Ligue 1: la sensation Mbappé, déjà de retour à l'entraînement

Kylian Mbappé a effectué à la surprise générale son retour à l'entraînement du PSG mercredi. (Photo, Twitter, @PSG_English)
Kylian Mbappé a effectué à la surprise générale son retour à l'entraînement du PSG mercredi. (Photo, Twitter, @PSG_English)
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Publié le Mercredi 21 décembre 2022

Ligue 1: la sensation Mbappé, déjà de retour à l'entraînement

Kylian Mbappé a effectué à la surprise générale son retour à l'entraînement du PSG mercredi. (Photo, Twitter, @PSG_English)
  • Alors que les joueurs parisiens concernés par la Coupe du monde étaient censés bénéficier d'au moins dix jours de repos, Mbappé a une nouvelle fois pris tout le monde de court en rejoignant aussi rapidement ses coéquipiers
  • Le message est en tout cas clair: «Kyky» est bien décidé à tourner la page du Mondial et à prendre sa revanche avec le PSG au cours de la deuxième partie de saison

PARIS: Énorme sensation: Kylian Mbappé a effectué à la surprise générale son retour à l'entraînement du PSG mercredi, trois jours à peine après la défaite de l'équipe de France en finale du Mondial-2022 face à l'Argentine.

Décidément, le prodige de Bondy ne fait rien comme les autres. Alors que les joueurs parisiens concernés par la Coupe du monde étaient censés bénéficier d'au moins dix jours de repos, Mbappé a une nouvelle fois pris tout le monde de court en rejoignant aussi rapidement ses coéquipiers.

Le meilleur buteur de la compétition (8), auteur d'un triplé retentissant face aux Argentins, était ainsi attendu plutôt à partir du mois de janvier 2023, tout comme Lionel Messi. Mais le Français, apparu très marqué par la défaite des Bleus face à l'Albiceleste (3-3 a.p., 4-2 t.a.b), notamment lors des célébrations devant les supporteurs français, lundi Place de la Concorde à Paris, a visiblement souhaité hâter ses retrouvailles avec le terrain, au lendemain de son 24e anniversaire. Signe de sa grande détermination à effacer au plus vite ce douloureux chapitre pour passer à autre chose.

La suite du programme de Mbappé n'a pas été précisée par le PSG, qui sera opposé à Strasbourg, le 28 décembre pour la reprise de la Ligue 1 au Parc des Princes, puis à Lens le 1er janvier au stade Bollaert. Sera-t-il sur le pont dès ces deux rendez-vous? Prendra-t-il tout de même un peu de vacances durant les fêtes de fin d'année? Avec le champion du monde 2018, aussi imprévisible sur qu'en dehors des terrains, tous les scénarios sont sur la table.

Le club n'a pas non plus indiqué quelles seraient les activités du Français lors de cette première journée d'entraînement. Aucune séance collective n'était de toute façon au menu mercredi, les Parisiens ayant disputé un amical contre Quevilly-Rouen, formation de L2 (3-1). Si Mbappé n'a logiquement pas été inscrit sur la feuille de match, son frère Ethan (15 ans) a lui été convoqué pour cette rencontre.

Achraf Hakimi également de retour au centre d'entraînement du PSG

Le défenseur marocain Achraf Hakimi a suivi l'exemple de son coéquipier et grand ami Kylian Mbappé et a lui aussi effectué son retour au centre d'entraînement du PSG mercredi, selon des images diffusées par le club de la capitale sur les réseaux sociaux.

Hakimi, demi-finaliste de la Coupe du monde avec le Maroc et qui a perdu le match pour la 3e place samedi contre la Croatie (2-1), est "de retour au centre d'entraînement", a indiqué le PSG sur son compte Twitter avec des photos montrant le joueur arriver au Camp des Loges, situé à Saint-Germain-en-Laye (Yvelines), puis en compagnie de Mbappé et du défenseur Presnel Kimpembe.

En quête de revanche 

Le message est en tout cas clair: "Kyky" est bien décidé à tourner la page du Mondial et à prendre sa revanche avec le PSG au cours de la deuxième partie de saison avec en ligne de mire le choc en 8e de finale de la Ligue des champions contre le Bayern Munich (14 février, 8 mars).

"Je suis très heureux de le voir, a déclaré l'entraîneur Christophe Galtier, interrogé par les médias du club. Kylian a fait un grand Mondial et c'est aussi un signal fort pour tout le monde qu'un joueur qui a pu être déçu de ne pas soulever le plus beau des trophées vienne très rapidement au contact du groupe pour se préparer pour les échéances qui arrivent très rapidement".

Les autres stars parisiennes elles ne risquent pas de revoir de sitôt le Camp des Loges, le centre d'entraînement du PSG situé à Saint-Germain-en-Laye (Yvelines). Messi est lancé depuis lundi dans des festivités grandioses en Argentine et ne refoulera pas le sol français avant 2023, tout comme le Marocain Achraf Hakimi, demi-finaliste et battu lors du match pour la 3e place par la Croatie.

Une grande incertitude plane également autour de Neymar. Eliminé en quart de finale du Mondial avec le Brésil et totalement abattu, le N.10 doit soigner son moral après cette énorme déconvenue ainsi que son corps après s'être blessé à une cheville dès le premier match contre la Serbie. Il est probable que le staff lui laisse le temps de se soigner tranquillement avant de lui demander de revenir à Paris.

Son coéquipier Marquinhos, qui a raté un tir au but face à la Croatie en quart de finale, pourrait en revanche rentrer beaucoup plus tôt.

Les autres mondialistes (11 joueurs au total) ont déjà regagné le Camp des Loges, les deux Portugais Nuno Mendes et Danilo Pereira étant indisponibles sur blessure.


La manifestation de soutien à Le Pen "n'est pas un coup de force", dit Bardella

La présidente du parti d'extrême droite français Rassemblement national (RN), l'eurodéputé Jordan Bardella (G) et la présidente du groupe parlementaire du parti d'extrême droite français Rassemblement national (RN), Marine Le Pen, quittent le palais présidentiel de l'Élysée à Paris, le 26 août 2024, après leur rencontre avec le président français. (Photo by Bertrand GUAY / AFP)
La présidente du parti d'extrême droite français Rassemblement national (RN), l'eurodéputé Jordan Bardella (G) et la présidente du groupe parlementaire du parti d'extrême droite français Rassemblement national (RN), Marine Le Pen, quittent le palais présidentiel de l'Élysée à Paris, le 26 août 2024, après leur rencontre avec le président français. (Photo by Bertrand GUAY / AFP)
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  • « Ce n'est pas un coup de force, c'est au contraire une défense très claire et très profonde de l'État de droit et de la démocratie française.
  • « Cela nous semblait nécessaire que nous puissions nous exprimer directement aux Français.

STRASBOURG : La manifestation de soutien à Marine Le Pen prévue dimanche à Paris « n'est pas un coup de force », mais une mobilisation « pour la démocratie », a assuré mercredi Jordan Bardella, président du Rassemblement national, à des journalistes au Parlement européen à Strasbourg.

« Ce n'est pas un coup de force, c'est au contraire une défense très claire et très profonde de l'État de droit et de la démocratie française. C'est une mobilisation en réalité, non pas contre, mais pour la démocratie française », a déclaré l'eurodéputé au sujet de ce rassemblement annoncé par le RN après la condamnation de la triple candidate à la présidentielle à une peine d'inéligibilité immédiate.

« Cela nous semblait nécessaire (...) que nous puissions nous exprimer directement aux Français par l'intermédiaire de ces discours qui seront prononcés dimanche avec l'ensemble de nos cadres, de nos parlementaires et de nos militants », a-t-il ajouté.

Cette condamnation, que le RN qualifie de « scandale démocratique », compromet grandement ses chances de concourir une quatrième fois à la fonction suprême en 2027.

Pour Jordan Bardella, cela ne change « absolument rien » à sa relation avec Marine Le Pen, « si ce n'est qu'elle est peut-être encore plus forte qu'elle ne l'a été par le passé ».

« Je suis à ses côtés, je vais continuer à l'être (...) Nous allons évidemment mener le combat », a assuré l'eurodéputé qui faisait son retour au Parlement européen après avoir manqué les deux premiers jours de la session.

Il a qualifié de « bonne nouvelle » l'annonce de la justice qu'une décision en appel devrait être rendue « à l'été 2026 », donc bien avant la présidentielle.


Condamnation de Marine Le Pen: Macron rappelle au gouvernement l'indépendance de la justice

Le président français Emmanuel Macron (Photo AFP)
Le président français Emmanuel Macron (Photo AFP)
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  • Le président français Emmanuel Macron a « rappelé » que l'autorité judiciaire est indépendante et que les magistrats doivent être protégés
  • Le chef de l'État a également affirmé que « tous les justiciables ont droit au recours ».

PARIS : Mercredi en Conseil des ministres, le président français Emmanuel Macron a « rappelé » que l'autorité judiciaire est indépendante et que les magistrats doivent être protégés, après la condamnation de la cheffe de l'extrême droite Marine Le Pen qui a suscité des attaques contre les juges, ont rapporté des participants.

Le chef de l'État a également affirmé que « tous les justiciables ont droit au recours », selon ces sources. La justice a déjà fait savoir qu'un nouveau procès en appel pourrait se tenir dans des délais qui laissent une porte ouverte à une éventuelle candidature présidentielle en 2027 de la leader du Rassemblement national (RN), principale formation d'extrême droite française. 

Devant la presse, à l'issue du Conseil des ministres, la porte-parole du gouvernement Sophie Primas a rapporté mercredi les propos du chef de l'État.

« La première chose qu'il a rappelée, a poursuivi Mme Primas, est que la justice est évidemment indépendante et prend ses décisions en toute indépendance, et qu'il faut donc la respecter comme l'un des piliers de notre démocratie. La première, a-t-elle dit, est que la justice est indépendante et qu'elle prend ses décisions en toute indépendance et qu'il faut donc la respecter comme un pilier de notre démocratie.

« La troisième chose, pour rappeler que les menaces qui sont faites à l'encontre des magistrats sont absolument insupportables et intolérables, puisque nous sommes encore une fois dans une démocratie. Et la justice est tout à fait indépendante et doit être respectée », a-t-elle ajouté.

« Et la troisième chose, pour rappeler que chacun a le droit à une justice équivalente et que le droit est le même pour tous. »


Bac: l'épreuve de maths en première se précise pour l'an prochain

La ministre de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Elisabeth Borne, lors d'une conférence de presse à l'issue d'une visite à l'école élémentaire Claude-Monnet à Rueil-Malmaison, en banlieue parisienne, le 28 mars 2025. (Photo Thomas SAMSON / AFP)
La ministre de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Elisabeth Borne, lors d'une conférence de presse à l'issue d'une visite à l'école élémentaire Claude-Monnet à Rueil-Malmaison, en banlieue parisienne, le 28 mars 2025. (Photo Thomas SAMSON / AFP)
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  • Le Conseil supérieur de l'éducation (CSE, qui rassemble syndicats, associations de parents, collectivités, etc.) a majoritairement voté contre le projet de décret et d'arrêté
  • L'ex-ministre de l'Éducation nationale, Gabriel Attal, avait annoncé en décembre 2023 la création de cet examen sur le modèle de l'épreuve anticipée de français pour le baccalauréat en fin de première,

PARIS : Le projet d'épreuve de mathématiques en classe de première pour l'an prochain, qui vise à mettre en œuvre le « choc des savoirs » annoncé par l'ex-ministre de l'Éducation nationale Gabriel Attal, a été présenté mardi devant une instance consultative de l'Éducation nationale, étape-clé avant sa publication.

Le Conseil supérieur de l'éducation (CSE, qui rassemble syndicats, associations de parents, collectivités, etc.) a majoritairement voté contre le projet de décret et d'arrêté instaurant cette « épreuve terminale de culture mathématique aux baccalauréats général et technologique ».

Ils ont recueilli 0 voix pour, 27 contre, 31 abstentions et 4 refus de prendre part au vote (l'administration ne votant pas dans cette instance), un vote indicatif qui n'empêche pas la mise en œuvre de la réforme, selon des sources syndicales.

Cette épreuve écrite d'une durée de deux heures, qui entrera en vigueur au printemps 2026, sera « affectée d'un coefficient 2 » (points pris sur l’épreuve du Grand oral en terminale), selon ces textes, consultés par l'AFP.

L'ex-ministre de l'Éducation nationale, Gabriel Attal, avait annoncé en décembre 2023 la création de cet examen sur le modèle de l'épreuve anticipée de français pour le baccalauréat en fin de première, un projet confirmé en novembre 2024 par sa successeure, Anne Genetet.

Sophie Vénétitay, secrétaire générale du Snes-FSU, principal syndicat du second degré (collèges et lycées), qualifie auprès de l'AFP la mesure de « rafistolage supplémentaire du bac Blanquer », décidé en 2019 par l'ex-ministre Jean-Michel Blanquer.

Pour Jérôme Fournier, secrétaire national du SE Unsa, la nouvelle épreuve « alourdit la fin de l'année pour les élèves et les correcteurs ».

La première partie, qui est commune à tous les élèves, sera sous forme de QCM et pourrait être corrigée automatiquement, ce à quoi « de nombreuses organisations syndicales sont opposées », a-t-il ajouté, tandis que la deuxième partie devrait consister en des résolutions de problèmes.

Des projets de textes ont par ailleurs été votés au CSE relatif à « la mise en place du +parcours renforcé+ en classe de seconde générale et technologique » ou professionnelle à partir de la rentrée 2026, avec trois votes pour, 45 contre et 13 abstentions.

Mis en place par la ministre Élisabeth Borne, ce parcours est destiné aux élèves n’ayant pas obtenu le diplôme du brevet. Son organisation relèvera « de l’autonomie de l’établissement sur la base indicative de deux heures hebdomadaires sur tout ou partie de l’année », selon le projet d'arrêté.

Sophie Vénétitay déplore « une coquille vide » tandis que Tristan Brams (CFDT Éducation) regrette l'absence de « moyens supplémentaires ».