Le pape François appelle à «la prière et à la charité» alors que le bilan de la pandémie mondiale s’aggrave

Le pape François célèbre la messe avec les nouveaux cardinaux le 29 novembre 2020 à la basilique Saint-Pierre du Vatican. (AFP / POOL / Gregorio Borgia)
Le pape François célèbre la messe avec les nouveaux cardinaux le 29 novembre 2020 à la basilique Saint-Pierre du Vatican. (AFP / POOL / Gregorio Borgia)
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Publié le Mardi 01 décembre 2020

Le pape François appelle à «la prière et à la charité» alors que le bilan de la pandémie mondiale s’aggrave

  • L’appel du pape fait suite au dernier décompte de Reuters selon lequel près de 62 millions de personnes dans le monde seraient infectées par le coronavirus, tandis que le nombre de décès a atteint près de 1,5 million
  • Le nombre de décès dus au coronavirus en Turquie a atteint un record pour la septième journée consécutive

DJEDDAH: Le pape François a exhorté les gens à essayer de retirer quelque chose de bon «même de la situation difficile que la pandémie nous impose».

S'adressant aux fidèles rassemblés à distance les uns des autres sur la place Saint-Pierre, le pape François a appelé à «une plus grande sobriété, à une attention discrète et respectueuse aux voisins qui pourraient être dans le besoin, et à quelques moments de simple prière en famille».

L’appel du pape fait suite au dernier décompte de Reuters selon lequel près de 62 millions de personnes dans le monde seraient infectées par le coronavirus, tandis que le nombre de décès a atteint près de 1,5 million.

Durant la pandémie, le pape François a souvent souligné la souffrance économique et sociale de nombreuses personnes dans le monde.

Son dernier appel intervient alors que, dimanche, le nombre de décès dus au coronavirus en Turquie a atteint un record pour la septième journée consécutive, , et tandis que le Liban prévoyait d'assouplir progressivement les restrictions à partir de lundi.

En Turquie, le nombre de nouveaux cas a grimpé en flèche malgré les efforts du gouvernement du président, Tayyip Erdogan, pour contenir une deuxième vague d’infections.

 «Ne sortez pas de chez vous cette semaine. Nous devons être en alerte », a averti samedi Ismail Cinel, responsable de la Société turque de soins intensifs, alors que le taux de mortalité atteint de nouveaux sommets.

Les données officielles du ministère de la Santé annoncent 182 décès et 30 103 infections à la Covid-19 en seulement vingt-quatre heures, dont des cas asymptomatiques, selon une méthode de comptage récemment mise à jour et utilisée depuis le 25 novembre. Le pays ne signalait auparavant que des cas symptomatiques.

Avec ce nouveau décompte, la Turquie est soudain devenue le pays le plus touché au monde, alors qu'il y a seulement quatre jours, elle était l'un des moins touchés.

«La charge est lourde pour notre armée de la santé», a déclaré le ministre de la Santé, Fahrettin Koca, sur Twitter.

Au Liban, Hamad Hassan, le ministre de la Santé par intérim, a expliqué que le pays «rouvrirait progressivement à partir de lundi» pour donner à la population et aux entreprises un répit avant Noël et les fêtes de fin d'année.

«Les écoles rouvriront également, mais certains cours seront toujours en ligne», a annoncé Hamad Hassan après une réunion du groupe de travail sur le coronavirus. 

Le bilan au Liban fait état de 1 000 morts, tandis que le nombre total de cas confirmés est passé à plus de 126 000, avec un taux de plus de 1 200 cas par jour au cours des deux dernières semaines.

L’Autorité civile d’urgence du Liban a averti que l’assouplissement des restrictions «conduira à une crise sanitaire qui affectera les plus vulnérables, c’est-à-dire les enfants et les étudiants».

Le couvre-feu de nuit débutera à 23 heures au lieu de 17 heures et se terminera à 5 heures du matin. Les restaurants, cafés et centres commerciaux fermeront, eux, à 22 heures.

Dimanche, lors d’une réunion, le groupe de travail a décidé de rétablir des flux de trafic normaux, mais a maintenu l'interdiction des activités sociales, des cinémas et des discothèques.

Selon le ministre de la Santé, les restrictions antérieures sur l'utilisation des véhicules ont doublé le nombre de cas de coronavirus en raison de la dépendance induite des gens aux transports en commun.

Abdel Rahman al-Bizri, spécialiste des maladies infectieuses et membre du comité d'urgence sur les coronavirus, a critiqué le manque de coordination entre les départements gouvernementaux face à la pandémie.

Il explique que cela a créé le chaos, alors que «les citoyens paient un prix élevé à la lumière des conditions économiques et de vie difficiles».

M. Al-Bizri ajoute que «les fermetures répétées ont échoué avec pour conséquence le déclin de l'activité économique et des conditions de vie.»

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com

 


Londres: manifestation propalestinienne à la veille de la trêve à Gaza

Des manifestants et des contre-manifestants se rassemblent à Whitehall, dans le centre de Londres, lors d'une manifestation nationale pour la Palestine, le 18 janvier 2025. (Photo BENJAMIN CREMEL / AFP)
Des manifestants et des contre-manifestants se rassemblent à Whitehall, dans le centre de Londres, lors d'une manifestation nationale pour la Palestine, le 18 janvier 2025. (Photo BENJAMIN CREMEL / AFP)
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  • des milliers de manifestants propalestiniens se sont rassemblés dans le centre de Londres samedi, à la veille de l'entrée en vigueur de la trêve conclue entre Israël et le Hamas, espérant plus qu'un « répit temporaire ».
  • Les participants ont brandi des pancartes sur lesquelles on pouvait lire « Arrêtez d'armer Israël » ou « Gaza, arrêtez le massacre ». Certains ont chanté : « De la rivière à la mer, la Palestine sera libérée. »

LONDRES : Il faut continuer à « mettre la pression » : des milliers de manifestants propalestiniens se sont rassemblés dans le centre de Londres samedi, à la veille de l'entrée en vigueur de la trêve conclue entre Israël et le Hamas, espérant plus qu'un « répit temporaire ».

« Nous voulons être optimistes » concernant ce cessez-le-feu, et « nous devons être dans la rue pour nous assurer qu'il tienne », affirme à l'AFP Sophie Mason, une Londonienne de 50 ans, habituée des manifestations propalestiniennes dans la capitale britannique.

La trêve, qui doit débuter dimanche matin, prévoit la libération d'otages israéliens aux mains du Hamas et de prisonniers palestiniens détenus par Israël, un retrait israélien des zones densément peuplées de Gaza, ainsi qu'une augmentation de l'aide humanitaire.

La marche prévue s'est transformée en un rassemblement statique sur Whitehall, la grande avenue du quartier des ministères, la police ayant rejeté le parcours proposé par le mouvement Palestine Solidarity Campaign, car il passait trop près d'une synagogue.

La police, présente en masse, a annoncé sur X avoir arrêté en fin d'après-midi « entre 20 et 30 manifestants » qui étaient sortis du périmètre autorisé, après avoir déjà procédé à sept autres arrestations un peu plus tôt.

Les participants ont brandi des pancartes sur lesquelles on pouvait lire « Arrêtez d'armer Israël » ou « Gaza, arrêtez le massacre ». Certains ont chanté : « De la rivière à la mer, la Palestine sera libérée. »

« Nous devons mettre la pression pour que ce cessez-le-feu soit respecté et que l'aide internationale arrive à Gaza », affirme Ben, syndicaliste de 36 ans, qui a refusé de donner son nom de famille.

Anisah Qausher, étudiante venue avec sa mère, estime quant à elle que le cessez-le-feu « arrive tard et il est insuffisant ». Si elle espère qu'il « apportera un répit temporaire », elle estime qu'il va falloir « faire beaucoup plus », évoquant le défi de la reconstruction de Gaza.

Selon elle, l'entrée de davantage d'aide humanitaire est « une victoire », mais « cela ne devrait pas être quelque chose soumis à autorisation ». C'est un droit », ajoute-t-elle.

Une manifestation rassemblant une centaine de personnes brandissant des drapeaux israéliens se tenait non loin de là.

L'attaque du 7 octobre a fait 1 210 morts côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP basé sur des données officielles. Sur les 251 personnes enlevées ce jour-là, 94 sont toujours otages à Gaza, dont 34 sont mortes selon l'armée.

Au moins 46 899 personnes, en majorité des civils, ont été tuées dans l'offensive israélienne à Gaza, selon les données du ministère de la Santé du Hamas jugées fiables par l'ONU.

Selon l'ONU, la guerre a provoqué un niveau de destructions « sans précédent dans l'histoire récente » dans le territoire palestinien assiégé.


En Espagne, une trentaine de personnes ont été blessées, dont plusieurs sont dans un état grave, dans un accident de télésiège

Drapeau de l'Espagne (Photo iStock)
Drapeau de l'Espagne (Photo iStock)
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  • « Nous sommes en train de parler de 30 à 35 blessés, graves, très graves ou moins graves », a déclaré Miguel Ángel Clavero, directeur des services d'urgence de la région d'Aragon, où se situe la station d'Astún, sur la télévision publique TVE.
  • Tous les skieurs qui étaient restés suspendus dans leur télésiège ont pu être secourus », a-t-il ajouté.

MADRID : Dans une station de ski des Pyrénées, près de la frontière française, dans le nord-est de l'Espagne, un accident de télésiège a fait samedi plus d'une trentaine de blessés, dont plusieurs gravement, ont indiqué les autorités locales.

« Nous sommes en train de parler de 30 à 35 blessés, graves, très graves ou moins graves », a déclaré Miguel Ángel Clavero, directeur des services d'urgence de la région d'Aragon, où se situe la station d'Astún, sur la télévision publique TVE.

« Visiblement, il y a eu un problème au niveau de la poulie de l'un des télésièges, ce qui a entraîné une perte de tension du câble et la chute de certains télésièges », a-t-il expliqué.

Le président régional Jorge Azcón a précisé pour sa part que les trois personnes les plus gravement atteintes avaient été transférées à l'hôpital, l'une d'entre elles, une femme, en hélicoptère.

Les médias locaux ont évoqué un total de neuf blessés très graves, information que M. Azcón n'a pas confirmée.

Tous les skieurs qui étaient restés suspendus dans leur télésiège ont pu être secourus », a-t-il ajouté.

« Nous avons soudainement entendu un bruit et nous sommes tombés au sol, dans le télésiège. Nous avons rebondi cinq fois, en haut, en bas, et nous avons mal au dos et pris des coups, mais il y a des gens qui sont tombés des télésièges », a raconté María Moreno, l'une des victimes, sur la télévision publique.

« Nous avons eu très peur », a-t-elle ajouté.

Un jeune témoin des faits a déclaré sur TVE avoir vu un câble du mécanisme du télésiège sauter. « Les télésièges se sont mis à rebondir soudainement et les gens ont volé », a-t-il décrit.

Cinq hélicoptères et une quinzaine d'ambulances ont été mobilisés pour évacuer les blessés vers des hôpitaux proches de la station, où a été installé un hôpital de campagne, selon les services de secours.

Dans un message publié sur X, le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a déclaré être « choqué par les informations sur l'accident survenu dans la station d'Astún » et a indiqué avoir « offert tout le soutien » du gouvernement central aux autorités locales.


Iran : deux juges de la Cour suprême assassinés dans leur bureau selon les médias

Des membres de la police se tiennent devant le bâtiment judiciaire après l'assassinat des juges de la Cour suprême Mohammad Moghiseh et Ali Razini à Téhéran, Iran, le 18 janvier. (Reuters)
Des membres de la police se tiennent devant le bâtiment judiciaire après l'assassinat des juges de la Cour suprême Mohammad Moghiseh et Ali Razini à Téhéran, Iran, le 18 janvier. (Reuters)
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  • les juges Ali Razini et Mohammad Moghisseh, ont été tués dans l'enceinte de la Cour suprême, dans le sud de la capitale iranienne, a précisé Mizan Online.
  • e président iranien, Massoud Pezeshkian, a exhorté les forces de l'ordre à « identifier dans les plus brefs délais les commanditaires et les auteurs » du crime.

TEHERAN : Deux juges de la Cour suprême iranienne ont été assassinés samedi dans leur bureau à Téhéran par un homme armé qui s'est ensuite suicidé, a annoncé l'agence officielle de l'Autorité judiciaire, Mizan Online.

Les chefs de la branche 39 et 53 de la Cour suprême, les juges Ali Razini et Mohammad Moghisseh, ont été tués dans l'enceinte de la Cour suprême, dans le sud de la capitale iranienne, a précisé Mizan Online.

Le porte-parole du pouvoir judiciaire, Asghar Jahangir, a déclaré à la télévision que l'assaillant était « entré dans le bureau des deux juges armé d'un pistolet » et les avait tués.

Les motivations de l'auteur des faits n'ont pas été communiquées, mais Mizan Online a précisé qu'il « n'avait pas de dossier devant la Cour suprême ».

L'affaire, très rare en Iran, « fait désormais l'objet d'une enquête », a ajouté Mizan, qualifiant les faits d'acte « terroriste ».

Selon un communiqué publié sur le site de la présidence, le président iranien, Massoud Pezeshkian, a exhorté les forces de l'ordre à « identifier dans les plus brefs délais les commanditaires et les auteurs » du crime.

« Il ne fait aucun doute que le brillant chemin de ces juges, qui ont consacré leur vie à lutter contre les crimes contre la sécurité nationale, se poursuivra avec force », a-t-il ajouté.

Les deux juges tués samedi étaient des hodjatoleslam, un rang intermédiaire dans le clergé chiite, et avaient présidé les audiences d'importants procès ces dernières années.

Mohammad Moghisseh, âgé de 68 ans, a eu une longue carrière au sein de la justice depuis l'instauration de la République islamique en 1979.

Il a été sanctionné en 2019 par les États-Unis pour avoir supervisé « un nombre incalculable de procès inéquitables ».

De son côté, Ali Razini, 71 ans, a occupé des postes importants au sein du système judiciaire comme politique de l'Iran.

En 1998, alors qu'il était à la tête du pouvoir judiciaire de la capitale Téhéran, il avait été la cible d'une autre tentative d'assassinat, selon Mizan.

En 2005, le juge du tribunal révolutionnaire de Téhéran, Massoud (Hassan) Moghadas, avait été assassiné en pleine rue dans la capitale.

En avril 2023, un ayatollah membre de l'Assemblée des experts, le collège chargé de nommer, superviser et éventuellement démettre le guide suprême, a été tué par balles dans le nord de l'Iran.