L'ouvrage de Jason Greenblatt intitulé In the Path of Abraham offre un aperçu du processus de paix au Moyen-Orient

Le secrétaire d'État américain, Antony Blinken, pose pour une photo avec les ministres des Affaires étrangères de Bahreïn, d'Égypte, d'Israël, du Maroc et des Émirats arabes unis après leur réunion dans le Néguev, en Israël, le 28 mars 2022. (Fichier AFP)
Le secrétaire d'État américain, Antony Blinken, pose pour une photo avec les ministres des Affaires étrangères de Bahreïn, d'Égypte, d'Israël, du Maroc et des Émirats arabes unis après leur réunion dans le Néguev, en Israël, le 28 mars 2022. (Fichier AFP)
(De gauche à droite) Abdellatif al-Zayani, ministre des Affaires étrangères de Bahreïn; Benjamin Netanyahou, Premier ministre israélien; Donald Trump, président des États-Unis, et Abdallah ben Zayed al-Nahyane, ministre des Affaires étrangères des EAU, lors de la signature des accords d'Abraham. (AFP)
(De gauche à droite) Abdellatif al-Zayani, ministre des Affaires étrangères de Bahreïn; Benjamin Netanyahou, Premier ministre israélien; Donald Trump, président des États-Unis, et Abdallah ben Zayed al-Nahyane, ministre des Affaires étrangères des EAU, lors de la signature des accords d'Abraham. (AFP)
Les drapeaux des EAU et d'Israël flottent à l'Expo 2020 de Dubaï le 31 janvier 2022. (AFP)
Les drapeaux des EAU et d'Israël flottent à l'Expo 2020 de Dubaï le 31 janvier 2022. (AFP)
Le rabbin Levi Duchman allume une grande menora au pavillon israélien de l'Expo 2020 à Dubaï, le 28 novembre 2021, pour marquer la fête juive de Hanoukka. (AFP)
Le rabbin Levi Duchman allume une grande menora au pavillon israélien de l'Expo 2020 à Dubaï, le 28 novembre 2021, pour marquer la fête juive de Hanoukka. (AFP)
Jared Kushner, gendre de l'ancien président américain, Donald Trump, est considéré comme ayant joué un rôle crucial dans la signature des accords d'Abraham. (Getty Images via AFP)
Jared Kushner, gendre de l'ancien président américain, Donald Trump, est considéré comme ayant joué un rôle crucial dans la signature des accords d'Abraham. (Getty Images via AFP)
Un avion d'Emirates reçoit un jet d'eau de bienvenue lors de son atterrissage à l'aéroport israélien Ben-Gourion de Lod, le 23 juin 2022, qui marque le premier vol de passagers de la compagnie aérienne des EAU vers Israël. (Fichier AFP)
Un avion d'Emirates reçoit un jet d'eau de bienvenue lors de son atterrissage à l'aéroport israélien Ben-Gourion de Lod, le 23 juin 2022, qui marque le premier vol de passagers de la compagnie aérienne des EAU vers Israël. (Fichier AFP)
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Publié le Jeudi 06 octobre 2022

L'ouvrage de Jason Greenblatt intitulé In the Path of Abraham offre un aperçu du processus de paix au Moyen-Orient

  • Les accords d'Abraham ont normalisé les liens entre Israël et quatre pays arabes: Émirats arabes unis, Bahreïn, Soudan et Maroc
  • Jason Greenblatt: «La normalisation conduit à un règlement raisonnable et pacifique du conflit au Moyen-Orient»

MISSOURI, USA: À l'approche du deuxième anniversaire des accords historiques d'Abraham, le moment semble bien choisi pour réfléchir aux changements qu'ils annonçaient pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord.

Jusqu'à présent, l'accord a normalisé les relations entre Israël et quatre pays arabes: les Émirats arabes unis (EAU), Bahreïn, le Maroc et le Soudan.

L'ouvrage de Jason Greenblatt intitulé In the Path of Abraham offre aux lecteurs un compte rendu de la réflexion et du processus qui ont rendu les accords possibles. Nommé par le président, Donald Trump, en 2016, comme représentant pour les négociations internationales, Jason Greenblatt, ainsi que Jared Kushner, l'ambassadeur David Friedman et le conseiller de M. Kushner, Avi Berkowitz, ont mené l’initiative américaine pour négocier la paix entre Israël, les Palestiniens et leurs voisins.

Le livre offre un aperçu très accessible, clair et direct de la façon dont ils ont abordé cette tâche colossale. Au cours de ce processus, M. Greenblatt et ses collègues ont dû se débarrasser d'une grande partie des idées reçues sur le conflit israélo-arabe, accumulées au fil des ans et propagées par une vaste armée d’ «experts » en la matière.

L'opinion consensuelle de longue date sur ce conflit avançait qu'il n'était pas possible d’atteindre la paix et la normalisation entre Israël et les différents États arabes tant qu'un accord de paix définitif n'avait pas été conclu avec les Palestiniens.

Cet accord de paix avec les Palestiniens s'est toutefois révélé difficile à définir, même à ce jour, donnant effectivement aux partis politiques palestiniens un droit de veto sur tout ce qui concerne Israël dans la région.

La région du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord (Mena) a toutefois changé au fil du temps, même si le conflit israélo-palestinien semble figé.

Les experts chevronnés, qu'il s'agisse d'universitaires, de groupes de réflexion, d'agents du renseignement ou de personnes travaillant dans les bureaux du département d'État ou de divers ministères des Affaires étrangères, n'ont pas su évaluer ces changements.

Le panarabisme n'exerce plus la même emprise sur le monde arabe qu'auparavant et, si la plupart des dirigeants arabes et leur opinion publique restent très favorables aux Palestiniens, ils doivent également veiller à leurs propres intérêts nationaux.

L'Iran, en particulier, occupe une place très importante dans l'évaluation des risques de divers États arabes, qui peuvent trouver en Israël un ennemi militairement et technologiquement puissant – et déterminé – de l'Iran avec lequel faire cause commune. 

Partie intégrante de la région Mena, que cela plaise ou non à certains, Israël ne va pas non plus disparaître. En effet, dans les circonstances actuelles, Israël ne perdra pas de vue la menace que représente Téhéran et ne manquera pas de saisir l'importance géopolitique d'un Iran doté de l'arme nucléaire.

Les intérêts communs entre de nombreux États arabes et Israël vont également au-delà de l'Iran, comme l'a si bien compris Jason Greenblatt, et l'intransigeance des dirigeants palestiniens face aux diverses offres de paix israéliennes au fil des ans ne peut plus être autorisée à entraver une telle confluence d'intérêts

en bref

Les accords d'Abraham, signés en septembre 2020, ont normalisé les relations entre Israël, les Émirats arabes unis, Bahreïn, le Soudan et le Maroc.

M. Greenblatt écrit : «En continuant à faire du parfait l'ennemi du bien, l'Autorité palestinienne a, lentement mais sûrement, érodé une grande partie de ce qui était autrefois un soutien politique et financier solide comme le roc de la part de ses voisins.»

«Pour de plus en plus de pays arabes, c'était une chose de soutenir le désir des Palestiniens d'avoir un État pacifique, mais de plus en plus intenable de continuer à faire de cette cause une priorité plus importante que les besoins de leurs citoyens qui souhaitaient et méritaient également un avenir plus prospère.»

Cet intérêt commun ne réside pas seulement dans les alignements et les menaces géopolitiques, mais aussi dans les domaines social et économique, notamment l'énergie, l’alimentaire, l'eau, la santé et d'autres questions.

Jason Greenblatt donne l'exemple d'une étude récente de la Rand Corporation qui «prévoit près de 70 milliards de dollars (1 dollar = 1,01 euro) de nouveaux avantages globaux directs pour Israël et ses quatre partenaires dans ces accords de libre-échange au cours de la prochaine décennie et la création de près de soixante-cinq mille nouveaux emplois.

Si les cinq partenaires, à leur tour, commercent entre eux dans le cadre d'un accord de libre-échange plurilatéral, Rand calcule que les avantages globaux supplémentaires dépasseront 148 milliards de dollars et que les emplois créés seront supérieurs à cent quatre-vingt mille.»

Les dirigeants arabes des EAU, de Bahreïn, du Maroc et du Soudan se sont montrés suffisamment clairvoyants et courageux pour prévoir tout cela également et prendre les mesures nécessaires. 

Les partisans du modèle des accords d'Abraham affirment, à tort ou à raison, que le fait d'inverser l'équation «la paix avec les Palestiniens d'abord, la normalisation avec le monde arabe ensuite» augmente les chances de parvenir à une paix israélo-palestinienne. Pour preuve, ils affirment que les quelque soixante-dix années où Israël a été boycotté par la Ligue arabe n'ont certainement pas contribué à la paix.

Pour le meilleur ou pour le pire, le front arabe uni contre Israël a convaincu les Israéliens de la nécessité de rester militairement forts et vigilants, diminuant ainsi leur capacité à imaginer tout scénario dans lequel le monde arabe les accepterait réellement et conclurait une véritable paix.

Pourtant, puisque tout le monde est à peu près d'accord pour dire qu'une paix négociée israélo-palestinienne reste l'objectif le plus difficile et le plus insaisissable, pourquoi ne pas mobiliser l'aide de tous ceux qui partagent cet objectif? 

La plupart des États arabes de la région Mena souhaitent assurément un règlement pacifique raisonnable du conflit israélo-palestinien, et ceux qui ont normalisé leurs relations avec Israël peuvent désormais y contribuer. 

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Jason Greenblatt (G) avec le dirigeant palestinien, Mahmoud Abbas, dans la ville de Ramallah, en Cisjordanie, le 25 mai 2017. (Fichier AFP)

Ils peuvent aider à négocier, à persuader les Israéliens et les Palestiniens de trouver un terrain d'entente et, surtout, ils peuvent devenir des forces plus influentes pour une politique modérée dans la région.

M. Greenblatt et son équipe ont compris tout cela. Mais ils n'ont pas seulement senti que la région arabe était prête pour un changement de politique.

Ils ont travaillé sans relâche pour contribuer à une évolution positive et, ainsi, ils ont probablement amélioré la vie de millions de personnes dans la région.

Nous leur devons tous des remerciements. 

Malheureusement, les personnes qui pourraient tirer le plus grand profit de la lecture de ce récit sur les accords d'Abraham ne le feront probablement jamais. Les gens n'aiment pas, en règle générale, lire qu'ils ont eu tort. Il y a aussi des choses mineures dans ce livre qui peuvent contrarier certains lecteurs.

De nombreux Américains (y compris le présent auteur) ne partageront pas du tout l'estime extrêmement élevée que l'auteur porte à l'ancien président Trump, à titre d’exemple. Pour ces lecteurs, on ne peut pas faire confiance au même président qui a sanctionné les alliés kurdes de Washington en 2017 et 2019 – les mêmes alliés qui ont vaincu Daech avec une coalition soutenue par les États-Unis – pour comprendre la région ni pour toujours faire le bon choix.

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Des colons israéliens jettent des pierres sur des Palestiniens lors d'une manifestation contre l'expansion des colonies à Al-Mughayer, en Cisjordanie occupée, le 29 juillet 2022. (Fichier AFP)

Je m'attendrais également à ce que les décideurs politiques israéliens fassent au moins l’objet de quelques critiques quelque part dans le livre. La question des colonies illégales pourrait en être un exemple – je ne comprends toujours pas comment Israël peut revendiquer davantage de terres en Cisjordanie occupée (Judée et Samarie) sans accepter d’accorder la citoyenneté aux personnes qui s'y trouvent.

Le calcul simple et inévitable en faveur d'une solution à deux États semble toujours être que vous ne pouvez pas avoir l'un sans l'autre – si vous prenez toutes les terres, vous devez aussi prendre toutes les personnes qui s'y trouvent et leur offrir une citoyenneté égale. Si leur octroyer une citoyenneté égale est trop dangereux pour Israël, alors les colonies doivent cesser afin que les Palestiniens conservent suffisamment de terres pour créer leur propre État viable et digne – quand ils seront prêts.

Enfin, la question des accords sur le nucléaire iranien reste épineuse. La vérité dérangeante est que l'Iran a fait plus de progrès vers la fabrication d'armes nucléaires depuis que M. Trump a retiré les États-Unis de l'accord nucléaire que dans les années qui ont suivi sa signature. Il n'y aura peut-être pas de bonnes réponses à cette question tant que les États-Unis n'auront pas envie d'un conflit militaire avec l'Iran, un manque de volonté que les administrations Obama, Trump et Biden ont toutes partagé.

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(De gauche à droite) Abdellatif al-Zayani, ministre des Affaires étrangères de Bahreïn; Benjamin Netanyahou, Premier ministre israélien; Donald Trump, président des États-Unis, et Abdallah ben Zayed al-Nahyane, ministre des Affaires étrangères des EAU, lors de la signature des accords d'Abraham. (AFP)

Dans la version de Jason Greenblatt, les choses sont beaucoup plus simples: l'accord nucléaire avec l'Iran était une escroquerie dans laquelle MM. Obama et Kerry se sont engouffrés, et M. Trump y a mis fin. Le contre-argument est qu'à part l'assassinat ciblé de Qassem Soleimani en janvier 2020, l'administration Trump n'a pas obtenu beaucoup de résultats pour ce qui est de défaire l'Iran.

Le régime reste solidement en place, l'enrichissement d'uranium s'est développé au lieu de reculer, et l'influence iranienne dans des endroits comme l'Irak et la Syrie est plus forte que jamais (surtout après que Donald Trump a laissé les forces iraniennes et irakiennes attaquer les alliés kurdes de Washington en octobre 2017).

Malgré ces réserves, le livre de Jason Greenblatt vaut la peine d'être lu. Le récit concernant la paix et le progrès dans la région Mena, notamment un optimisme presque contagieux à cet égard, vaut le détour.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

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- In the Path of Abraham, Jason D. Greenblatt (New York : Wicked Son Publishing, couverture rigide, 325 pages). 

- Critique : David Romano, Thomas G. Strong professeur de politiques du Moyen-Orient, Université d'État du Missouri.


Un député israélien tente de détruire un mémorial palestinien en Cisjordanie

Le député israélien d'extrême droite Zvi Soukot a tenté mardi de détruire un mémorial à la mémoire de "martyrs" palestiniens dans un village en Cisjordanie occupée, affirmant qu'il s'agissait de "terroristes", un acte condamné par l'armée et la classe politique. (AFP)
Le député israélien d'extrême droite Zvi Soukot a tenté mardi de détruire un mémorial à la mémoire de "martyrs" palestiniens dans un village en Cisjordanie occupée, affirmant qu'il s'agissait de "terroristes", un acte condamné par l'armée et la classe politique. (AFP)
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  • L'armée israélienne qui accompagnait le député lors de cette visite dans des villages palestiniens du nord de la Cisjordanie a dénoncé "la manière trompeuse et manipulatrice" dont elle a été utilisée par M. Soukot
  • "Des soldats de Tsahal affectés à des missions opérationnelles dans le secteur ont été détournés de ces missions pour cette tâche et exposés à des risques inutiles, alors que Tsahal opère dans un contexte de forte pression"

RAMALLAH: Le député israélien d'extrême droite Zvi Soukot a tenté mardi de détruire un mémorial à la mémoire de "martyrs" palestiniens dans un village en Cisjordanie occupée, affirmant qu'il s'agissait de "terroristes", un acte condamné par l'armée et la classe politique.

"Il y a quelques jours, j'ai demandé à l'armée d'agir pour retirer les monuments commémorant des terroristes responsables d'attaques contre des Israéliens dans les villages de Madama et de Burin. Malheureusement, ils sont restés en place. Je m'y suis donc rendu moi-même et j'ai pris des mesures pour les retirer", a affirmé M. Soukot dans une vidéo le montrant avec un marteau tentant de détruire le mémorial.

L'armée israélienne qui accompagnait le député lors de cette visite dans des villages palestiniens du nord de la Cisjordanie a dénoncé "la manière trompeuse et manipulatrice" dont elle a été utilisée par M. Soukot.

"Des soldats de Tsahal affectés à des missions opérationnelles dans le secteur ont été détournés de ces missions pour cette tâche et exposés à des risques inutiles, alors que Tsahal opère dans un contexte de forte pression", a dit l'armée dans un communiqué.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé que l'armée est "l'autorité souveraine en Judée-Samarie (nom israélien de la Cisjordanie)".

"Se faire justice soi-même, en particulier lorsqu'il s’agit de personnalités publiques, est une pratique répréhensible qui empêche Tsahal de se concentrer sur ses missions de lutte contre le terrorisme et l'incitation à la violence", a dit M. Netanyahu selon un communiqué de son bureau.

Le principal rival de M. Netanyahu pour les prochaines élections, Gadi Eizenkot, a réagi sur X en accusant le Premier ministre "qui permet à des anarchistes comme Zvi Soukot et ses semblables de faire tout ce qui leur plaît, mettant en danger la sécurité des localités israéliennes et portant atteinte à la position d'Israël dans le monde".

Rami Nassar, chef du conseil du village de Madama, a déclaré à l'AFP que "le monument porte les noms des martyrs du village tombés lors de la bataille de Karameh (en 1968, NDLR), des première et deuxième Intifada (soulèvement palestinien), ainsi que jusqu'à aujourd'hui", qualifiant l'acte du député israélien de "terrorisme".

M. Nassar a affirmé que le nom d'"un agriculteur du village tué alors qu'il travaillait sa terre, sans qu'aucun affrontement n'ait eu lieu" était notamment inscrit sur le mémorial.

Dans sa vidéo, M. Soukot a affirmé que parmi les noms mentionnés sur le mémorial figurait celui de Yamen Faredj, membre du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), recherché pour sa participation à des attentats en Israël pendant la seconde Intifada et qui avait été tué en 2004 à Naplouse par l'armée israélienne.

Les violences ont explosé dans le territoire palestinien, occupé depuis 1967, depuis l'attaque du mouvement islamiste Hamas en Israël le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre à Gaza.


Les Etats-Unis retirent la Syrie de leur liste des pays accusés de soutenir le terrorisme

Les États-Unis retirent la Syrie de la liste des États soutenant le terrorisme Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a déclaré dans un communiqué que cette mesure « contribuera à favoriser de nouveaux investissements en Syrie afin de promouvoir la stabilité politique et économique ». (AFP)
Les États-Unis retirent la Syrie de la liste des États soutenant le terrorisme Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a déclaré dans un communiqué que cette mesure « contribuera à favoriser de nouveaux investissements en Syrie afin de promouvoir la stabilité politique et économique ». (AFP)
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  • Le secrétaire d'Etat Marco Rubio a affirmé que cette décision américaine offrait aux Syriens "une voie vers la prospérité".
  • Cette mesure "élimine les derniers obstacles majeurs à l'investissement du secteur privé en Syrie et favorise la reprise économique du pays ainsi que sa réintégration dans l'économie mondiale", a-t-il indiqué dans un communiqué

WAHSINGTON: Les Etats-Unis ont annoncé lundi avoir retiré la Syrie de leur liste des pays accusés de soutenir le terrorisme, sur laquelle le pays figurait depuis 47 ans, une nouvelle étape de la levée progressive des sanctions américaines.

Le gouvernement Trump avait indiqué début juillet son intention de supprimer la Syrie de cette liste, qui limitait jusqu'ici les investissements dans ce pays, un peu moins de deux ans après la chute de Bachar al-Assad en décembre 2024.

Les Etats-Unis ont également sorti Hayat Tahrir al-Sham (HTS), anciennement Front al-Nosra, ancien groupe islamiste qu'a dirigé le président syrien Ahmad al-Chareh, de leur liste des principaux groupements et individus "terroristes" (Specially Designated Global Terrorist).

Un temps branche d'Al-Qaïda en Syrie, le Front al-Nosra avait annoncé rompre ses liens avec l'organisation en 2016 et s'était rebaptisé HTS.

Le secrétaire d'Etat Marco Rubio a affirmé que cette décision américaine offrait aux Syriens "une voie vers la prospérité".

Cette mesure "élimine les derniers obstacles majeurs à l'investissement du secteur privé en Syrie et favorise la reprise économique du pays ainsi que sa réintégration dans l'économie mondiale", a-t-il indiqué dans un communiqué.

Tom Barrack, l'envoyé spécial américain en Syrie, a lui salué sur X, "une nouvelle étape décisive dans le remarquable parcours de la Syrie, de l'isolement au partenariat, et d'un pourvoyeur de terrorisme à un partenaire engagé dans la lutte mondiale contre lui".

"Moderne et durable"

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani a qualifié la décision américaine d'"étape historique", affirmant qu'elle reflétait "l'engagement du nouvel Etat syrien en faveur de la paix et de la sécurité internationale".

Le ministre syrien des Finances, Mohammed Barnieh, y voit un "succès majeur et historique de la diplomatie syrienne", dans un commentaire cité par l'agence de presse officielle Sana.

Cette mesure ouvre également selon lui une "voie majeure et attendue de longue date pour renforcer l'intégration de la Syrie dans le système économique et financier mondial, attirer les investissements et les technologies modernes, et soutenir les perspectives de développement".

De son côté, le gouverneur de la Banque centrale syrienne s'est félicité que le retrait du pays de cette liste lui permette "de retrouver sa place naturelle au sein du système économique mondial" et de "bâtir un système financier moderne et fiable".

Après sa prise de pouvoir, en décembre 2024, Ahmad al-Chareh avait annoncé la dissolution de tous les groupes armés ayant renversé Bachar al-Assad, dont HTS, sa propre formation.

Lundi toujours, le Trésor américain a ôté HTS de sa liste des personnes et entités sous sanctions (SDN List), selon un communiqué.

"Le Trésor se conforme à la promesse du président Trump de donner au peuple syrien une ouverture sur de grandes choses", a déclaré le ministre des Finances, Scott Bessent, cité dans le communiqué.

"Les décisions prises aujourd'hui vont favoriser des investissements supplémentaires en Syrie pour promouvoir la stabilité politique et économique" du pays, a-t-il poursuivi.

Depuis 2025, de nombreux pays occidentaux ont progressivement annulé les sanctions imposées à la Syrie, notamment le Canada ou le Royaume-Uni. L'Union européenne les avait levées dès mai 2025.

Lors de sa visite à Damas fin juillet, le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, avait appelé les Etats à lever "immédiatement" les dernières sanctions visant encore la Syrie, afin de soutenir la reconstruction et la relance de l'économie locale.


Le ministre des Affaires étrangères d'Oman en Iran pour discuter d'Ormuz

Le ministre des Affaires étrangères d'Oman, Badr al-Busaidi est attendu mardi en Iran, ont annoncé les autorités iraniennes, alors que Téhéran et Mascate discutent depuis des semaines d'un accord sur les modalités de passage dans le détroit d'Ormuz. (AFP)
Le ministre des Affaires étrangères d'Oman, Badr al-Busaidi est attendu mardi en Iran, ont annoncé les autorités iraniennes, alors que Téhéran et Mascate discutent depuis des semaines d'un accord sur les modalités de passage dans le détroit d'Ormuz. (AFP)
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  • M. al-Busaidi mènera les "consultations politiques en cours entre les deux parties, en tant qu'États riverains du détroit d'Ormuz, afin de contribuer à renforcer la paix et la sécurité dans la région"
  • Le ministre omanais doit également rencontrer son homologue iranien Abbas Araghchi, pour "renforcer la coopération bilatérale" et "discuter des enjeux régionaux"

TEHERAN: Le ministre des Affaires étrangères d'Oman, Badr al-Busaidi est attendu mardi en Iran, ont annoncé les autorités iraniennes, alors que Téhéran et Mascate discutent depuis des semaines d'un accord sur les modalités de passage dans le détroit d'Ormuz.

M. al-Busaidi mènera les "consultations politiques en cours entre les deux parties, en tant qu'États riverains du détroit d'Ormuz, afin de contribuer à renforcer la paix et la sécurité dans la région", a déclaré lundi le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, dans un communiqué.

Le ministre omanais doit également rencontrer son homologue iranien Abbas Araghchi, pour "renforcer la coopération bilatérale" et "discuter des enjeux régionaux".

En riposte aux frappes israélo-américaines sur son sol le 28 février, qui ont déclenché la guerre au Moyen-Orient, l'Iran a verrouillé le stratégique détroit d'Ormuz, par lequel circulait, avant le conflit, un cinquième des hydrocarbures mondiaux.

Téhéran a indiqué qu'il entendait imposer des frais de navigation pour des services aux navires y transitant, ce que refusent fermement les Etats-Unis et certains pays de la région. L'Iran a pris pour cible des navires qui tentent de traverser le détroit sans demander d'autorisation.

De son côté, le président américain Donald Trump martèle avoir le "contrôle total" du détroit et a affirmé qu'il en ferait, après la guerre un "territoire américain".

Il a également menacé de bombarder Oman si le pays se mettait "en travers" du chemin des Etats-Unis.

L'Iran et Oman discutent depuis plusieurs semaines pour établir une nouvelle route de navigation dans le détroit.

Mardi, le Qatar, un des pays médiateurs dans le conflit, les a appelés à conclure leurs négociations, pour permettre de "reprendre" les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran.

Téhéran affirme que la voie maritime restera fermée tant que Washington n'aura pas rempli ses engagements prévus par le protocole d'accord conclu mi-juin, dont la levée du blocus imposé par les Etats-Unis aux  ports iraniens.