MUTTERSHOLTZ: Emmanuel Macron a assuré lors d'un déplacement en Alsace mercredi qu'Elisabeth Borne avait toujours sa confiance, comme celle du Parlement qui a rejeté, a-t-il rappelé, une motion de censure contre le gouvernement après l'emploi du 49.3.
Interrogé pour savoir si la Première ministre avait sa confiance, le président de la République a répondu: "elle a la mienne sinon je ne lui aurais pas confié justement l'avancée, la préparation de ces travaux" évoqués par lui-même lundi sur l'ordre, les "progrès" dans les services publics et les questions liées au travail.
"De par notre Constitution, c’est le président de la République qui décide, aussi longtemps qu'il y a d'ailleurs une majorité au Parlement. Là aussi les choses ont un sens. Notre vie constitutionnelle et démocratique a un sens. C'est le président qui nomme et elle doit avoir la confiance du Parlement", a expliqué le chef de l'Etat.
"Ce temps politique a existé: il n'y a pas de majorité alternative et la motion (de censure) a été rejetée", a-t-il ajouté.
Elisabeth Borne a été fragilisée à son poste après le recours au 49.3 pour faire passer la réforme des retraites: une des motions de censure qui ont suivi l'emploi de cet outil constitutionnel a été rejetée à seulement 9 voix, attisant la tension dans les cortèges des opposants.
Mais Emmanuel Macron n'a pas répondu à la question d'un journaliste qui lui demandait si Elisabeth Borne serait encore à Matignon le 14 juillet.
Le président a évoqué lundi "trois chantiers" sur 100 jours pour sortir de la crise des retraites, autour des thèmes du travail, de l'immigration, mais aussi de la santé et de l'éducation, que la Première ministre détaillera la semaine prochaine avant un "premier bilan" le 14 juillet.