La direction de Credit Suisse face à la colère des actionnaires

Cette photographie prise le 24 mars 2023 à Genève montre une enseigne de la banque Credit Suisse. (Photo, AFP)
Cette photographie prise le 24 mars 2023 à Genève montre une enseigne de la banque Credit Suisse. (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 04 avril 2023

La direction de Credit Suisse face à la colère des actionnaires

  • Plus de 2 000 actionnaires devraient faire le déplacement à Zurich pour l'Assemblée générale de la deuxième banque du pays
  • Credit Suisse a été racheté après d'intenses négociations par sa grande rivale UBS, sous la pression des responsables suisses qui voulaient à tout prix éviter un effondrement

ZURICH: Les actionnaires de Credit Suisse auront l'occasion mardi d'exprimer leur colère et leur frustration sur le rachat de leur banque pour une bouchée de pain et sur lequel ils n'ont eu mot à dire.

Plus de 2.000 actionnaires devraient faire le déplacement à Zurich pour l'Assemblée générale de la deuxième banque du pays, croit savoir le tabloïd Blick, contre 1.300 habituellement et "donner libre cours à leur frustration".

Ils ont de quoi être en colère, leurs actions ne valent plus que 76 centimes pièce depuis le dimanche 19 mars. Un prix dérisoire qui symbolise bien la longue descente aux enfers de l'établissement, pilier de l'économie helvétique.

Credit Suisse a été racheté après d'intenses négociations par sa grande rivale UBS, sous la pression des responsables suisses qui voulaient à tout prix éviter un effondrement.

Et les autorités de régulation ont décidé au nom de l'intérêt supérieur de la place financière suisse que les actionnaires des deux géants bancaires n'auront pas leur mot à dire contrairement à ce qui est la règle.

Concert de reproches 

L'assemblée générale doit débuter à 10H30 heure locale (08H30 GMT) au Hallenstadion, une salle de concert de Zurich où se produisent les grosses têtes d'affiches et où se tiennent parfois des grands événements d'entreprises.

Mais cette fois, la salle ne devrait pas résonner au rythme de la Abbamania, qui doit s'y tenir en avril, mais accueillir un concert de reproches et récriminations des actionnaires.

Tenir cette assemblée générale "peut sembler un peu absurde", a reconnu Roger Said, le directeur de l'organisation actionnariale Actares, mais cela reste la procédure correcte "tant que la reprise n'est pas entièrement réalisée", ajoute-t-il dans un courriel à l'AFP.

Elle permettra aux actionnaires "d’exprimer leur mécontentement ou leur colère", note-t-il.

Dans un communiqué, cette organisation actionnariale suisse rappelle qu'elle a déjà depuis des années pointé du doigt l'insuffisance de la gestion des risques de Credit Suisse.

"Maintenant que Credit Suisse a définitivement perdu la confiance des marchés", écrit Actares, "il ne reste plus qu'à espérer [..} qu'au moins l’intégration au sein de l’UBS se déroule de manière responsable", ajoute-t-elle.

Justice 

La liste des griefs est longue tant pour les petits porteurs que pour les gros actionnaires. L'action avait déjà perdu 80% de sa valeur depuis mars 2021, lorsque la banque avait été secouée par la faillite de la société financière britannique Greensill et l'implosion du fonds américain Archegos.

Mais dans le mouvement de panique sur le secteur bancaire après la faillite de la banque américaine SVB, le titre a enfoncé point bas sur point bas dans la semaine du 13 au 17 mars. Et malgré le prix dérisoire atteint par l'action, les actionnaires ne se sont vus proposer que l'équivalent de 0,76 franc par titre, soit tout juste 0,59% de sa valeur à la clôture de la Bourse à l'issue de cette semaine chaotique. Après l'annonce du rachat, le titre est même passé briévement en dessous du prix de l'offre.

Dans les heures suivant l'annonce du rachat, un avocat, Perica Grasarevic, a lancé une plateforme pour aider les petits porteurs à saisir la justice. A son pic, ce site a enregistré jusqu’à 300 demandes par heure, a-t-il indiqué sur Twitter.

Plusieurs points à l'agenda de l'assemblée générale ont été retirés la semaine passée, dont le vote sur le quitus qui permet de décharger les dirigeants de leurs responsabilités et le vote sur leurs futurs bonus, ces deux points devenant "obsolètes" avec le rachat par UBS, avait indiqué Credit Suisse dans un communiqué.

Publiés avant l'annonce du rachat, ces points faisaient l'objet d'une vive opposition de la part des organisations actionnariales.

Dans ses consignes de vote, la société américaine de conseils aux actionnaires Glass Lewis appelle à voter contre la ré-élection d'Axel Lehmann, son président appelé à la rescousse en janvier 2022 pour tenter de redresser la banque. Le fonds souverain de Norvège, le plus gros investisseur au monde, a d'ores et déjà indiqué qu'il votera contre sa ré-élection.

UBS tiendra pour sa part son assemblée générale annuelle mercredi à Bâle.


Aldi dément une «éventuelle vente» de ses magasins français

Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988. (AFP)
Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988. (AFP)
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  • Jeudi, le média spécialisé La Lettre a indiqué qu'Aldi "planchait" sur une "sortie" du pays, où il est le 8e distributeur alimentaire en parts de marché
  • D'après La Lettre, "le discounter allemand, qui enchaîne les pertes dans l'Hexagone depuis cinq ans

PARIS: Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988.

Jeudi, le média spécialisé La Lettre a indiqué qu'Aldi "planchait" sur une "sortie" du pays, où il est le 8e distributeur alimentaire en parts de marché (3% selon Kantar WorldPanel fin novembre), loin derrière son rival également allemand Lidl, 6e (8,1%).

D'après La Lettre, "le discounter allemand, qui enchaîne les pertes dans l'Hexagone depuis cinq ans, a demandé à la Deutsche Bank d'étudier un scénario de cession de sa filiale française", la maison mère "rechignant" à remettre au pot, après plus d'un milliard d'euros versés fin 2023.

"Les informations au sujet d'une éventuelle vente d'Aldi France sont fausses" a réagi Aldi Nord, sa maison mère, sollicitée par l'AFP.

"Aldi est et restera engagé à long terme sur le marché français", a assuré le groupe, pour qui les "spéculations" au "sujet d'un prétendu processus de vente" ou "retrait de France" sont "sans fondement".

"Depuis des années, nous investissons massivement dans notre assortiment ainsi que dans la modernisation de notre réseau de magasins et de logistique", a fait valoir le discounter, invoquant une stratégie "clairement axée sur l'optimisation et la croissance en France".

"L'évolution positive est constante et conforme aux objectifs du groupe Aldi Nord", a-t-il assuré.

Il reste qu'Aldi, comme Lidl, n'a pas bénéficié en France de la période de forte inflation alimentaire, qui a à l'inverse profité au numéro un Leclerc.

En outre le groupe avait déboursé en 2020 plus de 700 millions d'euros pour racheter 547 Leader Price auprès du distributeur en difficulté Casino. Aldi pesait alors 2,4% du marché de la distribution alimentaire, et Leader Price 1,5%.

Selon ses comptes consolidés pour l'année 2022, dernier exercice publié, Aldi a réalisé 5 milliards d'euros de chiffre d'affaires annuel en France, en forte hausse de 17%. Mais en creusant sa perte nette, passée en un an de près de 291 millions d'euros à 397 millions.

En cas de vente, les acheteurs potentiels ne manqueraient pas, comme l'a souligné jeudi sur son site le spécialiste du secteur Olivier Dauvers, citant Lidl, Carrefour et  Action.


Dina Powell McCormick, née en Égypte, nommée présidente et vice-présidente de Meta

Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente. (AP/File Photo)
Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente. (AP/File Photo)
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  • L'ancienne associée de Goldman Sachs et fonctionnaire de la Maison Blanche a précédemment siégé au conseil d'administration de Meta
  • Dina Powell McCormick, qui est née au Caire et a déménagé aux États-Unis lorsqu'elle était enfant, rejoint l'équipe de direction et contribuera à orienter la stratégie globale et l'exécution

LONDRES: Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente.

L'entreprise a déclaré lundi que l'ancienne associée de Goldman Sachs et fonctionnaire de la Maison Blanche, qui a déjà siégé au conseil d'administration de Meta, accède à un rôle de direction de haut niveau, alors que l'entreprise accélère sa progression dans les domaines de l'intelligence artificielle et de l'infrastructure mondiale.

Powell McCormick, qui est née au Caire et a déménagé aux États-Unis dans sa jeunesse, rejoindra l'équipe de direction et contribuera à orienter la stratégie globale et l'exécution de l'entreprise. Elle travaillera en étroite collaboration avec les équipes de Meta chargées de l'informatique et de l'infrastructure, a indiqué l'entreprise, et supervisera les investissements de plusieurs milliards de dollars dans les centres de données, les systèmes énergétiques et la connectivité mondiale, tout en établissant de nouveaux partenariats stratégiques en matière de capital.

"L'expérience de Dina aux plus hauts niveaux de la finance mondiale, combinée à ses relations profondes dans le monde entier, la rend particulièrement apte à aider Meta à gérer cette prochaine phase de croissance en tant que présidente et vice-présidente de l'entreprise", a déclaré Mark Zuckerberg, fondateur et PDG de Meta.

Mme Powell McCormick a plus de 25 ans d'expérience dans les domaines de la finance, de la sécurité nationale et du développement économique. Elle a passé 16 ans en tant qu'associée chez Goldman Sachs à des postes de direction, et a servi deux présidents américains, notamment en tant que conseillère adjointe à la sécurité nationale de Donald Trump, et en tant que haut fonctionnaire du département d'État sous George W. Bush.

Plus récemment, elle a été vice-présidente et présidente des services à la clientèle mondiale de la banque d'affaires BDT & MSD Partners.


Eric Trump affirme que les réformes boursières de l'Arabie saoudite attireront des milliards de dollars

 Eric Trump a salué la décision de l'Arabie saoudite d'ouvrir son marché boursier aux investisseurs étrangers, affirmant que des milliards de dollars supplémentaires allaient affluer dans le Royaume. (AN)
Eric Trump a salué la décision de l'Arabie saoudite d'ouvrir son marché boursier aux investisseurs étrangers, affirmant que des milliards de dollars supplémentaires allaient affluer dans le Royaume. (AN)
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  • Dans le cadre du programme de diversification économique Vision 2030, l'Arabie saoudite vise à attirer 100 milliards de dollars d'investissements directs étrangers par an
  • "Chaque jour, l'environnement d'investissement s'améliore. Les plus grandes marques du monde viennent s'y installer. Toutes ces marques font énormément de bruit", a ajouté M. Trump

RIYAD: Eric Trump a salué la décision de l'Arabie saoudite d'ouvrir son marché boursier aux investisseurs étrangers, affirmant que des milliards de dollars supplémentaires allaient affluer dans le Royaume.

S'adressant à Asharq Al-Awsat, l'homme d'affaires, qui est le vice-président exécutif de la Trump Organization, a également fait l'éloge des récents projets de développement qui prennent forme à Riyad, en particulier à Diriyah.

Le Royaume a annoncé que ses marchés financiers seraient ouverts à tous les investisseurs étrangers à partir du 1er février, avec la suppression de restrictions telles que le cadre de l'investisseur étranger qualifié, qui exigeait un minimum de 500 millions de dollars d'actifs sous gestion, et l'abolition des accords de swap.

À propos de cette décision, M. Trump a déclaré : "Je pense que la nouvelle législation autorisant les investissements étrangers en Arabie saoudite va permettre à des milliards de dollars d'affluer sur le marché.

"Il est évident que l'ouverture des marchés boursiers eux-mêmes à de nouveaux investissements étrangers va entraîner l'arrivée de milliards de dollars supplémentaires sur le marché. Je pense que cela va aider le commerce, le tourisme et bien d'autres choses encore".

Selon M. Trump, l'environnement d'investissement en Arabie saoudite s'améliore au fil du temps, et de grandes marques du monde entier entrent sur le marché du Royaume pour en exploiter le potentiel.

Dans le cadre du programme de diversification économique Vision 2030, l'Arabie saoudite vise à attirer 100 milliards de dollars d'investissements directs étrangers par an.

"Chaque jour, l'environnement d'investissement s'améliore. Les plus grandes marques du monde viennent s'y installer. Toutes ces marques font énormément de bruit", a ajouté M. Trump.

Un rapport publié par l'Autorité générale des statistiques d'Arabie saoudite en décembre a révélé que les entrées nettes d'investissements directs étrangers ont atteint 24,9 milliards de SR (6,64 milliards de dollars) au troisième trimestre 2025, ce qui représente une augmentation de 34,5 % par rapport à la même période de l'année précédente.

M. Trump a fait ces commentaires alors que le promoteur immobilier saoudien Dar Global a annoncé qu'il lancerait deux projets de luxe portant la marque Trump à Riyad et à Djeddah, d'une valeur totale de 10 milliards de dollars.

Ces projets comprennent le Trump National Golf Course et le Trump International Hotel dans le quartier de Diriyah à Riyad.

Commentant l'attrait de l'Arabie saoudite, M. Trump a déclaré : "La vision de la ville, la vision de ce qui se passe à Riyad, en particulier à Diriyah, est incroyable. Je n'ai jamais rien vu de tel dans ma vie".

Il a ensuite ajouté : "La vision de ce que sera le nouveau Riyad, et la vision de l'ensemble de l'Arabie saoudite qui continue à s'ouvrir - vous voyez toutes ces grandes réformes financières, qui devraient rendre inévitable l'augmentation des investissements en Arabie saoudite. C'est incroyablement excitant.

M. Trump a poursuivi en déclarant que "les meilleurs jours pour l'Arabie saoudite sont à venir", ajoutant : "Même depuis six ou sept ans que je viens dans le pays, ce qui a été construit, ce qui a été fait, est incroyable. Et je pense que le pays devrait être incroyablement fier de lui-même".