À Davos, le chef de l'ONU déclare qu'il faut mettre fin à notre dépendance aux combustibles fossiles

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, assiste à la réunion annuelle du Forum économique mondial (WEF) à Davos, le 18 janvier 2023. (AFP)
Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, assiste à la réunion annuelle du Forum économique mondial (WEF) à Davos, le 18 janvier 2023. (AFP)
Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, s'adresse au Forum économique mondial (WEF) à Davos, en Suisse, le 18 janvier 2023. (Reuters)
Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, s'adresse au Forum économique mondial (WEF) à Davos, en Suisse, le 18 janvier 2023. (Reuters)
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Publié le Jeudi 19 janvier 2023

À Davos, le chef de l'ONU déclare qu'il faut mettre fin à notre dépendance aux combustibles fossiles

  • Antonio Guterres a averti que l'engagement international de limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C au-dessus des niveaux préindustriels est en train de «partir en fumée»
  • Le chef de l'ONU a déclaré aux chefs d'entreprise à Davos que la transition vers le net zéro doit être fondée sur des réductions réelles des émissions

DAVOS: Antonio Guterres, le secrétaire général des Nations unies, a profité mercredi dernier de son discours lors du Forum économique mondial (également désigné par l’acronyme anglais «WEF») de Davos, en Suisse, pour exhorter les dirigeants mondiaux et les entreprises à intensifier leurs efforts afin d’atteindre le net zéro carbone.

Il a également appelé les chefs d'entreprise à fournir des plans «crédibles et transparents» d'ici à la fin de l'année sur la manière dont ils comptent atteindre ce niveau zéro.

Antonio Guterres a averti que de nombreuses entreprises avaient fixé leurs objectifs climatiques sur la base de critères «douteux ou obscurs», ce qui peut «induire en erreur les consommateurs, les investisseurs et les régulateurs avec de faux discours».

«Cela alimente une culture de désinformation et de confusion sur le climat et laisse la porte ouverte à l’écoblanchiment [technique de marketing utilisée par une organisation dans le but de se donner une image écologique trompeuse, NDLR]», a-t-il déclaré aux délégués de la réunion annuelle du WEF.

«La transition vers le net zéro doit être fondée sur des réductions réelles des émissions et ne pas reposer essentiellement sur les crédits carbone et les marchés parallèles. C'est pourquoi nous [l'ONU] avons créé un groupe d'experts sur les engagements du net zéro.»

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, s'adresse au Forum économique mondial, à Davos, en Suisse, le 18 janvier 2023. (Reuters)
Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, s'adresse au Forum économique mondial, à Davos, en Suisse, le 18 janvier 2023. (Reuters)

Antonio Guterres a averti que le temps était compté pour empêcher les catastrophes liées au climat d'origine humaine de prendre de l'ampleur et de devenir plus fréquentes.

«Nous sommes dans le collimateur d'une tempête de catégorie 5», a-t-il affirmé.

Pour éviter les pires effets du changement climatique, les scientifiques affirment que toute hausse des températures mondiales doit être limitée à 1,5 °C maximum par rapport aux niveaux préindustriels. La température moyenne de la surface de la planète a déjà augmenté d'environ 1,8 °C depuis la fin des années 1800.

Guterres a exhorté le monde à «mettre fin à la dépendance aux combustibles fossiles». Il a averti que l'ambitieux objectif de limiter le réchauffement à 1,5 °C «partait en fumée».

«Les producteurs de combustibles fossiles et ceux qui les soutiennent continuent de se lancer dans une course à l'expansion de la production, alors qu’ils savent très bien que ce modèle économique est incompatible avec la survie de l'humanité», a-t-il lancé.

«Cette folie relève de la science-fiction, alors que nous savons que l'effondrement de l'écosystème est un fait scientifique concret et brutal.»

L'accord de Paris, un traité international juridiquement contraignant sur le changement climatique adopté par cent quatre-vingt-seize pays lors de la Conférence des nations unies sur le changement climatique de 2015 (COP21), a engagé les pays à intensifier leurs efforts pour réduire les émissions de gaz à effet de serre de 45% avant 2030.

Il les a également obligés à renforcer la résilience face aux effets néfastes du changement climatique, à soutenir et promouvoir la coopération régionale et internationale dans les efforts qui visent à limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C ainsi qu’à atteindre le niveau net zéro d'ici à 2050.

À ce jour, cent trente-sept pays se sont engagés à atteindre la neutralité carbone, selon les données de l'Energy and Climate Intelligence Unit, une organisation consultative indépendante du Royaume-Uni. Parmi eux, cent vingt-quatre ont fixé des objectifs pour 2050.

Le Bhoutan et le Suriname sont les deux seules nations à ce jour à avoir atteint la neutralité carbone et à être, de fait, négatives en carbone. Vingt-quatre pays ont fait de leurs objectifs climatiques une politique officielle. Parmi eux figurent le Brésil, la Chine, l'Allemagne et les États-Unis, qui comptent parmi les plus grands émetteurs mondiaux. Cinq pays préparent actuellement une législation, dont le Canada, la Corée du Sud et plusieurs États membres de l'Union européenne.

Toutefois, même si les cent quatre-vingt-treize parties à l'accord de Paris mettent en œuvre leurs engagements existants, on estime que les émissions mondiales de gaz à effet de serre augmenteront encore de près de 11% d'ici à 2030 par rapport à 2010.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les Etats-Unis et le Venezuela annoncent un accord pétrolier "historique"

Donald Trump lors d’une rencontre avec Volodymyr Zelensky et des dirigeants européens à la Maison-Blanche, le 18 août 2025, et Delcy Rodriguez au palais présidentiel de Miraflores à Caracas, le 4 mars 2026. Caracas a confirmé le 28 août 2026 la signature d’un accord pétrolier majeur avec les États-Unis portant sur 65 milliards de barils de réserves prouvées. (AFP)
Donald Trump lors d’une rencontre avec Volodymyr Zelensky et des dirigeants européens à la Maison-Blanche, le 18 août 2025, et Delcy Rodriguez au palais présidentiel de Miraflores à Caracas, le 4 mars 2026. Caracas a confirmé le 28 août 2026 la signature d’un accord pétrolier majeur avec les États-Unis portant sur 65 milliards de barils de réserves prouvées. (AFP)
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  • Washington et Caracas annoncent un accord pétrolier présenté comme historique, portant sur 17 champs vénézuéliens, avec 65 milliards de barils de potentiel et plus de 100 milliards de dollars d’investissements
  • L’accord vise à relancer la production pétrolière du Venezuela et à réduire les prix de l’énergie aux États-Unis, mais des incertitudes persistent sur les investissements, la sécurité et la stabilité politique

WASHINGTON: Washington et Caracas ont annoncé vendredi avoir conclu un accord pétrolier "historique", qui verra les Etats-Unis prendre le contrôle majoritaire de plus de 65 milliards de barils des réserves du Venezuela.

Dans un message publié sur Truth Social, le président américain Donald Trump l'a qualifié de "plus grand accord pétrolier de l'histoire mondiale" qui doublerait, selon lui, les réserves pétrolières des Etats-Unis.

Il précise que l'accord a été établi "en étroite collaboration avec la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez" et "au travers d'un partenariat avec des entreprises privées".

Caracas a confirmé avoir signé un accord pétrolier "historique" avec les Etats-Unis, Mme Rodriguez remerciant "chaleureusement" Donald Trump dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

Selon elle, l'accord prévoit "de développer 17 champs stratégiques, avec un potentiel avéré de 65 milliards de barils de pétrole, un investissement de plus de 100 milliards de dollars et plus de 209 milliards de dollars de recettes fiscales pour l'État" vénézuélien.

"Pour le peuple vénézuélien, cet accord (...) soutiendra des milliers d'emplois bien rémunérés et favorisera la reconstruction de l'économie vénézuélienne", a également déclaré le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio sur X, confirmant "près de 100 milliards de dollars d'investissements privés" dans le pays.

Le Venezuela dispose des plus grandes réserves prouvées de pétrole au monde, avec plus de 303 milliards de barils. Mais sa production reste limitée.

En parallèle, les stocks stratégiques américains ("strategic petroleum reserve", ou SPR) sont à leur plus bas niveau depuis novembre 1982, selon les données de l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA).

Washington s'est engagé à libérer progressivement 172 millions de barils sur les 415 millions qui composaient la SPR fin février pour pallier les perturbations d'approvisionnement et la hausse des cours du brut liées à la guerre en cours au Moyen-Orient.

Selon Donald Trump, "cette transaction historique" entre les Etats-Unis et le Venezuela permettra "de réduire considérablement le prix de l'essence pour tous les Américains, et ce pendant de nombreuses années".

Le président américain assure par ailleurs que cet accord "ne coûtera rien aux contribuables américains".

 

- Mainmise américaine -

 

Depuis le raid militaire américain qui a permis début janvier la capture de Nicolas Maduro, Donald Trump veut relancer l'exploitation des ressources pétrolières et gazières vénézuéliennes sous son propre patronage.

Le gouvernement américain essaye de pousser les entreprises américaines à s'engager dans le pays, suscitant toutefois des réactions mitigées face aux lourds investissements nécessaires pour remettre en état les infrastructures pétrolières du pays et y extraire de l'or noir.

Une réticence suscitée aussi par les expropriations menées par le régime vénézuélien dans le passé. Le géant américain ExxonMobil l'a notamment été à deux reprises.

"Le principal problème au Venezuela concernait la sûreté et la sécurité", a commenté auprès de l'AFP John Kilduff, analyste d'Again Capital.

Selon lui, les Etats-Unis pourraient chercher avec cet accord à "créer une sorte de zone d'État où les entreprises américaines peuvent s'implanter, exercer leurs activités sans subir de répercussions, et (...) éliminer le risque politique qui accompagne habituellement les investissements au Venezuela".

Pour Jorge R. Pinon, chercheur à l'Energy Institute de l'Université du Texas à Austin, de nombreuses "zones d'ombre" subsistent toutefois, notamment le risque qu'un futur gouvernement vénézuélien change brutalement "les règles du jeu", remettant en cause tout accord actuel.

"Ce sont des projets qui mettront très certainement de nombreuses années avant de voir le jour et de porter leurs fruits", estime par ailleurs l'expert pétrolier Oswaldo Felizzola.

Pour Elias Ferrer, fondateur du Think tank Orinoco Research, cette annonce relève d'"un jeu de récits autour d'accords qui étaient déjà en cours de négociation", l'achat par les Etats-Unis de brut vénézuélien étant dans tous les cas "garanti".

D'après l'expert, Donald Trump présente ces arrangements comme une victoire politique, en les inscrivant dans le contexte plus large du conflit au Moyen-Orient et de la flambée des prix de l'énergie.


Washington prévoit d'envoyer un nouveau porte-avions au Moyen-Orient dans les prochaines semaines 

Les Etats-Unis préparent le déploiement d'un nouveau porte-avions vers le Moyen-Orient "dans les prochaines semaines" pour y relayer un autre bâtiment déjà sur place, selon une information de l'Institut naval américain. (AFP)
Les Etats-Unis préparent le déploiement d'un nouveau porte-avions vers le Moyen-Orient "dans les prochaines semaines" pour y relayer un autre bâtiment déjà sur place, selon une information de l'Institut naval américain. (AFP)
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  • L'organisation a précisé mercredi que le Theodore Roosevelt et son escorte quitteront leur port d'attache de San Diego, en Californie, "dans les prochaines semaines" afin de "relayer le George Washington" arrivé dans la région depuis une semaine
  • Ce dernier avait lui-même remplacé le porte-avions Abraham Lincoln, dont la mission de très longue durée - plus de huit mois en mer sans escale - a fait émerger des critiques sur les conditions de vie à bord et la santé mentale de l'équipage

WASHINGTON: Les Etats-Unis préparent le déploiement d'un nouveau porte-avions vers le Moyen-Orient "dans les prochaines semaines" pour y relayer un autre bâtiment déjà sur place, selon une information de l'Institut naval américain.

L'organisation a précisé mercredi que le Theodore Roosevelt et son escorte quitteront leur port d'attache de San Diego, en Californie, "dans les prochaines semaines" afin de "relayer le George Washington" arrivé dans la région depuis une semaine.

Ce dernier avait lui-même remplacé le porte-avions Abraham Lincoln, dont la mission de très longue durée - plus de huit mois en mer sans escale - a fait émerger des critiques sur les conditions de vie à bord et la santé mentale de l'équipage.

Selon un haut responsable de la marine américaine cité par l'Institut naval américain, le déploiement du Theodore Roosevelt durera "plus de sept mois". "Leur commandement leur fait tabler sur huit mois", a-t-il encore déclaré.

Contacté par l'AFP, le Pentagone n'a pas fait de commentaire dans l'immédiat.

Le porte-avions Abraham Lincoln et ses quelque 5.000 marins s'apprêtent enfin à toucher terre, en Thaïlande, a indiqué la marine thaïlandaise à l'AFP jeudi. Cette escale est attendue du 2 au 6 septembre, selon des médias locaux.

Le bâtiment avait quitté San Diego le 21 novembre 2025 pour une mission en mer de Chine méridionale et avait été redirigé vers le Moyen-Orient avant que les Etats-Unis et Israël lancent leur offensive conjointe contre l'Iran le 28 février.


Emmanuel Macron rencontrera Andy Burnham à Londres la semaine prochaine

Le président français Emmanuel Macron attend l’arrivée du prince héritier d’Arabie saoudite pour une rencontre au palais de l’Élysée à Paris, le 24 août 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron attend l’arrivée du prince héritier d’Arabie saoudite pour une rencontre au palais de l’Élysée à Paris, le 24 août 2026. (AFP)
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  • Emmanuel Macron se rendra à Londres la semaine prochaine et sera reçu à Downing Street par le Premier ministre britannique Andy Burnham
  • Cette visite intervient avant l’exposition de la tapisserie de Bayeux au British Museum et dans un contexte de rapprochement entre Londres et l’UE sur l’Ukraine

LONDRES: Emmanuel Macron se rendra à Londres la semaine prochaine pour une visite au cours de laquelle le président français sera reçu à Downing Street par le nouveau Premier ministre britannique Andy Burnham, a indiqué jeudi à l'AFP une source gouvernementale britannique.

Cette visite intervient à quelques jours de l'ouverture de l'exposition exceptionnelle de la tapisserie de Bayeux, prêtée au British Museum à Londres, projet dans lequel Emmanuel Macron s'est beaucoup investi.

Le président français est le deuxième dirigeant étranger, et le premier d'un pays de l'Union européenne (UE), à être reçu par le chef du gouvernement travailliste depuis son accession au pouvoir le 20 juillet, après son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky fin juillet.

MM. Macron et Burnham ont co-présidé cette semaine, avec le chancelier allemand Friedrich Merz, une réunion de la coalition des volontaires pour l'Ukraine.

Le chef de l'Etat français y a participé en visioconférence, tandis que le Premier ministre britannique s'est rendu à Kiev, pour son premier déplacement à l'étranger.

A cette occasion, il a notamment rencontré le président du Conseil européen, Antonio Costa, à qui il a affirmé que le Royaume-Uni devait faire preuve de "plus d'audace" pour se rapprocher de l'UE, selon un compte-rendu de leur entretien publié par Downing Street.