Charles III attendu en Allemagne pour sa première visite d'Etat à l'étranger

Le roi Charles III de Grande-Bretagne (à droite) et la reine consort Camilla réagissent alors qu'ils rencontrent les choristes après la cérémonie du Commonwealth Day, à l'abbaye de Westminster, à Londres, le 13 mars 2023. (AFP).
Le roi Charles III de Grande-Bretagne (à droite) et la reine consort Camilla réagissent alors qu'ils rencontrent les choristes après la cérémonie du Commonwealth Day, à l'abbaye de Westminster, à Londres, le 13 mars 2023. (AFP).
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Publié le Mardi 28 mars 2023

Charles III attendu en Allemagne pour sa première visite d'Etat à l'étranger

  • Après plus de six mois sur le trône, la première tournée à l'étranger de Charles III a été chamboulée par les manifestations en France contre la réforme des retraites
  • Le monarque et la reine consort Camilla doivent arriver à Berlin mercredi et passer trois jours dans le pays, jusqu'au 31 mars

LONDRES : Sans passer par la France comme initialement prévu, le roi Charles III se rend mercredi en Allemagne pour sa première grande visite à l'étranger depuis son accession au trône.

Après plus de six mois sur le trône, la première tournée à l'étranger de Charles III a été chamboulée par les manifestations en France contre la réforme des retraites. Il devait se rendre à Paris dès lundi, avant d'enchaîner avec l'Allemagne, mais a finalement renoncé vu le contexte social.

Le palais de Buckingham, confirmant vendredi le report de la visite, a affirmé qu'elle aurait lieu "dès que des dates pourront être trouvées". De son côté, le président français Emmanuel Macron a évoqué la possibilité que Charles III effectue un déplacement en France "au début de l'été".

Le monarque et la reine consort Camilla doivent arriver à Berlin mercredi et passer trois jours dans le pays, jusqu'au 31 mars.

Le couple sera accueilli avec les honneurs militaires à la porte de Brandebourg. C'est la première fois qu'une cérémonie de la sorte a lieu pour un invité d'Etat au pied ce monument emblématique de Berlin.

Il se rendra ensuite au palais présidentiel où un banquet aura lieu dans le cadre de la visite, occasion solennelle de célébrer la relation d'amitié entre deux pays.

Le président allemand Frank-Walter Steinmeier, qui accompagnera le monarque tout au long de son déplacement, a qualifié la venue du roi de "geste européen important". Selon lui, "cette visite précoce souligne l'amitié proche et chaleureuse entre nos pays et nos peuples".

Jeudi, Charles III doit prononcer un discours au Parlement allemand et rencontrer des réfugiés ukrainiens. M. Steinmeier et le couple royal visiteront ensuite une unité militaire germano-britannique dans la région de Brandebourg, à l'ouest de Berlin.

«Liens étroits et amicaux»

Vendredi, le roi se rendra dans la ville portuaire de Hambourg, dans le nord du pays, où il devrait visiter un projet d'énergies renouvelables.

"Ce n'est pas une surprise de voir que depuis qu'il est devenu roi il n'a pas abandonné son intérêt de longue date pour les sujets environnementaux", souligne auprès de l'AFP Bob Ward, de l'Institut Grantham de recherche sur le changement climatique et l'environnement.

"C'est un sujet qui transcende la politique, et il ne parait pas possible qu'en tant que chef d'Etat, il ne s'exprime pas sur un sujet aussi majeur", ajoute-t-il.

A Hambourg, le roi déposera aussi des gerbes à l'église Saint-Nicolas, détruite lors de la Seconde guerre mondiale et depuis transformée en mémorial.

Il va également signer le "Livre d'or" de la ville, qu'il avait déjà signé en 1987 lors d'une visite avec sa première épouse, la princesse Diana, alors qu'il était encore prince de Galles.

M. Steinmeier s'est réjoui que son invitation -formulée lors des funérailles d'Elizabeth II en septembre - ait été honorée aussi rapidement par Charles III, qui connaît déjà bien l'Allemagne où il s'est rendu à plus de 40 reprises.

"Le fait qu'il vienne aujourd'hui, six mois après (son accession au trône), montre à quel point le roi apprécie l'amitié entre nos peuples", a insisté le président allemand.

"Je veux lui dire, mais bien sûr le dire aussi à tous les Britanniques: nous en Allemagne, nous en Europe, voulons des liens étroits et amicaux avec le Royaume-Uni, même après le Brexit."

La dernière visite d'Elizabeth II en Allemagne en 2015, sous Angela Merkel, avait déclenché un vif enthousiasme dans le pays. Avec son époux le prince Philip, elle avait visité l'ancien camp de concentration nazi de Bergen-Belsen, dans le nord du pays.

La visite la plus marquante de la monarque en Allemagne remonte à 1965, perçue comme le moment qui a scellé la réconciliation entre les deux pays après la Seconde Guerre mondiale.

Du sang bleu, et allemand: les profondes racines germaniques des Windsor

L'histoire de la famille royale Windsor, ancrée au Royaume-Uni, est aussi étroitement liée à l'Allemagne où le roi Charles III est en visite officielle à partir de mercredi. En voici quelques illustrations:

«De Saxe-Cobourg-Ghota»

Sans la Première guerre mondiale, la famille royale britannique porterait toujours ce nom aux consonances germaniques. Elle l'adopte en 1840, quand la reine Victoria épouse Albert, originaire de cette lignée de la petite noblesse située au nord-est de la Bavière. Mais 77 ans plus tard, leur petit-fils George V reniera ce patronyme devenu encombrant alors que son pays combat l'Allemagne, rendue à l'époque largement responsable de la Grande guerre.

Face à une opinion publique de plus en plus anti-germanique, ce roi pourtant très british devenu subitement suspect en raison de son hérédité décide de couper les ponts avec l'Allemagne et adopte le nom d'un célèbre château, résidence royale, près de Londres. La maison Windsor est née.

Religion et sapin de Noël

Le tout premier roi allemand à être sacré roi de Grande-Bretagne est George 1er, en 1714. Issu de la maison de Hanovre, dans le nord de l'Allemagne, ne parlant pas l'anglais, il ne doit son accession au trône qu'à sa religion: les catholiques ayant été exclus de la succession, il est le plus proche parent protestant de la défunte reine Anne.

La reine Victoria fait partie de ses descendants. Après son mariage avec Albert, la famille abandonne son nom de Hanovre pour celui de Saxe-Cobourg-Ghota. On attribue au prince consort d'avoir popularisé la tradition des sapins de Noël dans l'île. Mais surtout, il a contribué au rayonnement du pays en s'engageant dans l'organisation de l'exposition universelle de 1851.

Un vivier de souverains

Mère de neuf enfants eux-mêmes parents d'une nombreuse progéniture, Victoria a tissé des liens de parenté dans toute l'Europe en mariant sa descendance avec d'autres membres de la noblesse du continent. Elizabeth II et le prince Philip, les parents de Charles, étaient d'ailleurs des cousins éloignés entre autres du fait de leur parenté avec celle qu'on a surnommé la "grand-mère de l'Europe". "Quand en Grande-Bretagne, Espagne ou en France, régnait un roi, il y avait en Allemagne au moins une trentaine de souverains" régionaux. "Comme ils ne pouvaient que se marier entre eux, le choix se portait souvent" vers des nobles allemands, indique à l'AFP Michael Hartmann, sociologue spécialisé dans les élites de l'Université technique de Darmstadt. Résultat: "pratiquement toutes les dynasties royales européennes sont liées avec des Allemands".

Salut hitlérien

En 2015, une rare photo choque l'opinion: On y voit la jeune Elisabeth, âgée de 6 ou 7 ans, semblant s'entraîner à faire le salut hitlérien avec sa mère et sa sœur, encouragée apparemment par son oncle Edouard VIII. L'image publiée par "The Sun" est tirée d'un film amateur, jamais rendu public auparavant, d'une vingtaine de secondes, tourné en 1933 ou 1934, dans la demeure d'été de la famille royale, le château écossais de Balmoral. Pour le journal, les images offrent "un aperçu fascinant des préjugés tordus d'Edouard VIII", dont la nature précise des liens avec les nazis est toujours débattue en Grande-Bretagne. Edouard a rencontré Hitler en Allemagne en 1937, un an après avoir abdiqué pour pouvoir épouser une Américaine divorcée, Wallis Simpson. Une photo le montre lui et son épouse arborant un sourire radieux et serrant la main du Führer.

Réconciliation

La reine Élisabeth II fut très appréciée en Allemagne, notamment pour son engagement en faveur de la "réconciliation germano-britannique après les horreurs de la Seconde guerre mondiale", comme l'a rappelé le chancelier Olaf Scholz après son décès l'an passé. La reine s'est rendue pour la première fois dès 1965 dans un Berlin séparé par le mur. Issu de la maison dano-allemande de Schleswig-Holstein-Sonderbourg-Glücksbourg, son époux Philip avait forcément des liens très étroits avec le pays où il a accompli aussi une grande partie de sa scolarité. Le roi Charles III, qui parle bien l'allemand, y semble lui aussi attaché. Il s'y est souvent rendu, en visite publique ou incognito. Charles "n'a jamais renié son ascendance" allemande, estime auprès de l'AFP, son cousin éloigné, le Prince Edouard d'Anhalt. "Même si cela n'est pas très populaire chez beaucoup d'Anglais".


L'UE en sommet avec l'Arménie, pour l'éloigner de la Russie

L'Union européenne et l'Arménie ont tenu mardi leur tout premier sommet, illustrant la volonté des Européens d'aider ce pays du Caucase à s'éloigner prudemment de la Russie, son allié historique. (AFP)
L'Union européenne et l'Arménie ont tenu mardi leur tout premier sommet, illustrant la volonté des Européens d'aider ce pays du Caucase à s'éloigner prudemment de la Russie, son allié historique. (AFP)
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  • Ce sommet est une "occasion de renforcer nos liens et de porter notre partenariat unique à un niveau supérieur", a expliqué Mme von der Leyen
  • Les dirigeants européens et arméniens ont ainsi signé plusieurs accords dans différents domaines comme les transports, l'énergie, la sécurité ou le soutien à l'économie

EREVAN: L'Union européenne et l'Arménie ont tenu mardi leur tout premier sommet, illustrant la volonté des Européens d'aider ce pays du Caucase à s'éloigner prudemment de la Russie, son allié historique.

"Nous vivons tous dans un contexte géopolitique volatil et, dans cet environnement difficile, le tout premier sommet UE–Arménie ne pouvait pas être plus opportun", a déclaré à Erevan la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, lors d'une conférence de presse aux côtés du Premier ministre arménien Nikol Pachinian.

Ce sommet est une "occasion de renforcer nos liens et de porter notre partenariat unique à un niveau supérieur", a expliqué Mme von der Leyen.

Les dirigeants européens et arméniens ont ainsi signé plusieurs accords dans différents domaines comme les transports, l'énergie, la sécurité ou le soutien à l'économie.

"Nous voulons faire de l'Arménie une destination clé pour les investisseurs", a encore affirmé la présidente de la Commission européenne.

Désormais, "l'UE appelle les entreprises à investir en Arménie. C'est aussi un fait historique, car nous n'avions encore jamais entendu un tel appel, un tel message", s'est félicité M. Pachinian.

"L'Arménie peut devenir un hub régional pour les nouvelles routes commerciales mondiales, en particulier dans le domaine crucial des matières premières critiques. Et l'Europe est prête à vous soutenir", a encore assuré Mme von der Leyen.

L'UE veut en outre aider l'Arménie à mieux résister face aux crises et à combattre la désinformation en matière électorale, alors que des élections législatives doivent se tenir dans un mois dans le pays.

L'Arménie espère également des avancées sur la question de l'assouplissement des visas pour ses ressortissants qui se rendent dans l'UE.

Candidate à l'UE ? 

Autre témoignage du soutien des Européens à l'Arménie, Emmanuel Macron, en visite d'Etat dans le pays et qui a reçu un accueil digne d'une star à son arrivée dimanche, a pris part mardi avec Nikol Pachinian à la deuxième édition du "dialogue d'Erevan", un forum consacré à de multiples sujets, de la résilience démocratique aux interconnexions régionales entre Asie et Europe.

"Je crois très profondément que la vocation de l'Arménie est une vocation européenne", a lancé le président français.

"L'Europe est le partenaire le plus naturel de l'Arménie et du Sud Caucase dans le moment que nous vivons", a-t-il insisté.

Lundi, Erevan a accueilli le 8e sommet de la Communauté politique européenne, rendez-vous qui rassemble deux fois par an des dizaines de dirigeants de toute l'Europe, à l'exception de la Russie et du Bélarus.

En toile de fond de cet étalage de soutiens, se pose la question d'une potentielle future demande d'adhésion de l'Arménie à l'UE, sur laquelle les autorités du pays avancent cependant très prudemment.

Interrogé mardi sur une éventuelle candidature, M. Pachinian a expliqué que son pays devait d'abord se mettre au niveau des exigences liées au processus d'adhésion.

L'an dernier, l'Arménie a adopté une loi déclarant officiellement son intention de se porter candidate à l'UE, dans la continuité d'un partenariat noué en 2017.

Mais Erevan n'a pas encore sauté le pas pour le moment, tandis que Moscou a prévenu qu'il serait "impossible" au pays d'adhérer à l'UE, vu ses liens très étroits avec l'économie russe.

Alliée de longue date à la Russie, notamment pour des raisons de sécurité, l'Arménie abrite une base militaire russe et reste membre d'alliances économiques et sécuritaires avec Moscou.

Les relations entre les deux pays se sont cependant refroidies, Erevan s'interrogeant sur la fiabilité de son allié traditionnel, qui n'est pas venu à son secours lors de la guerre avec l'Azerbaïdjan en 2023.

L'Arménie et l'Azerbaïdjan ont signé en août un accord à Washington sous l'égide du président américain Donald Trump en vue de mettre fin au conflit territorial qui les oppose depuis des décennies.

Les Européens ne sont pas les seuls à se rapprocher de l'Arménie. Le vice-président américain J.D Vance a lui aussi fait le voyage à Erevan en février, première visite d'un tel haut responsable américain dans ce pays du Caucase.


Ormuz: l'armée américaine dit avoir détruit des missiles, des drones et six petits bâteaux iraniens

Les forces armées américaines ont abattu des missiles et des drones iraniens qui visaient les bâtiments de l'US Navy et des navires commerciaux, et ont détruit six petits bateaux iraniens, a annoncé lundi l'amiral américain chargé du Moyen-Orient. (AFP)
Les forces armées américaines ont abattu des missiles et des drones iraniens qui visaient les bâtiments de l'US Navy et des navires commerciaux, et ont détruit six petits bateaux iraniens, a annoncé lundi l'amiral américain chargé du Moyen-Orient. (AFP)
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  • Les forces américaines ont "neutralisé efficacement" l'ensemble des "missiles et drones tirés contre nos forces et contre la navigation commerciale ", a déclaré à la presse l'amiral Brad Cooper, à la tête du CENTCOM
  • Téhéran avait affirmé plus tôt avoir tiré des "missiles de croisière, roquettes et drones de combat" vers des bâtiments américains

WASHINGTON: Les forces armées américaines ont abattu des missiles et des drones iraniens qui visaient les bâtiments de l'US Navy et des navires commerciaux, et ont détruit six petits bateaux iraniens, a annoncé lundi l'amiral américain chargé du Moyen-Orient.

Ces hostilités surviennent au premier jour d'une opération américaine destinée à porter assistance à des navires bloqués dans la région du Golfe et du détroit d'Ormuz, Donald Trump affirmant qu'il s'agit là d'un "geste humanitaire" pour aider les équipages.

D'une part, les forces américaines ont "neutralisé efficacement" l'ensemble des "missiles et drones tirés contre nos forces et contre la navigation commerciale ", a déclaré à la presse l'amiral Brad Cooper, à la tête du commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

Téhéran avait affirmé plus tôt avoir tiré des "missiles de croisière, roquettes et drones de combat" vers des bâtiments américains.

L'amiral a affirmé que la plus grande partie de ces attaques iraniennes ciblaient des navires commerciaux, et qu'une minorité avaient visé des bâtiments militaires américains.

D'autre part, des hélicoptères d'attaque Apache et Seahawk ont visé et détruit "six bateaux iraniens qui représentaient une menace pour la navigation commerciale ", a ajouté l'amiral Brad Cooper.

Donald Trump a affirmé de son côté que "sept petits bateaux" avaient été visés par les tirs américains.

Un haut responsable militaire iranien, cité par la télévision d'Etat, a démenti la destruction des navires iraniens.

"Ensemble défensif" 

Après ces tirs, l'armée israélienne a affirmé être en "état d'alerte élevé".

Selon Donald Trump, "il n'y a pas eu, pour le moment, de dégâts dans le détroit", à part des tirs contre un navire sud-coréen à propos desquels il n'a pas donné de détail.

L'armée américaine affirme que deux destroyers, d'imposants bâtiments qui peuvent tirer des missiles, ont traversé le détroit d'Hormuz dans le cadre de l'opération "Freedom project", annoncée dimanche, tandis que deux navires commerciaux battant pavillon américain ont fait le chemin inverse et "poursuivent leur route en sécurité".

Selon l'amiral Cooper, les forces armées américaines n'escortent pas directement les navires à travers le détroit mais ont déployé "plusieurs couches qui incluent des navires, des hélicoptères, des avions, des avertissements aériens et des attaques électroniques". Le tout constitue selon lui "un ensemble défensif bien plus large" qu'une "simple escorte".

Il a assuré qu'"au final, il y aura une voie de passage dans les deux sens", mais que pour l'instant, "la chose la plus importante (...) est que les navires puissent partir."

Il n'a pas explicitement cité le détroit d'Hormuz, voie stratégique par laquelle transite d'ordinaire un cinquième de la consommation mondiale de pétrole contrôlée par Téhéran depuis le début des hostilités lancées par les Etats-Unis et Israël le 28 février.

 


Russie: un immeuble endommagé à Moscou dans une frappe de drone ukrainienne

Un immeuble résidentiel a été endommagé à Moscou dans la nuit de dimanche à lundi dans une rare frappe de drone ukrainienne, a indiqué le maire de la capitale russe Sergueï Sobianine. (AFP)
Un immeuble résidentiel a été endommagé à Moscou dans la nuit de dimanche à lundi dans une rare frappe de drone ukrainienne, a indiqué le maire de la capitale russe Sergueï Sobianine. (AFP)
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  • "Le drone a visé un immeuble" dans la rue Mosfilmovskaïa, dans l'ouest de Moscou, a écrit sur Telegram Sergueï Sobianine le maire de la capitale russe
  • Pour sa part, la chaîne de télévision russe Vesti a diffusé des images sur lesquelles on voit un appartement endommagé, avec des murs effondrés et des portes brisées

MOSCOU: Un immeuble résidentiel a été endommagé à Moscou dans la nuit de dimanche à lundi dans une rare frappe de drone ukrainienne, a indiqué le maire de la capitale russe Sergueï Sobianine.

Cette attaque intervient à quelques jours des célébrations le 9 mai de la victoire soviétique sur l'Allemagne nazie, à l'occasion desquelles la Russie ne déploiera pas cette année de matériel militaire pour le traditionnel défilé sur la place Rouge - pour des raisons de sécurité, selon le Kremlin.

"Le drone a visé un immeuble" dans la rue Mosfilmovskaïa, dans l'ouest de Moscou, a écrit sur Telegram Sergueï Sobianine. "Personne n'a été blessé", a-t-il précisé.

Pour sa part, la chaîne de télévision russe Vesti a diffusé des images sur lesquelles on voit un appartement endommagé, avec des murs effondrés et des portes brisées.

Selon M. Sobianine, deux autres drones visant Moscou ont été abattus dans la nuit par les systèmes de défense aérienne et un autre appareil sans pilote a été neutralisé lundi matin.

Depuis le début de son offensive en Ukraine en février 2022, conflit le plus sanglant en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale, la Russie bombarde régulièrement l'ensemble du territoire ukrainien et notamment ses infrastructures essentielles.

En représailles, Kiev frappe des cibles en Russie, assurant viser des sites militaires mais aussi des infrastructures d'hydrocarbures afin de réduire la possibilité pour Moscou de financer son effort de guerre.

Si la région moscovite fait régulièrement l'objet d'attaques de drones ukrainiennes, Moscou elle-même est plus rarement visée.

L'Ukraine, qui tente de repousser l'offensive contre son territoire, avait cherché à perturber le défilé du 9 mai l'an dernier avec des attaques de drones visant Moscou les jours précédents.

Le Kremlin a annoncé que l'armée russe ne déploierait pas de matériel militaire lors du défilé sur la place Rouge samedi prochain en raison de la "menace terroriste" posée par Kiev.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a estimé lundi que la Russie ne pouvait "se permettre" actuellement de faire défiler des équipements militaires à Moscou et avait "peur" que des drones ukrainiens ne perturbent les commémorations. "Cela montre qu'ils ne sont pas forts", a-t-il affirmé lors d'un sommet en Arménie.