L'art de la guerre 2.0: Des robots-chiens pilotés par la pensée

Des soldats utilisent un chien robot multifonctionnel le 11 juillet 2022 (Photo d'illustration, AFP).
Des soldats utilisent un chien robot multifonctionnel le 11 juillet 2022 (Photo d'illustration, AFP).
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Publié le Lundi 17 avril 2023

L'art de la guerre 2.0: Des robots-chiens pilotés par la pensée

  • L'armée australienne ouvre une nouvelle voie en matière d'intégration homme-machine
  • Les chercheurs de l'Université de technologie de Sydney ont développé une interface cerveau-machine innovante basée sur des biocapteurs en graphène

PARIS: Dans un monde en perpétuelle évolution technologique, l'armée australienne ouvre une nouvelle voie en matière d'intégration homme-machine. En effet, elle a récemment testé un système de pilotage de robots-chiens par la pensée, permettant aux soldats de contrôler ces engins d'assistance sans avoir à les manipuler physiquement. Cette avancée pourrait bien révolutionner le champ de bataille et repousser les limites de l'interaction entre les humains et les robots.

Les chercheurs de l'Université de technologie de Sydney ont développé une interface cerveau-machine innovante basée sur des biocapteurs en graphène. Ces derniers sont capables de détecter les instructions issues du lobe occipital, responsable de la perception visuelle. Les signaux cérébraux sont ensuite interprétés par une intelligence artificielle qui les transforme en instructions pour le robot quadrupède.

Usage militaire et réflexion éthique

Cette technologie permet au soldat de contrôler le robot-chien sans quitter des yeux le champ de bataille, et sans devoir manipuler une télécommande ou un autre dispositif externe. Les tests menés ont démontré une précision de 94 % dans la transmission des commandes, et un opérateur a pu envoyer jusqu'à neuf instructions en seulement deux secondes.

Cet exploit technologique soulève des questions éthiques et philosophiques sur les limites de l'intégration de la technologie dans le vivant. L'armée australienne s'engage ainsi sur une ligne de crête, où le potentiel de cette interface cerveau-machine doit être strictement encadré par règles d’usage. En effet, l’usage, possible de ces engins, loin de dissoudre la responsabilité humaine, l’accroit. 

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Des soldats utilisent un chien robot (Photo d'illustration, United States Air Force).

Dans cette course à l'innovation, d'autres nations pourraient être tentées de suivre l'exemple australien, ce qui pourrait alerter sur la nécessité de réguler ces avancées technologiques. 

Les robots-chiens pilotés par la pensée pourraient bien être les auxiliaires militaires de demain.

New York

Alors que les robots-chiens autonomes se préparent à arpenter les lieux publics pour assurer la sécurité, il est impératif de garder à l'esprit que la technologie n'est qu'un outil entre les mains des hommes. En effet, comme l'a souligné la commissaire de police de la ville Keechant Sewell lors d'une conférence de presse à Times Square, «pour protéger notre cité moderne face à un monde en constante évolution, il est essentiel que nos agents soient équipés des outils, de la formation et de la technologie nécessaires pour accomplir leur mission de manière sûre et efficace». Pour autant, des internautes s’en inquiètent.

Une angoisse soulevée par les grands auteurs, tels qu'Orwell ou Huxley, sur les dangers potentiels liés à l'omniprésence de la technologie dans nos vies trouvent ici un écho.


Attaques de drones sur des infrastructures pétrolières en Russie, une raffinerie en feu

Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
  • Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes
  • Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine

MOSCOU: Des attaques de drones ont visé plusieurs infrastructures pétrolières dans le sud de la Russie vendredi, déclenchant un incendie dans une raffinerie de la région de Krasnodar, ont indiqué les autorités, faisant état de la destruction de 376 drones ukrainiens dans la nuit.

"A la suite de la chute de débris de drones, un incendie s’est déclaré à la raffinerie d'Ilskiï", a indiqué le quartier général opérationnel de la région de Krasnodar sur Telegram, précisant qu'il n'y a pas eu de victimes.

Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes.

Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine.

Entre 20H00 locales jeudi et vendredi 7H00, les forces russes ont détruit 376 drones ukrainiens, a précisé le ministère russe de la Défense sur la messagerie Max.

La Russie continue de frapper presque quotidiennement l'Ukraine, plus de quatre ans après le début de la guerre, pire conflit en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale, jusqu'à présent sans issue diplomatique.

L'Ukraine a également intensifié ses frappes sur le territoire russe, parfois très loin de la frontière, visant particulièrement des infrastructures de transport et de stockage d'hydrocarbures pour tenter d'assécher la capacité de Moscou à financer son effort de guerre.


L'Iran cherche à tuer Donald Trump, a affirmé Israël auprès de Washington

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
  • Israël a transmis aux États-Unis des renseignements affirmant que l'Iran préparerait un nouveau projet d'assassinat contre Donald Trump, selon des médias américains.
  • Ces révélations surviennent sur fond de tensions entre Washington et Israël concernant la guerre en Iran, certains responsables américains évoquant une possible tentative d'influencer la politique de Donald Trump

WASHINGTON: Israël a transmis à Washington des informations de ses services de renseignement selon lesquelles l'Iran prépare un nouveau plan pour assassiner Donald Trump, rapportent jeudi le Wall Street Journal et CNN en citant des sources anonymes.

Les deux médias américains sont avares en détails. Selon une source citée par CNN, l'alerte est arrivée cette semaine aux oreilles des Américains. Selon une autre source auprès de la chaîne, les Israéliens ont confirmé un nouveau plan iranien déjà partiellement détecté par les services américains.

Interrogée par l'AFP, la Maison Blanche n'a pas démenti, renvoyant simplement vers des déclarations de Donald Trump datant de mercredi: "Ils veulent éliminer le dirigeant américain - moi. Je suis sur une sorte de liste, j'ai vu ce matin que je suis sur toutes leurs listes".

Le président avait alors quitté le sommet de l'Otan en Turquie avec l'ancien avion présidentiel, et non le nouveau offert par le Qatar, en raison de questions de sécurité, selon le New York Times.

Ces fuites évoquant un nouveau complot interviennent au moment où la relation entre Israël et les Etats-Unis et leurs deux dirigeants, le Premier ministre Benjamin Netanhayu et Donald Trump, bat de l'aile à propos de la guerre en Iran.

Les Etats-Unis sont le principal allié d'Israël, mais le président américain s'est à plusieurs reprises livré ces dernières semaines à des critiques publiques de M. Netanyahu, après que la guerre menée par Israël contre le Hezbollah au Liban a menacé les pourparlers avec l'Iran.

Des sources américaines citées par CNN estiment que cette transmission d'informations israéliennes aux Américains pourrait constituer un effort du gouvernement Netanyahu visant à convaincre Donald Trump de poursuivre ses bombardements contre l'Iran, redémarrés cette semaine.

Les Etats-Unis ont assassiné le puissant général iranien Qassem Soleimani en Irak en 2020, lors du premier mandat du républicain, et l'Iran a publiquement menacé de représailles, notamment à l'encontre de Donald Trump.

L'Iran vient d'inhumer son défunt guide suprême Ali Khamenei, tué dans une frappe américano-israélienne fin février au tout début de leur guerre, après plusieurs jours de funérailles marquées le désir de vengeance.


L'armée américaine dit avoir mené une nouvelle série de frappes en Iran, sur 90 cibles

Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Selon le Centcom, ces frappes visent à réduire les capacités de l’Iran à menacer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz

WASHINGTON: L'armée américaine a atteint quelque 90 "cibles militaires" en Iran, parmi lesquelles des systèmes de défense antiaérienne, lors de sa dernière série de frappes, a annoncé mercredi soir le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

"Les Etats-Unis ont achevé une nouvelle série de frappes contre l'Iran, le 8 juillet, afin de dégrader davantage la capacité de l'Iran à s'en prendre au transport maritime commercial et à d'innocents marins civils dans le détroit d'Ormuz", a détaillé le Centcom dans un communiqué publié sur X.