Foot: Messi, retour à l'ordinaire avec le PSG

L'attaquant argentin du Paris Saint-Germain Lionel Messi participe à une séance d'entraînement au terrain d'entraînement du club «Camp des Loges» à Saint-Germain-en-Laye, à l'ouest de Paris, le 5 janvier 2023. (Photo, AFP)
L'attaquant argentin du Paris Saint-Germain Lionel Messi participe à une séance d'entraînement au terrain d'entraînement du club «Camp des Loges» à Saint-Germain-en-Laye, à l'ouest de Paris, le 5 janvier 2023. (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 10 janvier 2023

Foot: Messi, retour à l'ordinaire avec le PSG

  • L'ancien Barcelonais est enfin disponible pour plonger dans le quotidien du championnat, une semaine après avoir regagné Paris et retrouvé le chemin des terrains et de l'entraînement
  • Le temps des festivités est bel et bien terminé pour le meneur de jeu de l'Albiceleste, honoré comme jamais au pays durant 15 jours après avoir décroché la 3e étoile de sa sélection

PARIS: L'heure du retour a sonné pour Lionel Messi. Tout juste auréolée de son titre de champion du monde, la superstar argentine renoue avec la compétition et la Ligue 1 sous le maillot du PSG, mercredi (21h00) contre Angers au Parc des Princes lors de la 18e journée.

L'ancien Barcelonais est enfin disponible pour plonger dans le quotidien du championnat, une semaine après avoir regagné Paris et retrouvé le chemin des terrains et de l'entraînement.

Le temps des festivités est bel et bien terminé pour le meneur de jeu de l'Albiceleste, honoré comme jamais au pays durant 15 jours après avoir décroché la 3e étoile de sa sélection. Messi est très attendu, d'autant que le leader du championnat a une obligation de résultat face au SCO, lanterne rouge de L1, après le faux-pas à Lens (3-1, le 1er janvier), désormais à quatre petits points au classement.

"Il y a une réaction à avoir par rapport à notre contre-performance à Lens, a reconnu l'entraîneur Christophe Galtier mardi. Il faudra montrer un autre visage, emballer le match, retrouver des automatismes, un allant, pour recréer une dynamique de victoire. On devra être à la fois vigilant sur le plan défensif mais être aussi meilleur sur le plan offensif que nous l'avons été ces derniers temps".

Dans ces conditions, le génie argentin est particulièrement espéré pour redonner du souffle à une attaque qui en manque singulièrement depuis le début de l'année.

Quel état physique?

Après avoir eu droit à une haie d'honneur au Camp des Loges mercredi dernier, Messi sera peut-être de nouveau célébré par le public parisien mais c'est surtout son niveau physique qui sera guetté, son ultime apparition sur une pelouse remontant au 18 décembre et la finale du Mondial remportée contre la France (3-3 ap, 4-2 tab).

"Il a joué une Coupe du monde extraordinaire avec beaucoup d'efforts physiques et de chocs. Je serai très à l'écoute de ce qu'il me dira. Je souhaite qu'il soit disponible pour Angers", avait déclaré Galtier, le 5 janvier.

Même si l'objectif pour l'encadrement du PSG est surtout de le remettre d'aplomb d'ici le 14 février et le 8e de finale aller de la Ligue des champions face au Bayern Munich, il est fort probable que l'Argentin soit titulaire, d'autant que l'attaque parisienne reste privée de son patron Kylian Mbappé, pas encore en phase de reprise après le repos post-Mondial octroyé il y a dix jours par le staff.

La même ambition guide la gestion du cas Neymar. Suspendu à Lens après son exclusion contre Strasbourg le 28 décembre (2-1), le Brésilien a été ménagé en 1/32 de finale de la Coupe de France à Châteauroux (3-1), vendredi.

Galtier ne veut surtout pas trop le solliciter alors qu'il a été sérieusement blessé à la cheville droite à la Coupe du monde. Le N.10 est en tout cas apte et a participé normalement à la séance de mardi, au contraire de Marco Verratti. Rentré précocement au vestiaire après avoir ressenti des douleurs au quadriceps droit, l'Italien est forfait contre Angers.


La manifestation de soutien à Le Pen "n'est pas un coup de force", dit Bardella

La présidente du parti d'extrême droite français Rassemblement national (RN), l'eurodéputé Jordan Bardella (G) et la présidente du groupe parlementaire du parti d'extrême droite français Rassemblement national (RN), Marine Le Pen, quittent le palais présidentiel de l'Élysée à Paris, le 26 août 2024, après leur rencontre avec le président français. (Photo by Bertrand GUAY / AFP)
La présidente du parti d'extrême droite français Rassemblement national (RN), l'eurodéputé Jordan Bardella (G) et la présidente du groupe parlementaire du parti d'extrême droite français Rassemblement national (RN), Marine Le Pen, quittent le palais présidentiel de l'Élysée à Paris, le 26 août 2024, après leur rencontre avec le président français. (Photo by Bertrand GUAY / AFP)
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  • « Ce n'est pas un coup de force, c'est au contraire une défense très claire et très profonde de l'État de droit et de la démocratie française.
  • « Cela nous semblait nécessaire que nous puissions nous exprimer directement aux Français.

STRASBOURG : La manifestation de soutien à Marine Le Pen prévue dimanche à Paris « n'est pas un coup de force », mais une mobilisation « pour la démocratie », a assuré mercredi Jordan Bardella, président du Rassemblement national, à des journalistes au Parlement européen à Strasbourg.

« Ce n'est pas un coup de force, c'est au contraire une défense très claire et très profonde de l'État de droit et de la démocratie française. C'est une mobilisation en réalité, non pas contre, mais pour la démocratie française », a déclaré l'eurodéputé au sujet de ce rassemblement annoncé par le RN après la condamnation de la triple candidate à la présidentielle à une peine d'inéligibilité immédiate.

« Cela nous semblait nécessaire (...) que nous puissions nous exprimer directement aux Français par l'intermédiaire de ces discours qui seront prononcés dimanche avec l'ensemble de nos cadres, de nos parlementaires et de nos militants », a-t-il ajouté.

Cette condamnation, que le RN qualifie de « scandale démocratique », compromet grandement ses chances de concourir une quatrième fois à la fonction suprême en 2027.

Pour Jordan Bardella, cela ne change « absolument rien » à sa relation avec Marine Le Pen, « si ce n'est qu'elle est peut-être encore plus forte qu'elle ne l'a été par le passé ».

« Je suis à ses côtés, je vais continuer à l'être (...) Nous allons évidemment mener le combat », a assuré l'eurodéputé qui faisait son retour au Parlement européen après avoir manqué les deux premiers jours de la session.

Il a qualifié de « bonne nouvelle » l'annonce de la justice qu'une décision en appel devrait être rendue « à l'été 2026 », donc bien avant la présidentielle.


Condamnation de Marine Le Pen: Macron rappelle au gouvernement l'indépendance de la justice

Le président français Emmanuel Macron (Photo AFP)
Le président français Emmanuel Macron (Photo AFP)
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  • Le président français Emmanuel Macron a « rappelé » que l'autorité judiciaire est indépendante et que les magistrats doivent être protégés
  • Le chef de l'État a également affirmé que « tous les justiciables ont droit au recours ».

PARIS : Mercredi en Conseil des ministres, le président français Emmanuel Macron a « rappelé » que l'autorité judiciaire est indépendante et que les magistrats doivent être protégés, après la condamnation de la cheffe de l'extrême droite Marine Le Pen qui a suscité des attaques contre les juges, ont rapporté des participants.

Le chef de l'État a également affirmé que « tous les justiciables ont droit au recours », selon ces sources. La justice a déjà fait savoir qu'un nouveau procès en appel pourrait se tenir dans des délais qui laissent une porte ouverte à une éventuelle candidature présidentielle en 2027 de la leader du Rassemblement national (RN), principale formation d'extrême droite française. 

Devant la presse, à l'issue du Conseil des ministres, la porte-parole du gouvernement Sophie Primas a rapporté mercredi les propos du chef de l'État.

« La première chose qu'il a rappelée, a poursuivi Mme Primas, est que la justice est évidemment indépendante et prend ses décisions en toute indépendance, et qu'il faut donc la respecter comme l'un des piliers de notre démocratie. La première, a-t-elle dit, est que la justice est indépendante et qu'elle prend ses décisions en toute indépendance et qu'il faut donc la respecter comme un pilier de notre démocratie.

« La troisième chose, pour rappeler que les menaces qui sont faites à l'encontre des magistrats sont absolument insupportables et intolérables, puisque nous sommes encore une fois dans une démocratie. Et la justice est tout à fait indépendante et doit être respectée », a-t-elle ajouté.

« Et la troisième chose, pour rappeler que chacun a le droit à une justice équivalente et que le droit est le même pour tous. »


Bac: l'épreuve de maths en première se précise pour l'an prochain

La ministre de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Elisabeth Borne, lors d'une conférence de presse à l'issue d'une visite à l'école élémentaire Claude-Monnet à Rueil-Malmaison, en banlieue parisienne, le 28 mars 2025. (Photo Thomas SAMSON / AFP)
La ministre de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Elisabeth Borne, lors d'une conférence de presse à l'issue d'une visite à l'école élémentaire Claude-Monnet à Rueil-Malmaison, en banlieue parisienne, le 28 mars 2025. (Photo Thomas SAMSON / AFP)
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  • Le Conseil supérieur de l'éducation (CSE, qui rassemble syndicats, associations de parents, collectivités, etc.) a majoritairement voté contre le projet de décret et d'arrêté
  • L'ex-ministre de l'Éducation nationale, Gabriel Attal, avait annoncé en décembre 2023 la création de cet examen sur le modèle de l'épreuve anticipée de français pour le baccalauréat en fin de première,

PARIS : Le projet d'épreuve de mathématiques en classe de première pour l'an prochain, qui vise à mettre en œuvre le « choc des savoirs » annoncé par l'ex-ministre de l'Éducation nationale Gabriel Attal, a été présenté mardi devant une instance consultative de l'Éducation nationale, étape-clé avant sa publication.

Le Conseil supérieur de l'éducation (CSE, qui rassemble syndicats, associations de parents, collectivités, etc.) a majoritairement voté contre le projet de décret et d'arrêté instaurant cette « épreuve terminale de culture mathématique aux baccalauréats général et technologique ».

Ils ont recueilli 0 voix pour, 27 contre, 31 abstentions et 4 refus de prendre part au vote (l'administration ne votant pas dans cette instance), un vote indicatif qui n'empêche pas la mise en œuvre de la réforme, selon des sources syndicales.

Cette épreuve écrite d'une durée de deux heures, qui entrera en vigueur au printemps 2026, sera « affectée d'un coefficient 2 » (points pris sur l’épreuve du Grand oral en terminale), selon ces textes, consultés par l'AFP.

L'ex-ministre de l'Éducation nationale, Gabriel Attal, avait annoncé en décembre 2023 la création de cet examen sur le modèle de l'épreuve anticipée de français pour le baccalauréat en fin de première, un projet confirmé en novembre 2024 par sa successeure, Anne Genetet.

Sophie Vénétitay, secrétaire générale du Snes-FSU, principal syndicat du second degré (collèges et lycées), qualifie auprès de l'AFP la mesure de « rafistolage supplémentaire du bac Blanquer », décidé en 2019 par l'ex-ministre Jean-Michel Blanquer.

Pour Jérôme Fournier, secrétaire national du SE Unsa, la nouvelle épreuve « alourdit la fin de l'année pour les élèves et les correcteurs ».

La première partie, qui est commune à tous les élèves, sera sous forme de QCM et pourrait être corrigée automatiquement, ce à quoi « de nombreuses organisations syndicales sont opposées », a-t-il ajouté, tandis que la deuxième partie devrait consister en des résolutions de problèmes.

Des projets de textes ont par ailleurs été votés au CSE relatif à « la mise en place du +parcours renforcé+ en classe de seconde générale et technologique » ou professionnelle à partir de la rentrée 2026, avec trois votes pour, 45 contre et 13 abstentions.

Mis en place par la ministre Élisabeth Borne, ce parcours est destiné aux élèves n’ayant pas obtenu le diplôme du brevet. Son organisation relèvera « de l’autonomie de l’établissement sur la base indicative de deux heures hebdomadaires sur tout ou partie de l’année », selon le projet d'arrêté.

Sophie Vénétitay déplore « une coquille vide » tandis que Tristan Brams (CFDT Éducation) regrette l'absence de « moyens supplémentaires ».