Le festival des anciens royaumes d'AlUla met les trésors archéologiques de l'Arabie saoudite à l'honneur

L'oasis historique de Khaybar, un carrefour depuis des milliers d'années, est l'une des pièces maîtresses du premier festival des anciens royaumes (Photo fournie).
L'oasis historique de Khaybar, un carrefour depuis des milliers d'années, est l'une des pièces maîtresses du premier festival des anciens royaumes (Photo fournie).
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Publié le Vendredi 25 novembre 2022

Le festival des anciens royaumes d'AlUla met les trésors archéologiques de l'Arabie saoudite à l'honneur

  • Lieu de résidence d'icônes royales et de personnalités légendaires, dont le dernier roi de Babylone, Tayma réécrit l'histoire de la péninsule arabique
  • Le remarquable écosystème de désert volcanique de la région et sa grande importance historique font de Khaybar une énigme unique

DUBAÏ: Pendant des siècles, l'importance des anciennes villes de Tayma, près de l'actuelle ville de Tabuk dans le nord-ouest de l'Arabie saoudite, et de Khaybar, une oasis au nord de Médine, a été largement oubliée.
Aujourd'hui, la Commission royale d'AlUla fait revivre ces sites d'envergures dans le cadre du premier festival des anciens royaumes, en reliant les anciennes oasis d'AlUla, Tayma et Khaybar afin de célébrer leur patrimoine et leur culture distincts.
«Cette année, nous avons célébré un moment extraordinaire en renouant la triade AlUla, Khaybar et Tayma dans une approche réfléchie fondée sur des années de recherche», a déclaré à Arab News, Eman Alankari, directrice exécutive de la gestion des sites culturels à la Commission royale d'AlUla.
«Pour la première fois dans l’histoire moderne, les sites comparables peuvent être consultés et compris en parallèle, dans un récit historique continu.»
Tayma est mentionnée dans des textes assyriens datant du quatrième siècle avant J.-C. et elle est évoquée à de nombreuses reprises dans la Bible hébraïque. Au cours du premier siècle de notre ère, Tayma aurait été une colonie essentiellement juive.

La région, notamment certaines parties comme la vieille ville de Tayma, présente des traces d'occupation humaine remontant à quatre mille ans (Photo fournie).

Cependant, son histoire remonte à bien plus loin que cela. Des découvertes archéologiques révèlent que Tayma était habitée dès l'âge du bronze, aux alentours du quatrième millénaire de notre ère.
En 2010, la Commission saoudienne du Tourisme et du Patrimoine national a annoncé qu'une équipe d'archéologues saoudiens avait découvert les premières inscriptions hiéroglyphiques du Royaume mentionnant un pharaon égyptien, en l'occurrence Ramsès III (1186-1155 av. J.-C.).
Cette découverte montre que Tayma était autrefois une importante route terrestre entre la côte occidentale de l'Arabie et la vallée du Nil en Égypte.
Les premières archives modernes connues de Tayma remontent au XIXe siècle, lorsque le voyageur, poète, écrivain et explorateur anglais Charles Montagu Doughty a visité et cartographié la région en 1877.
Doughty avait visité AlUla un an plus tôt, le mentionnant dans son livre de 1888, «Travels in Arabia Deserta» («Voyages la péninsule arabique déserte»), qui constitue le premier ouvrage occidental complet sur la géographie de la péninsule arabique.

L'ancienne ville d'Hegra de nuit (Photo fournie).

Entre 1878 et 1882, l'orientaliste et explorateur français Charles Huber s'est également rendu à AlUla pour explorer les inscriptions anciennes de la région. C'est au cours de ce voyage qu'il a découvert les pierres de Tayma – une collection de tablettes inscrites en araméen – qui ont été apportées au Louvre à Paris en 1883, où elles se trouvent encore aujourd'hui.
Les inscriptions décrivent comment un roi akkadien a envahi la ville de Tayma, massacrant et réduisant en esclavage ses habitants. Les Akkadiens (2350-2150 avant J.-C.) ont construit le premier empire antique de Mésopotamie après la civilisation de Sumer.
L'importance historique de Tayma tient à sa position stratégique sur l'ancienne route de l'encens, un réseau de routes commerciales de plus de 2 000 km qui transportait l'encens et la myrrhe du Yémen et d'Oman, dans la péninsule arabique, vers la Méditerranée.
Tayma est également connue sous le nom de «Terre des Rois», principalement à cause de l'énigmatique roi babylonien Nabonide, qui y a résidé au milieu du VIe siècle avant J.-C. Il avait autrefois régné sur l'Empire babylonien, qui comprenait les actuels Irak et Syrie.

EN BREF

* ALULA: Englobant plus de deux-cent-mille ans d'histoire humaine, AlUla abrite la cité nabatéenne d'Hegra – premier site saoudien inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco – et les tombes de Dadan – capitale des royaumes dadanites et lihyanites.

* KHAYBAR: Le remarquable écosystème volcanique désertique de la région et sa riche signification historique font de Khaybar une destination énigmatique unique, avec des sites du patrimoine intemporels et des paysages épiques.

* TAYMA: Un centre archéologique émergeant, abritant des icônes royales et des personnalités légendaires, dont le dernier roi babylonien, Tayma est en train de réécrire l'histoire du nord-ouest de l'Arabie.

Nabonide est le dernier roi de l'empire néo-babylonien, qui a régné de 556 av. J.-C. à la chute de Babylone au profit de l'empire achéménide, sous le règne du roi perse Cyrus le Grand, en 539 av. J.-C.
Un individu fascinant à étudier, certains archéologues considèrent Nabonide comme un réformateur religieux et le premier archéologue.
Nabonide a conquis Tayma et y a vécu pendant une décennie pour pratiquer son culte et rechercher des prophéties, tout en confiant le trône à son fils, Belshazzar. La raison pour laquelle il a choisi de vivre à Tayma demeure un mystère.
Les guides touristiques actuels de Tayma fournissent une théorie sur la raison pour laquelle Nabonide a négligé son empire et s'est installé à Tayma. Certains disent qu'il aurait été en désaccord avec la religion principale de Babylone et se serait installé à Tayma pour adorer le dieu de son choix, mais personne ne peut prouver cette hypothèse.
On fait allusion à son exil sur une stèle découverte par des équipes de fouilles saoudiennes et allemandes en 2005. Après sa défaite face à Cyrus le Grand, on ne sait toujours pas s'il a été exécuté ou contraint à l'exil.
Si nous ne saurons jamais pourquoi Nabonide a mystérieusement abandonné la ville de Babylone pour une oasis isolée dans le désert d'Arabie occidentale, une partie de son héritage nous éclaire sur l'importance de ces royaumes du désert, jusqu'à récemment peu connus.
Les trésors anciens de Tayma et de Khaybar constituent la pièce maîtresse d’AlUla Moments de cette année et, en particulier, du festival inaugural des anciens royaumes, qui fait revivre les trois oasis interconnectées du nord-ouest de l'Arabie.
Le festival propose une variété de spectacles culturels, d'ateliers et de visites touristiques, recréant l'histoire et les traditions de ces villes qui, pendant des milliers d'années, ont servi de carrefour pour les marchands et les explorateurs.
Depuis son ouverture aux touristes, AlUla accueille les visiteurs sur ses sites anciens, notamment le site d’Hegra, classé au patrimoine mondial de l'Unesco.

Les histoires fascinantes qui émergent de ces carrefours commerciaux autrefois très animés de la péninsule arabique ancienne mettent l’accent sur un monde longtemps perdu dans les sables du temps. (Photo fournie)

«La Commission royale d'AlUla travaille en étroite collaboration avec une équipe internationale d'experts en archéologie et en gestion du patrimoine afin de découvrir, de faire revivre et de protéger les sites du patrimoine dans notre région d'engagement», a signalé Alankari à Arab News.
«Notre vision est de créer le plus grand musée vivant à ciel ouvert du monde et de partager les trésors qui sont révélés en emmenant le monde directement sur les sites, sur les lieux où l'histoire s'est déroulée et où les découvertes continuent d'être faites.»
Les visiteurs du festival peuvent visiter l'ancien temple de Salm, qui surplombe un vaste paysage où se trouvait autrefois un ancien lac, et les vestiges de structures datant de l'âge du fer.
Ils peuvent également voir Bir Haddaj, un puits estimé être le plus grand du monde antique, construit sous le règne de Nabonide au milieu du sixième siècle de notre ère.
Au cinquième siècle de notre ère, le puits est tombé en désuétude et est resté enterré pendant des siècles jusqu'à ce qu'un habitant juif local, Soleiman al-Gonaim, ait découvert son emplacement et l’ait restauré. En 1953, c'est au tour de l'État saoudien moderne d'ajouter quatre pompes pour aider les agriculteurs locaux à obtenir suffisamment d'eau pour leurs cultures.

La vision des organisateurs du festival est de créer le «plus grand musée vivant en plein air du monde» (Photo fournie).

À Khaybar, ouvert au public à l'occasion du festival, les visiteurs peuvent explorer de mystérieuses structures préhistoriques en pierre – à voir en hélicoptère – et le site volcanique de Harrat Khaybar, où ils peuvent profiter de sentiers d'aventure à travers les tubes de lave d'Umm Jirsan.
Parmi les moments les plus marquants d'AlUla, citons les excursions à Hegra, l'ancien royaume de Dadan, autrefois la capitale des royaumes dadanites et lihyanites, où les visiteurs peuvent participer à un programme d'«apprentis archéologues» et interagir avec des experts en la matière.
Un voyage à travers Jabal Ikmah, une montagne près de l'ancienne ville de Dadan, révèle des inscriptions anciennes, des chemins rocheux sinueux et des vues nocturnes époustouflantes de l'ancien paysage du désert de la péninsule arabique.
Cependant, les joyaux de la couronne du festival sont sans aucun doute Tayma et Khaybar, où les visiteurs peuvent avoir un premier aperçu de ces anciennes cités de la péninsule arabique encore en cours de rénovation.
Tayma est ouverte pour une durée limitée jusqu'au 31 mars 2023, après quoi elle sera fermée pour d'autres travaux d'excavation et de restauration.
Les histoires fascinantes qui émergent de ces centres commerciaux autrefois très animés de la péninsule arabique ancienne mettent l’accent sur un monde longtemps perdu dans les sables du temps.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Découverte : Blossom Space à Djeddah

(Photo: Arab News)
(Photo: Arab News)
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  • Blossom Space excelle dans les articles de papeterie, proposant carnets, encres et autres objets soigneusement sélectionnés

DJEDDAH : À Djeddah, Blossom Space combine charme, convivialité et créativité dans un seul et magnifique lieu. Dès que vous franchissez la porte, on a l’impression d’entrer dans les pages d’un livre d’histoires — un monde doux et rêveur, à mi-chemin entre une bibliothèque confortable et une boutique-cadeaux fantaisiste.

Le personnel est exceptionnellement gentil et accueillant, ajoutant une touche personnelle qui élève toute l’expérience.

L’extérieur est déjà séduisant, avec une façade en verre élégante et une enseigne lumineuse qui suggèrent un espace moderne et légèrement haut de gamme — discret mais intrigant, plutôt « trésor caché » qu’une boutique clinquante.

Une fois à l’intérieur, l’atmosphère se transforme en chaleur et charme. Des étagères en bois et un éclairage doux créent une ambiance apaisante, rappelant un coin lecture tranquille.

Les détails décoratifs — mini-carrousels, accents vintage, papeterie délicate — évoquent un sentiment nostalgique, presque de livre d’histoires. Les plantes suspendues apportent vie et fraîcheur, tandis que les présentoirs pastel offrent un rendu visuel plaisant, féminin et digne d’un tableau Pinterest.

Blossom Space brille dans la papeterie, proposant carnets, encres et autres objets soigneusement sélectionnés. Pour ceux qui cherchent une expérience plus interactive, l’espace coloriage à l’étage est parfait pour se détendre et se ressourcer, offrant une échappée thérapeutique pour adultes et enfants.

Les activités de coloriage coûtent SR35 (9 $), et les expériences de décoration à la main SR65.

J’y suis allé deux fois. La première visite était agréable, même si certaines peintures étaient sèches et le café gratuit pouvait être meilleur. La deuxième fois, je suis venu avec un ami mais je ne voulais pas peindre, et on m’a demandé de payer l’entrée. Je comprends la politique, mais cela a été un peu décevant, surtout que l’endroit était vide.

Que vous soyez amateur de livres, passionné de papeterie ou simplement en quête d’une sortie différente et mémorable, Blossom Space ne déçoit pas.

Organisé, propre et débordant de charme, j’y retournerai sans hésiter. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Ahmad Kaabour : la voix de Beyrouth s’éteint à 71 ans

Le chanteur libanais Ahmad Kaabour en concert au festival « Angham min al-Sharq » (Les Sons de l’Arabie) à Abou Dhabi, le 7 mai 2010. Organisé par l’Autorité pour la Culture et le Patrimoine d’Abou Dhabi (ADACH), l’événement célèbre la richesse musicale du monde arabe. (AFP)
Le chanteur libanais Ahmad Kaabour en concert au festival « Angham min al-Sharq » (Les Sons de l’Arabie) à Abou Dhabi, le 7 mai 2010. Organisé par l’Autorité pour la Culture et le Patrimoine d’Abou Dhabi (ADACH), l’événement célèbre la richesse musicale du monde arabe. (AFP)
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  • Ahmad Kaabour est décédé à 71 ans à Beyrouth, après une longue lutte contre le cancer, laissant un héritage musical engagé et profondément lié à la mémoire de la ville
  • Son répertoire transforme Beyrouth en protagoniste, célébrant sa résilience, sa culture et ses traditions à travers plus de quatre décennies de carrière

​​​​​DUBAÏ: La disparition d’Ahmad Kaabour marque un chapitre essentiel de la mémoire musicale de Beyrouth. Figure emblématique de la chanson engagée et du patrimoine musical libanais, Kaabour aura traversé les décennies comme un témoin sonore des douleurs et des renaissances de sa ville natale. 

L’artiste s’est éteint à Beyrouth à l’âge de 71 ans, après une longue lutte contre le cancer. Né dans la capitale libanaise en 1955, il laisse derrière lui un héritage musical profondément ancré dans l’histoire et l’identité de la ville. Sa disparition marque la fin d’une voix qui a su chanter à la fois la douleur, l’espoir et la résilience de Beyrouth et du Liban.

Né dans une famille d’artistes, Kaabour commence à composer dès l’adolescence. En 1975, alors que le Liban s’enfonce dans la guerre civile, il compose la musique de « Ounadikom », sur des paroles du poète palestinien Tawfiq Ziad. La chanson devient un hymne de protestation et de solidarité, traversant générations et frontières.

Au fil des années, Kaabour travaille aux côtés de figures majeures de la scène libanaise, devenant partenaire artistique de Ziad Rahbani et Marcel Khalifé, tout en naviguant entre engagement politique et sensibilité populaire. 

Cette ouverture à des influences internationales se manifeste également dans son adaptation de « Baddi Ghanni Lannas », version arabe de « Chanter pour ceux qui sont loin de chez eux » de Michel Berger, parue en 1985 sur l’album Différences. Dans cette relecture, Ahmad Kaabour conserve la mélodie poignante et épurée de l’original, tout en y insufflant des paroles arabes ancrées dans les réalités libanaises et, plus largement, arabes.

Là où Berger chantait l’exil et la marginalité, Kaabour en élargit la portée pour en faire un hymne à la dignité et à la présence des peuples, fidèle à son engagement artistique. Cette collaboration indirecte — où Berger est crédité pour la musique et Kaabour pour l’adaptation — illustre sa capacité à faire dialoguer les cultures tout en restant profondément enraciné dans son identité.

Le lien avec Beyrouth reste central dans son œuvre. « La3younak » (1993) est une véritable déclaration d’amour à la ville, diffusée largement dans les années 1990, notamment sur Future TV, et incarnant l’esprit d’une capitale en reconstruction  derrière sa mélodie douce et nostalgique, c’est une ville-personne qui se dessine : aimée, fragilisée, mais toujours debout. 

Cette fibre beyrouthine traverse aussi d’autres titres. Dans ses reprises, comme « Shu Beddak » après l’explosion du port de 2020, Kaabour transforme une chanson populaire en élégie contemporaine, appelant à la mémoire et à la responsabilité collective. Dans des registres plus festifs, comme « Allou Al Bayarek », associé aux traditions du Ramadan à Beyrouth, il célèbre les rituels et la vie quotidienne de la ville, inscrivant son œuvre au cœur de la culture et des traditions locales.

Au-delà de ses succès pour adultes, Kaabour n’a jamais négligé le jeune public. Ses spectacles pour enfants, souvent avec la troupe Firkat al-Sanabel et le Théâtre libanais de marionnettes, évitaient la simplification, mêlant rythme, histoire et réflexion sur le monde. Pour lui, la musique était un pont entre générations et un moyen de transmettre mémoire et émotion.

Avec plus de quatre décennies de carrière, Ahmad Kaabour laisse un héritage unique : Beyrouth, avec toutes ses blessures et ses espoirs, comme protagoniste de sa musique. Sa voix restera à jamais l'écho de la ville qu’il a tant aimée.


Le décès de Loana pourrait être dû à une chute, selon le parquet

Agée de 48 ans, l'ex-star a été retrouvée sans vie mercredi vers 18h à son domicile près de la gare de Nice par les pompiers, prévenus par un voisin inquiet de ne plus la voir depuis plusieurs jours. (AFP)
Agée de 48 ans, l'ex-star a été retrouvée sans vie mercredi vers 18h à son domicile près de la gare de Nice par les pompiers, prévenus par un voisin inquiet de ne plus la voir depuis plusieurs jours. (AFP)
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  • Une enquête en recherche des causes de la mort a été confiée à la police judiciaire, et le corps a été transporté à l'institut médico-légal en vue d'une autopsie et d'analyses toxicologiques et de recherches d'éventuelles pathologies
  • "A ce stade des investigations, aucun élément ne permet d'envisager l'intervention d'un tiers en lien avec le décès", a ajouté le procureur

NICE: Le décès de Loana, première vedette de la télé-réalité en France, retrouvée morte mercredi à son domicile à Nice, pourrait être dû à une chute, sans intervention d'un tiers, a annoncé jeudi le procureur de Nice, Damien Martinelli.

Agée de 48 ans, l'ex-star a été retrouvée sans vie mercredi vers 18h à son domicile près de la gare de Nice par les pompiers, prévenus par un voisin inquiet de ne plus la voir depuis plusieurs jours.

La porte de l'appartement étant fermée à clé de l'intérieur, les pompiers sont entrés par une fenêtre. Loana était "manifestement décédée depuis plusieurs jours", et son chien a également été retrouvé mort, selon le communiqué du procureur.

Une plaie à l'arrière du crâne et des ecchymoses dans la région lombaire laissent envisager que le décès puisse être lié à une chute en arrière.

Une enquête en recherche des causes de la mort a été confiée à la police judiciaire, et le corps a été transporté à l'institut médico-légal en vue d'une autopsie et d'analyses toxicologiques et de recherches d'éventuelles pathologies.

"A ce stade des investigations, aucun élément ne permet d'envisager l'intervention d'un tiers en lien avec le décès", a ajouté le procureur.

La France avait découvert Loana Petrucciani (de son nom complet) en avril 2001 lorsqu'elle a vécu avec d'autres anonymes dix semaines durant 24 heures sur 24 sous l'oeil des caméras de M6.

Le succès du "Loft" a été immédiat et phénoménal et l'émission, considérée comme culte, a inspiré une série pour la plateforme de streaming d'Amazon, Prime Video, en 2024.

Mais Loana a quitté peu à peu le monde du show business et entamé un long déclin personnel, entre violences subies, problèmes de santé, tentatives de suicide, overdoses et épisodes psychiatriques.

"On peut dire que nous avons vécu un conte de fées. Une vie que jamais nous n'aurions osé imaginer. Un rêve éveillé, intense. Et puis, je t'ai vue tomber, te redresser, te battre, lutter, céder... Tu as tout donné, jusqu'au bout", a témoigné sur Instagram le chroniqueur Steevy Boulay, autre "lofteur" de la première édition.