L'ouvrage de Jason Greenblatt intitulé In the Path of Abraham offre un aperçu du processus de paix au Moyen-Orient

Le secrétaire d'État américain, Antony Blinken, pose pour une photo avec les ministres des Affaires étrangères de Bahreïn, d'Égypte, d'Israël, du Maroc et des Émirats arabes unis après leur réunion dans le Néguev, en Israël, le 28 mars 2022. (Fichier AFP)
Le secrétaire d'État américain, Antony Blinken, pose pour une photo avec les ministres des Affaires étrangères de Bahreïn, d'Égypte, d'Israël, du Maroc et des Émirats arabes unis après leur réunion dans le Néguev, en Israël, le 28 mars 2022. (Fichier AFP)
(De gauche à droite) Abdellatif al-Zayani, ministre des Affaires étrangères de Bahreïn; Benjamin Netanyahou, Premier ministre israélien; Donald Trump, président des États-Unis, et Abdallah ben Zayed al-Nahyane, ministre des Affaires étrangères des EAU, lors de la signature des accords d'Abraham. (AFP)
(De gauche à droite) Abdellatif al-Zayani, ministre des Affaires étrangères de Bahreïn; Benjamin Netanyahou, Premier ministre israélien; Donald Trump, président des États-Unis, et Abdallah ben Zayed al-Nahyane, ministre des Affaires étrangères des EAU, lors de la signature des accords d'Abraham. (AFP)
Les drapeaux des EAU et d'Israël flottent à l'Expo 2020 de Dubaï le 31 janvier 2022. (AFP)
Les drapeaux des EAU et d'Israël flottent à l'Expo 2020 de Dubaï le 31 janvier 2022. (AFP)
Le rabbin Levi Duchman allume une grande menora au pavillon israélien de l'Expo 2020 à Dubaï, le 28 novembre 2021, pour marquer la fête juive de Hanoukka. (AFP)
Le rabbin Levi Duchman allume une grande menora au pavillon israélien de l'Expo 2020 à Dubaï, le 28 novembre 2021, pour marquer la fête juive de Hanoukka. (AFP)
Jared Kushner, gendre de l'ancien président américain, Donald Trump, est considéré comme ayant joué un rôle crucial dans la signature des accords d'Abraham. (Getty Images via AFP)
Jared Kushner, gendre de l'ancien président américain, Donald Trump, est considéré comme ayant joué un rôle crucial dans la signature des accords d'Abraham. (Getty Images via AFP)
Un avion d'Emirates reçoit un jet d'eau de bienvenue lors de son atterrissage à l'aéroport israélien Ben-Gourion de Lod, le 23 juin 2022, qui marque le premier vol de passagers de la compagnie aérienne des EAU vers Israël. (Fichier AFP)
Un avion d'Emirates reçoit un jet d'eau de bienvenue lors de son atterrissage à l'aéroport israélien Ben-Gourion de Lod, le 23 juin 2022, qui marque le premier vol de passagers de la compagnie aérienne des EAU vers Israël. (Fichier AFP)
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Publié le Jeudi 06 octobre 2022

L'ouvrage de Jason Greenblatt intitulé In the Path of Abraham offre un aperçu du processus de paix au Moyen-Orient

  • Les accords d'Abraham ont normalisé les liens entre Israël et quatre pays arabes: Émirats arabes unis, Bahreïn, Soudan et Maroc
  • Jason Greenblatt: «La normalisation conduit à un règlement raisonnable et pacifique du conflit au Moyen-Orient»

MISSOURI, USA: À l'approche du deuxième anniversaire des accords historiques d'Abraham, le moment semble bien choisi pour réfléchir aux changements qu'ils annonçaient pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord.

Jusqu'à présent, l'accord a normalisé les relations entre Israël et quatre pays arabes: les Émirats arabes unis (EAU), Bahreïn, le Maroc et le Soudan.

L'ouvrage de Jason Greenblatt intitulé In the Path of Abraham offre aux lecteurs un compte rendu de la réflexion et du processus qui ont rendu les accords possibles. Nommé par le président, Donald Trump, en 2016, comme représentant pour les négociations internationales, Jason Greenblatt, ainsi que Jared Kushner, l'ambassadeur David Friedman et le conseiller de M. Kushner, Avi Berkowitz, ont mené l’initiative américaine pour négocier la paix entre Israël, les Palestiniens et leurs voisins.

Le livre offre un aperçu très accessible, clair et direct de la façon dont ils ont abordé cette tâche colossale. Au cours de ce processus, M. Greenblatt et ses collègues ont dû se débarrasser d'une grande partie des idées reçues sur le conflit israélo-arabe, accumulées au fil des ans et propagées par une vaste armée d’ «experts » en la matière.

L'opinion consensuelle de longue date sur ce conflit avançait qu'il n'était pas possible d’atteindre la paix et la normalisation entre Israël et les différents États arabes tant qu'un accord de paix définitif n'avait pas été conclu avec les Palestiniens.

Cet accord de paix avec les Palestiniens s'est toutefois révélé difficile à définir, même à ce jour, donnant effectivement aux partis politiques palestiniens un droit de veto sur tout ce qui concerne Israël dans la région.

La région du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord (Mena) a toutefois changé au fil du temps, même si le conflit israélo-palestinien semble figé.

Les experts chevronnés, qu'il s'agisse d'universitaires, de groupes de réflexion, d'agents du renseignement ou de personnes travaillant dans les bureaux du département d'État ou de divers ministères des Affaires étrangères, n'ont pas su évaluer ces changements.

Le panarabisme n'exerce plus la même emprise sur le monde arabe qu'auparavant et, si la plupart des dirigeants arabes et leur opinion publique restent très favorables aux Palestiniens, ils doivent également veiller à leurs propres intérêts nationaux.

L'Iran, en particulier, occupe une place très importante dans l'évaluation des risques de divers États arabes, qui peuvent trouver en Israël un ennemi militairement et technologiquement puissant – et déterminé – de l'Iran avec lequel faire cause commune. 

Partie intégrante de la région Mena, que cela plaise ou non à certains, Israël ne va pas non plus disparaître. En effet, dans les circonstances actuelles, Israël ne perdra pas de vue la menace que représente Téhéran et ne manquera pas de saisir l'importance géopolitique d'un Iran doté de l'arme nucléaire.

Les intérêts communs entre de nombreux États arabes et Israël vont également au-delà de l'Iran, comme l'a si bien compris Jason Greenblatt, et l'intransigeance des dirigeants palestiniens face aux diverses offres de paix israéliennes au fil des ans ne peut plus être autorisée à entraver une telle confluence d'intérêts

en bref

Les accords d'Abraham, signés en septembre 2020, ont normalisé les relations entre Israël, les Émirats arabes unis, Bahreïn, le Soudan et le Maroc.

M. Greenblatt écrit : «En continuant à faire du parfait l'ennemi du bien, l'Autorité palestinienne a, lentement mais sûrement, érodé une grande partie de ce qui était autrefois un soutien politique et financier solide comme le roc de la part de ses voisins.»

«Pour de plus en plus de pays arabes, c'était une chose de soutenir le désir des Palestiniens d'avoir un État pacifique, mais de plus en plus intenable de continuer à faire de cette cause une priorité plus importante que les besoins de leurs citoyens qui souhaitaient et méritaient également un avenir plus prospère.»

Cet intérêt commun ne réside pas seulement dans les alignements et les menaces géopolitiques, mais aussi dans les domaines social et économique, notamment l'énergie, l’alimentaire, l'eau, la santé et d'autres questions.

Jason Greenblatt donne l'exemple d'une étude récente de la Rand Corporation qui «prévoit près de 70 milliards de dollars (1 dollar = 1,01 euro) de nouveaux avantages globaux directs pour Israël et ses quatre partenaires dans ces accords de libre-échange au cours de la prochaine décennie et la création de près de soixante-cinq mille nouveaux emplois.

Si les cinq partenaires, à leur tour, commercent entre eux dans le cadre d'un accord de libre-échange plurilatéral, Rand calcule que les avantages globaux supplémentaires dépasseront 148 milliards de dollars et que les emplois créés seront supérieurs à cent quatre-vingt mille.»

Les dirigeants arabes des EAU, de Bahreïn, du Maroc et du Soudan se sont montrés suffisamment clairvoyants et courageux pour prévoir tout cela également et prendre les mesures nécessaires. 

Les partisans du modèle des accords d'Abraham affirment, à tort ou à raison, que le fait d'inverser l'équation «la paix avec les Palestiniens d'abord, la normalisation avec le monde arabe ensuite» augmente les chances de parvenir à une paix israélo-palestinienne. Pour preuve, ils affirment que les quelque soixante-dix années où Israël a été boycotté par la Ligue arabe n'ont certainement pas contribué à la paix.

Pour le meilleur ou pour le pire, le front arabe uni contre Israël a convaincu les Israéliens de la nécessité de rester militairement forts et vigilants, diminuant ainsi leur capacité à imaginer tout scénario dans lequel le monde arabe les accepterait réellement et conclurait une véritable paix.

Pourtant, puisque tout le monde est à peu près d'accord pour dire qu'une paix négociée israélo-palestinienne reste l'objectif le plus difficile et le plus insaisissable, pourquoi ne pas mobiliser l'aide de tous ceux qui partagent cet objectif? 

La plupart des États arabes de la région Mena souhaitent assurément un règlement pacifique raisonnable du conflit israélo-palestinien, et ceux qui ont normalisé leurs relations avec Israël peuvent désormais y contribuer. 

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Jason Greenblatt (G) avec le dirigeant palestinien, Mahmoud Abbas, dans la ville de Ramallah, en Cisjordanie, le 25 mai 2017. (Fichier AFP)

Ils peuvent aider à négocier, à persuader les Israéliens et les Palestiniens de trouver un terrain d'entente et, surtout, ils peuvent devenir des forces plus influentes pour une politique modérée dans la région.

M. Greenblatt et son équipe ont compris tout cela. Mais ils n'ont pas seulement senti que la région arabe était prête pour un changement de politique.

Ils ont travaillé sans relâche pour contribuer à une évolution positive et, ainsi, ils ont probablement amélioré la vie de millions de personnes dans la région.

Nous leur devons tous des remerciements. 

Malheureusement, les personnes qui pourraient tirer le plus grand profit de la lecture de ce récit sur les accords d'Abraham ne le feront probablement jamais. Les gens n'aiment pas, en règle générale, lire qu'ils ont eu tort. Il y a aussi des choses mineures dans ce livre qui peuvent contrarier certains lecteurs.

De nombreux Américains (y compris le présent auteur) ne partageront pas du tout l'estime extrêmement élevée que l'auteur porte à l'ancien président Trump, à titre d’exemple. Pour ces lecteurs, on ne peut pas faire confiance au même président qui a sanctionné les alliés kurdes de Washington en 2017 et 2019 – les mêmes alliés qui ont vaincu Daech avec une coalition soutenue par les États-Unis – pour comprendre la région ni pour toujours faire le bon choix.

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Des colons israéliens jettent des pierres sur des Palestiniens lors d'une manifestation contre l'expansion des colonies à Al-Mughayer, en Cisjordanie occupée, le 29 juillet 2022. (Fichier AFP)

Je m'attendrais également à ce que les décideurs politiques israéliens fassent au moins l’objet de quelques critiques quelque part dans le livre. La question des colonies illégales pourrait en être un exemple – je ne comprends toujours pas comment Israël peut revendiquer davantage de terres en Cisjordanie occupée (Judée et Samarie) sans accepter d’accorder la citoyenneté aux personnes qui s'y trouvent.

Le calcul simple et inévitable en faveur d'une solution à deux États semble toujours être que vous ne pouvez pas avoir l'un sans l'autre – si vous prenez toutes les terres, vous devez aussi prendre toutes les personnes qui s'y trouvent et leur offrir une citoyenneté égale. Si leur octroyer une citoyenneté égale est trop dangereux pour Israël, alors les colonies doivent cesser afin que les Palestiniens conservent suffisamment de terres pour créer leur propre État viable et digne – quand ils seront prêts.

Enfin, la question des accords sur le nucléaire iranien reste épineuse. La vérité dérangeante est que l'Iran a fait plus de progrès vers la fabrication d'armes nucléaires depuis que M. Trump a retiré les États-Unis de l'accord nucléaire que dans les années qui ont suivi sa signature. Il n'y aura peut-être pas de bonnes réponses à cette question tant que les États-Unis n'auront pas envie d'un conflit militaire avec l'Iran, un manque de volonté que les administrations Obama, Trump et Biden ont toutes partagé.

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(De gauche à droite) Abdellatif al-Zayani, ministre des Affaires étrangères de Bahreïn; Benjamin Netanyahou, Premier ministre israélien; Donald Trump, président des États-Unis, et Abdallah ben Zayed al-Nahyane, ministre des Affaires étrangères des EAU, lors de la signature des accords d'Abraham. (AFP)

Dans la version de Jason Greenblatt, les choses sont beaucoup plus simples: l'accord nucléaire avec l'Iran était une escroquerie dans laquelle MM. Obama et Kerry se sont engouffrés, et M. Trump y a mis fin. Le contre-argument est qu'à part l'assassinat ciblé de Qassem Soleimani en janvier 2020, l'administration Trump n'a pas obtenu beaucoup de résultats pour ce qui est de défaire l'Iran.

Le régime reste solidement en place, l'enrichissement d'uranium s'est développé au lieu de reculer, et l'influence iranienne dans des endroits comme l'Irak et la Syrie est plus forte que jamais (surtout après que Donald Trump a laissé les forces iraniennes et irakiennes attaquer les alliés kurdes de Washington en octobre 2017).

Malgré ces réserves, le livre de Jason Greenblatt vaut la peine d'être lu. Le récit concernant la paix et le progrès dans la région Mena, notamment un optimisme presque contagieux à cet égard, vaut le détour.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

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- In the Path of Abraham, Jason D. Greenblatt (New York : Wicked Son Publishing, couverture rigide, 325 pages). 

- Critique : David Romano, Thomas G. Strong professeur de politiques du Moyen-Orient, Université d'État du Missouri.


Syrie: écoles et administrations fermées à Alep, accrochages intermittents

L'agence officielle Sana a fait état de bombardements à partir des quartiers kurdes sur des zones tenues par les forces gouvernementales mercredi matin, ajoutant que ces dernières avaient riposté. (AFP)
L'agence officielle Sana a fait état de bombardements à partir des quartiers kurdes sur des zones tenues par les forces gouvernementales mercredi matin, ajoutant que ces dernières avaient riposté. (AFP)
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  • Les affrontements de mardi sont les plus violents entre les deux parties, qui ont échoué jusqu'à présent à appliquer un accord signé en mars et prévoyant l'intégration des institutions de l'administration autonome kurdes au sein du nouvel Etat syrien
  • L'agence officielle Sana a fait état de bombardements à partir des quartiers kurdes sur des zones tenues par les forces gouvernementales mercredi matin, ajoutant que ces dernières avaient riposté

DAMAS: Les écoles, les administrations et l'aéroport sont restés fermés mercredi à Alep, la grande ville du nord de la Syrie où des accrochages sporadiques opposent les forces gouvernementales et kurdes, au lendemain de violences qui ont fait neuf morts, selon les médias officiels.

Les affrontements de mardi sont les plus violents entre les deux parties, qui ont échoué jusqu'à présent à appliquer un accord signé en mars et prévoyant l'intégration des institutions de l'administration autonome kurdes au sein du nouvel Etat syrien.

"C'était une ville fantôme cette nuit, aucune activité, les magasins fermés, les rues plongées dans le noir en raison des coupures de courant", a raconté à l'AFP Abdel Karim Baqi, un homme de 50 ans qui a fui avec sa femme le quartier kurde d'Achrafieh pour se réfugier chez des proches.

L'agence officielle Sana a fait état de bombardements à partir des quartiers kurdes sur des zones tenues par les forces gouvernementales mercredi matin, ajoutant que ces dernières avaient riposté.

Le représentant de l'autorité autonome kurde à Damas, Abdel Karim Omar, a déclaré à l'AFP que "des efforts sont en cours pour calmer la situation, car l'escalade n'est dans l'intérêt de personne".

Il a ajouté que les deux quartiers kurdes d'Achrafieh et cheikh Maqsoud étaient "encerclés" et démenti tout bombardement depuis ces zones, soulignant qu'elles sont tenues par les forces de sécurité intérieures kurdes (Asayish) "qui ne disposent que d'armes légères".

Face aux violences, les autorités avaient décidé mardi soir de suspendre pour 24 heures tous les vols de l'aéroport de la deuxième ville de Syrie et de fermer mercredi les écoles, universités et services gouvernementaux.

Les affrontements de mardi "nous ont rappelé la guerre. Nous n'avons nulle part où fuir", a déclaré à l'AFP Joud Serjian, une mère de famille de 53 ans habitant le quartier syriaque d'Alep.

Au cours de la guerre civile en Syrie (2011-2024), Alep avait connu des combats entre les rebelles et les forces du président Bachar al-Assad avant qu'il ne reprenne le contrôle de la cité en 2016.

Les affrontements ont éclaté mardi alors que les discussions patinent pour la mise en oeuvre de l'accord signé en mars, qui était censé intégrer avant fin 2025 les Forces démocratiques syriennes (FDS, à majorité kurde) au sein de l'Etat syrien.


Yemen: Turki Al-Malki affirme qu' Aidrous Al-Zubaidi s'est enfuit vers une destination inconnue

La localisation d'Aidarous Al-Zubaidi est inconnue. (FICHIER/AFP)
La localisation d'Aidarous Al-Zubaidi est inconnue. (FICHIER/AFP)
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  • Aidrous Al-Zubaidi ne parvient pas à monter à bord d'un avion à destination de l'Arabie saoudite
  • Le 5 janvier, la présidence du STC a réitéré sa gratitude pour les efforts menés par l'Arabie saoudite dans la préparation d'une conférence globale sur le Sud afin de discuter des moyens de résoudre la question du Sud

RIYAD : Le porte-parole officiel de la Coalition pour le rétablissement de la légitimité au Yémen, le général de division Turki Al-Malki, a déclaré que le chef du Conseil de transition du Sud (CTS), Aidrous Al-Zubaidi, s'était enfui vers une destination inconnue.

Le général de division Al-Malki a annoncé que le 4 janvier 2026, le commandement des forces conjointes de la coalition a informé Al-Zubaidi qu'il devait se rendre en Arabie saoudite dans les 48 heures pour rencontrer le président du Conseil de direction présidentielle (PLC) de la République du Yémen, Rashad Mohammed Al-Alimi, et le commandement des forces de la coalition afin d'aborder les raisons de l'escalade et des attaques menées par les forces affiliées au CST contre les gouvernorats de Hadhramaut et d'Al-Mahra.

Le 5 janvier, la présidence du STC a réitéré sa gratitude pour les efforts menés par l'Arabie saoudite dans la préparation d'une conférence globale sur le Sud afin de discuter des moyens de résoudre la question du Sud, et a affirmé sa participation active pour garantir le succès de la conférence.

En conséquence, Al-Zubaidi a informé le Royaume de son intention d'être présent le 6 janvier, et la délégation s'est rendue à l'aéroport.

Cependant, le départ du vol IYE 532 de Yemenia Airways, prévu à 22 h 10 et transportant la délégation, a été retardé de plus de trois heures. Le gouvernement légitime et la coalition ont reçu des informations indiquant qu'Al-Zubaidi avait déplacé une importante force armée, comprenant des véhicules blindés, des véhicules de combat, des armes lourdes et légères et des munitions, des camps de Jabal Hadid et Al-Solban vers Al-Dhale' vers minuit.

Par la suite, le vol susmentionné a été autorisé à décoller, transportant un grand nombre de dirigeants du STC, à l'exception du chef du conseil, Aidrous Al-Zubaidi, qui s'était enfui vers une destination inconnue.

Il a quitté les membres et les dirigeants du STC sans donner aucune information sur l'endroit où il se trouvait. Cela s'est produit après qu'il ait distribué des armes et des munitions à des dizaines d'éléments à Aden, dirigés par Mu'min Al-Saqqaf et Mukhtar Al-Nubi, dans le but de créer des troubles à Aden dans les heures à venir.

Cela a incité les Forces du Bouclier national et la coalition à demander au vice-président du Conseil de direction présidentiel, Abdul Rahman Al-Mahrami (Abu Zara'a), d'imposer la sécurité, d'empêcher tout affrontement à Aden, d'épargner aux habitants toute perturbation, de protéger les vies et les biens, et de coopérer avec les Forces du Bouclier national.

Les forces de la coalition ont surveillé les mouvements des unités militaires susmentionnées lorsqu'elles ont quitté les camps et pris position dans un bâtiment situé près du camp d'Al-Zand, dans le gouvernorat d'Al-Dhale'. À 4 heures du matin, les forces de la coalition, en coordination avec les forces gouvernementales légitimes et les Forces du bouclier national, ont lancé des frappes préventives limitées afin de perturber ces forces et de contrecarrer les tentatives d'Al-Zubaidi d'intensifier le conflit et de l'étendre à Al-Dhale'.

Le commandement des forces conjointes de la coalition pour le rétablissement de la légitimité au Yémen affirme qu'il travaille avec le gouvernement yéménite et les autorités locales à Aden pour soutenir et maintenir les efforts de sécurité et faire face à toute force militaire qui prendrait pour cible des villes et des civils. Le commandement exhorte tous les habitants à rester à l'écart des camps d'Aden et d'Al-Dhale', à éviter tout rassemblement de véhicules militaires pour leur propre sécurité et à fournir des informations aux agences de sécurité concernant tout mouvement militaire suspect.


Le ministre israélien des Affaires étrangères au Somaliland, colère de la Somalie

Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, est en visite au Somaliland, en Afrique de l'Est. (Fichier/AFP)
Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, est en visite au Somaliland, en Afrique de l'Est. (Fichier/AFP)
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  • M. Saar a déclaré avoir eu des discussions « sur l'ensemble des relations » avec le président du Somaliland, Abdirahman Mohamed Abdullahi, dans la capitale Hargeisa
  • Le ministère somalien des Affaires étrangères a déclaré dans un communiqué que la visite de Saar constituait une « ingérence inacceptable » dans ses affaires intérieures

MOGADISCIO : Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, s'est rendu mardi au Somaliland dans le cadre d'un voyage dénoncé par la Somalie, dix jours après qu'Israël ait officiellement reconnu la république autoproclamée comme un État indépendant et souverain.

Israël est le seul pays à avoir officiellement reconnu la sécession du Somaliland, que la Somalie a qualifiée de « mesure illégale » et a déclaré que la visite de Saar constituait une « grave violation » de sa souveraineté.

Dans une déclaration publiée sur X, M. Saar a déclaré avoir eu des discussions « sur l'ensemble des relations » avec le président du Somaliland, Abdirahman Mohamed Abdullahi, dans la capitale Hargeisa.

« Nous sommes déterminés à faire progresser vigoureusement les relations entre Israël et le Somaliland », a écrit Saar sur X, accompagnant son message de photos de sa rencontre avec le dirigeant du Somaliland au palais présidentiel.

Le 26 décembre, Israël est devenu le premier pays à reconnaître le Somaliland comme "Etat indépendant et souverain" depuis sa sécession en 1991 de la Somalie qui sombrait alors dans le chaos après la chute du régime militaire de l'autocrate Siad Barre.

Si Israël a invoqué le 30 décembre son droit à "entretenir des relations diplomatiques" avec les pays de son choix, sa décision a été critiquée par de nombreux pays d'Afrique et du monde musulman et vue comme une attaque contre la souveraineté somalienne.

Le président de la Somalie, Hassan Sheikh Mohamud a lui affirmé mercredi que le Somaliland avait accepté trois conditions d'Israël: la réinstallation de Palestiniens sur son sol, l'établissement d'une base militaire dans le golfe d'Aden et l'adhésion aux accords d'Abraham, pour normaliser ses relations avec Israël.

Les deux premières allégations ont été qualifiées de "mensongères" jeudi par le ministère des Affaires étrangères du Somaliland, pour qui l'accord entre les deux pays est "purement diplomatique".

La reconnaissance du pays "et l'arrivée d'Israël ne causeront pas de violences, n’apporteront pas de conflits et ne nuiront jamais à quiconque", avait affirmé fin décembre le ministre de la Présidence du Somaliland, Khadar Hussein Abdi.

"Cela ne nuira ni à la Somalie, ni aux Arabes, ni à qui que ce soit", avait-il avancé, ajoutant que la collaboration avec Israël se ferait "dans les domaines de l'amélioration de notre économie, de la production agricole, dans lesquels Israël excelle, et de l’eau".

Des analystes estiment aussi qu'une alliance avec le Somaliland est particulièrement avantageuse pour Israël en raison de sa position stratégique sur le détroit de Bab-el-Mandeb, face aux rebelles houthis du Yémen, soutenus par l'Iran et qui ont mené de nombreuses attaques contre Israël depuis le début de la guerre à Gaza.