La Jordanie «étonnée» des déclarations de l'ambassadeur néerlandais sur la liberté de la presse

Le ministère jordanien des Affaires étrangères et des expatriés s'oppose à une déclaration de l'ambassadeur néerlandais (Photo, Shutterstock).
Le ministère jordanien des Affaires étrangères et des expatriés s'oppose à une déclaration de l'ambassadeur néerlandais (Photo, Shutterstock).
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Publié le Samedi 22 octobre 2022

La Jordanie «étonnée» des déclarations de l'ambassadeur néerlandais sur la liberté de la presse

  • Le ministère des Affaires étrangères et des expatriés émet des objections à la déclaration
  • Les EAU soutiennent la politique étrangère de la Jordanie et expriment leur solidarité avec Amman

LONDRES: Le gouvernement jordanien s'est dit «étonné» par les propos de l'ambassadeur néerlandais à Amman sur le déclin de la liberté des médias dans le pays.

Le ministère des Affaires étrangères et des expatriés a reproché à Harry Verweij de se mêler des affaires intérieures de la Jordanie lors d'une réunion avec le ministre de l'Information.

Mardi, Verweij a publié sur Twitter une photo où il était assis avec le ministre des Médias, Faisal al-Chboul, affirmant qu'il avait fait part de ses préoccupations concernant «le déclin du classement international de la Jordanie en matière de liberté d'expression».

Ce commentaire, qui évoquait également l'amitié de longue date entre les deux pays, a suscité une réponse immédiate du ministère jordanien.

Le ministère jordanien a déclaré que l'ambassadeur avait fait des commentaires sur l'octroi d'une licence à une station de radio locale et à son propriétaire, qui n'était ni jordanien ni néerlandais.

Le ministère a indiqué qu'il jugeait ce commentaire «incompréhensible» et qu'un ambassadeur représentant un pays ami ne devait pas interférer dans une affaire régie par des lois et des règlements aussi transparents.

«La Jordanie est toujours ouverte à un dialogue franc qui aborde toutes les questions avec tous les partenaires et pays amis par le biais de canaux diplomatiques et de contacts directs, conformément aux normes diplomatiques, mais elle n'accepte pas l’interférence dans ses affaires intérieures», peut-on lire dans un communiqué de l'agence de presse Petra.

L'incident a incité les Émirats arabes unis à convoquer l'ambassadeur néerlandais à Abu Dhabi, Lody Embrechts.

Le ministère des Affaires étrangères des EAU a déclaré qu'il l'avait «informé de la forte protestation des EAU et de la dénonciation de l’interférence» dans les «affaires intérieures de la Jordanie».

«Le ministère a affirmé la solidarité des EAU avec le Royaume hachémite de Jordanie et a exprimé sa vive protestation contre cette déclaration irresponsable qui enfreint les normes diplomatiques.»

La Jordanie a été classée 120e sur 180 pays dans le classement mondial de la liberté de presse établi cette année par l'ONG Reporters sans frontières.

Bien que cela représente une progression de neuf places par rapport à l'année précédente, les perspectives globales du pays ont été rétrogradées de la catégorie «problématique» à la catégorie «difficile», ce qui reflète une tendance mondiale au déclin de la liberté des médias.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Liban : deux morts dans une frappe israélienne dans le sud selon le ministère de la Santé

A Lebanese army soldier stands guard in the southern village of Adaisseh, opposite the Israeli village of Meskaf Am on the border between the two countries, following the withdrawal of Israeli troops from all but five points in south Lebanon on February 18, 2025. (AFP)
A Lebanese army soldier stands guard in the southern village of Adaisseh, opposite the Israeli village of Meskaf Am on the border between the two countries, following the withdrawal of Israeli troops from all but five points in south Lebanon on February 18, 2025. (AFP)
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  • « La frappe menée aujourd'hui par l'ennemi israélien dans la ville de Zibqin a fait deux morts », a indiqué le ministère dans un communiqué, après avoir annoncé un premier bilan d'un mort.
  • De son côté, l'armée israélienne a indiqué dans un communiqué qu'un de ses avions avait frappé « deux terroristes du Hezbollah qui opéraient sur un véhicule d'ingénierie dans la région de Zibqin ».

Le ministère libanais de la Santé a annoncé dimanche que deux personnes avaient été tuées dans une frappe israélienne dans le sud du Liban, où l'armée israélienne a indiqué avoir visé deux membres du Hezbollah.

« La frappe menée aujourd'hui par l'ennemi israélien dans la ville de Zibqin a fait deux morts », a indiqué le ministère dans un communiqué, après avoir annoncé un premier bilan d'un mort.

De son côté, l'armée israélienne a indiqué dans un communiqué qu'un de ses avions avait frappé « deux terroristes du Hezbollah qui opéraient sur un véhicule d'ingénierie dans la région de Zibqin ».

Les deux hommes ont été visés « alors qu'ils tentaient de reconstruire des infrastructures terroristes du Hezbollah », a-t-elle ajouté. 

Malgré un cessez-le-feu conclu le 27 novembre avec le mouvement chiite libanais, Israël continue de mener des frappes au Liban et maintient des troupes à plusieurs endroits dans le sud du pays.

Samedi, l'émissaire adjointe des États-Unis pour le Moyen-Orient, Morgan Ortagus, a rencontré des responsables libanais à Beyrouth pour discuter de la situation dans le sud du pays.

Les États-Unis président un comité de suivi du cessez-le-feu, qui a mis fin à plus d'un an d'hostilités, dont deux mois de guerre ouverte entre Israël et le Hezbollah, en marge de la guerre à Gaza.

Selon les termes de l'accord, le mouvement pro-iranien devait repositionner ses forces au nord du fleuve Litani, à environ 30 kilomètres de la frontière israélienne, et démanteler ses infrastructures militaires restantes dans le sud.

Israël devait pour sa part achever son retrait du Liban d'ici le 18 février, mais l'armée israélienne maintient actuellement des positions dans cinq secteurs « stratégiques ».


Gaza : Macron doit tenir un sommet avec le président al-Sissi et le roi de Jordanie en Égypte

Le président français Emmanuel Macron a déclaré samedi qu'il organiserait un sommet trilatéral sur la situation à Gaza avec le président égyptien Abdel Fattah al-Sisi et le roi Abdallah II de Jordanie. (AP/File)
Le président français Emmanuel Macron a déclaré samedi qu'il organiserait un sommet trilatéral sur la situation à Gaza avec le président égyptien Abdel Fattah al-Sisi et le roi Abdallah II de Jordanie. (AP/File)
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  • Le président français Emmanuel Macron a déclaré samedi qu'il tiendrait un sommet trilatéral sur la situation à Gaza avec le président égyptien Abdel Fattah El-Sisi et le roi Abdallah II de Jordanie. 
  • « En réponse à l'urgence de la situation à Gaza et lors de ma visite en Égypte à l'invitation du président El-Sisi, nous tiendrons un sommet trilatéral avec le président égyptien et le roi de Jordanie », a écrit M. Macron sur X

PARIS : Le président français Emmanuel Macron a déclaré samedi qu'il tiendrait un sommet trilatéral sur la situation à Gaza avec le président égyptien Abdel Fattah El-Sisi et le roi Abdallah II de Jordanie. 

Depuis l'effondrement d'une trêve de courte durée dans sa guerre contre le Hamas, Israël s'est efforcé de s'emparer de territoires à Gaza dans ce qu'il a appelé une stratégie visant à forcer les militants à libérer les otages encore en captivité.

Parallèlement, Israël a intensifié ses attaques contre le Liban et la Syrie.

« En réponse à l'urgence de la situation à Gaza et lors de ma visite en Égypte à l'invitation du président El-Sisi, nous tiendrons un sommet trilatéral avec le président égyptien et le roi de Jordanie », a écrit M. Macron sur X en prévision de son voyage. 

Le président français doit arriver au Caire dimanche soir, où il doit s'entretenir avec son homologue égyptien lundi matin.
Selon le bureau de M. Macron, un sommet trilatéral se tiendra également le même jour dans la capitale égyptienne.

Mardi, M. Macron se rendra également dans le port d'El-Arish, situé à 50 kilomètres à l'ouest de la bande de Gaza, pour rencontrer des travailleurs humanitaires et des agents de sécurité et démontrer sa « mobilisation constante en faveur d'un cessez-le-feu ».

El-Arish est un point de transit pour l'aide internationale à destination de Gaza.

 


La Ligue musulmane mondiale condamne les frappes israéliennes sur un centre culturel saoudien et une école de Gaza

Des Palestiniens inspectent les dégâts à l'école Dar Al-Arqam, où s'abritent des personnes déplacées, après qu'elle ait été touchée par une frappe israélienne jeudi, dans la ville de Gaza, le 4 avril 2025. (Reuters)
Des Palestiniens inspectent les dégâts à l'école Dar Al-Arqam, où s'abritent des personnes déplacées, après qu'elle ait été touchée par une frappe israélienne jeudi, dans la ville de Gaza, le 4 avril 2025. (Reuters)
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  • Les attaques meurtrières qui ont fait des dizaines de morts et de blessés sont qualifiées de « crimes horribles contre les civils et les installations civiles ».
  • Le chef de la MWL appelle à une action internationale urgente face à ces crimes de guerre.

RIYAD : la Ligue musulmane mondiale a condamné les frappes aériennes israéliennes qui ont touché un centre culturel saoudien et une école dans la ville de Rafah, dans le sud de Gaza, alors qu'Israël a repris ses opérations militaires après l'effondrement d'une trêve temporaire avec le Hamas.

Dans une déclaration publiée vendredi par l'agence de presse saoudienne, le secrétaire général de la MWL, Cheikh Mohammed ben Abdulkarim Al-Issa, a dénoncé le ciblage de l'entrepôt du Centre saoudien pour la culture et le patrimoine, qui a détruit des fournitures médicales destinées aux malades et aux blessés de Gaza.

Il a également condamné la frappe sur l'école Dar Al-Arqam, qui aurait tué et blessé des dizaines de personnes, décrivant ces attaques comme des « crimes horribles contre des civils et des installations civiles ». 

M. Al-Issa a déclaré : « Ces actes représentent une violation flagrante de toutes les lois et normes humanitaires internationales. » 

Il a appelé la communauté internationale à prendre des mesures urgentes et a exhorté les organismes mondiaux à mettre en place des mécanismes de responsabilisation afin que les auteurs de ces crimes de guerre soient tenus pour responsables.

Cette condamnation intervient dans un contexte de recrudescence des violences à Gaza depuis le mois de mars, à la suite d'un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas.

Israël a repris ses bombardements sur l'enclave, affirmant viser les infrastructures des militants, tandis que les agences humanitaires ont mis en garde contre l'aggravation de la crise et l'augmentation du nombre de victimes civiles. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com