H&M tombe dans le rouge au terme d'un exercice 2022 difficile

Le géant suédois de l'habillement H&M a annoncé vendredi une perte inattendue au quatrième trimestre, au terme d'un exercice 2022 plombé par son retrait de Russie et une conjonction d'autres facteurs défavorables. (AFP)
Le géant suédois de l'habillement H&M a annoncé vendredi une perte inattendue au quatrième trimestre, au terme d'un exercice 2022 plombé par son retrait de Russie et une conjonction d'autres facteurs défavorables. (AFP)
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Publié le Vendredi 27 janvier 2023

H&M tombe dans le rouge au terme d'un exercice 2022 difficile

  • Outre la fermeture de ses nombreux magasins russes, H&M a souffert de la hausse des matières premières et du prix du fret et d'un dollar élevé, a expliqué sa dirigeante Helena Helmersson
  • H&M précise avoir été aussi affecté au dernier trimestre par des frais de restructurations liés à 1 500 suppressions d'emploi annoncées fin novembre

STOCKHOLM: Le géant suédois de l'habillement H&M a annoncé vendredi une perte inattendue au quatrième trimestre, au terme d'un exercice 2022 plombé par son retrait de Russie et une conjonction d'autres facteurs défavorables.

L'action du numéro 2 mondial du secteur, derrière l'Espagnol Inditex (Zara), chutait lourdement dans les premiers échanges à la Bourse de Stockholm après l'annonce de ces résultats, abandonnant près de 7% vers 08H30 GMT.

Outre la fermeture de ses nombreux magasins russes, H&M a souffert de la hausse des matières premières et du prix du fret et d'un dollar élevé, a expliqué sa dirigeante Helena Helmersson.

"Notre décision de cesser l'activité en Russie, qui était un marché important et rentable, a eu une effet négatif significatif sur nos résultats", a souligné sa PDG Helena Helmersson.

"La hausse des matières premières et des coûts du transport, combinée à un dollar historiquement élevé, se sont traduits par des hausses des coûts d'achat", explique-t-elle, citant également la hausse des prix de l'énergie.

"Plutôt que de répercuter la totalité du surcoût sur nos clients, nous avons choisi de renforcer encore notre position" pour tenter de gagner en parts de marché, selon la dirigeante.

Le dernier trimestre de l'exercice annuel légèrement décalé (décembre 2021-novembre 2022) a été marqué par une perte nette de 864 millions de couronnes (77 millions d'euros).

Celle-ci était inattendue des analystes, qui misaient sur des bénéfices nettement positifs au-delà de 2 milliards, selon les agences Bloomberg et Factset.

H&M précise avoir été aussi affecté au dernier trimestre par des frais de restructurations liés à 1.500 suppressions d'emploi annoncées fin novembre.

Sur l'ensemble de l'exercice annuel, le chiffre d'affaires du groupe a progressé de 12%, à 223,5 milliards de couronnes, mais de seulement 6% hors effets de change.

Modèle en déclin 

Le nombre de magasins du groupe (H&M, COS, Monki, Weekday, &OtherStories...) a été réduit à 4.465 fin novembre, soit 336 de moins qu'un an plus tôt, avec près de la moitié de l'impact lié au retrait de Russie et du Bélarus (175 magasins fermés).

Dans le même temps, le bénéfice net annuel a fondu de 68%, à un peu moins de 3,6 milliards de couronnes.

H&M explique que l'accumulation de facteurs défavorables a eu un effet négatif de cinq milliards au total sur ses profits.

2023 devrait toutefois être meilleur, selon H&M.

Depuis la fin de l'exercice fin novembre, "les ventes ont bien commencé. Les facteurs extérieurs sont toujours difficiles mais vont dans la bonne direction", selon la PDG.

"Avec nos investissements et nos gains d'efficacité, il y a de très bonnes bases pour que 2023 soit une année de hausse des ventes et de rentabilité améliorée", explique-t-elle.

Le groupe a maintenu son objectif d'atteindre une marge opérationnelle "à deux chiffres" en 2024, contre 7,7% en 2022.

H&M avait confirmé mi-décembre avoir fermé ses derniers magasins en Russie, au terme d'un retrait entamé plusieurs mois plus tôt en conséquence de l'invasion de l'Ukraine.

Déjà confronté à de nombreuses fermetures de magasins obligatoires durant les deux premières années de la pandémie de Covid-19, le géant suédois avait aussi souffert en 2021 d'un mouvement de boycott en Chine.

Celui-ci était lié à la décision du groupe de rompre tout lien avec l'industrie textile au Xinjiang.

Alors qu'il essaie de réduire l'impact environnemental de sa "fast fashion" pour continuer à séduire les jeunes consommmateurs, le groupe subit aussi l'émergence de nouvelles concurrences encore plus low cost, comme le vendeur chinois en ligne Shein.

H&M peine depuis plusieurs années à donner un nouveau souffle à son modèle: Les bénéfices ont reculé régulièrement au cours de la décennie écoulée, en dehors d'un rebond en 2021 avec la sortie des confinements et restrictions Covid.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
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  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.