L'humoriste Pierre Palmade placé en garde à vue après le grave accident

Sur cette photo d'archive prise le 23 mars 2006, l'acteur français Pierre Palmade pose après avoir reçu le prix Raymond Devos 2006 de la langue française, dans le cadre de la "Semaine de la langue française", à Paris. (Photo de Joël SAGET / AFP)
Sur cette photo d'archive prise le 23 mars 2006, l'acteur français Pierre Palmade pose après avoir reçu le prix Raymond Devos 2006 de la langue française, dans le cadre de la "Semaine de la langue française", à Paris. (Photo de Joël SAGET / AFP)
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Publié le Mercredi 15 février 2023

L'humoriste Pierre Palmade placé en garde à vue après le grave accident

  • «Monsieur Palmade a été placé en garde à vue à 13h55», a déclaré le procureur de Melun, Jean-Michel Bourlès, sans préciser le lieu de son audition.
  • Dans la matinée, un des deux hommes soupçonnés de s'être enfuis de la voiture de Pierre Palmade après l'accident a été placé en garde à vue

PARIS: Pierre Palmade a été placé en garde à vue mercredi après-midi après le grave accident de voiture qu'il a provoqué alors qu'il conduisait sous l'emprise de la cocaïne, de même que l'un de ses deux passagers soupçonnés d'avoir pris la fuite.

"Monsieur Palmade a été placé en garde à vue à 13h55", a déclaré le procureur de Melun, Jean-Michel Bourlès.

L'humoriste de 54 ans a été transféré à l'hôpital de Melun pour y être entendu, a-t-on appris de source proche de l'enquête.

Selon les premiers éléments de l'enquête communiqués par le magistrat, le véhicule conduit par Pierre Palmade, qui avait consommé de la cocaïne, a percuté vendredi vers 19h00 près de Villiers-en-Bière, dans le sud de la Seine-et-Marne, pour une raison encore indéterminée, un véhicule qui venait en face.

Le comédien et les trois occupants de l'autre véhicule, un homme, son enfant de 6 ans et sa belle-sœur, qui a perdu son bébé, ont été grièvement blessés.

Le parquet de Melun a ouvert une enquête pour homicide et blessures involontaires ayant entraîné une incapacité totale de travail supérieure à trois mois, par conducteur sous l'emprise de produits stupéfiants.

Dans la matinée, un des deux hommes soupçonnés de s'être enfuis de la voiture de Pierre Palmade après l'accident a été placé en garde à vue.

Le second, dont l'avocat avait annoncé aux enquêteurs qu'il allait se rendre, a été placé en garde à vue à son tour en fin de journée, selon une source policière.

Le premier, un Marocain de 33 ans inconnu des services de police, a été interpellé à l'aube chez une femme qui le logeait à Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine). Son hébergeuse a aussi été arrêtée.

Des témoins de l'accident avaient rapporté que deux hommes avaient pris la fuite après la collision. Selon ces témoins, les deux hommes étaient âgés d'une vingtaine d'années.

Réanimation 

Lundi, la porte-parole du ministère de l'Intérieur, Camille Chaize, leur avait demandé de "se rendre" pour "expliquer les faits".

Leurs auditions doivent permettre aux enquêteurs de comprendre les raisons de leur fuite et ce qu'ils ont fait après l'accident, alors que la perquisition au domicile de Pierre Palmade, à Cély-en-Bière (Seine-et-Marne), n'a pas permis la saisie de stupéfiants.

"Pourquoi cet individu a fui le lieu de l'accident alors que trois individus étaient en état de danger absolu ? Est-ce que c'était pour dissimuler des preuves, de la drogue ?", s'est interrogé sur BFMTV Mourad Battikh, l'avocat des victimes, après l'arrestation du premier suspect à Clichy.

Les deux hommes seront aussi interrogés sur les circonstances de l'accident et sur les heures qui l'ont précédé.

Mercredi matin, deux des trois victimes de l'accident "étaient encore en réanimation", selon leur avocat Me Mourad Battikh.

Le conducteur "a subi sept opérations" alors que son fils, "défiguré", "est alimenté par une sonde", a détaillé l'avocat.

La troisième victime, une femme de 27 ans, belle-sœur du conducteur, attendait "son premier enfant", "une petite fille", qu'elle a perdu. Cette dernière rendait visite à "sa belle-famille à Villiers-en-Bière", selon Me Battikh.

En fin de journée, "le beau-frère lui propose de la raccompagner chez elle" dans l'Essonne. "Il va lui proposer un itinéraire un peu plus long pour éviter les dos d'âne", a décrit l'avocat, en précisant que les deux familles étaient "sans histoire".

Pierre Palmade, également blessé dans l'accident, était hospitalisé au Kremlin-Bicêtre.

Il a exprimé sa "honte" et est prêt à assumer "les conséquences de ses actes", a déclaré mardi sa sœur Hélène Palmade dans un communiqué.

Pierre Palmade avait été condamné en 1995 pour consommation de cocaïne. En 2019, il avait été placé en garde à vue pour usage et acquisition de stupéfiants après avoir été faussement accusé de viol.


La manifestation de soutien à Le Pen "n'est pas un coup de force", dit Bardella

La présidente du parti d'extrême droite français Rassemblement national (RN), l'eurodéputé Jordan Bardella (G) et la présidente du groupe parlementaire du parti d'extrême droite français Rassemblement national (RN), Marine Le Pen, quittent le palais présidentiel de l'Élysée à Paris, le 26 août 2024, après leur rencontre avec le président français. (Photo by Bertrand GUAY / AFP)
La présidente du parti d'extrême droite français Rassemblement national (RN), l'eurodéputé Jordan Bardella (G) et la présidente du groupe parlementaire du parti d'extrême droite français Rassemblement national (RN), Marine Le Pen, quittent le palais présidentiel de l'Élysée à Paris, le 26 août 2024, après leur rencontre avec le président français. (Photo by Bertrand GUAY / AFP)
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  • « Ce n'est pas un coup de force, c'est au contraire une défense très claire et très profonde de l'État de droit et de la démocratie française.
  • « Cela nous semblait nécessaire que nous puissions nous exprimer directement aux Français.

STRASBOURG : La manifestation de soutien à Marine Le Pen prévue dimanche à Paris « n'est pas un coup de force », mais une mobilisation « pour la démocratie », a assuré mercredi Jordan Bardella, président du Rassemblement national, à des journalistes au Parlement européen à Strasbourg.

« Ce n'est pas un coup de force, c'est au contraire une défense très claire et très profonde de l'État de droit et de la démocratie française. C'est une mobilisation en réalité, non pas contre, mais pour la démocratie française », a déclaré l'eurodéputé au sujet de ce rassemblement annoncé par le RN après la condamnation de la triple candidate à la présidentielle à une peine d'inéligibilité immédiate.

« Cela nous semblait nécessaire (...) que nous puissions nous exprimer directement aux Français par l'intermédiaire de ces discours qui seront prononcés dimanche avec l'ensemble de nos cadres, de nos parlementaires et de nos militants », a-t-il ajouté.

Cette condamnation, que le RN qualifie de « scandale démocratique », compromet grandement ses chances de concourir une quatrième fois à la fonction suprême en 2027.

Pour Jordan Bardella, cela ne change « absolument rien » à sa relation avec Marine Le Pen, « si ce n'est qu'elle est peut-être encore plus forte qu'elle ne l'a été par le passé ».

« Je suis à ses côtés, je vais continuer à l'être (...) Nous allons évidemment mener le combat », a assuré l'eurodéputé qui faisait son retour au Parlement européen après avoir manqué les deux premiers jours de la session.

Il a qualifié de « bonne nouvelle » l'annonce de la justice qu'une décision en appel devrait être rendue « à l'été 2026 », donc bien avant la présidentielle.


Condamnation de Marine Le Pen: Macron rappelle au gouvernement l'indépendance de la justice

Le président français Emmanuel Macron (Photo AFP)
Le président français Emmanuel Macron (Photo AFP)
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  • Le président français Emmanuel Macron a « rappelé » que l'autorité judiciaire est indépendante et que les magistrats doivent être protégés
  • Le chef de l'État a également affirmé que « tous les justiciables ont droit au recours ».

PARIS : Mercredi en Conseil des ministres, le président français Emmanuel Macron a « rappelé » que l'autorité judiciaire est indépendante et que les magistrats doivent être protégés, après la condamnation de la cheffe de l'extrême droite Marine Le Pen qui a suscité des attaques contre les juges, ont rapporté des participants.

Le chef de l'État a également affirmé que « tous les justiciables ont droit au recours », selon ces sources. La justice a déjà fait savoir qu'un nouveau procès en appel pourrait se tenir dans des délais qui laissent une porte ouverte à une éventuelle candidature présidentielle en 2027 de la leader du Rassemblement national (RN), principale formation d'extrême droite française. 

Devant la presse, à l'issue du Conseil des ministres, la porte-parole du gouvernement Sophie Primas a rapporté mercredi les propos du chef de l'État.

« La première chose qu'il a rappelée, a poursuivi Mme Primas, est que la justice est évidemment indépendante et prend ses décisions en toute indépendance, et qu'il faut donc la respecter comme l'un des piliers de notre démocratie. La première, a-t-elle dit, est que la justice est indépendante et qu'elle prend ses décisions en toute indépendance et qu'il faut donc la respecter comme un pilier de notre démocratie.

« La troisième chose, pour rappeler que les menaces qui sont faites à l'encontre des magistrats sont absolument insupportables et intolérables, puisque nous sommes encore une fois dans une démocratie. Et la justice est tout à fait indépendante et doit être respectée », a-t-elle ajouté.

« Et la troisième chose, pour rappeler que chacun a le droit à une justice équivalente et que le droit est le même pour tous. »


Bac: l'épreuve de maths en première se précise pour l'an prochain

La ministre de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Elisabeth Borne, lors d'une conférence de presse à l'issue d'une visite à l'école élémentaire Claude-Monnet à Rueil-Malmaison, en banlieue parisienne, le 28 mars 2025. (Photo Thomas SAMSON / AFP)
La ministre de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Elisabeth Borne, lors d'une conférence de presse à l'issue d'une visite à l'école élémentaire Claude-Monnet à Rueil-Malmaison, en banlieue parisienne, le 28 mars 2025. (Photo Thomas SAMSON / AFP)
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  • Le Conseil supérieur de l'éducation (CSE, qui rassemble syndicats, associations de parents, collectivités, etc.) a majoritairement voté contre le projet de décret et d'arrêté
  • L'ex-ministre de l'Éducation nationale, Gabriel Attal, avait annoncé en décembre 2023 la création de cet examen sur le modèle de l'épreuve anticipée de français pour le baccalauréat en fin de première,

PARIS : Le projet d'épreuve de mathématiques en classe de première pour l'an prochain, qui vise à mettre en œuvre le « choc des savoirs » annoncé par l'ex-ministre de l'Éducation nationale Gabriel Attal, a été présenté mardi devant une instance consultative de l'Éducation nationale, étape-clé avant sa publication.

Le Conseil supérieur de l'éducation (CSE, qui rassemble syndicats, associations de parents, collectivités, etc.) a majoritairement voté contre le projet de décret et d'arrêté instaurant cette « épreuve terminale de culture mathématique aux baccalauréats général et technologique ».

Ils ont recueilli 0 voix pour, 27 contre, 31 abstentions et 4 refus de prendre part au vote (l'administration ne votant pas dans cette instance), un vote indicatif qui n'empêche pas la mise en œuvre de la réforme, selon des sources syndicales.

Cette épreuve écrite d'une durée de deux heures, qui entrera en vigueur au printemps 2026, sera « affectée d'un coefficient 2 » (points pris sur l’épreuve du Grand oral en terminale), selon ces textes, consultés par l'AFP.

L'ex-ministre de l'Éducation nationale, Gabriel Attal, avait annoncé en décembre 2023 la création de cet examen sur le modèle de l'épreuve anticipée de français pour le baccalauréat en fin de première, un projet confirmé en novembre 2024 par sa successeure, Anne Genetet.

Sophie Vénétitay, secrétaire générale du Snes-FSU, principal syndicat du second degré (collèges et lycées), qualifie auprès de l'AFP la mesure de « rafistolage supplémentaire du bac Blanquer », décidé en 2019 par l'ex-ministre Jean-Michel Blanquer.

Pour Jérôme Fournier, secrétaire national du SE Unsa, la nouvelle épreuve « alourdit la fin de l'année pour les élèves et les correcteurs ».

La première partie, qui est commune à tous les élèves, sera sous forme de QCM et pourrait être corrigée automatiquement, ce à quoi « de nombreuses organisations syndicales sont opposées », a-t-il ajouté, tandis que la deuxième partie devrait consister en des résolutions de problèmes.

Des projets de textes ont par ailleurs été votés au CSE relatif à « la mise en place du +parcours renforcé+ en classe de seconde générale et technologique » ou professionnelle à partir de la rentrée 2026, avec trois votes pour, 45 contre et 13 abstentions.

Mis en place par la ministre Élisabeth Borne, ce parcours est destiné aux élèves n’ayant pas obtenu le diplôme du brevet. Son organisation relèvera « de l’autonomie de l’établissement sur la base indicative de deux heures hebdomadaires sur tout ou partie de l’année », selon le projet d'arrêté.

Sophie Vénétitay déplore « une coquille vide » tandis que Tristan Brams (CFDT Éducation) regrette l'absence de « moyens supplémentaires ».