Diriyah ouvre officiellement ses portes au public le 4 décembre

L'Autorité de développement de Diriyah Gate (DGDA) entend faire du berceau du Royaume une destination touristique, culturelle et de loisirs de classe mondiale (Photo fournie).
L'Autorité de développement de Diriyah Gate (DGDA) entend faire du berceau du Royaume une destination touristique, culturelle et de loisirs de classe mondiale (Photo fournie).
Short Url
Publié le Mardi 29 novembre 2022

Diriyah ouvre officiellement ses portes au public le 4 décembre

  • «Le Royaume a vu le jour il y a trois cents ans à At-Turaif», a indiqué le PDG de la DGDA, Jerry Inzerillo à Arab News
  • Une fois achevé, Diriyah Gate proposera plus de 150 restaurants gastronomiques et cafés prestigieux, 28 hôtels et complexes de luxe ainsi que 400 marques de luxe

RIYAD: Le ministre saoudien du Tourisme Ahmed al-Khateeb a inauguré lundi à Diriyah le site d'At-Turaif et la terrasse Bujairi, inscrits au patrimoine mondial de l'Unesco.
L'Autorité de développement de Diriyah Gate (DGDA) a organisé un dîner de gala spécial en l'honneur de délégués du Conseil mondial du voyage et du tourisme (WTTC), présents à Riyad à l’occasion du 22e Sommet mondial de l'organisation.
Le sommet se tient pour la première fois dans le Royaume, du 28 novembre au 1er décembre, au King Abdulaziz International Conference Center, à Riyad.
Rassemblant un large éventail d'acteurs clés du secteur, l'édition de cette année met en avant les initiatives novatrices de l'Arabie saoudite visant à redessiner la carte du tourisme mondial dans un contexte de redressement post-Covid. Ce forum annuel, qui figure parmi les plus grands événements du secteur, entend promouvoir un tourisme durable à l'échelle mondiale.
Plusieurs personnalités de premier plan dans le secteur ont assisté au dîner de gala d'inauguration d'At-Turaif et de la terrasse Bujairi, dont le ministre saoudien du tourisme, Ahmed al-Khateeb, le président du WTTC, Arnold Donald, la présidente et directrice générale du WTTC, Julia Simpson et le directeur général de la DGDA, Jerry Inzerillo.

EN BREF

À l'occasion de son inauguration, At-Turaif propose des visites guidées à pied d'une durée de 75 minutes, en arabe et en anglais, qui conduiront les visiteurs au siège du pouvoir de la famille Al-Saoud, construit dans les années 1700.

 

Au cours de la semaine à venir, les visiteurs auront l'occasion d'explorer le site d'At-Turaif, inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco et siège du premier État saoudien, et de dîner dans certains des meilleurs restaurants étoilés du monde sur la terrasse Bujairi.
Les visiteurs remonteront dans le temps en parcourant les palais et les allées en briques crues d'At-Turaif, qui illustrent parfaitement l'architecture traditionnelle najdi.
À l'occasion de son inauguration, At-Turaif propose des visites guidées à pied d'une durée de 75 minutes, en arabe et en anglais, qui conduiront les visiteurs au siège du pouvoir de la famille Al-Saoud, construit dans les années 1700.
Dès l’inauguration, les visiteurs pourront explorer le palais Salwa d'At-Turaif, un complexe de 10 000 mètres carrés construit initialement par Mohammed ibn Saoud, le premier souverain du premier État saoudien.
Les palais et les allées d'At-Turaif, ainsi que les sculptures détaillées de l'architecture najdi, offrent un aperçu du passé et soulignent l'origine de l'Arabie saoudite.
La DGDA prévoit également diverses activités pour le public, notamment des représentations théâtrales, un spectacle de chevaux arabes, des séances de calligraphie, des démonstrations de fabrication de briques de boue et des dégustations de café saoudien.
Sur la rue Al-Nuzul, 13 bâtiments accueilleront quotidiennement des représentations théâtrales en immersion qui permettront aux visiteurs de découvrir la vie à At-Turaif au temps du premier État saoudien.
Dans la foulée de l'ouverture d'At-Turaif, Diriyah prévoit d'accueillir un calendrier d'événements et d'activités pour le public pendant la saison d'hiver 2022.
La terrasse Bujairi ouvrira également ses portes au public le 4 décembre, avec l'ambition de devenir la première destination gastronomique de luxe du Royaume d'Arabie saoudite. Située à Wadi Hanifah, la terrasse compte 20 restaurants et cafés, dont plusieurs étoilés, notamment Chez Bruno, Hakkasan, Long Chim et Tatel, avec vue sur At-Turaif.
Parmi les enseignes internationales installées à la terrasse Bujairi figurent Angelina, Brunch & Cake, Café De Lésplanade, Cova / Cova Pasticceria, Flamingo Room, Joe & the Juice, Sarabeth's et Villa Mamas.
Parmi les marques locales figurent TAKYA, Altopiano, Somewhere / Somewhere Dessert Bae, Sum + Things et Hi.
Construite à partir de boue, d'eau et de paille utilisées pour la construction d'At-Turaif, la terrasse Bujairi mêlera culture, histoire et luxe grâce à des spectacles, des programmes à caractère historique, des animations interactives et des représentations traditionnelles d'artistes et de musiciens saoudiens.
En début de semaine, quelque 1 500 employés de la DGDA ont apposé leur signature sur des briques de boue qui seront utilisées pour restaurer At-Turaif, la résidence d'origine de la famille royale saoudienne et la première capitale du pays.
«Le Royaume a vu le jour il y a trois cents ans à At-Turaif. Nous exprimons tout notre amour et notre gratitude au Gardien des Deux Saintes Mosquées, le roi Salmane, pour avoir restauré At-Turaif, qui a été construit brique par brique par des Saoudiens dont les noms sont inconnus», a déclaré le PDG du groupe DGDA, Jerry Inzerillo, à Arab News.
«Maintenant, nous construisons une nouvelle Diriyah, nous la transformons, nous utilisons les mêmes matériaux, la même boue, la même paille, les mêmes palmiers, mais maintenant nous connaissons le nom de chacun», a-t-il ajouté.
«Les 300 prochaines années seront donc construites par toutes ces personnes pour qui ce lieu sera très spécial.»
La DGDA entend faire du berceau du Royaume une destination touristique, culturelle et de loisirs de classe mondiale. Une fois achevé, Diriyah Gate sera un gigantesque projet de 50 milliards de dollars comprenant certains des restaurants et hôtels les plus luxueux du monde, construits dans le style architectural traditionnel najdi.
Il ne s'agit là que de la première phase de l'ouverture de Diriyah. Une fois achevé, Diriyah Gate abritera plus de 150 restaurants gastronomiques et cafés prestigieux, 28 hôtels et complexes de luxe ainsi que 400 marques de luxe.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Gaza à l’IMA: lumière de l’histoire sur un champ de ruine et de désespoir

Equipes franco-palestiniennes dans les fouilles de Blakhiya. (IMA)
Equipes franco-palestiniennes dans les fouilles de Blakhiya. (IMA)
Détail d'une mosaïque byzantine, site de Jabaliya. (IMA)
Détail d'une mosaïque byzantine, site de Jabaliya. (IMA)
Photo de l'exposition. (IMA)
Photo de l'exposition. (IMA)
Short Url
  • A défaut d’un avenir lisible, Gaza possède un passé glorieux, qu’une exposition exceptionnelle organisée par l’Institut du Monde Arabe (IMA) à Paris cherche aujourd’hui à rappeler au monde
  • Les pièces exposées – environ 130 sur un total de 500 – sont elles-mêmes le reflet du sort de Gaza

PARIS: Depuis 2007, date à laquelle Israël a imposé un blocus sur Gaza, l’enclave palestinienne, coupée hermétiquement du reste du monde, était déjà souvent décrite comme une prison à ciel ouvert.

Au lendemain du 7 octobre 2023, cette prison s’est tragiquement transformée en cimetière à ciel ouvert : des dizaines de milliers de morts et de blessés, des familles déplacées sans cesse, fuyant d’un point à l’autre de l’enclave sous les frappes de l’armée israélienne.

Aujourd’hui, Gaza n’est plus qu’un champ de ruines. Les images qui nous parviennent sont insoutenables : des corps déchiquetés, des femmes, des hommes, des enfants tirés des décombres à mains nues, des files interminables de civils poussant des charrettes de fortune ou marchant sans fin, à la recherche d’un abri. Deux millions de personnes y survivent dans une précarité absolue, entre famine, insécurité et insalubrité.

Gaza est devenue synonyme de mort, de misère, de désespoir. Et pourtant, à défaut d’un avenir lisible, Gaza possède un passé glorieux, qu’une exposition exceptionnelle organisée par l’Institut du Monde Arabe (IMA) à Paris cherche aujourd’hui à rappeler au monde. Intitulée « Trésors de Gaza, 5000 ans d’histoire », elle offre une plongée saisissante dans la richesse historique et culturelle de ce territoire meurtri.

Alors que, depuis le début de la guerre, certains discours tentent de déshumaniser la population gazaouie, cette exposition répond par l’Histoire. Elle témoigne de l’ancrage profond de Gaza dans la civilisation, de son rôle de carrefour entre l’Asie, l’Afrique, l’Arabie et la Méditerranée.

Les pièces exposées – environ 130 sur un total de 500 – sont elles-mêmes le reflet du sort de Gaza. Propriété de l’Autorité palestinienne, elles étaient en exil depuis 2006, stockées au Musée d’Art et d’Histoire de Genève, comme des centaines de milliers de Palestiniens loin de leur terre.

Parmi ces œuvres : des amphores, statuettes, stèles funéraires, lampes à huile, figurines, mosaïques… datant de l’âge du bronze jusqu’à l’époque ottomane. Un ensemble archéologique devenu d’autant plus précieux à mesure que les sites originels sont détruits.

Grâce à la coopération du musée genevois et au soutien de l’Autorité nationale palestinienne, l’IMA a pu présenter une sélection de chefs-d’œuvre issus des fouilles franco-palestiniennes menées depuis 1995. La spectaculaire mosaïque d’Abu Baraqeh, ainsi que des pièces de la collection privée de Jawdat Khoudary (offerte à l’Autorité palestinienne en 2018) sont exposées pour la première fois en France.

Cette exposition donne à voir un visage trop souvent ignoré de Gaza : celui d’un territoire prestigieux, vanté dans l’Antiquité pour sa douceur de vivre, convoité pour sa position stratégique entre les empires égyptien et perse, prisé par les commerçants caravaniers, port des richesses venues d’Orient, d’Afrique et d’Arabie.

Cartographie des bombardements

Mais ce patrimoine est aujourd’hui menacé. Depuis octobre 2023, l’Unesco a documenté, via des images satellitaires, des dommages sur 69 sites culturels à Gaza : 10 sites religieux – dont l’église grecque orthodoxe de Saint-Porphyre, détruite le 19 octobre 2024 – 43 bâtiments à intérêt historique ou artistique, 7 sites archéologiques, 6 monuments, 2 dépôts de biens culturels mobiliers et 1 musée.

L’exposition inclut également une cartographie des bombardements, élaborée par plusieurs groupes de recherche, un recensement des récentes découvertes archéologiques, ainsi qu’une série de photographies rares de Gaza au début du XXe siècle, issues des archives de l’École biblique et archéologique française de Jérusalem.

Pour Jack Lang, président de l’IMA, « Rien n’est pire que l’abandon et l’oubli. Cette exposition, que je qualifierais de salut public, rend hommage à Gaza, vibrante et merveilleusement jeune. » Il ajoute : « Plus que jamais aujourd’hui, en particulier depuis le 7 octobre, Gaza mérite que l’on raconte son Histoire. »

En conclusion, Lang revendique l’exposition, comme un acte militant en souhaitant qu’elle puisse « contribuer à redonner espoir dans l’avenir de Gaza loin des projets déments de Riviera et des déplacements forcés des palestiniens.

Organisée en partenariat avec le ministère du Tourisme et des Antiquités de Palestine et le Musée d’Art et d’Histoire de Genève, l’exposition est visible à l’Institut du Monde Arabe jusqu’au 2 novembre prochain.

 


L'huile de peregrina d'Arabie saoudite, nouvelle perle du monde de la beauté

Un agriculteur d'AlUla récolte de la peregrina. (Photo fournie)
Un agriculteur d'AlUla récolte de la peregrina. (Photo fournie)
La société AlUla Peregrina Trading Company s'apprête à présenter son huile active et ses extraits de peregrina au salon in-cosmetics Global, qui se tiendra ce mois-ci à Amsterdam. (Photo fournie)
La société AlUla Peregrina Trading Company s'apprête à présenter son huile active et ses extraits de peregrina au salon in-cosmetics Global, qui se tiendra ce mois-ci à Amsterdam. (Photo fournie)
Short Url
  • L'huile vierge de peregrina d'APTC est légère mais profondément nourrissante
  • Ella aide à hydrater la peau, à améliorer l'élasticité, à réduire les ridules et à stimuler la densité des cheveux

DUBAÏ: Un joyau caché dans le désert fait sensation sur la scène mondiale, et il se trouve au cœur de l'Arabie saoudite.  L'AlUla Peregrina Trading Company (APTC) s'apprête à présenter ses huiles actives et ses extraits de peregrina à in-cosmetics Global – un salon professionnel sur les ingrédients cosmétiques – qui se tiendra à Amsterdam ce mois-ci.   

L'histoire de l'ingrédient phare d'APTC est aussi riche que le désert lui-même. L'arbre peregrina, originaire d'AlUla, pousse dans le rude climat arabe. Il produit des graines riches en nutriments qui sont appréciées depuis des siècles et l'APTC donne aujourd'hui à ce trésor ancien une tournure moderne.

Abobakar Alanazi, président-directeur général d'APTC, voit dans cet arbre un symbole de résilience et de beauté. «C'est un véritable joyau de la nature», a-t-il déclaré à Arab News. «Ce qui le rend exceptionnel pour les soins de la peau et des cheveux, c'est la composition unique de son huile et de ses extraits qui regorgent d'antioxydants, d'acides gras essentiels et de composés bioactifs qui nourrissent, protègent et rajeunissent la peau.»

L'huile vierge de peregrina d'APTC est «légère mais profondément nourrissante», a-t-il ajouté, «aidant à hydrater la peau, à améliorer l'élasticité, à réduire les ridules et à stimuler la densité des cheveux».

Pour Alanazi, cette huile «illustre l'essence de l'héritage du désert et de la longévité en matière de beauté, mêlant la sagesse ancienne à l'innovation moderne en matière de soins de la peau pour un équilibre parfait».

L'APTC travaille directement avec 159 agriculteurs locaux, ce qui garantit la traçabilité de chaque bouteille d'huile de peregrina, de la ferme à la peau. Alanazi a également indiqué que 90 % des employés d'APTC sont des locaux, dont 70 % sont des femmes.  

«Nous sommes fiers de faire de la peregrina un atout pour AlUla et l'Arabie saoudite, en mettant l'accent sur l'autonomisation des communautés locales», a-t-il déclaré.

Mais il n'a pas été facile de se faire une place sur la scène internationale de la beauté. «L'un de nos plus grands défis a été de positionner le désert d'Arabie sur la carte du marché mondial des ingrédients», a déclaré M. Alanazi.

Mais l'APTC a désormais conclu des partenariats avec des marques internationales, notamment un accord exclusif avec Cartier pour le lancement de produits de soins de la peau utilisant l'huile de peregrina hivernée. Il s'agit de trois produits cosmétiques haut de gamme: une huile pure pour le visage et les cheveux, une crème pour le visage et des huiles aromatiques.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


« Theater Tour », une initiative pour célébrer la culture locale dans toute l'Arabie saoudite

Bahr » a été écrit par Abdulrahman Al-Marikhi et réalisé par Sultan Al-Nawa. (Fourni)
Bahr » a été écrit par Abdulrahman Al-Marikhi et réalisé par Sultan Al-Nawa. (Fourni)
Bahr » a été écrit par Abdulrahman Al-Marikhi et réalisé par Sultan Al-Nawa. (Phot Fournie)
Bahr » a été écrit par Abdulrahman Al-Marikhi et réalisé par Sultan Al-Nawa. (Phot Fournie)
Short Url
  • La pièce primée Bahr est jouée pour la première fois à Bahreïn, puis à Jubail, Dammam et Al-Ahsa.
  • Ce nouveau projet vise à stimuler le théâtre local, l'engagement communautaire et la sensibilisation culturelle dans tout le pays.

RIYAD : Jeudi, la Commission saoudienne du théâtre et des arts du spectacle a lancé l'initiative « Theater Tour », qui vise à présenter des représentations théâtrales exceptionnelles dans les villes, les gouvernorats et les villages du Royaume.

Le projet a pour objectif de promouvoir la scène culturelle et les arts du spectacle, tout en encourageant l'engagement communautaire, a rapporté l'agence de presse saoudienne.

La première phase débutera avec la pièce Bahr (Mer), qui se déroulera du 3 avril au 3 mai, a ajouté l'agence de presse saoudienne.

La production débutera à Baha du 3 au 5 avril au théâtre du prince Sultan bin Abdulaziz du centre culturel, avant de se rendre à Jubail du 17 au 19 avril dans la salle de conférence de la commission royale à Al-Fanateer.

Elle se poursuivra à Dammam du 24 au 26 avril au théâtre de l'université Imam Abdulrahman bin Faisal, puis se terminera à Al-Ahsa du 1^(er) au 3 mai au théâtre de la Société pour la culture et les arts. 

Ce projet s'inscrit dans le cadre des efforts déployés par la Commission pour mieux faire connaître le secteur du théâtre et des arts du spectacle, tout en veillant à ce que les services culturels soient accessibles dans les zones mal desservies et auprès des communautés marginalisées.

Il vise également à soutenir les troupes de théâtre locales, à stimuler la production théâtrale et à renforcer la contribution du secteur culturel au produit intérieur brut national.

L'initiative favorise également les opportunités d'investissement et sert de plateforme pour découvrir et soutenir les talents émergents, a rapporté la SPA.

La pièce Bahr, écrite par Abdulrahman Al-Marikhi et mise en scène par Sultan Al-Nawa, a été saluée par la critique et a remporté plusieurs prix prestigieux, notamment ceux du meilleur acteur, du meilleur scénario et de la meilleure production globale lors du premier festival de théâtre de Riyad, ainsi que ceux des meilleurs effets musicaux et du meilleur metteur en scène lors du 19ᵉ festival de théâtre du Golfe.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com