Des œuvres de Léonard de Vinci et de Picasso au Louvre Abu Dhabi pour célébrer son 5e anniversaire

Le 5e anniversaire porte sur le thème «La grande histoire». (Photo fournie)
Le 5e anniversaire porte sur le thème «La grande histoire». (Photo fournie)
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Publié le Mercredi 16 novembre 2022

Des œuvres de Léonard de Vinci et de Picasso au Louvre Abu Dhabi pour célébrer son 5e anniversaire

  • Ce 5e anniversaire propose de nouvelles pièces, des événements culturels, des activités éducatives ainsi que des divertissements de portée mondiale
  • Parmi les nouvelles acquisitions et les pièces empruntées aux musées internationaux, citons le célèbre chef-d’œuvre de Léonard de Vinci, Saint Jean-Baptiste

ABU DHABI: Le Louvre Abu Dhabi célèbre au cours de ce mois son 5e anniversaire. C'est le 11 novembre 2017 que le musée a ouvert ses portes: des spectacles aériens, des feux d'artifice ainsi qu’une fête extravagante mêlant musique et lumière se sont alors enchaînés sous le dôme ultramoderne conçu par l'architecte Jean Nouvel. Le musée célébrera cette année son anniversaire avec la même ferveur. En effet, il s'agit du premier musée inauguré sur l'île de Saadiyat, qui accueillera le Guggenheim Abu Dhabi de Frank Gerry et le Musée national Zayed conçu par Norman Foster.

Ce 5e anniversaire est placé sous le thème «La grande histoire». Il propose de nouvelles pièces, des événements culturels, des activités éducatives ainsi que des divertissements de portée mondiale.

«Notre 5e anniversaire marque une étape importante et témoigne de la croissance soutenue et des progrès réalisés au niveau de la scène artistique et culturelle de la région», confie à Arab News Manuel Rabaté, directeur du Louvre Abu Dhabi. «Premier musée universel dans le monde arabe, le Louvre Abu Dhabi relie désormais la scène artistique de la région à la culture mondiale.»

Parmi les nouvelles acquisitions et les pièces empruntées aux musées internationaux, citons le célèbre chef-d’œuvre de Léonard de Vinci, Saint Jean-Baptiste. Il fait partie des quatre grandes pièces empruntées au Musée du Louvre de Paris. Certains objets proviennent d'autres musées partenaires, comme un peigne d’ivoire de 2 300 avant J.-C. en provenance du musée archéologique de Charjah ainsi qu’une copie des Voyages de Marco Polo – qui remonte à la seconde moitié du XIVe siècle – fournie par la Bibliothèque nationale de France. Le tableau La Femme en bleu de Pablo Picasso, achevé en 1944, est quant à lui emprunté au Centre Pompidou.

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Parmi les nouvelles acquisitions et les pièces empruntées aux musées internationaux, citons le célèbre chef-d’œuvre de Léonard de Vinci, Saint Jean-Baptiste. (Photo fournie)

Les pièces empruntées s'ajoutent aux nombreuses œuvres nouvellement acquises par le Louvre Abu Dhabi pour sa collection permanente, notamment le tableau Ange thuriféraire vêtu d'une tunique jaune (vers 1520) de Bernhard Strigel, La Tasse de chocolat (1877-1878) de Pierre-Auguste Renoir, présentée actuellement dans la section «Impressionnisme» du musée, ainsi qu'un récipient tripode chinois de la fin de la dynastie Shang (XIIe et XIe siècles avant J.-C.).

Parmi les œuvres d'art contemporaines, on trouve onze miroirs tirés de la série Mirror Paintings de l'artiste italien Michelangelo Pistoletto. Les visiteurs du musée pourront les admirer à partir du mois de février 2023. Il s'agit de panneaux d'acier inoxydable recouverts d'une finition miroir sur lesquels l'artiste appose un dessin réalisé à partir d'une photographie agrandie en taille réelle sur un papier fin.

L’œuvre Birthday de l'artiste britannique Jenny Holzer sera également présentée sous la forme d'une immense projection lumineuse sur les imposantes façades du musée.

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Le musée a ouvert ses portes le 11 novembre 2017. Des spectacles aériens, des feux d'artifice et une fête extravagante mêlant musique et de lumière se sont enchaînés sous le dôme ultramoderne conçu par l'architecte Jean Nouvel. L’institution célébrera cette année son anniversaire avec la même ferveur. (Photo fournie)

Pour marquer ses cinq années d’existence, le musée prévoit une liste d'événements alléchants: ateliers, entretiens avec les conservateurs et concerts de stars régionales et internationales comme John Legend, Majid al-Muhandis et Omar Khairat.
Ce sont les partenaires du 5e anniversaire du Louvre Abu Dhabi, Cartier et Abu Dhabi Commercial Bank, qui sponsorisent ces événements.

Les festivités se dérouleront sur un mois. Elles illustrent la place prépondérante qu'occupe le Louvre Abu Dhabi aux Émirats arabes unis (EAU), au Moyen-Orient et dans le monde entier.

«Les institutions culturelles telles que le Louvre Abu Dhabi consolident en outre la scène artistique locale et encouragent les artistes des pays et régions à proximité», explique M. Rabaté. «Depuis sa création, le Louvre Abu Dhabi sert de champ d'essai pour les idées novatrices dans un contexte de mondialisation et il soutient les jeunes personnalités du monde culturel. La coopération régionale reste une priorité absolue et je suis impatient de travailler avec nos principaux partenaires régionaux afin de proposer des œuvres de qualité au public.»

On le voit, le Louvre Abu Dhabi incarne la transformation culturelle des EAU et des pays du Golfe. Il propose aux amateurs de culture, selon les termes de M. Rabaté, de «vivre des moments inoubliables à travers les rencontres culturelles qu'il propose».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Découverte : Blossom Space à Djeddah

(Photo: Arab News)
(Photo: Arab News)
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  • Blossom Space excelle dans les articles de papeterie, proposant carnets, encres et autres objets soigneusement sélectionnés

DJEDDAH : À Djeddah, Blossom Space combine charme, convivialité et créativité dans un seul et magnifique lieu. Dès que vous franchissez la porte, on a l’impression d’entrer dans les pages d’un livre d’histoires — un monde doux et rêveur, à mi-chemin entre une bibliothèque confortable et une boutique-cadeaux fantaisiste.

Le personnel est exceptionnellement gentil et accueillant, ajoutant une touche personnelle qui élève toute l’expérience.

L’extérieur est déjà séduisant, avec une façade en verre élégante et une enseigne lumineuse qui suggèrent un espace moderne et légèrement haut de gamme — discret mais intrigant, plutôt « trésor caché » qu’une boutique clinquante.

Une fois à l’intérieur, l’atmosphère se transforme en chaleur et charme. Des étagères en bois et un éclairage doux créent une ambiance apaisante, rappelant un coin lecture tranquille.

Les détails décoratifs — mini-carrousels, accents vintage, papeterie délicate — évoquent un sentiment nostalgique, presque de livre d’histoires. Les plantes suspendues apportent vie et fraîcheur, tandis que les présentoirs pastel offrent un rendu visuel plaisant, féminin et digne d’un tableau Pinterest.

Blossom Space brille dans la papeterie, proposant carnets, encres et autres objets soigneusement sélectionnés. Pour ceux qui cherchent une expérience plus interactive, l’espace coloriage à l’étage est parfait pour se détendre et se ressourcer, offrant une échappée thérapeutique pour adultes et enfants.

Les activités de coloriage coûtent SR35 (9 $), et les expériences de décoration à la main SR65.

J’y suis allé deux fois. La première visite était agréable, même si certaines peintures étaient sèches et le café gratuit pouvait être meilleur. La deuxième fois, je suis venu avec un ami mais je ne voulais pas peindre, et on m’a demandé de payer l’entrée. Je comprends la politique, mais cela a été un peu décevant, surtout que l’endroit était vide.

Que vous soyez amateur de livres, passionné de papeterie ou simplement en quête d’une sortie différente et mémorable, Blossom Space ne déçoit pas.

Organisé, propre et débordant de charme, j’y retournerai sans hésiter. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Ahmad Kaabour : la voix de Beyrouth s’éteint à 71 ans

Le chanteur libanais Ahmad Kaabour en concert au festival « Angham min al-Sharq » (Les Sons de l’Arabie) à Abou Dhabi, le 7 mai 2010. Organisé par l’Autorité pour la Culture et le Patrimoine d’Abou Dhabi (ADACH), l’événement célèbre la richesse musicale du monde arabe. (AFP)
Le chanteur libanais Ahmad Kaabour en concert au festival « Angham min al-Sharq » (Les Sons de l’Arabie) à Abou Dhabi, le 7 mai 2010. Organisé par l’Autorité pour la Culture et le Patrimoine d’Abou Dhabi (ADACH), l’événement célèbre la richesse musicale du monde arabe. (AFP)
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  • Ahmad Kaabour est décédé à 71 ans à Beyrouth, après une longue lutte contre le cancer, laissant un héritage musical engagé et profondément lié à la mémoire de la ville
  • Son répertoire transforme Beyrouth en protagoniste, célébrant sa résilience, sa culture et ses traditions à travers plus de quatre décennies de carrière

​​​​​DUBAÏ: La disparition d’Ahmad Kaabour marque un chapitre essentiel de la mémoire musicale de Beyrouth. Figure emblématique de la chanson engagée et du patrimoine musical libanais, Kaabour aura traversé les décennies comme un témoin sonore des douleurs et des renaissances de sa ville natale. 

L’artiste s’est éteint à Beyrouth à l’âge de 71 ans, après une longue lutte contre le cancer. Né dans la capitale libanaise en 1955, il laisse derrière lui un héritage musical profondément ancré dans l’histoire et l’identité de la ville. Sa disparition marque la fin d’une voix qui a su chanter à la fois la douleur, l’espoir et la résilience de Beyrouth et du Liban.

Né dans une famille d’artistes, Kaabour commence à composer dès l’adolescence. En 1975, alors que le Liban s’enfonce dans la guerre civile, il compose la musique de « Ounadikom », sur des paroles du poète palestinien Tawfiq Ziad. La chanson devient un hymne de protestation et de solidarité, traversant générations et frontières.

Au fil des années, Kaabour travaille aux côtés de figures majeures de la scène libanaise, devenant partenaire artistique de Ziad Rahbani et Marcel Khalifé, tout en naviguant entre engagement politique et sensibilité populaire. 

Cette ouverture à des influences internationales se manifeste également dans son adaptation de « Baddi Ghanni Lannas », version arabe de « Chanter pour ceux qui sont loin de chez eux » de Michel Berger, parue en 1985 sur l’album Différences. Dans cette relecture, Ahmad Kaabour conserve la mélodie poignante et épurée de l’original, tout en y insufflant des paroles arabes ancrées dans les réalités libanaises et, plus largement, arabes.

Là où Berger chantait l’exil et la marginalité, Kaabour en élargit la portée pour en faire un hymne à la dignité et à la présence des peuples, fidèle à son engagement artistique. Cette collaboration indirecte — où Berger est crédité pour la musique et Kaabour pour l’adaptation — illustre sa capacité à faire dialoguer les cultures tout en restant profondément enraciné dans son identité.

Le lien avec Beyrouth reste central dans son œuvre. « La3younak » (1993) est une véritable déclaration d’amour à la ville, diffusée largement dans les années 1990, notamment sur Future TV, et incarnant l’esprit d’une capitale en reconstruction  derrière sa mélodie douce et nostalgique, c’est une ville-personne qui se dessine : aimée, fragilisée, mais toujours debout. 

Cette fibre beyrouthine traverse aussi d’autres titres. Dans ses reprises, comme « Shu Beddak » après l’explosion du port de 2020, Kaabour transforme une chanson populaire en élégie contemporaine, appelant à la mémoire et à la responsabilité collective. Dans des registres plus festifs, comme « Allou Al Bayarek », associé aux traditions du Ramadan à Beyrouth, il célèbre les rituels et la vie quotidienne de la ville, inscrivant son œuvre au cœur de la culture et des traditions locales.

Au-delà de ses succès pour adultes, Kaabour n’a jamais négligé le jeune public. Ses spectacles pour enfants, souvent avec la troupe Firkat al-Sanabel et le Théâtre libanais de marionnettes, évitaient la simplification, mêlant rythme, histoire et réflexion sur le monde. Pour lui, la musique était un pont entre générations et un moyen de transmettre mémoire et émotion.

Avec plus de quatre décennies de carrière, Ahmad Kaabour laisse un héritage unique : Beyrouth, avec toutes ses blessures et ses espoirs, comme protagoniste de sa musique. Sa voix restera à jamais l'écho de la ville qu’il a tant aimée.


Le décès de Loana pourrait être dû à une chute, selon le parquet

Agée de 48 ans, l'ex-star a été retrouvée sans vie mercredi vers 18h à son domicile près de la gare de Nice par les pompiers, prévenus par un voisin inquiet de ne plus la voir depuis plusieurs jours. (AFP)
Agée de 48 ans, l'ex-star a été retrouvée sans vie mercredi vers 18h à son domicile près de la gare de Nice par les pompiers, prévenus par un voisin inquiet de ne plus la voir depuis plusieurs jours. (AFP)
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  • Une enquête en recherche des causes de la mort a été confiée à la police judiciaire, et le corps a été transporté à l'institut médico-légal en vue d'une autopsie et d'analyses toxicologiques et de recherches d'éventuelles pathologies
  • "A ce stade des investigations, aucun élément ne permet d'envisager l'intervention d'un tiers en lien avec le décès", a ajouté le procureur

NICE: Le décès de Loana, première vedette de la télé-réalité en France, retrouvée morte mercredi à son domicile à Nice, pourrait être dû à une chute, sans intervention d'un tiers, a annoncé jeudi le procureur de Nice, Damien Martinelli.

Agée de 48 ans, l'ex-star a été retrouvée sans vie mercredi vers 18h à son domicile près de la gare de Nice par les pompiers, prévenus par un voisin inquiet de ne plus la voir depuis plusieurs jours.

La porte de l'appartement étant fermée à clé de l'intérieur, les pompiers sont entrés par une fenêtre. Loana était "manifestement décédée depuis plusieurs jours", et son chien a également été retrouvé mort, selon le communiqué du procureur.

Une plaie à l'arrière du crâne et des ecchymoses dans la région lombaire laissent envisager que le décès puisse être lié à une chute en arrière.

Une enquête en recherche des causes de la mort a été confiée à la police judiciaire, et le corps a été transporté à l'institut médico-légal en vue d'une autopsie et d'analyses toxicologiques et de recherches d'éventuelles pathologies.

"A ce stade des investigations, aucun élément ne permet d'envisager l'intervention d'un tiers en lien avec le décès", a ajouté le procureur.

La France avait découvert Loana Petrucciani (de son nom complet) en avril 2001 lorsqu'elle a vécu avec d'autres anonymes dix semaines durant 24 heures sur 24 sous l'oeil des caméras de M6.

Le succès du "Loft" a été immédiat et phénoménal et l'émission, considérée comme culte, a inspiré une série pour la plateforme de streaming d'Amazon, Prime Video, en 2024.

Mais Loana a quitté peu à peu le monde du show business et entamé un long déclin personnel, entre violences subies, problèmes de santé, tentatives de suicide, overdoses et épisodes psychiatriques.

"On peut dire que nous avons vécu un conte de fées. Une vie que jamais nous n'aurions osé imaginer. Un rêve éveillé, intense. Et puis, je t'ai vue tomber, te redresser, te battre, lutter, céder... Tu as tout donné, jusqu'au bout", a témoigné sur Instagram le chroniqueur Steevy Boulay, autre "lofteur" de la première édition.