AlUla se prépare à accueillir la prochaine vague de touristes

AlUla regorge de trésors historiques, parmi lesquels la cité nabatéenne de Hégra (le premier site saoudien inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco) et les tombes de Dadan, la capitale en pierre qui date des royaumes dadanite et lihyanite. (Shutterstock)
AlUla regorge de trésors historiques, parmi lesquels la cité nabatéenne de Hégra (le premier site saoudien inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco) et les tombes de Dadan, la capitale en pierre qui date des royaumes dadanite et lihyanite. (Shutterstock)
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Publié le Lundi 02 janvier 2023

AlUla se prépare à accueillir la prochaine vague de touristes

  • Le monument le plus célèbre de la ville est le Tantora; les anciens habitants de la Vieille Ville s'en servaient pour marquer le début des quarante jours de la saison des cultures d'hiver
  • La Maraya Concert Hall d'AlUla a accueilli de nombreux artistes internationaux et arabes comme le chanteur britannique Seal ou le comédien canadien Russell Peters

RIYAD: L'histoire d'AlUla remonte à plus de deux cent mille ans, ce qui en fait une destination particulièrement prisée, riche d’un patrimoine humain et naturel exceptionnel. Elle regorge de trésors historiques, parmi lesquels la cité nabatéenne de Hégra, premier site saoudien inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco. On y trouve également les tombes de Dadan, la capitale en pierre qui date des royaumes dadanite et lihyanite.
Le monument le plus célèbre de la ville est le Tantora; les anciens habitants de la Vieille Ville s'en servaient pour marquer le début des quarante jours de la saison des cultures d'hiver. Le festival Winter at Tantora porte le nom de ce lieu.
Après le succès rencontré par cet événement, qui s'est achevé en février 2022, le PDG de la Commission royale d'AlUla, Amr AlMadani, a annoncé que la destination accueillerait les touristes toute l'année. Il a précisé que la ville se préparait à recevoir deux cent cinquante mille visiteurs en 2023.
Lors d'une interview exclusive accordée à Arab News, M. AlMadani a indiqué que la commission du festival Winter at Tantora avait déjà permis de tester le potentiel d'AlUla.
Cette saison festive revêt une grande importance culturelle et s'accompagne de nombreuses célébrations. Fière de ses traditions ancestrales, la communauté continue de les célébrer chaque année.

Points forts

Ces sites historiques ont accueilli des ateliers culturels et archéologiques, tandis que la Vieille Ville et l'oasis ont proposé des spectacles à caractère historique.
C'est le 13 février que la ville a inauguré le 1er Festival des arts d'AlUla, qui proposait aux visiteurs de découvrir une série captivante d'expositions minutieusement conçues ainsi que de gigantesques installations en plein air réalisées par de nombreux artistes locaux et internationaux.

Le Festival des arts a enflammé l'hiver et il a prolongé la fête jusqu'à la fin du mois de mars.
La Commission royale d'AlUla a conclu un accord de partenariat avec le groupe français Accor dans le cadre de sa stratégie qui vise à transformer AlUla en une destination touristique axée sur la nature, la culture et le patrimoine.
AlUla se caractérise par un climat légèrement plus frais en été que les autres régions du Royaume.

 

 

Le festival a été relancé le 22 décembre 2022 et il se poursuivra jusqu'au 21 janvier 2023. Il propose une multitude d'activités équestres, dont un nouvel événement qui se consacre à la haute couture dédiée aux chevaux (Ikmah Fashion Cavalry), ainsi que la compétition Fursan Endurance Race Cup et l’AlUla Desert Polo.

Quand la beauté épouse l'art
En février dernier, la ville-oasis a accueilli un événement de quatre jours qui, grâce à la beauté des paysages, a rencontré un vif succès. Il mettait à l’honneur les agrumes de la région et proposait le panorama exceptionnel d'AlUla du sommet du Harrat Uwayrid.
Les sites du patrimoine ont accueilli des ateliers culturels et archéologiques. La Vieille Ville et l'oasis, quant à elles, ont présenté des spectacles historiques.
Bien entendu, la beauté ne va pas sans l'art. Ainsi, la ville a inauguré le 13 février le 1er Festival des arts d'AlUla. Les visiteurs ont pu découvrir un ensemble envoûtant d'expositions soigneusement organisées et de gigantesques installations à ciel ouvert réalisées par de nombreux artistes locaux et internationaux.
Le Festival des arts a enflammé l'hiver et il a prolongé la fête jusqu'à la fin du mois de mars.
La Maraya Concert Hall d'AlUla a accueilli de nombreux artistes internationaux et arabes comme le chanteur britannique Seal, le comédien canadien Russell Peters, l'auteur-compositeur-interprète international et phénomène d'Internet Naïka et la chanteuse irakienne Rahma Riad.
L'exposition «What Lies Within» a présenté dans la salle de concert Maraya d'AlUla des œuvres qui venaient de la collection privée de Basma al-Soulaimane, une collectionneuse saoudienne.
«Ce moment est une véritable fête pour nous», explique à Arab News l'artiste saoudienne et commissaire de l'exposition, Lulwa al-Homoud. «Basma al-Soulaimane s'est employée pendant des années à collecter et à préserver l'art contemporain saoudien.»
Desert X AlUla 2022, une autre exposition internationale d'art à ciel ouvert, se déroulait dans le canyon du désert d'AlUla. Elle a accueilli gratuitement les visiteurs de tous horizons.
Du 11 février au 30 mars, l'exposition a présenté quinze œuvres extraordinaires réalisées par autant d’artistes et créées spécialement pour AlUla.
Sur le thème «Sarab» («mirage»), l'exposition s’emparait des notions de mirage et d'oasis, qui font partie intégrante de l'histoire et de la culture du désert.
Cette exposition revêtait un caractère spirituel lorsqu'AlUla a proposé des forfaits spéciaux aux familles pendant le mois sacré du ramadan (avril 2022), notamment à l’occasion de l'iftar et du sahur, ainsi qu'une série d'activités nocturnes en plein air.

Destination touristique
À l'écart des lumières de la ville, les déserts reculés permettent d'admirer un ciel noir qui compte parmi les plus admirés du monde. AlUla est en effet, grâce à ses formations rocheuses spectaculaires, un lieu idéal pour contempler les étoiles et la lune.
La Commission royale d'AlUla a conclu ce même mois un accord de partenariat avec le groupe français Accor dans le cadre de sa stratégie qui vise à transformer AlUla en une destination touristique axée sur la nature, la culture et le patrimoine.
Le groupe hôtelier français exploitera un centre de villégiature agrandi baptisé «Ashar Resort». Il sera géré par la chaîne Banyan Tree.
Grâce à cet accord, quatre-vingt-deux villas de luxe, un spa de prestige et des restaurants gastronomiques accueilleront les touristes.
Le design propose des villas qui épousent subtilement le paysage naturel saisissant de la vallée de l'Ashar, située à 15 km de Hégra.
En juillet, AlUla a annoncé que trois vols directs par semaine étaient assurés au départ de Riyad. Ce nombre a ensuite été porté à cinq. Le trajet entre la ville et Djeddah est également assuré grâce à des vols effectués six jours par semaine. En outre, AlUla est reliée à Dammam par des vols réguliers en semaine.
AlUla se caractérise par son climat légèrement plus frais en été que les autres régions du Royaume.
Cette caractéristique en fait un lieu de prédilection pour les touristes qui souhaitent pratiquer des activités de plein air telles que le vélo, les randonnées à dos de chameau, la natation, les randonnées en journée et l'observation des étoiles la nuit.
Les passionnés de culture et de patrimoine peuvent participer à des visites guidées dans des lieux historiques tels que Hégra (la Vieille Ville d'AlUla) et dans six autres sites, situés notamment autour de Dadan et de Jabal Ikmah.
Pour les touristes plus aventureux ou plus actifs est également proposée la descente en tyrolienne, l'escalade, la randonnée sur le sentier de la vallée cachée ou un tour en hélicoptère pour apprécier le paysage à partir des airs.
L'observation des étoiles représente l'une des activités favorites des personnes qui veulent se détendre et passer leurs vacances de manière plus tranquille. L’Old Market Town a également été le théâtre de spectacles et de concerts.
La Commission royale d'AlUla a signé le 2 juillet un accord qui porte sur la conception d'un tramway avec la société française Systra, leader du secteur des transports. Le tramway d'AlUla reliera le gouvernorat à plusieurs stations, circuits, routes, points de repère et sites historiques.
Ce projet de tramway permettra de renforcer la durabilité des moyens de transport d'AlUla en réduisant les bouchons routiers et le bruit qui en résulte. Il vise en outre à exploiter l'énergie électrique durable de manière efficace et à relier les centres, les quartiers, les monuments historiques et les sites touristiques.
Au mois d'août, la ville a annoncé ses principaux événements et festivals pour 2022: le festival de musique Azimuth, AlUla Wellness Festival et Winter at Tantora.
Le groupe hôtelier français Accor a ouvert en octobre son premier complexe portant la marque Banyan Tree dans la ville d'AlUla, en Arabie saoudite.
John Northen, directeur exécutif des hôtels et des centres de villégiature auprès de la Commission royale d'AlUla, s’exprime en ces termes: «L'inauguration du Banyan Tree AlUla marque la réalisation de la dernière phase de développement de l'Ashar Valley, qui abrite également le fameux Maraya Hall.»
Le complexe AlManshiyah Plaza accueille désormais les visiteurs. Il s'agit d'une communauté animée où l'on trouve des restaurants et des cafés, des aires de jeu et des espaces communs. Elle propose des soirées musicales tous les vendredis.
La Commission s'emploie également à développer la Vieille Ville d'AlUla, où une boutique-hôtel de trente chambres ouvrira bientôt ses portes. «Ce projet revêt une dimension particulière; il vous donnera l'impression de voyager dans le temps et de vivre une expérience inédite», confie M. Northen à Arab News.
La ville a également rénové sa vaste réserve naturelle de Sharaan, qui s'étend sur 2 000 km² et abrite les léopards d'Arabie. «Nous construisons dans cette zone deux hôtels fascinants. L'un d'eux, conçu par l'architecte français Jean Nouvel, sera niché au creux de la montagne», précise M. Northen.
Entre le 30 septembre et le 22 octobre, le Festival des dattes d'AlUla a proposé une série d'activités culturelles. Les visiteurs ont pu apprendre comment les dattes étaient préservées grâce à la méthode Al-Shannah, une méthode exclusivement utilisée à AlUla (elle consiste à farcir des peaux d'animaux séchées avec des dattes lavées et séchées que l'on stocke pendant une longue période, de quatre mois à quatre ans, NDLR).
Le Festival des royaumes d'antan (Ancient Kingdoms Festival) s'est déroulé au mois de novembre. Il avait pour objectif d'intégrer le passé au présent grâce à des expériences inspirées par les civilisations qui se sont succédé pendant sept mille ans dans la péninsule Arabique.
Le festival a proposé une série d'événements artistiques ainsi que des événements à ciel ouvert sur les principaux monuments d'AlUla.
La Commission royale d'AlUla s'est également lancée dans le monde des métavers avec un modèle immersif en 3D de la tombe de Lihyan, fils de Kuza, à Hégra. Ce modèle a permis de recréer pour la première fois un site du patrimoine mondial de l'Unesco dans le monde des métavers.
Les visiteurs pourront accéder à ce site en ligne sur la plate-forme virtuelle Decentraland, qui propose à ses utilisateurs d'acheter et de parcourir virtuellement certains lieux. Les visiteurs pourront également effectuer un tour à 360 degrés de cette tombe haute de 72 pieds (près de 22 mètres, NDLR). Il s'agit d'une reconstitution fidèle du désert d'AlUla.
Mais les projets ne s'arrêtent pas là. Au mois de novembre, la fondation Catmosphere a lancé son deuxième Catwalk après succès que l'événement a connu en 2021, avec plus de vingt-sept mille participants venus de cent deux pays.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Middle East Energy 2026: la France mise sur des réseaux électriques plus intelligents et résilients dans le Golfe

 La France entend renforcer sa présence dans le secteur énergétique du Golfe à l’occasion de la 50e édition de Middle East Energy, qui se tiendra du 1er au 3 septembre au Dubai World Trade Centre. (Photo d'archive fournie)
La France entend renforcer sa présence dans le secteur énergétique du Golfe à l’occasion de la 50e édition de Middle East Energy, qui se tiendra du 1er au 3 septembre au Dubai World Trade Centre. (Photo d'archive fournie)
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  • Aux Émirats arabes unis, la stratégie énergétique à l’horizon 2050 prévoit entre 150 et 200 milliards de dirhams (40,8 à 54,5 milliards de dollars) d’investissements d’ici 2030, alors que le pays poursuit le développement de ses infrastructures
  • À Dubaï, la Dubai Electricity and Water Authority (DEWA) prévoit notamment d’investir 7 milliards de dirhams dans son programme de Smart Grid jusqu’en 2035

DUBAÏ : La France entend renforcer sa présence dans le secteur énergétique du Golfe à l’occasion de la 50e édition de Middle East Energy, qui se tiendra du 1er au 3 septembre au Dubai World Trade Centre. À travers un pavillon dédié de Business France, 13 entreprises françaises présenteront leurs technologies et leur expertise dans des domaines allant de la protection des réseaux à l’intégration des énergies renouvelables.

Cette participation intervient alors que les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) accélèrent la transformation de leurs systèmes électriques. L’augmentation de la demande en électricité, le développement rapide des énergies renouvelables et la numérisation des économies régionales placent désormais les réseaux électriques au cœur des stratégies énergétiques.

Pour la France, cette évolution ouvre un espace important pour ses entreprises spécialisées dans les infrastructures électriques, l’automatisation, la cybersécurité des systèmes industriels, le stockage et l’alimentation électrique critique.

Des investissements massifs dans les infrastructures électriques

Aux Émirats arabes unis, la stratégie énergétique à l’horizon 2050 prévoit entre 150 et 200 milliards de dirhams (40,8 à 54,5 milliards de dollars) d’investissements d’ici 2030, alors que le pays poursuit le développement de ses infrastructures énergétiques et de ses réseaux intelligents.

À Dubaï, la Dubai Electricity and Water Authority (DEWA) prévoit notamment d’investir 7 milliards de dirhams dans son programme de Smart Grid jusqu’en 2035. L’objectif est de recourir davantage aux technologies numériques, à l’automatisation et à l’analyse des données afin d'améliorer la fiabilité et l’efficacité du réseau et de faciliter l’intégration des énergies renouvelables.

Le mouvement dépasse les frontières des Émirats. Dans l’ensemble du CCG, les interconnexions électriques et la flexibilité des réseaux deviennent des priorités à mesure que les capacités de production évoluent.

Parmi les projets structurants figure notamment l’interconnexion directe entre Oman et le réseau électrique du CCG, portée par la GCC Interconnection Authority. Le projet prévoit environ 530 kilomètres de lignes de transport à 400 kV, afin de renforcer les échanges d’électricité entre Oman et le réseau régional et d’accroître la résilience du système électrique.

Le réseau, nouveau pilier de la transition énergétique

La transformation du secteur énergétique du Golfe ne se limite plus à la construction de nouvelles capacités de production. Elle concerne désormais l’ensemble de l’infrastructure permettant de transporter, distribuer, contrôler et sécuriser l’électricité.

Cette évolution est particulièrement importante avec l’essor du solaire et d’autres sources renouvelables, dont la production peut être variable. Les réseaux doivent ainsi devenir plus flexibles et capables de gérer des flux d’électricité plus complexes.

À l’échelle mondiale, les besoins d’investissement sont considérables. Selon le rapport Electricity 2026 de l’Agence internationale de l’énergie, les investissements annuels dans les réseaux électriques devront augmenter d’environ 50 % d’ici 2030, par rapport à leur niveau actuel d’environ 400 milliards de dollars, pour suivre la croissance de la demande mondiale.

La résilience des infrastructures, leur capacité à intégrer les énergies renouvelables et leur numérisation deviennent ainsi des enjeux stratégiques, aussi bien pour les économies développées que pour les marchés du Golfe.

Un partenariat franco-émirati qui s’élargit

La présence française à Middle East Energy s'inscrit également dans le renforcement des relations économiques entre Paris et Abou Dhabi.

Les Émirats arabes unis constituent le premier client de la France dans le Golfe. Les échanges commerciaux entre les deux pays ont atteint 10,8 milliards d’euros en 2025, contre 8,5 milliards en 2024 et 7,4 milliards en 2023.

La coopération bilatérale s’étend désormais à plusieurs secteurs stratégiques, notamment la transition énergétique, la lutte contre le changement climatique, les technologies avancées et l’intelligence artificielle.

En février 2025, Masdar, TotalEnergies et 2PointZero ont notamment signé un accord-cadre visant à favoriser le développement de l’accès aux énergies propres dans les marchés émergents, dans le cadre du UAE-France High-Level Business Council.

Cette coopération s’appuie également sur le Partenariat stratégique global dans le domaine de l’énergie, établi entre la France et les Émirats en 2022.

Treize entreprises françaises au rendez-vous

Le pavillon français réunira 13 entreprises couvrant plusieurs segments de la chaîne de valeur électrique.

Dans le domaine de la protection et de la résilience des réseaux, CITEL-2CP, France Paratonnerres, INDELEC, OBSTA et SERGI Transformer Protector présenteront notamment des solutions de protection contre les surtensions et la foudre, de prévention des explosions et incendies de transformateurs, ainsi que des technologies destinées aux infrastructures critiques.

Sur le volet de la mesure, de la supervision et de l’automatisation, Chauvin Arnoux Middle East / Chauvin Arnoux Energy, AOIP et Straton Automation proposeront des solutions de surveillance des réseaux électriques, de test et mesure, d’étalonnage et d’automatisation industrielle.

Michaud Export, Transalpes Composite et SOC EXPL General Produits Industriels mettront pour leur part en avant leur expertise dans les réseaux de distribution basse tension, les supports de réseaux et les solutions industrielles isolantes.

Enfin, EnerSys, Infosec UPS System et Terracotta présenteront des solutions liées à l’alimentation électrique critique, notamment les batteries, les chargeurs, les systèmes d’alimentation sans interruption et les équipements électriques.

Au-delà de la diversité des technologies présentées, cette présence française illustre une volonté de se positionner sur l’ensemble de la transformation des réseaux électriques du Golfe.

Alors que les pays de la région cherchent à concilier croissance de la demande, déploiement des renouvelables et sécurité énergétique, la prochaine étape de leur transition pourrait bien se jouer moins dans la seule capacité de produire davantage d’électricité que dans celle de disposer de réseaux capables de la transporter, de la gérer et de la sécuriser plus intelligemment.


La carte Visa marque le retour de la Syrie dans le système financier mondial: Al-Sharaa utilise sa carte pour acheter un café

« En espèces ou par carte, Monsieur le Président ? ». (AFP)
« En espèces ou par carte, Monsieur le Président ? ». (AFP)
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  • Les États-Unis ont retiré la Syrie de leur liste des États soutenant le terrorisme après 47 ans
  • « Prêts à reconstruire la nation », déclare Ahmad Al-Sharaa

RIYAD: « En espèces ou par carte, Monsieur le Président ? »

D’un simple geste sur un terminal de paiement à Damas, le président Ahmad Al-Sharaa a marqué le retrait de la Syrie de la liste américaine des États soutenant le terrorisme et le retour de ce pays arabe au sein du système financier mondial.

Dans une vidéo diffusée tôt jeudi matin, Al-Sharaa a utilisé une carte Visa pour payer un café alors qu’il était assis aux côtés de Safwat Raslan, le gouverneur de la banque centrale de la République arabe syrienne.

Raslan a publié la vidéo sur X, en déclarant : « Assister à ce moment aux côtés de Son Excellence le président Ahmad Al-Sharaa, et voir le premier paiement par carte Visa s'effectuer au cœur de Damas le lendemain du retrait de la Syrie de la liste des États soutenant le terrorisme, est pour moi un sentiment difficile à exprimer avec des mots. »


Lundi, les États-Unis ont franchi une étape historique en retirant la Syrie de cette liste après 47 ans, libérant ainsi ce pays arabe des graves conséquences économiques liées à cette désignation.

Le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, a déclaré dans un communiqué : « La mesure prise aujourd’hui contribuera à favoriser de nouveaux investissements en Syrie afin de promouvoir la stabilité politique et économique. »

Les rebelles menés par Al-Sharaa ont renversé Bachar al-Assad, qui dirigeait la Syrie depuis longtemps, en décembre 2024, au terme d’une guerre civile dévastatrice qui a duré 13 ans.

Al-Sharaa a salué cette décision en déclarant : « La Syrie se débarrasse d’une tache sombre et tourne la page sur un chapitre douloureux de son passé pour s’engager sur la voie du développement, de la reconstruction et du renouveau. »


Le ministre saoudien de l’Investissement : «Notre économie offre d’importantes opportunités aux entreprises françaises»

 Le ministre saoudien de l’Investissement, Fahad Al-Saif, et le ministre français de l’Économie, des Finances, de l’Industrie, de l’Énergie et de la Souveraineté numérique, Roland Lescure. Asharq Al-Awsat
Le ministre saoudien de l’Investissement, Fahad Al-Saif, et le ministre français de l’Économie, des Finances, de l’Industrie, de l’Énergie et de la Souveraineté numérique, Roland Lescure. Asharq Al-Awsat
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  • M. Al-Saif a indiqué que les entreprises françaises détenaient environ 650 licences d’investissement dans le Royaume.
  • Selon lui, cela reflète l’ampleur de l’activité des entreprises françaises et les opportunités croissantes offertes par l’économie saoudienne

PARIS: Le ministre saoudien de l’Investissement, Fahad Al-Saif, a déclaré lundi que les investissements directs étrangers (IDE) français en Arabie saoudite avaient atteint 16,3 milliards d’euros, soulignant que la France était la quatrième source d’IDE du Royaume.

Il a ajouté que la présence des entreprises françaises en Arabie saoudite s’étendait désormais à plus de 18 secteurs.

S’exprimant lors de l’ouverture de la Table ronde franco-saoudienne sur l’investissement organisée à Paris, à laquelle participait également Roland Lescure, ministre français de l’Économie, des Finances, de l’Industrie, de l’Énergie et de la Souveraineté numérique, M. Al-Saif a indiqué que les entreprises françaises détenaient environ 650 licences d’investissement dans le Royaume.

Selon lui, cela reflète l’ampleur de l’activité des entreprises françaises et les opportunités croissantes offertes par l’économie saoudienne.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la visite officielle en France du prince héritier et Premier ministre Mohammed ben Salmane. Organisée par le ministère de l’Investissement, elle rassemble des responsables gouvernementaux, des chefs d’entreprise et des dirigeants de grandes sociétés des deux pays.

Les discussions portent sur les opportunités d’élargir les partenariats dans des secteurs tels que l’industrie, les transports et la logistique, l’intelligence artificielle et les infrastructures numériques, entre autres. La signature de nouveaux accords et protocoles d’accord est également prévue.

L’énergie, domaine phare de la coopération

Le ministre de l’Investissement a souligné que le secteur du pétrole et du gaz figurait parmi les industries les plus susceptibles de bénéficier du renforcement des relations saoudo-françaises, compte tenu de la présence de longue date des entreprises françaises dans le secteur énergétique du Royaume.

La coopération s’étend également à l’ensemble du paysage énergétique, notamment aux énergies renouvelables, à l’hydrogène et aux infrastructures de réseau, tandis que les entreprises françaises continuent de renforcer leur présence dans les domaines de l’énergie, de l’industrie, des transports, de la construction, de l’eau et des services.

L’énergie reste l’un des domaines phares de l’engagement français en Arabie saoudite, parallèlement aux opportunités croissantes dans de nouveaux secteurs étroitement liés à la dynamique de diversification économique du Royaume dans le cadre de la Vision 2030.

De l’énergie et de l’industrie à l’intelligence artificielle

Le partenariat d’investissement entre les deux pays s’étend de plus en plus au-delà des secteurs traditionnels pour s’orienter vers la nouvelle économie, en particulier l’intelligence artificielle, les infrastructures numériques, la culture, les industries créatives et l’exploitation minière.

L’intégration de ces secteurs à l’ordre du jour de la table ronde reflète les efforts des deux parties pour transformer des liens économiques bien établis en partenariats d’investissement dans certains des secteurs connaissant la croissance la plus rapide, en tirant parti de la demande croissante sur le marché saoudien et des capacités technologiques et industrielles des entreprises françaises.

Les entreprises françaises sont déjà présentes dans des secteurs tels que les transports et la logistique, les services liés à l’eau et à l’environnement, l’hôtellerie et la santé. À mesure que l’économie saoudienne poursuit son expansion, de nouvelles opportunités apparaissent dans les domaines des technologies de pointe et de l’industrie manufacturière.