AlUla se prépare à accueillir la prochaine vague de touristes

AlUla regorge de trésors historiques, parmi lesquels la cité nabatéenne de Hégra (le premier site saoudien inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco) et les tombes de Dadan, la capitale en pierre qui date des royaumes dadanite et lihyanite. (Shutterstock)
AlUla regorge de trésors historiques, parmi lesquels la cité nabatéenne de Hégra (le premier site saoudien inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco) et les tombes de Dadan, la capitale en pierre qui date des royaumes dadanite et lihyanite. (Shutterstock)
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Publié le Lundi 02 janvier 2023

AlUla se prépare à accueillir la prochaine vague de touristes

  • Le monument le plus célèbre de la ville est le Tantora; les anciens habitants de la Vieille Ville s'en servaient pour marquer le début des quarante jours de la saison des cultures d'hiver
  • La Maraya Concert Hall d'AlUla a accueilli de nombreux artistes internationaux et arabes comme le chanteur britannique Seal ou le comédien canadien Russell Peters

RIYAD: L'histoire d'AlUla remonte à plus de deux cent mille ans, ce qui en fait une destination particulièrement prisée, riche d’un patrimoine humain et naturel exceptionnel. Elle regorge de trésors historiques, parmi lesquels la cité nabatéenne de Hégra, premier site saoudien inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco. On y trouve également les tombes de Dadan, la capitale en pierre qui date des royaumes dadanite et lihyanite.
Le monument le plus célèbre de la ville est le Tantora; les anciens habitants de la Vieille Ville s'en servaient pour marquer le début des quarante jours de la saison des cultures d'hiver. Le festival Winter at Tantora porte le nom de ce lieu.
Après le succès rencontré par cet événement, qui s'est achevé en février 2022, le PDG de la Commission royale d'AlUla, Amr AlMadani, a annoncé que la destination accueillerait les touristes toute l'année. Il a précisé que la ville se préparait à recevoir deux cent cinquante mille visiteurs en 2023.
Lors d'une interview exclusive accordée à Arab News, M. AlMadani a indiqué que la commission du festival Winter at Tantora avait déjà permis de tester le potentiel d'AlUla.
Cette saison festive revêt une grande importance culturelle et s'accompagne de nombreuses célébrations. Fière de ses traditions ancestrales, la communauté continue de les célébrer chaque année.

Points forts

Ces sites historiques ont accueilli des ateliers culturels et archéologiques, tandis que la Vieille Ville et l'oasis ont proposé des spectacles à caractère historique.
C'est le 13 février que la ville a inauguré le 1er Festival des arts d'AlUla, qui proposait aux visiteurs de découvrir une série captivante d'expositions minutieusement conçues ainsi que de gigantesques installations en plein air réalisées par de nombreux artistes locaux et internationaux.

Le Festival des arts a enflammé l'hiver et il a prolongé la fête jusqu'à la fin du mois de mars.
La Commission royale d'AlUla a conclu un accord de partenariat avec le groupe français Accor dans le cadre de sa stratégie qui vise à transformer AlUla en une destination touristique axée sur la nature, la culture et le patrimoine.
AlUla se caractérise par un climat légèrement plus frais en été que les autres régions du Royaume.

 

 

Le festival a été relancé le 22 décembre 2022 et il se poursuivra jusqu'au 21 janvier 2023. Il propose une multitude d'activités équestres, dont un nouvel événement qui se consacre à la haute couture dédiée aux chevaux (Ikmah Fashion Cavalry), ainsi que la compétition Fursan Endurance Race Cup et l’AlUla Desert Polo.

Quand la beauté épouse l'art
En février dernier, la ville-oasis a accueilli un événement de quatre jours qui, grâce à la beauté des paysages, a rencontré un vif succès. Il mettait à l’honneur les agrumes de la région et proposait le panorama exceptionnel d'AlUla du sommet du Harrat Uwayrid.
Les sites du patrimoine ont accueilli des ateliers culturels et archéologiques. La Vieille Ville et l'oasis, quant à elles, ont présenté des spectacles historiques.
Bien entendu, la beauté ne va pas sans l'art. Ainsi, la ville a inauguré le 13 février le 1er Festival des arts d'AlUla. Les visiteurs ont pu découvrir un ensemble envoûtant d'expositions soigneusement organisées et de gigantesques installations à ciel ouvert réalisées par de nombreux artistes locaux et internationaux.
Le Festival des arts a enflammé l'hiver et il a prolongé la fête jusqu'à la fin du mois de mars.
La Maraya Concert Hall d'AlUla a accueilli de nombreux artistes internationaux et arabes comme le chanteur britannique Seal, le comédien canadien Russell Peters, l'auteur-compositeur-interprète international et phénomène d'Internet Naïka et la chanteuse irakienne Rahma Riad.
L'exposition «What Lies Within» a présenté dans la salle de concert Maraya d'AlUla des œuvres qui venaient de la collection privée de Basma al-Soulaimane, une collectionneuse saoudienne.
«Ce moment est une véritable fête pour nous», explique à Arab News l'artiste saoudienne et commissaire de l'exposition, Lulwa al-Homoud. «Basma al-Soulaimane s'est employée pendant des années à collecter et à préserver l'art contemporain saoudien.»
Desert X AlUla 2022, une autre exposition internationale d'art à ciel ouvert, se déroulait dans le canyon du désert d'AlUla. Elle a accueilli gratuitement les visiteurs de tous horizons.
Du 11 février au 30 mars, l'exposition a présenté quinze œuvres extraordinaires réalisées par autant d’artistes et créées spécialement pour AlUla.
Sur le thème «Sarab» («mirage»), l'exposition s’emparait des notions de mirage et d'oasis, qui font partie intégrante de l'histoire et de la culture du désert.
Cette exposition revêtait un caractère spirituel lorsqu'AlUla a proposé des forfaits spéciaux aux familles pendant le mois sacré du ramadan (avril 2022), notamment à l’occasion de l'iftar et du sahur, ainsi qu'une série d'activités nocturnes en plein air.

Destination touristique
À l'écart des lumières de la ville, les déserts reculés permettent d'admirer un ciel noir qui compte parmi les plus admirés du monde. AlUla est en effet, grâce à ses formations rocheuses spectaculaires, un lieu idéal pour contempler les étoiles et la lune.
La Commission royale d'AlUla a conclu ce même mois un accord de partenariat avec le groupe français Accor dans le cadre de sa stratégie qui vise à transformer AlUla en une destination touristique axée sur la nature, la culture et le patrimoine.
Le groupe hôtelier français exploitera un centre de villégiature agrandi baptisé «Ashar Resort». Il sera géré par la chaîne Banyan Tree.
Grâce à cet accord, quatre-vingt-deux villas de luxe, un spa de prestige et des restaurants gastronomiques accueilleront les touristes.
Le design propose des villas qui épousent subtilement le paysage naturel saisissant de la vallée de l'Ashar, située à 15 km de Hégra.
En juillet, AlUla a annoncé que trois vols directs par semaine étaient assurés au départ de Riyad. Ce nombre a ensuite été porté à cinq. Le trajet entre la ville et Djeddah est également assuré grâce à des vols effectués six jours par semaine. En outre, AlUla est reliée à Dammam par des vols réguliers en semaine.
AlUla se caractérise par son climat légèrement plus frais en été que les autres régions du Royaume.
Cette caractéristique en fait un lieu de prédilection pour les touristes qui souhaitent pratiquer des activités de plein air telles que le vélo, les randonnées à dos de chameau, la natation, les randonnées en journée et l'observation des étoiles la nuit.
Les passionnés de culture et de patrimoine peuvent participer à des visites guidées dans des lieux historiques tels que Hégra (la Vieille Ville d'AlUla) et dans six autres sites, situés notamment autour de Dadan et de Jabal Ikmah.
Pour les touristes plus aventureux ou plus actifs est également proposée la descente en tyrolienne, l'escalade, la randonnée sur le sentier de la vallée cachée ou un tour en hélicoptère pour apprécier le paysage à partir des airs.
L'observation des étoiles représente l'une des activités favorites des personnes qui veulent se détendre et passer leurs vacances de manière plus tranquille. L’Old Market Town a également été le théâtre de spectacles et de concerts.
La Commission royale d'AlUla a signé le 2 juillet un accord qui porte sur la conception d'un tramway avec la société française Systra, leader du secteur des transports. Le tramway d'AlUla reliera le gouvernorat à plusieurs stations, circuits, routes, points de repère et sites historiques.
Ce projet de tramway permettra de renforcer la durabilité des moyens de transport d'AlUla en réduisant les bouchons routiers et le bruit qui en résulte. Il vise en outre à exploiter l'énergie électrique durable de manière efficace et à relier les centres, les quartiers, les monuments historiques et les sites touristiques.
Au mois d'août, la ville a annoncé ses principaux événements et festivals pour 2022: le festival de musique Azimuth, AlUla Wellness Festival et Winter at Tantora.
Le groupe hôtelier français Accor a ouvert en octobre son premier complexe portant la marque Banyan Tree dans la ville d'AlUla, en Arabie saoudite.
John Northen, directeur exécutif des hôtels et des centres de villégiature auprès de la Commission royale d'AlUla, s’exprime en ces termes: «L'inauguration du Banyan Tree AlUla marque la réalisation de la dernière phase de développement de l'Ashar Valley, qui abrite également le fameux Maraya Hall.»
Le complexe AlManshiyah Plaza accueille désormais les visiteurs. Il s'agit d'une communauté animée où l'on trouve des restaurants et des cafés, des aires de jeu et des espaces communs. Elle propose des soirées musicales tous les vendredis.
La Commission s'emploie également à développer la Vieille Ville d'AlUla, où une boutique-hôtel de trente chambres ouvrira bientôt ses portes. «Ce projet revêt une dimension particulière; il vous donnera l'impression de voyager dans le temps et de vivre une expérience inédite», confie M. Northen à Arab News.
La ville a également rénové sa vaste réserve naturelle de Sharaan, qui s'étend sur 2 000 km² et abrite les léopards d'Arabie. «Nous construisons dans cette zone deux hôtels fascinants. L'un d'eux, conçu par l'architecte français Jean Nouvel, sera niché au creux de la montagne», précise M. Northen.
Entre le 30 septembre et le 22 octobre, le Festival des dattes d'AlUla a proposé une série d'activités culturelles. Les visiteurs ont pu apprendre comment les dattes étaient préservées grâce à la méthode Al-Shannah, une méthode exclusivement utilisée à AlUla (elle consiste à farcir des peaux d'animaux séchées avec des dattes lavées et séchées que l'on stocke pendant une longue période, de quatre mois à quatre ans, NDLR).
Le Festival des royaumes d'antan (Ancient Kingdoms Festival) s'est déroulé au mois de novembre. Il avait pour objectif d'intégrer le passé au présent grâce à des expériences inspirées par les civilisations qui se sont succédé pendant sept mille ans dans la péninsule Arabique.
Le festival a proposé une série d'événements artistiques ainsi que des événements à ciel ouvert sur les principaux monuments d'AlUla.
La Commission royale d'AlUla s'est également lancée dans le monde des métavers avec un modèle immersif en 3D de la tombe de Lihyan, fils de Kuza, à Hégra. Ce modèle a permis de recréer pour la première fois un site du patrimoine mondial de l'Unesco dans le monde des métavers.
Les visiteurs pourront accéder à ce site en ligne sur la plate-forme virtuelle Decentraland, qui propose à ses utilisateurs d'acheter et de parcourir virtuellement certains lieux. Les visiteurs pourront également effectuer un tour à 360 degrés de cette tombe haute de 72 pieds (près de 22 mètres, NDLR). Il s'agit d'une reconstitution fidèle du désert d'AlUla.
Mais les projets ne s'arrêtent pas là. Au mois de novembre, la fondation Catmosphere a lancé son deuxième Catwalk après succès que l'événement a connu en 2021, avec plus de vingt-sept mille participants venus de cent deux pays.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Pétrole en repli, Bourses d'Asie prudentes: le marché guette des signaux concrets d'apaisement au Moyen-Orient

A la Bourse de Tokyo, l'indice vedette Nikkei a clôturé en repli de 1,75% à 58.475,90 points, et l'indice élargi de 1,41% à 3.760,81 points. (AFP)
A la Bourse de Tokyo, l'indice vedette Nikkei a clôturé en repli de 1,75% à 58.475,90 points, et l'indice élargi de 1,41% à 3.760,81 points. (AFP)
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  • Pour l'heure, l'Iran verrouille toujours le détroit d'Ormuz, passage stratégique où transite d'ordinaire un cinquième du pétrole mondial et où la circulation est quasi-paralysée depuis fin février
  • Washington impose par ailleurs depuis lundi un blocus sur les navires en provenance ou à destination des ports iraniens

TOKYO: Les prix du pétrole sont repartis à la baisse vendredi en Asie, dans des marchés guettant les signaux tangibles sur de potentielles négociations entre Etats-Unis et Iran, tandis que Tokyo et Séoul reprenaient leur souffle au lendemain d'une envolée.

Recul du pétrole, prudence sur le Moyen-Orient

Vers 06H30 GMT, le cours du baril de West Texas Intermediate (WTI), pour livraison en mai, référence du marché américain, reculait de 1,49% à 93,28 dollars.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juin, référence mondiale, cédait 1,11% à 98,29 dollars.

Les cours de l'or noir ont effacé leurs gains de la veille, le marché restant dans l'attente de signaux concrets sur de potentielles négociations entre l'Iran et les Etats-Unis.

Certes, le président américain Donald Trump a estimé jeudi que les Etats-Unis et l'Iran étaient "très proches" d'un accord et affirmé que Téhéran acceptait de se séparer de son uranium enrichi, une des exigences majeures de Washington.

Donald Trump a en outre annoncé un cessez-le-feu de dix jours sur le front libanais, qui est entré en vigueur à 21h00 GMT.

Mais le marché doit composer avec des signaux contradictoires: le ministre américain de la Défense a ainsi dit jeudi que les Etats-Unis bombarderont à nouveau l'Iran si Téhéran "fait le mauvais choix".

L'Iran a menacé de bloquer la mer Rouge, tout en réaffirmant sa volonté de négocier. Et l'armée libanaise a accusé vendredi Israël d'avoir commis des "actes d'agression" et des bombardements en violation de la trêve.

Il n'y a pour l'instant "pas de date" fixée pour un deuxième round de discussions, a par ailleurs indiqué le porte-parole du ministère pakistanais des Affaires étrangères.

"Pour l'heure, le fait qu'aucune nouvelle série de pourparlers n'ait été programmée n'a qu'un impact modéré sur les marchés financiers (...) et le prix du pétrole reste inférieur à 100 dollars le baril",constate Kathleen Brooks, analyste de XTB.

"Toutefois, tant que le détroit d'Ormuz ne sera pas pleinement opérationnel, le prix du pétrole continuera de s'échanger avec une prime substantielle", prévient-elle.

Pour l'heure, l'Iran verrouille toujours le détroit d'Ormuz, passage stratégique où transite d'ordinaire un cinquième du pétrole mondial et où la circulation est quasi-paralysée depuis fin février.

Washington impose par ailleurs depuis lundi un blocus sur les navires en provenance ou à destination des ports iraniens.

La monnaie américaine montait légèrement (+0,19%) à 159,47 yens pour un dollar, tandis que l'or se stabilisait à 4.789 dollars l'once.

"S'il existe effectivement une voie rapide et crédible vers une résolution, l'optimisme récent pourrait persister, confortant la perspective à moyen terme d'un affaiblissement du dollar", observe Lloyd Chan, de MUFG.

"En revanche, si la diplomatie échoue et que l'optimisme s'estompe, le dollar pourrait rester soutenu plus longtemps", portée par les tensions inflationnistes.

Les Bourses d'Asie soufflent

A la Bourse de Tokyo, l'indice vedette Nikkei a clôturé en repli de 1,75% à 58.475,90 points, et l'indice élargi de 1,41% à 3.760,81 points.

A Séoul, l'indice Kospi a lâché 0,55%. La Bourse de Taipei a reculé de 0,88%, Sydney de 0,09%. L'indice hongkongais Hang Seng cédait 1,13% vers 06H30 GMT.

Guettant les signaux contradictoires au Moyen-Orient, les places asiatiques reprenaient leur souffle et faisaient une pause après avoir bondi la veille, le Nikkei s'élevant même à un sommet record en clôture.

"Compte tenu du nouveau record historique atteint par le Nikkei (jeudi), la prudence pourrait de nouveau s'imposer à ces niveaux élevés de valorisation", prévenaient les analystes de Tokai Tokyo Intelligence.

TSMC trébuche, les investisseurs prudents

Le géant taïwanais TSMC, premier sous-traitant mondial de semi-conducteurs, a publié jeudi un bénéfice net record pour le premier trimestre 2026, porté par la course effrénée au développement de l'intelligence artificielle (IA).

Il a vu pourtant son titre chuter de 2,64% vendredi à la Bourse de Taipei.

Ce repli reflète des prises de bénéfices, mais aussi l'inquiétude des investisseurs quant à la forte dépendance du groupe vis-à-vis d'un petit nombre de clients géants spécialisés dans l'IA.

"Les investisseurs sont amenés à se demander si une part trop importante des résultats de l'entreprise ne repose pas sur la capacité d'un groupe restreint d'+hyperscalers+ et de concepteurs de puces IA à maintenir leurs dépenses au rythme actuel", note Charu Chanana, de Saxo Markets. "Ce marché est difficile à impressionner".

 


« Data Center Resource 360 » : Veolia face à l’empreinte écologique du numérique

Lancement de « Data Center Resource 360 » à Londres, un événement organisé par Veolia réunissant dirigeants et experts autour des enjeux liés à la transition écologique des infrastructures numériques. (Photo: fournie)
Lancement de « Data Center Resource 360 » à Londres, un événement organisé par Veolia réunissant dirigeants et experts autour des enjeux liés à la transition écologique des infrastructures numériques. (Photo: fournie)
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  • Veolia lance « Data Center Resource 360 », une offre globale visant à rendre les data centers plus durables, circulaires et résilients dans un contexte de forte croissance du secteur
  • Cette solution permet jusqu’à 20 % de réutilisation d’énergie, une réduction de 75 % de l’empreinte hydrique et 95 % de recyclage et de réutilisation des déchets, tout en renforçant l’intégration locale et la sécurité environnementale

LONDRES: À Londres, Veolia a franchi une nouvelle étape dans sa stratégie environnementale en dévoilant « Data Center Resource 360 », une offre globale destinée à répondre à un défi croissant : concilier l’essor fulgurant des infrastructures numériques avec les impératifs écologiques et sociétaux.

Dans un monde où l’accès à l’information est devenu essentiel, la donnée s’impose désormais comme une ressource stratégique. Cette transformation s’accompagne toutefois d’un coût invisible mais considérable : les data centers, piliers de l’économie numérique, nécessitent des volumes toujours plus importants d’eau, d’énergie et d’infrastructures. Leur développement rapide — estimé à une croissance annuelle de plus de 11 % — accentue les tensions sur les ressources, notamment dans les zones urbaines où ils sont implantés.

Face à cette réalité, Veolia propose une approche holistique et intégrée. L’offre « Data Center Resource 360 » vise à transformer ces infrastructures en modèles de durabilité. Elle repose sur une gestion complète du cycle des ressources, permettant jusqu’à 75 % de réduction de l’empreinte hydrique, 95 % de recyclage et de valorisation des déchets, ainsi que 20 % de réutilisation de l’énergie.

Déjà déployée sur plus de 100 sites à travers le monde, notamment auprès des principaux opérateurs du secteur, cette offre s’appuie sur l’expertise combinée du groupe dans la gestion de l’eau, des déchets et de l’énergie.

« Il s’agit d’un marché stratégique, à la croisée des révolutions numérique et écologique », a déclaré Estelle Brachlianoff, directrice générale de Veolia, lors de l’événement de lancement. « À mesure que la pression sur les ressources s’intensifie, transformer les data centers en acteurs utiles aux territoires devient une nécessité », a-t-elle ajouté.

Estelle Brachlianoff a insisté sur l’ADN d’innovation du groupe, hérité de plus de 170 ans d’histoire. « Aujourd’hui, la donnée est la prochaine génération de ressources », a-t-elle affirmé. « Nous sommes le laboratoire d’innovation des services essentiels. » Une vision qui s’inscrit dans une logique d’anticipation : pour Veolia, innover consiste avant tout à sécuriser ce dont les sociétés ne peuvent se passer — l’eau, l’énergie, la santé. 

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Estelle Brachlianoff, directrice générale de Veolia, lors du lancement de « Data Center Resource 360 » à Londres. (Photo: fournie)

Cette ambition prend une dimension particulière dans un contexte marqué par l’essor de l’intelligence artificielle. Les industries de l’IA, fortement consommatrices de ressources, renforcent la pression sur l’eau, l’énergie et le foncier. Dans certaines régions du monde, comme le Moyen-Orient, où jusqu’à 85 % de l’eau provient du dessalement, ces enjeux prennent une dimension géopolitique. L’eau, à l’instar du pétrole, devient un levier stratégique pour la stabilité et le développement.

Veolia entend répondre à ces défis en s’appuyant sur ses technologies propriétaires et sa capacité à intervenir à toutes les échelles — des États aux collectivités locales. L’offre présentée à Londres s’appuie notamment sur des outils digitaux avancés, capables d’optimiser en temps réel les performances des installations, d’anticiper les risques et de maximiser l’efficacité opérationnelle.

La stratégie repose également sur un modèle décentralisé, permettant d’adapter les solutions aux spécificités locales tout en bénéficiant d’une expertise globale. « Notre échelle mondiale est un avantage compétitif qui nourrit la croissance locale », a souligné Estelle Brachlianoff. Cette capacité à “penser global, agir local” permet au groupe de proposer des solutions sur mesure, en lien direct avec les besoins des territoires.

Lors de l’événement, une table ronde consacrée à l’innovation dans les industries de l’IA a également mis en lumière le rôle clé des infrastructures dans la transformation numérique. Les data centers ne sont plus de simples installations techniques : ils deviennent des nœuds stratégiques, au croisement des enjeux industriels, environnementaux et sociétaux.

De son côté, Emmanuelle Menning, directrice générale adjointe en charge des finances, a insisté sur la nécessité de concilier innovation et déploiement à grande échelle. « L’innovation n’a de valeur que si elle peut être mise en œuvre efficacement et à coût maîtrisé », a-t-elle déclaré. Elle a rappelé que Veolia dessert aujourd’hui plus de 110 millions de personnes en eau, illustrant la capacité du groupe à opérer des solutions complexes à grande échelle. 

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Emmanuelle Menning, directrice générale adjointe en charge des finances de Veolia, lors du lancement de « Data Center Resource 360 » à Londres. (Photo : fournie)

Elle a également mis en avant le rôle croissant de l’intelligence artificielle dans les opérations du groupe, qu’il s’agisse de détecter les fuites, d’optimiser la consommation énergétique ou encore d’améliorer la maintenance prédictive. « L’IA et l’innovation de design permettent de générer des gains opérationnels significatifs pour nos clients, nos partenaires et nos équipes », a-t-elle ajouté.

Au-delà de la performance environnementale, l’enjeu est aussi économique. Dans un marché estimé à plusieurs milliards de dollars, les solutions intégrées pour data centers connaissent une croissance rapide. Veolia entend s’y positionner comme un acteur de référence, en capitalisant sur son expertise dans la gestion de l’eau, des déchets et de l’énergie.

Avec « Data Center Resource 360 », le groupe ne se contente pas de répondre à une problématique technique : il propose une nouvelle vision des infrastructures numériques. Des infrastructures capables non seulement de réduire leur empreinte, mais aussi de créer de la valeur pour les territoires, notamment grâce à la récupération de chaleur ou à une meilleure intégration dans les réseaux locaux.

À l’heure où la transition écologique s’impose comme une priorité mondiale, Veolia fait le pari que l’innovation, alliée à une approche systémique, peut transformer les contraintes en opportunités — et faire des data centers un levier clé du développement durable.


Hermès pénalisé au premier trimestre par la guerre au Moyen-Orient et les taux de change

L'activité dans les magasins du groupe, en croissance de 7%, "a perdu presque 1,5 point de croissance lié aux événements au Moyen-Orient". (AFP)
L'activité dans les magasins du groupe, en croissance de 7%, "a perdu presque 1,5 point de croissance lié aux événements au Moyen-Orient". (AFP)
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  • L'activité dans les magasins du groupe, en croissance de 7%, "a perdu presque 1,5 point de croissance lié aux événements au Moyen-Orient", a précisé à des journalistes le directeur général finances, Éric du Halgouët
  • "On avait une très belle croissance à deux chiffres en janvier et février, le mois de mars a marqué un coup d'arrêt puisque notre activité s'est trouvée en recul de 40%", "principalement aux Émirats arabes unis"

PARIS: Le groupe français de luxe Hermès a publié mercredi des ventes en baisse de 1,4% sur un an à 4,1 milliards d'euros au premier trimestre, pénalisées par les taux de change et la guerre au Moyen-Orient.

A taux de change constant, le chiffre d'affaires du sellier-maroquinier progresse de 6%, l’effet défavorable des changes représentant 290 millions d'euros. "Dans un contexte géopolitique sous tension, la maison Hermès garde son cap", déclare le gérant du groupe Axel Dumas, cité dans le communiqué.

L'activité dans les magasins du groupe, en croissance de 7%, "a perdu presque 1,5 point de croissance lié aux événements au Moyen-Orient", a précisé à des journalistes le directeur général finances, Éric du Halgouët.

"On avait une très belle croissance à deux chiffres en janvier et février, le mois de mars a marqué un coup d'arrêt puisque notre activité s'est trouvée en recul de 40%", "principalement aux Émirats arabes unis", a-t-il détaillé, précisant que le groupe opère dans six magasins dans cette zone qui représentent "4% des ventes du groupe".

Les ventes aux Royaume-Uni, en Italie et en Suisse ont également souffert de cette guerre car Hermès y a un "proportion significative de clientèle du Moyen-Orient", selon le directeur finances.

Les ventes en France, en baisse de 2,8% à 347 millions d'euros sont pénalisées par "le ralentissement des flux touristiques, notamment en mars", selon le communiqué.

Pour les autres régions, les ventes en Amérique, Japon et Europe hors France "réalisent de belles progressions", "malgré le ralentissement des flux touristiques en lien avec les événements survenus au Moyen- Orient".

La zone Amérique "réalise un premier trimestre exceptionnel, avec une croissance équilibrée dans tous les métiers, tant aux États-Unis, qu'au Canada ou en Amérique du Sud", avec un chiffre d'affaires en hausse de 6,4% à 739 millions d'euros.

Le chiffre d'affaires au Japon en baisse de 3,9% (mais en hausse de 9,6% à taux de change constant) atteint 404 millions d'euros grâce à la clientèle locale.

En Europe hors France, le chiffre d'affaires est en hausse de 7,6% à 538 millions d'euros, soutenu par la demande locale également.

Le chiffre d'affaires en Asie hors Japon baisse de 4,6% (mais augmente de 2,2% hors effet de change) à 1,88 milliard d'euros avec une Grande Chine (qui inclut Hong Kong, Taïwan, Macao et la Chine) qui "poursuit une légère croissance".