La France lance un plan de sobriété énergétique tous azimuts pour affronter l'hiver

Le ministre délégué à l'Industrie Roland Lescure, la ministre déléguée à la Transition énergétique Agnès Pannier-Runacher, la ministre déléguée aux Petites et Moyennes Entreprises, à l'Artisanat et au Tourisme Olivia Gregoire et le ministre français de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire arrivent pour une rencontre avec les représentants des fournisseurs d'énergie au ministère de l'Economie à Paris le 5 octobre 2022. (AFP).
Le ministre délégué à l'Industrie Roland Lescure, la ministre déléguée à la Transition énergétique Agnès Pannier-Runacher, la ministre déléguée aux Petites et Moyennes Entreprises, à l'Artisanat et au Tourisme Olivia Gregoire et le ministre français de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire arrivent pour une rencontre avec les représentants des fournisseurs d'énergie au ministère de l'Economie à Paris le 5 octobre 2022. (AFP).
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Publié le Jeudi 06 octobre 2022

La France lance un plan de sobriété énergétique tous azimuts pour affronter l'hiver

  • Un demi-siècle après le premier choc pétrolier, les Français, ménages comme entreprises, vont devoir réapprendre à réduire leur consommation électrique
  • Le chauffage de l'eau représente 10% de l'énergie pour les bâtiments publics, explique-t-on au ministère de la Fonction publique, qui doit aussi annoncer une revalorisation de 15% de l’indemnisation télétravail, à 2,88 euros par jour

PARIS: Monde du sport, du travail, administrations, commerces, industries... Tous les secteurs ont été sollicités: le gouvernement français présente jeudi en grande pompe son plan de sobriété énergétique, destiné à préparer un hiver difficile, sans gaz russe et avec de nombreux réacteurs nucléaires arrêtés.

Parmi les "dizaines de mesures" prévues, figurent un appel à moins chauffer et moins éclairer, un encouragement au télétravail, une incitation financière au covoiturage ou encore la coupure de l'eau chaude dans les administrations (sauf douches)...

Objectif: réduire de 10% la consommation d'énergie de la France en deux ans, et dans l'intervalle, faire que le pays passe l'hiver sans coupure de gaz ni d'électricité.

Un demi-siècle après le premier choc pétrolier, les Français, ménages comme entreprises, vont ainsi devoir réapprendre à réduire leur consommation électrique aux heures de pointe, le matin et le soir, et brûler moins de gaz tout au long de l'hiver, pour économiser les réserves qui sont pleines mais ne suffiront pas.

Pour signifier l'urgence, pas moins de neuf ministres se succéderont tout l'après-midi, échangeant avec des élus locaux, des représentants d'entreprises ou encore du Haut conseil pour le climat, pour présenter ces "mesures d'économie", fruit d'un travail de quelques mois.

L'événement, au Parc des expositions de la porte de Versailles à Paris, sera clos par la Première ministre Elisabeth Borne.

C'est elle et sa ministre de la Transition énergétique qui avaient annoncé fin juin le lancement de ce plan, "première marche" pour réduire la consommation énergétique de la France de 40% d’ici à 2050 et oeuvrer à la neutralité carbone. "A plus long terme, la sobriété énergétique sera fondamentale pour atteindre nos objectifs climatiques", avaient-elles souligné.

"Ce plan sobriété est un plan volontaire de long terme qui part du terrain et qui a vocation à être irréversible", a dit mercredi la ministre Agnès Pannier-Runacher devant les députés. "Il mobilise au premier chef les grandes entreprises, les grandes collectivités locales et évidemment l'Etat, car l'effort doit venir tout d'abord de ceux qui ont le plus de moyens et de ceux qui ont le plus d'impact".

Eau tiède et télétravail 

Le chauffage de l'eau représente 10% de l'énergie pour les bâtiments publics, explique-t-on au ministère de la Fonction publique, qui doit aussi annoncer une revalorisation de 15% de l’indemnisation télétravail, à 2,88 euros par jour.

Au coeur des préconisations figure le fameux maintien de la température intérieure à 19°C, dans le code de l'énergie depuis 1978.

"C'est la loi, mais les clients nous demandaient plutôt 21°C voire 22, parce que le prix des énergies fossiles était bas", relève Pierre de Montlivault, président de la fédération des services de l'énergie. "Aujourd'hui les conditions sont réunies pour qu'ensemble, entreprises, syndics, bailleurs..." le fassent "pour de bon".

Du côté du sport, représenté jeudi notamment par Tony Estanguet, du comité d'organisation des JO de Paris 2024, on prévoit de baisser le chauffage des équipements, un degré en moins dans les piscines, et une modération des éclairages avant et après matches.

Au chapitre de l'éclairage, un décret est paru jeudi au Journal officiel pour généraliser l'extinction des lumières des magasins et des publicités lumineuses entre 1 et 6 heures.

Jeudi sera aussi lancée une campagne de communication pour marteler que "chaque geste compte"... Mais "il n'est pas question de demander des efforts supplémentaires aux 12 millions de Français en situation de précarité énergétique", a dit Mme Pannier-Runacher.

Avec la flambée des cours de l'énergie, nourrie par la reprise post-Covid et la guerre en Ukraine mais aussi par les problèmes des réacteurs nucléaires d'Electricité de france (EDF), le mot "sobriété" est arrivé au coeur des politiques publiques, après avoir été souvent tabou.

D'avance, les ONG environnementales ont salué la démarche du gouvernement, tout en appelant, comme France Nature Environnement (FNE), à "voir plus loin que la fin de l'hiver".

Anne Bringault, qui interviendra jeudi pour le Réseau Action Climat, doute ainsi déjà de l'atteinte de l'objectif de -10% sur deux ans, tant qu'"on en reste essentiellement à des encouragements et incitations, sans suivi prévu des engagements pris et des impacts réels des mesures".


La France et Israël veulent éviter que l'Iran se dote de l'arme nucléaire 

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot (à gauche), s'entretient avec le ministre grec des Affaires étrangères, Georgios Gerapetritis (à droite), avant le début d'une réunion du Conseil de l'Atlantique Nord en session des ministres des Affaires étrangères avec les partenaires indo-pacifiques, l'Australie, le Japon, la Nouvelle-Zélande et la République de Corée, au siège de l'OTAN à Bruxelles, le 3 avril 2025. (AFP)
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot (à gauche), s'entretient avec le ministre grec des Affaires étrangères, Georgios Gerapetritis (à droite), avant le début d'une réunion du Conseil de l'Atlantique Nord en session des ministres des Affaires étrangères avec les partenaires indo-pacifiques, l'Australie, le Japon, la Nouvelle-Zélande et la République de Corée, au siège de l'OTAN à Bruxelles, le 3 avril 2025. (AFP)
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  • Le ministre israélien, qui a rencontré dans la matinée son homologue français Jean-Noël Barrot, a souligné que l'Iran était une menace pour toute la région et pas seulement pour Israël
  • Dans ce contexte, Israël a des discussions avec la France et le Royaume Uni et "un dialogue plus intense" avec les Etats-Unis

PARIS: La France et Israël ont pour "objectif commun de ne pas laisser l'Iran se doter de l'arme nucléaire", a déclaré jeudi le chef de la diplomatie israélienne Gideon Saar lors d'une conférence de presse à Paris.

Le ministre israélien, qui a rencontré dans la matinée son homologue français Jean-Noël Barrot, a souligné que l'Iran était une menace pour toute la région et pas seulement pour Israël. Dans ce contexte, Israël a des discussions avec la France et le Royaume Uni et "un dialogue plus intense" avec les Etats-Unis.

Interrogé sur l'imminence d'un conflit direct avec l'Iran, Gideon Saar ne s'est toutefois pas prononcé. "Nous n'excluons pas la voie diplomatique", a-t-il dit. Les Iraniens "ont clairement indiqué qu'ils étaient prêts à une négociation indirecte avec les Etats-Unis et je ne serais pas surpris si cette négociation commençait", a-t-il dit.

Mercredi, le chef de la diplomatie française avait estimé que si les négociations sur le programme nucléaire iranien venaient à échouer, "une confrontation militaire" serait "presque inévitable".

L'inquiétude monte alors que les discussions semblent dans l'impasse et que la fenêtre pour négocier un nouveau traité avec Téhéran doit se refermer à l'automne.

"Il y a a une coopération entre l'Iran, le Hezbollah (libanais) et le Hamas (palestinien). Et nous ne laisserons pas faire les activités terroristes de là-bas contre Israël et nos civils", a par ailleurs dénoncé Gideon Saar.

Sur la reprise des opérations militaires meurtrières à Gaza, il a martelé que l'objectif israélien était d'anéantir toute menace du groupe islamiste palestinien Hamas.

Il a en outre assuré que son gouvernement était "engagé à faire libérer tous les otages". Il a balayé l'idée que celui-ci "sacrifiait" les otages, soulignant que les autorités rencontraient les familles des otages constamment et qu'elles ne portaient pas toutes le même point de vue sur la politique menée à Gaza.

Le Forum des familles, la plus grande association de proches d'otages en Israël, a accusé mardi le Premier ministre Benjamin Netanyahu de "sacrifier" les captifs à Gaza en ordonnant des frappes intenses sur le territoire palestinien.

La Défense civile de Gaza a indiqué qu'au moins 15 personnes avaient été tuées jeudi à l'aube dans des frappes aériennes israéliennes dans la partie nord du territoire palestinien, après un appel à évacuer de l'armée israélienne.

Concernant le Liban, où Israël a frappé à deux reprises la banlieue sud de Beyrouth en dépit du fragile cessez-le-feu conclu il y a 4 mois, M. Saar a affirmé que son pays souhaitait la stabilité au Liban, mais ne laisserait pas le mouvement pro-iranien Hezbollah "se réarmer".

"Nous souhaitons normaliser nos relations avec le Liban", a-t-il assuré. "C'est peut-être prématuré du point de vue libanais", a-t-il dit, tout en faisant part de début de négociations "sur certaines problématiques". "Nous avons une équipe qui négocie sur (...) les différends à la frontière", a-t-il dit.

Gideon Saar a par ailleurs annoncé avoir invité le ministre français en Israël, assurant avoir "un dialogue continu" avec les autorités françaises. Et la visite de M. Barrot pourrait avoir lieu "prochainement".


Concertation sur les retraites : en quête d'une feuille de route

Le Premier ministre français François Bayrou regarde la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 2 avril 2025. (Photo Bertrand GUAY / AFP)
Le Premier ministre français François Bayrou regarde la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 2 avril 2025. (Photo Bertrand GUAY / AFP)
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  • Jean-Jacques Marette, l'animateur de la concertation, doit proposer jeudi aux organisations participantes une note détaillant les quatre « objectifs partagés » qui les guideront désormais.
  • Les quatre « objectifs partagés » mis sur la table sont les suivants : « équilibre financier », « gouvernance du système », pistes pour « améliorer les mécanismes de solidarité » et enfin « ressources » du côté des salariés et des entreprises. 

PARIS : Les cinq organisations patronales et syndicales participant à la concertation sur les retraites, surnommée « l'ex-"conclave" », consacrent leur réunion hebdomadaire de jeudi au projet d'une nouvelle feuille de route globale pour les discussions, ainsi qu'aux questions de l'égalité femmes-hommes et des droits familiaux.

Jean-Jacques Marette, l'animateur de la concertation, doit proposer jeudi aux organisations participantes une note détaillant les quatre « objectifs partagés » qui les guideront désormais.

Selon des sources concordantes, les participants devraient découvrir le projet de note pendant la séance.

Les quatre « objectifs partagés » mis sur la table sont les suivants : « équilibre financier », « gouvernance du système », pistes pour « améliorer les mécanismes de solidarité » et enfin « ressources » du côté des salariés et des entreprises. 

Cette autonomisation fait suite à la colère des syndicats, après les déclarations de M. Bayrou enterrant l'hypothèse d'un retour à 62 ans, alors qu'il avait auparavant promis que les discussions se tiendraient « sans totem ni tabou ».

« Je n'ai aucun doute qu'on va arriver à définir des objectifs partagés », a déclaré mercredi à l'AFP Éric Chevée, le négociateur de la CPME (patronat), même si « cela prend encore huit jours de plus ».

La question de l'âge de départ en retraite, le point le plus contesté de la réforme des retraites de 2023, a déjà été évoquée lors des premières réunions, sans qu'un rapprochement des positions des syndicats et du patronat n'apparaisse. 

Elle ne devrait être abordée que lors des discussions finales de la fin mai, lorsque les participants essaieront d'aboutir à un accord sur des mesures concrètes, expliquent les participants aux négociations.

L'autre sujet des discussions de jeudi, à savoir l'égalité femmes-hommes face aux retraites à travers les droits familiaux et parentaux, est une thématique importante pour la CFDT, et un indicateur clef de sa capacité à obtenir des avancées pour les salariés à l'occasion de ces négociations.


Conférence sur la lutte contre le terrorisme à l'ère de l'Intelligence Artificielle 

La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, s'exprime lors d'une cérémonie marquant la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme à Strasbourg, dans l'est de la France, le 11 mars 2025. L'Europe marque la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme par un événement à Strasbourg qui rend hommage aux victimes du terrorisme à travers l'Europe et promeut la solidarité contre l'extrémisme.(AFP)
La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, s'exprime lors d'une cérémonie marquant la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme à Strasbourg, dans l'est de la France, le 11 mars 2025. L'Europe marque la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme par un événement à Strasbourg qui rend hommage aux victimes du terrorisme à travers l'Europe et promeut la solidarité contre l'extrémisme.(AFP)
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  • Cet événement réunit des experts qui partageront leurs analyses et réflexions sur les nouvelles dynamiques du terrorisme à l’ère numérique et l’impact croissant de l'intelligence artificielle (IA) dans la lutte contre ce fléau mondial
  • Alors que l'IA transforme profondément les méthodes de surveillance, de détection et d'anticipation des menaces, la conférence explorera comment ces technologies peuvent être utilisées pour contrer les réseaux terroristes

PARIS: La Sénatrice Nathalie Goulet organise une conférence sur un sujet crucial pour l’avenir de la sécurité internationale. Intitulée "La lutte contre le terrorisme à l’heure de l’intelligence artificielle", cette conférence se tiendra le lundi 14 avril 2025 au Palais du Luxembourg, à Paris.

Cet événement réunit des experts qui partageront leurs analyses et réflexions sur les nouvelles dynamiques du terrorisme à l’ère numérique et l’impact croissant de l'intelligence artificielle (IA) dans la lutte contre ce fléau mondial. Alors que l'IA transforme profondément les méthodes de surveillance, de détection et d'anticipation des menaces, la conférence explorera comment ces technologies peuvent être utilisées pour contrer les réseaux terroristes tout en respectant les droits fondamentaux et les libertés individuelles.