L'Arabie saoudite pose les jalons d'un avenir durable

Des réserves naturelles étendues et le soutien à la faune et aux espèces menacées font partie d'un vaste programme environnemental saoudien (Roi Salmane bin Abdulaziz Royal Natural Reserve, RCU).
Des réserves naturelles étendues et le soutien à la faune et aux espèces menacées font partie d'un vaste programme environnemental saoudien (Roi Salmane bin Abdulaziz Royal Natural Reserve, RCU).
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Publié le Lundi 07 novembre 2022

L'Arabie saoudite pose les jalons d'un avenir durable

  • Le Royaume protège jusqu'à 30 % de ses terres et de ses mers tout en sauvant des espèces menacées
  • L'Initiative verte saoudienne vise à relever les défis climatiques et à aider le pays à atteindre zéro émission nette d'ici 2060

LE CAIRE: Soucieuse de laisser un environnement plus vert et plus durable aux générations futures, l'Arabie saoudite protège jusqu'à 30 % de ses terres et de ses mers tout en sauvant des espèces menacées grâce à son initiative qui mobilise 186 milliards de dollars.
Sous la supervision du prince héritier Mohammed ben Salmane, le Royaume a lancé en 2021 l'Initiative verte saoudienne, qui doit permettre de relever les défis climatiques et d'atteindre zéro émission nette d'ici 2060.
"L'Initiative verte saoudienne offrira d'énormes opportunités d'investissement au secteur privé, des emplois de qualité pour la prochaine génération de dirigeants du Royaume et des relations internationales renforcées qui auront un impact positif sur la région et le monde", a déclaré le prince héritier dans un communiqué.
L'initiative comprend plus de 60 stratégies liées au climat et prévoit la protection de vastes zones terrestres et maritimes en vue d'atteindre 20 % de réserves naturelles d'ici à 2030 et 10 % supplémentaires par la suite.
«En travaillant en partenariat avec des organisations de protection de la biodiversité de premier plan au niveau international, telles que l'Union internationale pour la conservation de la nature, cet objectif ambitieux garantira une faune abondante et des paysages vierges dans le Royaume», indique le site officiel de l'initiative.
Aujourd'hui, environ 17 % des terres et des mers du Royaume sont protégées. Les réserves naturelles royales, les réserves naturelles et les réserves naturelles d'AlUla constituent 15 zones désignées et témoignent de nombreuses avancées en matière de restauration de la faune et de la flore.
Une nature préservée
Connue pour sa beauté naturelle et ses monuments rares, la réserve naturelle royale du roi Salmane ben Abdelaziz (KSRNR) est l'une des plus grandes zones protégées du Royaume, avec une superficie de 130 000 km². En outre, la commission royale d'AlUla (RCU) a également engagé la préservation de la réserve naturelle de Sharaan pour restaurer et renforcer les espèces de grande valeur menacées.
Inaugurée en février 2022, la réserve naturelle de Sharaan crée des opportunités écotouristiques qui enrichissent l'écosystème en offrant des lieux de villégiature et en réintroduisant des espèces sauvages.
«Hormis le site protégé de lâcher initial, la réserve naturelle sera, pour l'instant, ouverte au public, qui sera encouragé à rester sur des chemins définis s'il se déplace en voiture et à ne pas jeter de détritus. À terme, certaines zones protégées pourront être fermées au public afin de favoriser la restauration de l'habitat», précise le site officiel de la RCU.

L'Initiative verte saoudienne se tiendra les 11 et 12 novembre à Charm el-Cheikh, en Égypte, en marge de la COP27 (Photo fournie).


Dans le cadre de l'Initiative verte saoudienne, la réserve naturelle de Sharaan restaurera 100 hectares de terres qui serviront à tester des méthodes de réhabilitation écologique d'ici à 2030.
L'initiative prévoit également de réaménager l'un des plus grands champs volcaniques du Royaume, Harrat Khaybar, pour le transformer en réserve naturelle, en attraction touristique à caractère naturel et en site classé par l'UNESCO.
Des efforts massifs ont déjà été déployés pour avoir un impact sur la faune du Royaume, avec 25 millions de dollars consacrés à la préservation du léopard d'Arabie et de 471 oryx et bouquetins réapprivoisés.
En juin 2022, le KSRNR a assisté à la naissance du premier oryx arabe sauvage depuis 90 ans. Le retour de l'oryx favorise sa reproduction naturelle, représentant une réalisation environnementale qui contribue à l'équilibre de l'environnement, à l'enrichissement de la biodiversité et à la préservation de cette espèce.
Actuellement, le KSRNR compte 282 espèces d'animaux, couvrant un large éventail de mammifères, reptiles, oiseaux et amphibiens.
Le Royaume a également désigné 82 700 km2 de terres pour protéger la faune et mettre en œuvre de solides programmes de ré-ensauvagement.
Ces zones couvrent diverses topographies, notamment des déserts, des forêts, des montagnes et des zones côtières. En outre, le Royaume vise à désigner 10 points chauds de biodiversité d'ici 2025 afin de préserver 500 espèces de plantes et d'animaux, dont 55 espèces endémiques de la péninsule arabique, sur 977 km2.
Le Royaume est l'un des rares pays arabes à faire partie de l'Alliance mondiale pour les océans, qui vise à sauvegarder au moins 30 % des océans de la planète d'ici à 2030.
Outre ses objectifs terrestres, il doit lancer son initiative de restauration des récifs d'ici 2024, planter 100 millions de mangroves d'ici 2030 et ouvrir son site de conservation des nids de tortues d'ici 2025.
Le feu vert
L'Initiative verte saoudienne a établi un plan d'action en cinq étapes pour assurer la durabilité de ces zones et le choix du développement.
Un programme de suivi et d'évaluation permanent permettrait de suivre et d'évaluer l'efficacité et l'impact des zones protégées et de catégoriser la vie terrestre et marine afin de soutenir les écosystèmes critiques.
Troisièmement, l'initiative vise à consulter des experts de terrain car un environnement collaboratif est nécessaire pour garantir le développement et la mise en œuvre des plans directeurs.
En outre, des solutions sur le terrain et de haute technologie font également partie du plan pour faciliter les visites et les photographies, la cinquième étape étant la création d'emplois et la formation pour une gestion appropriée.
L'initiative prévoit de planter 450 millions d'arbres et de réhabiliter 8 millions d'hectares de terres dégradées d'ici à 2030, ce qui permettra de réduire les émissions de carbone de 200 millions de tonnes.
Le Royaume contribuera également à réduire les émissions mondiales de méthane jusqu'à 30 % d'ici à 2030, dans le cadre de son engagement en faveur d'un avenir plus vert.
Une transformation de Riyad pour en faire l'une des villes les plus durables du monde est également en cours, avec des solutions complètes décrites dans le forum de l'initiative.
L'Initiative verte saoudienne se tiendra les 11 et 12 novembre à Charm el-Cheikh, en Égypte, en même temps que la conférence des Nations unies sur les changements climatiques, COP27.
Le prince héritier a également lancé l'Initiative verte du Moyen-Orient, qui s'inscrit dans la volonté de l'Arabie saoudite de créer un impact mondial.


Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


À Djeddah, L’Oréal inaugure une nouvelle phase stratégique en Arabie saoudite

L’Oréal a inauguré son nouveau bureau à Djeddah en amont de la deuxième édition du L’Oréal For The Future Summit, marquant une nouvelle étape dans l’engagement de long terme du groupe en Arabie saoudite. (Photo fournie)
L’Oréal a inauguré son nouveau bureau à Djeddah en amont de la deuxième édition du L’Oréal For The Future Summit, marquant une nouvelle étape dans l’engagement de long terme du groupe en Arabie saoudite. (Photo fournie)
Le L’Oréal For The Future Summit a mis en avant les initiatives du groupe en Arabie saoudite autour des produits rechargeables, de la formation professionnelle et de l’autonomisation des femmes. (Photo fournie)
Le L’Oréal For The Future Summit a mis en avant les initiatives du groupe en Arabie saoudite autour des produits rechargeables, de la formation professionnelle et de l’autonomisation des femmes. (Photo fournie)
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  • L’Oréal inaugure son nouveau siège à Djeddah et confirme l’Arabie saoudite comme un moteur stratégique de croissance et d’impact
  • Le groupe allie performance économique, autonomisation des femmes et stratégie durable afin de croître plus vite que le marché

DUBAÏ: À l’occasion de la deuxième édition du L’Oréal For The Future Summit en Arabie saoudite, à Djeddah, L’Oréal Middle East confirme ses ambitions de long terme dans le Royaume. Entre l’inauguration d’un nouveau bureau, le développement de programmes de formation pour les femmes saoudiennes et l’accélération des produits rechargeables, le groupe renforce sa présence sur l’un de ses marchés les plus stratégiques au Moyen-Orient.

« L’organisation du Summit à Djeddah démontre notre engagement envers le Royaume », explique Laurent Duffier, directeur général de L’Oréal Moyen-Orient et Arabie saoudite, en entretien accordé à Arab News en français.

Présent sur le marché saoudien depuis les années 1960 et implanté localement via une filiale depuis 2012, L’Oréal vient d’inaugurer ses nouveaux bureaux à Djeddah. « Nous allons bientôt accueillir deux fois plus d’employés qu’il y a un an. Nous allons doubler nos effectifs en Arabie saoudite d’ici fin 2026 », précise-t-il.

Pour le groupe, l’Arabie saoudite représente aujourd’hui le premier marché de la beauté du Golfe et un moteur de croissance régionale. « La région du Moyen-Orient était le cinquième contributeur à la croissance mondiale de L’Oréal, portée en grande partie par l’Arabie saoudite », souligne Laurent Duffier.

Le dirigeant met en avant plusieurs facteurs structurels : la croissance économique, l’essor de la classe moyenne, la progression de l’emploi féminin et une forte consommation de produits de beauté. « L’Arabie saoudite est un pays de rêve pour l’industrie de la beauté », affirme-t-il. Selon les études internes du groupe, les consommatrices saoudiennes possèdent en moyenne 23 produits de maquillage.

Le Summit est également l’occasion pour L’Oréal de présenter une étude réalisée avec ASTERÈS afin de mesurer son impact dans le Royaume. Selon cette étude, la chaîne de valeur du groupe génère 3,2 milliards de riyals saoudiens pour l’économie locale et soutient près de 8 765 emplois. Les initiatives sociales et éducatives du groupe auraient par ailleurs bénéficié à plus de 35 000 personnes.

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Laurent Duffier, directeur général de L’Oréal Moyen-Orient et Arabie saoudite. (Photo fournie)

« Nous voulions mettre des chiffres précis derrière notre impact économique et sociétal », explique Laurent Duffier.

L’un des axes majeurs de la stratégie ESG de L’Oréal dans le Royaume reste l’autonomisation économique des femmes. Le groupe annonce l’ouverture de sa cinquième académie de coiffure professionnelle, installée au sein de ses nouveaux bureaux de Djeddah. 

Développé avec Princess Nourah bint Abdulrahman University, Imam Abdulrahman Bin Faisal University et Effat University, le programme vise à répondre au besoin de main-d’œuvre qualifiée dans les salons saoudiens.

« Nous avons déjà certifié 150 femmes en deux ans et 70 % d’entre elles ont trouvé un emploi immédiatement », indique Laurent Duffier. « Certaines ont ouvert leur propre salon et recrutent à leur tour. »

Accrédité par la Technical and Vocational Training Corporation (TVTC) et subventionné par le Human Resources Development Fund (HADAF), le programme ambitionne désormais de certifier plus de 1 000 femmes d’ici 2029.

En parallèle, L’Oréal développe son initiative « Beauty for a Better Life », menée avec l’ONG Education for Employment. Ce programme, principalement digital, vise à former des femmes aux métiers de conseillères beauté.

La Fondation L’Oréal a consacré plus de SAR 600 000 au développement du programme en Arabie saoudite, avec une centaine de diplômées attendues en 2026.

Le groupe poursuit également ses investissements dans la formation des professionnels déjà présents sur le marché. En 2025, plus de 800 coiffeurs et coiffeuses issus des salons partenaires de L’Oréal en Arabie saoudite ont bénéficié de plus de 10 000 heures de formation dispensées par les instituts L’Oréal Professionnel.

Sur le volet environnemental, L’Oréal mise fortement sur le développement des produits rechargeables. « Les refills sont ‘good for the wallet and good for the planet’ (bons pour le portefeuille et pour la planète) », résume Laurent Duffier.

Le groupe déploie des campagnes multi-marques autour de son initiative « Join the Refill Movement » afin d’accélérer l’adoption de ces nouveaux usages dans le Royaume.

Le dirigeant reconnaît néanmoins que le principal défi reste comportemental. « Les consommateurs veulent adopter des comportements plus durables, mais il faut transformer cette intention en action », estime-t-il.

Les objectifs environnementaux sont désormais intégrés à la gouvernance du groupe et aux indicateurs clés de performance des managers, notamment à travers les performances liées au programme « L’Oréal For the Future ».

« L’Oréal est reconnu depuis des années AAA par le CDP (Carbon Disclosure Project). Nous sommes l’une des seules entreprises, si ce n’est la seule, à avoir obtenu cette notation pendant dix années consécutives », rappelle Laurent Duffier. « Cela prouve le sérieux de nos engagements, avec des objectifs fondés sur la science, mesurés très précisément sur les scopes 1, 2 et 3. »

Malgré un contexte régional marqué par certaines tensions économiques et logistiques, le groupe se dit confiant dans ses perspectives.

« Notre modèle nous aide à amortir les chocs », explique Laurent Duffier. « Nous sommes présents dans plusieurs pays, sur toutes les catégories de beauté et sur tous les canaux de distribution. »

Le groupe mise notamment sur la diversification de ses activités et sur la croissance du e-commerce pour absorber les cycles économiques. « On optimise tout ce qu’on peut faire en Arabie saoudite pour profiter au maximum de la croissance du marché et, en parallèle, nous continuons à investir aux Émirats arabes unis », ajoute-t-il.

Le dirigeant évoque également le « lipstick effect », souvent observé dans les périodes d’incertitude économique. « Dans les moments difficiles, les consommateurs continuent à se faire plaisir avec un parfum ou un rouge à lèvres », explique-t-il.

L’Oréal insiste enfin sur l’alignement de ses investissements avec les objectifs de Vision 2030, notamment en matière d’emploi des femmes, de diversification économique et de développement technologique.

« Le nouveau bureau de Djeddah marque le début d’une nouvelle ère pour L’Oréal en Arabie saoudite », conclut Laurent Duffier. 
 


Carburant: le gouvernement ne doit pas céder au «chantage» de TotalEnergies, dit Olivier Faure

TotalEnergies "profite de la crise" et "le gouvernement ne doit pas céder au chantage" du géant pétrolier, a déclaré mercredi le patron du Parti socialiste Olivier Faure sur BFMTV.
TotalEnergies "profite de la crise" et "le gouvernement ne doit pas céder au chantage" du géant pétrolier, a déclaré mercredi le patron du Parti socialiste Olivier Faure sur BFMTV.
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  • "Je ne dis pas que Total ne paie pas d'impôts, je ne dis pas que Total est un groupe qui mérite d'être mis d'être mis au ban de la société française", a-t-il poursuivi
  • "Ce que je dis simplement au gouvernement, c'est qu'il ne peut pas céder au chantage. On ne peut pas avoir un chef d'entreprise qui dit au gouvernement ce qu'il doit faire et ce qu'il ne peut pas faire, ce n'est pas admissible"

PARIS: TotalEnergies "profite de la crise" et "le gouvernement ne doit pas céder au chantage" du géant pétrolier, a déclaré mercredi le patron du Parti socialiste Olivier Faure sur BFMTV.

Alors que le PDG du groupe TotalEnergies Patrick Pouyanné a menacé mardi d'arrêter son plafonnement du prix des carburants dans ses stations-service françaises en cas de taxe sur les "superprofits", le patron du PS Olivier Faure a jugé que TotalEnergies était "un profiteur de crise comme d'autres".

Un profiteur de guerre? "Bien sûr", mais "à l'insu de son plein gré. Je ne dis pas que c'est lui qui est à l'origine de cette guerre illégale", a poursuivi le patron du PS, qui a déposé la semaine dernière une proposition de loi pour taxer ce type de superprofits, visant les entreprises réalisant plus de 750 millions (d'euros) de chiffre d'affaires.

"Je ne dis pas que Total ne paie pas d'impôts, je ne dis pas que Total est un groupe qui mérite d'être mis d'être mis au ban de la société française", a-t-il poursuivi.

"Ce que je dis simplement au gouvernement, c'est qu'il ne peut pas céder au chantage. On ne peut pas avoir un chef d'entreprise qui dit au gouvernement ce qu'il doit faire et ce qu'il ne peut pas faire, ce n'est pas admissible", a martelé le chef des socialistes.

"Total dit qu'il plafonne les prix, ce qui est vrai", a reconnu M. Faure, mais le groupe "vient de faire 6 milliards de dollars de bénéfices supplémentaires" et "a augmenté son profit de 51%". "Ce n'est pas normal", a-t-il insisté.

Quand Total et d'autres font des superprofits, "ils ne font pas des profits parce qu'ils ont un génie particulier", a-t-il ajouté, jugeant "normal que celles et ceux qui font des profits qui sont des profits indus soient amenés aussi à contribuer".

Olivier Faure a dit maintenir sa proposition de loi. "Le patriotisme, c'est ça".

Pour sa part, David Lisnard, candidat libéral à la présidentielle, a jugé sur FranceInfo que les marges de Total semblaient être "tout à fait dans la norme", c'est-à-dire "celle du marché".

Le président de l’Association des maires de France (AMF) a réitéré sa proposition de "suspension provisoire des certificats d'économie d'énergie" qui à ses yeux constitue "la seule mesure générale qui est possible sans dégrader les comptes publics".


Le fonds de garantie des dépôts français quasi stable, à 7,7 milliards d'euros

Le Fonds de garantie des dépôts et de résolution (FGDR) disposait fin 2025 de 7,745 milliards d'euros en réserve en cas de défaillance d'un établissement bancaire, selon un communiqué publié mardi en marge de la publication de son rapport annuel. (AFP)
Le Fonds de garantie des dépôts et de résolution (FGDR) disposait fin 2025 de 7,745 milliards d'euros en réserve en cas de défaillance d'un établissement bancaire, selon un communiqué publié mardi en marge de la publication de son rapport annuel. (AFP)
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  • Cette couverture est largement théorique puisque le FGDR n'a en banque que 0,5% du montant couvert, estimé à près de 1.500 milliards d'euros
  • Les ressources du FGDR "sont proportionnées au risque réel d’intervention", rappelle-t-il sur son site internet

PARIS: Le Fonds de garantie des dépôts et de résolution (FGDR) disposait fin 2025 de 7,745 milliards d'euros en réserve en cas de défaillance d'un établissement bancaire, selon un communiqué publié mardi en marge de la publication de son rapport annuel.

"Nous consolidons ces réserves financières", s'est félicité le président du directoire du FGDR Anthony Requin lors d'un entretien avec l'AFP.

Le FGDR est chargé d'intervenir en cas de défaillance d'un établissement financier: chaque Français est couvert à hauteur de 100.000 euros par ce fonds.

Sont éligibles les comptes courants, comptes à terme, livrets jeunes, comptes épargne logement, plan d'épargne logement ou encore les comptes espèces attachés à un compte titres ou à un plan épargne en actions (PEA).

Cette couverture est largement théorique puisque le FGDR n'a en banque que 0,5% du montant couvert, estimé à près de 1.500 milliards d'euros.

Les ressources du FGDR "sont proportionnées au risque réel d’intervention", rappelle-t-il sur son site internet.

La concentration du système bancaire, autour de six grands établissements (BNP Paribas, Crédit Agricole, Société Générale, BPCE, Crédit Mutuel et la Banque postale) confère à la France ce ratio si faible.

D'autres digues, positionnées en amont, sont là pour éviter les faillites bancaires: un contrôle régulier et poussé par le superviseur, des exigences réglementaires fortes en matière de fonds propres notamment, un mécanisme de résolution et un fonds européen de près de 80 milliards d'euros.

Au sein de chaque banque existent "des réserves qui sont là pour absorber des chocs", souligne M. Requin.

Le FGDR, créé en 1999, disposait fin 2024 d'un montant à peine plus faible, de 7,732 milliards d'euros.

La différence s'explique notamment par de nouvelles contributions au titre de la garantie des services de gestion ainsi que le produit d'amendes prononcées par l'Autorité des marchés financiers (AMF).

Le FGDR compte 1.134 établissements adhérents, au titre de sa garantie des dépôts, mais aussi des titres ou des cautions.