Jazan en Arabie saoudite: une terre promise riche en culture et en opportunités

Le tourisme prend un nouvel essor à Jazan. Les visiteurs peuvent profiter de magnifiques paysages naturels avec une dose vibrante de culture et de patrimoine locaux (Photo, AN/Huda Bashatah).
Le tourisme prend un nouvel essor à Jazan. Les visiteurs peuvent profiter de magnifiques paysages naturels avec une dose vibrante de culture et de patrimoine locaux (Photo, AN/Huda Bashatah).
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Publié le Mercredi 04 janvier 2023

Jazan en Arabie saoudite: une terre promise riche en culture et en opportunités

  • Le village du patrimoine est une importante attraction touristique
  • C'est une région pittoresque connue pour son patrimoine, sa culture et son hospitalité pour tous

JAZAN: Cet hiver, la province de Jazan est un haut-lieu pour les touristes en quête de détente, de promenades dans des paysages magnifiques, de la possibilité de goûter au célèbre café de la région et même d'opportunités d'investissement dans une industrie des loisirs en pleine expansion.

Un plan visant à développer l'économie touristique de la province a été approuvé par le prince Mohammed ben Nasser ben Abdelaziz, responsable du Conseil de développement du tourisme dans la région de Jazan. Depuis lors, la piste de la ville de Jazan et la piste des îles Farasan ont été approuvées comme itinéraires de randonnée touristique.

Le village du patrimoine, qui s'étend sur 2832 hectares, présente la riche culture de Jazan. L'architecture et les objets traditionnels illustrent le mode de vie historique de la région (Photo, AN/Huda Bashatah).

Le village du patrimoine, quant à lui, est une importante attraction touristique. Lors d'une visite du site par une équipe d'Arab News, le directeur du village, Mohammed Ali, a déclaré que le village est populaire en raison de son style architectural et de son patrimoine culturel.

Il y a plusieurs bâtiments historiques en pierre et en terre qui détaillent le mode de vie historique.

FAITS MARQUANTS

- La piste de la ville de Jazan et la piste des îles Farasan ont été approuvées comme itinéraires de randonnée touristique.

- Les femmes de Jazan vendent des produits traditionnels et artisanaux au village du patrimoine.

- Les visiteurs peuvent prendre un ferry pour les îles Farasan, dont la réserve a été incluse dans le programme de l'Unesco «L'homme et la biosphère».

«La région de Jazan s'est fait un nom au niveau mondial dans tous les domaines, qu'il s'agisse des affaires, du développement ou du tourisme. Dans le gouvernorat d'Al-Raith, par exemple, on trouve l'un des plus grands jardins modèles du monde», a souligné Ali.

Le village du patrimoine, qui s'étend sur 2832 hectares, présente la riche culture de Jazan. L'architecture et les objets traditionnels illustrent le mode de vie historique de la région (Photo, AN / Huda Bashatah).

«Dans les gouvernorats montagneux, on cultive le café, que l'Unesco a qualifié de l'un des meilleurs produits du monde.»

Selon Ali, le village, qui s'étend sur 2832 hectares, est le lieu où les coutumes et les traditions des montagnes, de la Tihama et de l'environnement maritime sont réunies en un seul endroit.

Sur la place du marché du village, Hamouda Hussain, une résidente locale, est l'une des nombreuses femmes qui vendent des produits traditionnels.

Le premier et principal facteur qui rend l’ensemble d'îles Farasan unique est la présence de deux importantes sortes de mangroves, Avicennia marina et Rhizophora mucronata (Photos AN par Huda Bashatah).

«J'aime la couture depuis que je suis enfant, et je suis ici pour vendre mes produits, des vêtements traditionnels populaires», a déclaré Hussain à Arab News. «Je fabrique également des mélanges de oud et de l'encens pour le corps. Je vois beaucoup de touristes qui viennent de partout au village du patrimoine et achètent mes produits.»

«Les touristes affluent davantage en hiver, pendant les vacances de printemps, le jour de la fondation  et la fête nationale», a-t-elle ajouté.

Après avoir visité le village, les touristes peuvent prendre un ferry pour les îles Farasan, dont la réserve est connue pour ses divers écosystèmes et sa faune rare; elle a été incluse dans le programme «L'homme et la biosphère», une initiative de l'Unesco.

L'assistant du capitaine du ferry, Yousef al-Seeni, a affirmé que rien ne le rend plus heureux que de voir des visiteurs du monde entier venir sur les îles.

«Nous avons reçu de nombreux touristes du monde entier et ils sont satisfaits de nous car le temps de navigation n'est que d'une heure», a indiqué Al-Seeni. Par conséquent, ils nous apprécient ainsi que la vue sur l'île et les dauphins, de même que la possibilité de s'adonner à leurs passe-temps favoris comme la plongée, la pêche, et une variété de sports comme la randonnée et la dégustation des délicieux fruits de mer.»

Jazan et Farasan sont célèbres pour le commerce du poisson et des perles qui sont vendus et exportés dans des pays du monde entier grâce à l'abondance des plages côtières riches en poissons, en crustacés et en coquillages.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


« Libye, patrimoine révélé » : l’IMA  célèbre 50 ans de coopération  archéologique  

Fouilles terrestres et sous-marines, recherches sur les premiers  peuplements néolithiques, étude des villes antiques et des sites  islamiques : l’exposition restitue la diversité chronologique et  géographique du patrimoine libyen. (AFP)
Fouilles terrestres et sous-marines, recherches sur les premiers  peuplements néolithiques, étude des villes antiques et des sites  islamiques : l’exposition restitue la diversité chronologique et  géographique du patrimoine libyen. (AFP)
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  • Depuis la fin des années 1960, la MAFL explore l’ensemble  du territoire libyen
  • Ses travaux ont profondément renouvelé les connaissances sur l’histoire du pays, révélant des occupations humaines continues, des échanges méditerranéens anciens et des paysages façonnés par les sociétés du passé

PARIS: Le musée de l’Institut du monde arabe présente  Libye, patrimoine révélé, une exposition consacrée au  travail scientifique mené depuis près de cinquante ans  par la Mission archéologique française en Libye (MAFL),  en étroite collaboration avec les autorités libyennes. 

À travers une sélection de photographies, films et documents  scientifiques, l’exposition donne à voir la richesse exceptionnelle  du patrimoine libyen, de la préhistoire à l’époque médiévale, tout  en mettant en lumière les enjeux contemporains de recherche, de  préservation et de restauration dans un contexte particulièrement  fragile. 

Un demi-siècle de recherches archéologiques en  Libye 

Depuis la fin des années 1960, la MAFL explore l’ensemble  du territoire libyen. Ses travaux ont profondément renouvelé les connaissances sur l’histoire du pays, révélant des occupations humaines continues, des échanges méditerranéens anciens et des paysages façonnés par les sociétés du passé. 

L’exposition documente ce travail scientifique de terrain et rend  visibles des missions souvent menées dans des contextes  géographiques et politiques complexes.
Du Sahara à la Méditerranée : des sites majeurs Le parcours présente plusieurs zones emblématiques étudiées par les équipes franco-libyennes : le Sahara du Măsak et  ses milliers de vestiges préhistoriques, les fortifications romaines  de Bu Njem, les grandes cités antiques comme Leptis Magna,  ou encore Apollonia, dont une partie est aujourd’hui engloutie. 

Fouilles terrestres et sous-marines, recherches sur les premiers  peuplements néolithiques, étude des villes antiques et des sites  islamiques : l’exposition restitue la diversité chronologique et  géographique du patrimoine libyen. 

Préserver un patrimoine menacé 

Depuis 2011, le patrimoine archéologique libyen fait face à une  intensification du pillage et du trafic illicite. L’exposition revient  sur les actions menées par la MAFL aux côtés des autorités et des  forces de l’ordre internationales pour identifier les œuvres dispersées,  documenter les sites menacés et favoriser leur restitution. 

Libye, patrimoine révélé met en lumière l’archéologie comme outil de  connaissance, de coopération internationale et de sauvegarde d’un  patrimoine universel encore largement méconnu.

 


Louvre: le nouveau président du musée confirme le projet de grands travaux

Des visiteurs font la queue pour entrer au musée du Musée du Louvre à Paris, le 9 août 2023. (AFP)
Des visiteurs font la queue pour entrer au musée du Musée du Louvre à Paris, le 9 août 2023. (AFP)
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  • Le nouveau président du Musée du Louvre, Christophe Leribault, confirme le vaste plan de rénovation « Louvre Nouvelle Renaissance », estimé à plus d’un milliard d’euros et jugé indispensable
  • Après le cambriolage d’octobre, le projet inclut un renforcement de la sécurité, la réorganisation des espaces et la création d’une nouvelle présentation pour la Joconde

PARIS: Le nouveau président du Louvre, Christophe Leribault, arrivé dans le sillage du spectaculaire vol survenu en octobre dans ce musée, a confirmé mardi le vaste plan de rénovation de l'établissement annoncé en 2025 par Emmanuel Macron, jugeant par ailleurs son coût "incompressible".

Evalué à plus d'un milliard d'euros, le plan "Louvre Nouvelle Renaissance", qui prévoit notamment la rénovation du bâtiment existant et l'aménagement d'un nouvel espace pour la Joconde, a été mis entre parenthèses depuis le cambriolage du 19 octobre.

"C'est un projet capital et nécessaire pour le Louvre. On ne peut pas continuer d'accueillir 9 millions de visiteurs par la Pyramide. Et il faut impérativement revoir les infrastructures, refaire les couvertures et les installations techniques dans le périmètre de la Cour carrée", a déclaré Christophe Leribault au journal Le Monde.

"Le coût est incompressible", a ajouté celui qui a succédé le 25 février à Laurence Des Cars, mise en difficulté par une série de rapports ayant pointé l'obsolescence des dispositifs de sûreté dans le plus grand musée du monde.

Il a toutefois concédé "envisager de réduire certains aménagements (...), mais cela restera marginal en matière d'économie".

Il a aussi indiqué chercher "330 millions d'euros" supplémentaires auprès des mécènes pour financer les travaux de rénovation.

Alors que le cambriolage a mis au jour des failles au sein de la sûreté du bâtiment, M. Leribault a souligné que "les grilles d'accès au domaine ont été restaurées" et qu'"un poste mobile de police est désormais actif près de la Pyramide".

Il a par ailleurs annoncé que la galerie Apollon, où s'est déroulé le vol des joyaux de la couronne de France, "rouvrira dans le courant du mois de juillet, sans vitrine au centre, telle qu'elle avait été conçue au XVIIe siècle, c'est-à-dire comme une galerie d'apparat".

"Les objets précieux qui s'y trouvaient seront exposés dans l'aile Richelieu" et les joyaux non dérobés, dont la couronne de l'impératrice Eugénie, retrouvée endommagée, "vont rester en lieu sûr, en attendant de disposer d'un espace sécurisé ailleurs dans le musée", a-t-il poursuivi.

La part des recettes de billetterie affectée à la politique d'acquisition d'oeuvres doit pour sa part passer de 20% à 12%, a-t-il indiqué, suivant une préconisation de la Cour des comptes.


Art Jameel présente une double exposition aux Émirats arabes unis et en Arabie saoudite

“Study of History III” (2017) de Subas Tamang (avec l'autorisation de l’artiste)
“Study of History III” (2017) de Subas Tamang (avec l'autorisation de l’artiste)
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  • Une exposition majeure reliant Djeddah et Dubaï, explorant l’impact des systèmes de navigation sur la vie contemporaine
  • Plus de 40 artistes internationaux interrogent cartographie, mobilité et infrastructures à travers des œuvres variées

DUBAÏ : Art Jameel s’apprête à présenter une exposition transrégionale s’étendant sur l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis. Intitulée « Global Positioning System », cette exposition collective en deux volets ouvrira en mai à Hayy Jameel à Djeddah, parallèlement à une présentation au Jameel Arts Centre à Dubaï.

L’exposition, qui se tiendra à Djeddah du 20 mai au 17 octobre et à Dubaï du 9 mai au 4 octobre, réunit plus de 40 artistes issus de plus de 20 pays, explorant la manière dont les systèmes de navigation façonnent la vie contemporaine.

À travers une large diversité d’œuvres, l’exposition examine la cartographie, la mobilité et les infrastructures qui régissent les déplacements, tout en questionnant leurs limites et leurs défaillances.

Commissariée par Indranjan Banerjee et Lucas Morin, « Global Positioning System » rassemble des installations de grande envergure, des œuvres conceptuelles et des projets axés sur la recherche.

Nora Razian, directrice adjointe d’Art Jameel et responsable des expositions et des programmes, a déclaré :
« Pour la première fois, nous présentons une exposition qui se déploie sur nos deux sites à Dubaï et Djeddah.

« “Global Positioning System” interroge les outils et les systèmes que nous utilisons pour nous orienter, mettant en lumière les tensions entre représentation cartographique et réalités vécues.

« Cette exposition s’inscrit dans l’engagement d’Art Jameel à favoriser un dialogue transrégional, où mobilité et échanges sont essentiels pour soutenir l’interconnexion dans notre monde partagé. »

Le volet de Djeddah réunit une sélection variée d’artistes internationaux et régionaux, dont Bani Abidi, Mahmoud Alhaj, Mona Hatoum et Nalini Malani. Abidi, Ana Amorim et Cinthia Marcelle présenteront des œuvres dans les deux éditions, à Dubaï et à Djeddah.

À Dubaï, la présentation au Jameel Arts Centre comprend de nouvelles commandes d’artistes tels que Vishwa Shroff, Seher Naveed et Fatma Al-Ali, ainsi que des prêts internationaux, dont l’installation vidéo monumentale « Parallel I-IV (2012-2014) » du cinéaste Harun Farocki. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com