Partenariat entre le géant minier saoudien Ma'aden et le PIF pour développer l'exploration minière

Robert Wilt, PDG de Ma'aden, en compagnie de représentants du PIF. (Fourni)
Robert Wilt, PDG de Ma'aden, en compagnie de représentants du PIF. (Fourni)
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Publié le Jeudi 12 janvier 2023

Partenariat entre le géant minier saoudien Ma'aden et le PIF pour développer l'exploration minière

  • Le capital initial de la nouvelle société s'élève à 187,5 millions de riyals saoudiens, soit 50 millions de dollars)
  • Le PDG de Ma'aden a déclaré que son entreprise avait besoin de 20 000 travailleurs supplémentaires pour atteindre ses objectifs

RIYAD: Saudi Arabian Mining Co. a annoncé mercredi qu'elle avait accepté de créer un partenariat avec le fonds souverain du Royaume pour investir dans des actifs miniers à l'échelle mondiale.
Également connu sous le nom de «Ma'aden», le plus grand exploitant minier du Golfe détiendra 51% de la coentreprise, tandis que le Fonds d'investissement public (PIF) en détiendra 49%, a indiqué la société dans un document réglementaire.
Ma'aden a fait savoir que la stratégie de la nouvelle entreprise «consistera initialement à investir dans les secteurs du minerai de fer, du cuivre, du nickel et du lithium en tant que partenaire silencieux avec des participations minoritaires».
«Cela permettra l’extraction des minerais essentiels afin de garantir la sécurité de l'approvisionnement des secteurs nationaux et de positionner l'Arabie saoudite comme un partenaire clé dans la résilience de la chaîne d'approvisionnement mondiale», a-t-elle précisé dans son document.
Le capital initial libéré de la nouvelle société s'élèvera à 187,5 millions de riyals saoudiens (SAR), soit 50 millions de dollars (1 dollar = 0,93 euro) sur lesquels Ma'aden financera 96 millions de SAR au titre de sa part d'investissement.
Ma'aden et le PIF sont convenus d'apporter des fonds supplémentaires jusqu'à 11,95 milliards de SAR si nécessaire par le biais d'augmentations de capital ou par d’autres moyens pendant le développement des activités de la nouvelle société.
Ma'aden a déclaré que sa contribution maximale sera de 6 milliards de SAR, à moins que les deux parties n'en conviennent autrement à l'avenir.
Yazid Alhumied, gouverneur adjoint et responsable des investissements dans la région Mena au PIF, s’est exprimé en ces termes: «Le PIF et Ma'aden combinent une vaste expertise en matière d'investissement avec une connaissance approfondie du secteur. La nouvelle société contribuera de manière significative à renforcer la position stratégique de l'Arabie saoudite en tant que maillon important de la chaîne d'approvisionnement mondiale, conformément à la stratégie de PIF qui vise à développer davantage les industries clés.»
«En tant que catalyseur de la Vision 2030, le PIF continue de stimuler la croissance de nouveaux secteurs et de nouvelles entreprises tout en contribuant à la création d'emplois, au transfert de technologies et à la localisation des connaissances afin de construire une économie prospère et durable en Arabie saoudite.»
Robert Wilt, PDG de Ma'aden, a confié quant à lui: «Il s'agit d'une étape importante pour Ma'aden alors que nous développons le secteur minier en Arabie saoudite et que nous positionnons le Royaume comme un allié clé pour sécuriser les métaux du futur.»
«La transition énergétique mondiale repose sur les minéraux stratégiques nécessaires aux énergies renouvelables et au stockage des batteries; c’est sur quoi nous mettons l'accent, et cela nous permettra de prendre pied dans la chaîne de valeur mondiale des matières premières, où d'importantes contraintes d'approvisionnement se conjuguent à une demande croissante.»
«Nous sommes fiers de jouer un rôle de premier plan dans la diversification et la croissance économiques de l'Arabie saoudite, de constituer un vivier de talents et d'assurer l'avenir du pays, tout en contribuant à la réalisation de la Vision 2030.»

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Robert Wilt, PDG de Ma'aden, lors du Future Minerals Forum. (Capture d'écran)

Dans une déclaration indépendante, Ma'aden a également fait savoir qu'elle avait accepté d'acquérir une participation de 9,9 % dans la société américaine d'exploration et de développement de minéraux Ivanhoe Electric ainsi que de former un partenariat distinct avec Ivanhoe pour explorer et développer des projets miniers en Arabie saoudite.
Lors du Future Minerals Forum (FMF), à Riyad le 11 janvier, le PDG de Ma'aden a précisé que la coopération avec Ivanhoe aiderait l'Arabie saoudite à découvrir les véritables ressources minérales du royaume.
«Nous aurons avec Ivanhoe une coentreprise qui offrira un grand potentiel et permettra de découvrir les véritables ressources minérales», a précisé Wilt.
Dans un communiqué de presse séparé, Ivanhoe Electric a signalé avoir signé en marge du FMF un protocole d’accord avec Ma'aden pour explorer le cuivre, l'or, l'argent et les métaux électriques d’Arabie saoudite.
Le communiqué indique également que la coentreprise offrirait la possibilité d'utiliser la technologie Typhoon qui effectue des levés géophysiques.
Ivanhoe Electric a ajouté que la coentreprise fonctionnerait par le biais d'un conseil d'administration et d'un comité technique constitués à parts égales.
Dans une déclaration à Tadawul, Ma'aden a fait savoir que l'acquisition s’élevait à un montant total de 474 millions de SAR (126,4 millions de dollars). L'opération devrait être finalisée d'ici à la fin du premier trimestre 2023 et elle sera financée par les ressources de Ma'aden.
Ivanhoe Electric est une société technologique cotée à la Bourse de Toronto et à la Bourse de New York.
Wilt a en outre souligné que Ma'aden avait signé un autre accord de partenariat avec Barrick Gold Limited, une filiale de Barrick Gold Corp. Dans le cadre de cet accord, une nouvelle société à responsabilité limitée sera créée à Umm Ad Damar afin d’accélérer les activités d'exploration minière dans le Royaume.
Dans une déclaration à Tadawul, Ma'aden a indiqué qu'elle ponctionnerait 28,5 millions de riyals saoudiens sur ses ressources internes pour les activités d'exploration.
Lors de son discours au FMF, Wilt a également expliqué que l'Arabie saoudite était sur la voie de la transformation et que le secteur minier constitue le troisième pilier à l'économie du Royaume.
Lors d'un autre débat, il a évoqué les «talents» dont dispose le Royaume, affirmant que le pays «rivalise avec tous les endroits où j'ai travaillé ou dont j'ai entendu parler».
«Ce que nous devons faire, c'est les investir dans les métaux et les mines», a affirmé Wilt, ajoutant: «Nous devons tripler la taille de notre main-d'œuvre afin d'atteindre notre objectif qui prévoit une multiplication par dix d'ici à 2040. Ce qui signifie que je dois embaucher plus de 20 000 personnes. Nous [les grandes organisations] nous livrons une guerre pour recruter les candidats du Royaume.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Droits de douane : la Bourse de Paris creuse ses pertes et recule de plus de 3 %

Bourse de Paris (Photo AFP)
Bourse de Paris (Photo AFP)
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  • La Bourse de Paris s'enfonce jeudi, chutant de plus de 3 % au lendemain de l'offensive commerciale de Donald Trump
  • L'indice vedette CAC 40 reculait de 3,27 % à 7 602,01 points par rapport à la clôture de la veille, soit un recul de 256,82 points.

PARIS : La Bourse de Paris s'enfonce jeudi, chutant de plus de 3 % au lendemain de l'offensive commerciale de Donald Trump qui a décidé d'imposer des droits de douane massifs sur les produits importés aux États-Unis.

Vers 15 h 30, heure de Paris (13 h 30 GMT), l'indice vedette CAC 40 reculait de 3,27 % à 7 602,01 points par rapport à la clôture de la veille, soit un recul de 256,82 points.

L'offensive protectionniste de la Maison-Blanche, sans équivalent depuis les années 1930, prévoit l'application de droits de douane généralisés de 10 % sur l'ensemble des importations à partir du 5 avril à 04 h 01 GMT. Des majorations sont prévues à partir du 9 avril pour les pays jugés particulièrement hostiles en matière commerciale.

Les marchandises en provenance de l'Union européenne seront taxées à hauteur de 20 %.

« La réalité a été bien pire » que les attentes des marchés, affirme Oliver Blackbourn, gérant de portefeuille multi-actifs chez Janus Henderson.

« Les investisseurs sont ébranlés par les mesures plus agressives qu'anticipé prises par Donald Trump pour remodeler le paysage économique mondial », affirme Patrick Munnelly, analyste chez Tickmill Group.

Jeudi après-midi, le président français Emmanuel Macron réunira à l'Élysée les représentants de filières exportatrices et du patronat.

Les valeurs du luxe, dominantes dans l'indice CAC 40, voyaient rouge.

LVMH, leader mondial du secteur et première capitalisation boursière française, perdait 5,11 % à 545,80 euros par action, Hermès lâchait 3,63 % à 2 336 euros et Kering 5,80 % à 180,86 euros. 

Le géant français de l'optique EssilorLuxottica enregistrait quant à lui la pire chute du CAC 40 à la Bourse de Paris jeudi, particulièrement plombé par les nouveaux droits de douane annoncés par Donald Trump aux États-Unis, où il réalise près de la moitié de ses ventes.

Le titre du groupe, propriétaire de la célèbre marque Ray-Ban, perdait 7,32 %, s'échangeant contre 248 euros.

À l'inverse, les valeurs pharmaceutiques sont épargnées, la Maison Blanche ayant fait savoir dans la soirée du mercredi que certaines catégories, dont les produits pharmaceutiques, n'étaient pas concernées par ces droits de douane. 

Sanofi restait à l'équilibre (0,12 %) à 100,28 euros, tandis que BioMerieux gagnait 2,39 % à 119,90 euros et Eurofins prenait 2,51 % à 49,87 euros.

Les investisseurs sont à la recherche de valeurs qui dépendent en majeure partie de leur marché local et sont donc moins sensibles aux barrières douanières.

Jeudi, c'est le géant agroalimentaire français Danone qui a pris la tête du CAC 40, avec une hausse de 2,90 % à 72,46 euros. Le géant des télécommunications Orange prenait 2,25 % à 12,27 euros.


La Suisse se prépare à un véritable branle-bas de combat à la suite de l'imposition de droits de douane de 31 %

Les nouveaux modèles de montres Rolex land-dweller sont présentés dans une vitrine de l'horloger suisse Rolex au salon de l'horlogerie de luxe « Watches and Wonders Geneva », à Genève, le 1er avril 2025.  (Photo par Fabrice COFFRINI / AFP)
Les nouveaux modèles de montres Rolex land-dweller sont présentés dans une vitrine de l'horloger suisse Rolex au salon de l'horlogerie de luxe « Watches and Wonders Geneva », à Genève, le 1er avril 2025. (Photo par Fabrice COFFRINI / AFP)
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  • Seul point positif : la pharmacie, pilier de l'économie suisse et des exportations, est pour l'instant épargnée par le boulet de 31 %.
  • Ces droits de douane, jugés « excessivement élevés » pour les produits suisses, constituent un « coup dur » pour l'économie helvétique

ZURICK : La Suisse est sous le choc. Sonnée par le coup de massue de 31 % de droits de douane sur une multitude de produits exportés vers les États-Unis, elle est forcée de trouver une parade pour tenter de préserver son marché le plus important.

La surprise et le choc sont d'autant plus grands dans ce petit pays alpin après l'annonce de mercredi par le président Donald Trump, que l'Union européenne ne devrait être frappée que de 20 % de droits de douanes « réciproques » et que personne ne comprend comment l'administration américaine a fait ses calculs.

Seul point positif : la pharmacie, pilier de l'économie suisse et des exportations, est pour l'instant épargnée par le boulet de 31 %.

Ces droits de douane, jugés « excessivement élevés » pour les produits suisses, constituent un « coup dur » pour l'économie helvétique, a réagi l'organisation patronale Economiesuisse, qui appelle le Conseil fédéral (gouvernement) à « agir rapidement » pour négocier une solution avec le gouvernement américain, soulignant que la Suisse dispose de « solides arguments » à faire valoir.

Signe qu'il y a urgence, le Conseil fédéral tiendra une conférence de presse dès jeudi après-midi.

« Du point de vue économique, rien ne justifie les droits de douane américains contre la Suisse – bien au contraire », a insisté l'organisation patronale.

Le pays est « un partenaire économique de tout premier plan pour les États-Unis », rappelle Economiesuisse.

Elle souligne que la Suisse est « le sixième investisseur étranger » aux États-Unis et qu'elle « occupe même la première place en matière de recherche et développement ».

Les entreprises suisses y génèrent « environ 400 000 emplois », avec des salaires élevés en plus.

De plus, « la Suisse applique un taux de TVA très bas et n'a pas mis en place de mécanisme de compensation des émissions de CO2 à l'égard des pays tiers », ajoute l’organisation.

- L'excédent commercial excède -

Selon les statistiques de l'Office fédéral de la douane, les exportations de la Suisse, qui repose sur une industrie pharmaceutique florissante, ont atteint 52,65 milliards de francs suisses (54,97 milliards d'euros) vers les États-Unis, soit 18,6 % du total.

Les importations en provenance des États-Unis s'élevaient pour leur part à 14,13 milliards de francs suisses.

L'excédent commercial de la Suisse ou de tout autre pays est un chiffon rouge pour le président américain, qui y voit le signe d'une « arnaque ».

Dès mercredi soir, la présidente de la Suisse, Karin Keller-Sutter, a indiqué sur le réseau social X que Berne allait « définir rapidement la suite », sans préciser si le gouvernement envisage de répliquer ou non. 

« Les intérêts économiques à long terme du pays constituent la priorité », a ajouté la présidente, tout en estimant que « le respect du droit international et le libre-échange sont fondamentaux ».

Le Parti socialiste suisse, le Centre et les Vert-e-s suisses ont sommé le gouvernement de trouver une solution, le président du groupe centriste, Gerhard Pfister, déclarant que « l'augmentation des droits de douane nuit à tout le monde ».

- Les pays les moins frappés -

La Suisse réalise 51 % de ses exportations vers l'Union européenne, mais les États-Unis sont son plus gros marché.

En 2021, les États-Unis avaient détrôné l'Allemagne, qui était le premier marché d'exportation de la Suisse depuis 70 ans, sous l'effet de la hausse des produits pharmaceutiques vendus aux États-Unis. 

Entre 2001 et 2021, les exportations de la Suisse vers les États-Unis ont triplé, les trois quarts de cette progression étant attribuables au secteur de la chimie et de la pharmacie, comme l'avait alors expliqué l'Office fédéral de la douane.

Les produits pharmaceutiques ne sont pas épargnés par les droits de douane de 10 % qui s'appliqueront à toutes les importations aux États-Unis, mais ils font partie des produits exonérés.

Dans une note de marché, Mark Diethelm, analyste chez Vontobel, estime que les secteurs les plus touchés devraient être l'horlogerie et le secteur du luxe, ainsi que les entreprises suisses de taille moyenne. Les grandes entreprises, plus implantées aux États-Unis, qui y ont des usines, « pourraient même bénéficier des augmentations de prix » qui vont en résulter, selon lui.


Taxes américaines : les alcools français craignent un recul des exportations de 800 millions d'euros

Des bouteilles de vin français et italien sont exposées sur une étagère dans une épicerie le 13 mars 2025 à San Anselmo, Californie. Le président américain Donald Trump menace d'imposer des droits de douane de 200 % sur l'alcool provenant des pays de l'Union européenne. (Justin Sullivan/Getty Images/AFP)
Des bouteilles de vin français et italien sont exposées sur une étagère dans une épicerie le 13 mars 2025 à San Anselmo, Californie. Le président américain Donald Trump menace d'imposer des droits de douane de 200 % sur l'alcool provenant des pays de l'Union européenne. (Justin Sullivan/Getty Images/AFP)
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  • la filière française des vins et spiritueux craint un recul d'environ 800 millions d'euros des exportations pour les entreprises de l'Hexagone à cause des droits de douane de 20 % imposés aux marchandises de l'UE par l'administration Trump.
  • En 2024, la France a exporté pour environ 2,4 milliards d'euros de vin et 1,5 milliard d'euros de spiritueux vers les États-Unis, qui constituent son premier marché à l'exportation (25 %).

PARIS : Selon un communiqué publié dans la nuit de mercredi à jeudi, la filière française des vins et spiritueux craint un recul d'environ 800 millions d'euros des exportations pour les entreprises de l'Hexagone à cause des droits de douane de 20 % imposés aux marchandises de l'UE par l'administration Trump.

La menace brandie par Trump de taxes américaines à hauteur de 200 % n'a finalement pas été mise à exécution. La Fédération française des exportateurs de vins et spiritueux (FEVS) estime toutefois que la décision des États-Unis d'appliquer un droit de douane général de 20 % sur tous les produits importés de l'Union européenne « entraînera des conséquences extrêmement lourdes sur le secteur des vins et spiritueux français et européens » et « aura également un impact extrêmement négatif sur les importateurs, grossistes et détaillants américains ».

En France, « on peut craindre un recul des exportations d'environ 800 millions d'euros, ce chiffre passant à 1,6 milliard pour l'UE-27. Un tel recul aura un impact énorme sur l'emploi et l'économie du secteur », déplore la FEVS.

En 2024, la France a exporté pour environ 2,4 milliards d'euros de vin et 1,5 milliard d'euros de spiritueux vers les États-Unis, qui constituent son premier marché à l'exportation (25 %).

La FEVS souligne « l'importance de conserver un dialogue bilatéral ouvert et constructif autour d'un agenda positif sur les sujets de commerce transatlantique », « favorisant l'accès équitable et réciproque aux vins et spiritueux par l'élimination des droits de douane des deux côtés de l'Atlantique ».

De son côté, la Confédération nationale des appellations d'origine contrôlées (CNAOC) estime à plusieurs centaines de millions d’euros l'impact des nouvelles taxes douanières américaines sur la filière, rappelant que le marché américain représente près de 25 % des produits viticoles exportés sous indications géographiques (AOC et IGP).

Pour les eaux-de-vie (Cognac et Armagnac), « c’est une catastrophe d'une ampleur inimaginable. En addition du conflit avec la Chine, ces taxes vont mettre en très grande difficulté notre filière, avec un risque de cessations d’activité en chaîne en Charentes notamment », souligne Anthony Brun, vice-président de la CNAOC et président de l'Union générale des viticulteurs pour l'AOC Cognac, cité dans le communiqué. 

Sur un ton appelant lui aussi à l'apaisement, l'organisation SpiritsEurope « regrette que les spiritueux européens soient touchés par ces droits de douane », relevant que le secteur « soutient de nombreux emplois des deux côtés » de l'Atlantique.

« Nous voulons nous assurer d'un retour à un environnement offrant une croissance continue à la fois pour les producteurs européens et américains », plaide le lobby européen des spiritueux, qui « salue le désir de l'UE d'atteindre une solution négociée ».

Jeudi matin, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a tendu la main aux Américains pour trouver une solution négociée à leur offensive sur les droits de douane, qui touche de nombreux secteurs et tous les continents.

Concernant les alcools européens, Donald Trump avait menacé de porter ses surtaxes à 200 % si l'UE incluait le bourbon et les whiskys américains dans sa liste de rétorsions, comme elle l'envisageait. Depuis, Bruxelles a reporté à mi-avril la publication de sa liste de représailles.

Les représentants du secteur appellent l'Union européenne à laisser le bourbon et plus généralement leur activité hors du conflit.

Depuis l'accord UE-USA de 1997, les spiritueux sont exonérés de droits douaniers de part et d'autre de l'Atlantique. Pour « construire une relation commerciale positive » avec les États-Unis, les exportateurs français proposent aujourd'hui de faire de même pour les vins, encore soumis à de faibles taxes.