Perpignan: des centaines de manifestants contre des restrictions d'accès à l'eau

Des agriculteurs et des représentants locaux participent à une manifestation dans une rue de Perpignan, dans le sud de la France, pour protester contre les restrictions de pompage dans le bassin de la Têt, le 24 janvier 2023 (Photo, AFP).
Des agriculteurs et des représentants locaux participent à une manifestation dans une rue de Perpignan, dans le sud de la France, pour protester contre les restrictions de pompage dans le bassin de la Têt, le 24 janvier 2023 (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 24 janvier 2023

Perpignan: des centaines de manifestants contre des restrictions d'accès à l'eau

  • Les manifestants contestent une décision du tribunal administratif de Montpellier du 29 novembre qui revoit à la baisse la possibilité de prélèvements d'eau dans le fleuve de la Têt
  • Venus avec une cinquantaine de tracteurs, les manifestants ont défilé derrière une banderole portant le slogan «Eau secours: la ruralité sacrifiée»

PERPIGNAN: Plusieurs centaines de personnes, parmi lesquelles une majorité d'agriculteurs, ont manifesté mardi à Perpignan (Pyrénées-Orientales) contre de potentielles restrictions de leur accès à l'eau, a constaté un correspondant de l'AFP.

Les manifestants contestent une décision du tribunal administratif de Montpellier du 29 novembre qui revoit à la baisse la possibilité de prélèvements d'eau dans le fleuve de la Têt, le plus long des Pyrénées-Orientales, notamment pour l'irrigation des cultures.

Venus avec une cinquantaine de tracteurs, les manifestants (environ 1 000 selon les organisateurs, 500 selon la police) ont défilé derrière une banderole portant le slogan "Eau secours: la ruralité sacrifiée", jusqu'à la préfecture.

Selon Météo-France, 2022 a été l'année la plus sèche dans les Pyrénées-Orientales depuis 1959, date du début du calcul de l'indicateur départemental.

Plusieurs élus étaient présents avec les manifestants près de la préfecture, notamment le maire RN de Perpignan, Louis Aliot, ou la présidente PS du département des Pyrénées-Orientales, Hermeline Malherbe.

"Les premiers écologistes, c'est ceux qui travaillent dans la ruralité, c'est vous", a-t-elle lancé.

"Si l'eau ne va pas dans les canaux, les nappes ne se rechargent pas. On nous impose des choses qui sont incohérentes même du point de vue écologique, a-t-elle ajouté.

Une délégation d'agriculteurs, d'élus et des professionnels des stations de ski a été reçue par le préfet à la mi-journée.

"On sort sans de vraies réponses", a regretté Pierre Hylari, président du syndicat des Jeunes agriculteurs du département à l'issue de cette réunion. "Sans aucune visibilité, c'est l'inquiétude", a-t-il ajouté.

Le tribunal administratif, saisi par l'association France Nature Environnement, a décidé de relever le seuil au-dessus duquel les prélèvements d'eau sont possibles dans la Têt.

Alors qu'ils étaient auparavant possibles l'été lorsque le cours d'eau atteignait un débit de 600 litres par seconde, le seuil est passé à 1 500 l/s afin de préserver la biodiversité dans la rivière, a décidé le tribunal.

"Cette hausse du débit réservé, elle a des conséquences directes sur toute l'économie puisque ça va de la montagne jusqu'au littoral", dénonce M. Hylari.

Cela concerne "la moitié des exploitants agricoles du département, soit 1 500 personnes qui font majoritairement de l'arboriculture et du maraîchage", alerte-t-il.

Des représentants des stations de ski du département étaient également présents car elles utilisent l'eau du lac de barrage des Bouillouses à la source de la Têt pour alimenter leurs canons à neige, et craignent de ne plus pouvoir le faire.

Jacques Alvarez, directeur de la station Font-Romeu Pyrénées 2000, qui a participé à la réunion en préfecture, a salué auprès de l'AFP "la bonne écoute du préfet et de ses services".

Le préfet s'est montré "attentif sur les questions d'emploi et s'est dit prêt à trouver les meilleures options pour nous aider à vivre et travailler sur nos territoires", a souligné M. Alvarez, rappelant que les stations du département représentaient "environ 3 000 emplois directs et indirects".

L'Etat a jusqu'au 30 janvier pour faire appel du jugement du tribunal administratif.

La préfecture a rappelé mardi qu'il n'est pas envisagé de mettre fin aux mesures de restriction d'usage de l'eau, en vigueur depuis juin, "au vu de la situation extrêmement préoccupante de l'état des ressources".


La France et Israël veulent éviter que l'Iran se dote de l'arme nucléaire 

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot (à gauche), s'entretient avec le ministre grec des Affaires étrangères, Georgios Gerapetritis (à droite), avant le début d'une réunion du Conseil de l'Atlantique Nord en session des ministres des Affaires étrangères avec les partenaires indo-pacifiques, l'Australie, le Japon, la Nouvelle-Zélande et la République de Corée, au siège de l'OTAN à Bruxelles, le 3 avril 2025. (AFP)
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot (à gauche), s'entretient avec le ministre grec des Affaires étrangères, Georgios Gerapetritis (à droite), avant le début d'une réunion du Conseil de l'Atlantique Nord en session des ministres des Affaires étrangères avec les partenaires indo-pacifiques, l'Australie, le Japon, la Nouvelle-Zélande et la République de Corée, au siège de l'OTAN à Bruxelles, le 3 avril 2025. (AFP)
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  • Le ministre israélien, qui a rencontré dans la matinée son homologue français Jean-Noël Barrot, a souligné que l'Iran était une menace pour toute la région et pas seulement pour Israël
  • Dans ce contexte, Israël a des discussions avec la France et le Royaume Uni et "un dialogue plus intense" avec les Etats-Unis

PARIS: La France et Israël ont pour "objectif commun de ne pas laisser l'Iran se doter de l'arme nucléaire", a déclaré jeudi le chef de la diplomatie israélienne Gideon Saar lors d'une conférence de presse à Paris.

Le ministre israélien, qui a rencontré dans la matinée son homologue français Jean-Noël Barrot, a souligné que l'Iran était une menace pour toute la région et pas seulement pour Israël. Dans ce contexte, Israël a des discussions avec la France et le Royaume Uni et "un dialogue plus intense" avec les Etats-Unis.

Interrogé sur l'imminence d'un conflit direct avec l'Iran, Gideon Saar ne s'est toutefois pas prononcé. "Nous n'excluons pas la voie diplomatique", a-t-il dit. Les Iraniens "ont clairement indiqué qu'ils étaient prêts à une négociation indirecte avec les Etats-Unis et je ne serais pas surpris si cette négociation commençait", a-t-il dit.

Mercredi, le chef de la diplomatie française avait estimé que si les négociations sur le programme nucléaire iranien venaient à échouer, "une confrontation militaire" serait "presque inévitable".

L'inquiétude monte alors que les discussions semblent dans l'impasse et que la fenêtre pour négocier un nouveau traité avec Téhéran doit se refermer à l'automne.

"Il y a a une coopération entre l'Iran, le Hezbollah (libanais) et le Hamas (palestinien). Et nous ne laisserons pas faire les activités terroristes de là-bas contre Israël et nos civils", a par ailleurs dénoncé Gideon Saar.

Sur la reprise des opérations militaires meurtrières à Gaza, il a martelé que l'objectif israélien était d'anéantir toute menace du groupe islamiste palestinien Hamas.

Il a en outre assuré que son gouvernement était "engagé à faire libérer tous les otages". Il a balayé l'idée que celui-ci "sacrifiait" les otages, soulignant que les autorités rencontraient les familles des otages constamment et qu'elles ne portaient pas toutes le même point de vue sur la politique menée à Gaza.

Le Forum des familles, la plus grande association de proches d'otages en Israël, a accusé mardi le Premier ministre Benjamin Netanyahu de "sacrifier" les captifs à Gaza en ordonnant des frappes intenses sur le territoire palestinien.

La Défense civile de Gaza a indiqué qu'au moins 15 personnes avaient été tuées jeudi à l'aube dans des frappes aériennes israéliennes dans la partie nord du territoire palestinien, après un appel à évacuer de l'armée israélienne.

Concernant le Liban, où Israël a frappé à deux reprises la banlieue sud de Beyrouth en dépit du fragile cessez-le-feu conclu il y a 4 mois, M. Saar a affirmé que son pays souhaitait la stabilité au Liban, mais ne laisserait pas le mouvement pro-iranien Hezbollah "se réarmer".

"Nous souhaitons normaliser nos relations avec le Liban", a-t-il assuré. "C'est peut-être prématuré du point de vue libanais", a-t-il dit, tout en faisant part de début de négociations "sur certaines problématiques". "Nous avons une équipe qui négocie sur (...) les différends à la frontière", a-t-il dit.

Gideon Saar a par ailleurs annoncé avoir invité le ministre français en Israël, assurant avoir "un dialogue continu" avec les autorités françaises. Et la visite de M. Barrot pourrait avoir lieu "prochainement".


Concertation sur les retraites : en quête d'une feuille de route

Le Premier ministre français François Bayrou regarde la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 2 avril 2025. (Photo Bertrand GUAY / AFP)
Le Premier ministre français François Bayrou regarde la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 2 avril 2025. (Photo Bertrand GUAY / AFP)
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  • Jean-Jacques Marette, l'animateur de la concertation, doit proposer jeudi aux organisations participantes une note détaillant les quatre « objectifs partagés » qui les guideront désormais.
  • Les quatre « objectifs partagés » mis sur la table sont les suivants : « équilibre financier », « gouvernance du système », pistes pour « améliorer les mécanismes de solidarité » et enfin « ressources » du côté des salariés et des entreprises. 

PARIS : Les cinq organisations patronales et syndicales participant à la concertation sur les retraites, surnommée « l'ex-"conclave" », consacrent leur réunion hebdomadaire de jeudi au projet d'une nouvelle feuille de route globale pour les discussions, ainsi qu'aux questions de l'égalité femmes-hommes et des droits familiaux.

Jean-Jacques Marette, l'animateur de la concertation, doit proposer jeudi aux organisations participantes une note détaillant les quatre « objectifs partagés » qui les guideront désormais.

Selon des sources concordantes, les participants devraient découvrir le projet de note pendant la séance.

Les quatre « objectifs partagés » mis sur la table sont les suivants : « équilibre financier », « gouvernance du système », pistes pour « améliorer les mécanismes de solidarité » et enfin « ressources » du côté des salariés et des entreprises. 

Cette autonomisation fait suite à la colère des syndicats, après les déclarations de M. Bayrou enterrant l'hypothèse d'un retour à 62 ans, alors qu'il avait auparavant promis que les discussions se tiendraient « sans totem ni tabou ».

« Je n'ai aucun doute qu'on va arriver à définir des objectifs partagés », a déclaré mercredi à l'AFP Éric Chevée, le négociateur de la CPME (patronat), même si « cela prend encore huit jours de plus ».

La question de l'âge de départ en retraite, le point le plus contesté de la réforme des retraites de 2023, a déjà été évoquée lors des premières réunions, sans qu'un rapprochement des positions des syndicats et du patronat n'apparaisse. 

Elle ne devrait être abordée que lors des discussions finales de la fin mai, lorsque les participants essaieront d'aboutir à un accord sur des mesures concrètes, expliquent les participants aux négociations.

L'autre sujet des discussions de jeudi, à savoir l'égalité femmes-hommes face aux retraites à travers les droits familiaux et parentaux, est une thématique importante pour la CFDT, et un indicateur clef de sa capacité à obtenir des avancées pour les salariés à l'occasion de ces négociations.


Conférence sur la lutte contre le terrorisme à l'ère de l'Intelligence Artificielle 

La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, s'exprime lors d'une cérémonie marquant la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme à Strasbourg, dans l'est de la France, le 11 mars 2025. L'Europe marque la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme par un événement à Strasbourg qui rend hommage aux victimes du terrorisme à travers l'Europe et promeut la solidarité contre l'extrémisme.(AFP)
La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, s'exprime lors d'une cérémonie marquant la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme à Strasbourg, dans l'est de la France, le 11 mars 2025. L'Europe marque la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme par un événement à Strasbourg qui rend hommage aux victimes du terrorisme à travers l'Europe et promeut la solidarité contre l'extrémisme.(AFP)
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  • Cet événement réunit des experts qui partageront leurs analyses et réflexions sur les nouvelles dynamiques du terrorisme à l’ère numérique et l’impact croissant de l'intelligence artificielle (IA) dans la lutte contre ce fléau mondial
  • Alors que l'IA transforme profondément les méthodes de surveillance, de détection et d'anticipation des menaces, la conférence explorera comment ces technologies peuvent être utilisées pour contrer les réseaux terroristes

PARIS: La Sénatrice Nathalie Goulet organise une conférence sur un sujet crucial pour l’avenir de la sécurité internationale. Intitulée "La lutte contre le terrorisme à l’heure de l’intelligence artificielle", cette conférence se tiendra le lundi 14 avril 2025 au Palais du Luxembourg, à Paris.

Cet événement réunit des experts qui partageront leurs analyses et réflexions sur les nouvelles dynamiques du terrorisme à l’ère numérique et l’impact croissant de l'intelligence artificielle (IA) dans la lutte contre ce fléau mondial. Alors que l'IA transforme profondément les méthodes de surveillance, de détection et d'anticipation des menaces, la conférence explorera comment ces technologies peuvent être utilisées pour contrer les réseaux terroristes tout en respectant les droits fondamentaux et les libertés individuelles.