenir la préservation du patrimoine libanais, notamment via des organisations spécialisées.

D’autres acteurs, comme l’Œuvre d’Orient, se mobilisent également. Ces initiatives rappellent que la protection du patrimoine dépasse les frontières nationales et engage une responsabilité collective.

Enfin, la dimension politique de l’événement est manifeste. La présence annoncée d’Emmanuel Macron et de plusieurs ministres souligne l’importance accordée au Liban par la France.

Au-delà du geste diplomatique, cette mobilisation traduit une volonté de soutenir un pays ami et de défendre, à travers lui, une certaine idée de la culture comme bien commun de l’humanité.

L’exposition doit durer jusqu’au 23 août.


Aïd en vue : forte demande de chocolats et confiseries

La demande en confiseries — notamment bonbons et chocolat — augmente à l’approche de l’Aïd al-Fitr. (AN Photo)
La demande en confiseries — notamment bonbons et chocolat — augmente à l’approche de l’Aïd al-Fitr. (AN Photo)
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  • Servir des sucreries et des fruits secs pendant l’Aïd est une tradition ancienne, avec des foyers proposant une variété de friandises accompagnées de café arabe et de thé
  • Durant les derniers jours du Ramadan, la demande pour les produits locaux et importés augmente, les clients se ruant vers les commerces d’Al-Balad

DJEDDAH : La demande en confiseries — notamment bonbons et chocolat — augmente à l’approche de l’Aïd al-Fitr, les sucreries étant un élément incontournable des célébrations dans tout le Royaume.

Servir des sucreries et des fruits secs pendant l’Aïd est une tradition de longue date, les familles proposant une variété de gourmandises avec du café arabe et du thé.

Dans les derniers jours du Ramadan, la demande pour les produits locaux et importés augmente fortement, les clients se rendant massivement dans les boutiques d’Al-Balad, les centres commerciaux et les plateformes en ligne pour préparer la fête.

Abdulaziz Farhane, responsable des ventes et du marketing d’une grande chocolaterie de Tahlia Street à Djeddah, a indiqué que les ventes de sucreries avaient fortement augmenté ces derniers jours.

« Les entreprises, hôtels et particuliers avaient déjà commencé à passer leurs commandes pour l’Aïd dès le 15e jour du Ramadan », a-t-il déclaré. « Nos boutiques à Djeddah ont enregistré une hausse de 25 % des ventes. Nous devons répondre à un grand nombre de clients ayant réservé à l’avance. »

Le quartier historique d’Al-Balad constitue également un centre majeur pour les achats du Ramadan et de l’Aïd, avec de nombreux commerces proposant des confiseries traditionnelles et modernes ainsi que des cadeaux.

Le vendeur Saeed Al-Yamani a déclaré : « Nos ventes ont doublé à l’approche de l’Aïd al-Fitr, avec une forte hausse des achats et commandes durant les dix derniers jours du mois sacré. »

Les chocolats suisses et belges de luxe, vendus entre 200 et 400 riyals le kilo, sont très demandés, aux côtés des confiseries traditionnelles à 50–80 riyals.

« L’Aïd est un moment où l’on célèbre la fin du Ramadan en recevant famille et amis à la maison. La tradition est donc d’offrir chocolats, confiseries et café arabe », a expliqué un employé, Faisal Bawazeer.

Il ajoute qu’il préfère acheter ses confiseries plus tôt dans le Ramadan afin d’éviter la foule et la hausse des prix en fin de période. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com