Le calme revient à Alençon après des violences urbaines

Après avoir été visés par des tirs de mortiers d'artifice, des policiers patrouillent pour retrouver l'auteur dans le quartier Perseigne d'Alençon, dans le nord-ouest de la France, le 29 septembre 2022 (Photo, AFP).
Après avoir été visés par des tirs de mortiers d'artifice, des policiers patrouillent pour retrouver l'auteur dans le quartier Perseigne d'Alençon, dans le nord-ouest de la France, le 29 septembre 2022 (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 29 septembre 2022

Le calme revient à Alençon après des violences urbaines

  • Peu après minuit et demi, le calme du début de nuit a été rompu pendant un bref instant par des tirs de mortiers d'artifice vers la rue depuis des fenêtres
  • Vers 2H00 du matin, le dispositif policier a été levé

ALENÇON: Après une flambée de violences urbaines la nuit précédente, le calme a prévalu en première partie de la nuit de mercredi à jeudi à Alençon à l'exception d'un bref incident, a constaté un photographe de l'AFP.

Des renforts de sécurité avaient été acheminés en cours de journée et le quartier de Perseigne, siège de ces violences, a été parcouru mercredi soir par des forces de l'ordre. Des points de contrôle ont été installés aux entrées du quartier, pour procéder à des vérifications d'identité et de contenu des coffres de véhicules, tandis des patrouilles pédestres ou motorisées étaient effectuées, a constaté le photographe.

Peu après minuit et demi, le calme du début de nuit a été rompu pendant un bref instant par des tirs de mortiers d'artifice vers la rue depuis des fenêtres et le hall d'entrée d'un immeuble, a observé le photographe.

Aucun membre des forces de l'ordre ne se trouvait face à l'immeuble au moment des tirs.

Des policiers ont ensuite pénétré dans cet immeuble rénové de quatre étages et en sont ressortis peu après sans avoir apparemment identifié les auteurs des tirs.

Vers 2H00 du matin, le dispositif policier a été levé, a constaté le photgraphe.

Renforts de sécurité

La préfecture de l'Orne avait annoncé mercredi en fin de journée l'arrivée de renforts de sécurité "après la nuit de violences urbaines qu'a connu le quartier de Perseigne à Alençon", ville de 26 000 habitants.

Dans ce communiqué, la préfecture détaillait ainsi ces renforts: "Trois sections de la compagnie républicaine de sécurité (CRS) 27 de Toulouse" ainsi que "deux équipages de brigades anti-criminalité du Calvados et de la Sarthe, soit plus de 65 policiers déployés". Des renforts supplémentaires pourront être mobilisés en cas de besoin, précisait la préfecture.

La veille, mardi soir, "à partir de 23h15, une trentaine d'individus ont mené une action coordonnée de violences urbaines, avec la volonté manifeste d’attirer les forces de l'ordre dans un guet-apens: 24 véhicules ont été incendiés, trois véhicules ont été retournés pour freiner la progression des forces de l’ordre, un abribus a été détruit", avait déploré mercredi matin le préfet de l'Orne.

Les incidents s'étaient déroulés jusqu'à 2h00 du matin, avait précisé à l'AFP la procureure de la République d'Alençon, Laetitia Mirande.

"Ca fait mal au coeur", avait confié mercredi à l'AFP une retraitée du quartier dont l'unique voiture a brûlé. "Mon mari n'a que 600 euros de retraite, moi 1.100 mais avec 500 euros de loyer, la lumière tout ça... C'est pas possible" de racheter un véhicule, avait expliqué l'habitante de cette ville où le taux de chômage atteint 21%.

Le syndicat Unsa-Police a évoqué dans un communiqué "une véritable scène de guérilla urbaine", tandis que le syndicat de policiers Alliance 61 a fait état de "soixante mortiers (d'artifice, NDLR) tirés en direction des forces de l'ordre".

"Une présence des forces de sécurité sera maintenue à un haut niveau dans les prochains jours", a assuré la préfecture.

«Opérations coups de poing»

Dans la nuit du 26 au 27 octobre 2021, des faits similaires s'étaient produits dans ce quartier populaire d'Alençon: treize véhicules avaient été incendiés et les forces de l'ordre avaient également été la cible de tirs de mortiers d'artifice.

"Ce qu'on a connu hier soir, c'est la conséquence directe du travail que fait la police sur le quartier (...). La police (y) conduit un combat acharné contre le trafic de stupéfiant", a estimé le préfet Sébastien Jallet sur BFMTV.

"Depuis plusieurs mois nous menons des opérations coups de poing (...) contre les réseaux (...) On peut penser qu'il y a un lien assez direct entre cette action de la police (...) contre la drogue à Perseigne et ce qu'on a connu hier soir sur le quartier", a avancé M. Jallet.

Interrogé par l'AFP, le maire d'Alençon Joaquim Pueyo, "en retrait du PS", a déploré qu'"il n'y a pas assez de policiers la nuit" malgré les postes supplémentaires, quatre selon le préfet, qui ont été créés à Alençon à la suite des faits d'octobre 2021.


La France et Israël veulent éviter que l'Iran se dote de l'arme nucléaire 

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot (à gauche), s'entretient avec le ministre grec des Affaires étrangères, Georgios Gerapetritis (à droite), avant le début d'une réunion du Conseil de l'Atlantique Nord en session des ministres des Affaires étrangères avec les partenaires indo-pacifiques, l'Australie, le Japon, la Nouvelle-Zélande et la République de Corée, au siège de l'OTAN à Bruxelles, le 3 avril 2025. (AFP)
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot (à gauche), s'entretient avec le ministre grec des Affaires étrangères, Georgios Gerapetritis (à droite), avant le début d'une réunion du Conseil de l'Atlantique Nord en session des ministres des Affaires étrangères avec les partenaires indo-pacifiques, l'Australie, le Japon, la Nouvelle-Zélande et la République de Corée, au siège de l'OTAN à Bruxelles, le 3 avril 2025. (AFP)
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  • Le ministre israélien, qui a rencontré dans la matinée son homologue français Jean-Noël Barrot, a souligné que l'Iran était une menace pour toute la région et pas seulement pour Israël
  • Dans ce contexte, Israël a des discussions avec la France et le Royaume Uni et "un dialogue plus intense" avec les Etats-Unis

PARIS: La France et Israël ont pour "objectif commun de ne pas laisser l'Iran se doter de l'arme nucléaire", a déclaré jeudi le chef de la diplomatie israélienne Gideon Saar lors d'une conférence de presse à Paris.

Le ministre israélien, qui a rencontré dans la matinée son homologue français Jean-Noël Barrot, a souligné que l'Iran était une menace pour toute la région et pas seulement pour Israël. Dans ce contexte, Israël a des discussions avec la France et le Royaume Uni et "un dialogue plus intense" avec les Etats-Unis.

Interrogé sur l'imminence d'un conflit direct avec l'Iran, Gideon Saar ne s'est toutefois pas prononcé. "Nous n'excluons pas la voie diplomatique", a-t-il dit. Les Iraniens "ont clairement indiqué qu'ils étaient prêts à une négociation indirecte avec les Etats-Unis et je ne serais pas surpris si cette négociation commençait", a-t-il dit.

Mercredi, le chef de la diplomatie française avait estimé que si les négociations sur le programme nucléaire iranien venaient à échouer, "une confrontation militaire" serait "presque inévitable".

L'inquiétude monte alors que les discussions semblent dans l'impasse et que la fenêtre pour négocier un nouveau traité avec Téhéran doit se refermer à l'automne.

"Il y a a une coopération entre l'Iran, le Hezbollah (libanais) et le Hamas (palestinien). Et nous ne laisserons pas faire les activités terroristes de là-bas contre Israël et nos civils", a par ailleurs dénoncé Gideon Saar.

Sur la reprise des opérations militaires meurtrières à Gaza, il a martelé que l'objectif israélien était d'anéantir toute menace du groupe islamiste palestinien Hamas.

Il a en outre assuré que son gouvernement était "engagé à faire libérer tous les otages". Il a balayé l'idée que celui-ci "sacrifiait" les otages, soulignant que les autorités rencontraient les familles des otages constamment et qu'elles ne portaient pas toutes le même point de vue sur la politique menée à Gaza.

Le Forum des familles, la plus grande association de proches d'otages en Israël, a accusé mardi le Premier ministre Benjamin Netanyahu de "sacrifier" les captifs à Gaza en ordonnant des frappes intenses sur le territoire palestinien.

La Défense civile de Gaza a indiqué qu'au moins 15 personnes avaient été tuées jeudi à l'aube dans des frappes aériennes israéliennes dans la partie nord du territoire palestinien, après un appel à évacuer de l'armée israélienne.

Concernant le Liban, où Israël a frappé à deux reprises la banlieue sud de Beyrouth en dépit du fragile cessez-le-feu conclu il y a 4 mois, M. Saar a affirmé que son pays souhaitait la stabilité au Liban, mais ne laisserait pas le mouvement pro-iranien Hezbollah "se réarmer".

"Nous souhaitons normaliser nos relations avec le Liban", a-t-il assuré. "C'est peut-être prématuré du point de vue libanais", a-t-il dit, tout en faisant part de début de négociations "sur certaines problématiques". "Nous avons une équipe qui négocie sur (...) les différends à la frontière", a-t-il dit.

Gideon Saar a par ailleurs annoncé avoir invité le ministre français en Israël, assurant avoir "un dialogue continu" avec les autorités françaises. Et la visite de M. Barrot pourrait avoir lieu "prochainement".


Concertation sur les retraites : en quête d'une feuille de route

Le Premier ministre français François Bayrou regarde la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 2 avril 2025. (Photo Bertrand GUAY / AFP)
Le Premier ministre français François Bayrou regarde la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 2 avril 2025. (Photo Bertrand GUAY / AFP)
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  • Jean-Jacques Marette, l'animateur de la concertation, doit proposer jeudi aux organisations participantes une note détaillant les quatre « objectifs partagés » qui les guideront désormais.
  • Les quatre « objectifs partagés » mis sur la table sont les suivants : « équilibre financier », « gouvernance du système », pistes pour « améliorer les mécanismes de solidarité » et enfin « ressources » du côté des salariés et des entreprises. 

PARIS : Les cinq organisations patronales et syndicales participant à la concertation sur les retraites, surnommée « l'ex-"conclave" », consacrent leur réunion hebdomadaire de jeudi au projet d'une nouvelle feuille de route globale pour les discussions, ainsi qu'aux questions de l'égalité femmes-hommes et des droits familiaux.

Jean-Jacques Marette, l'animateur de la concertation, doit proposer jeudi aux organisations participantes une note détaillant les quatre « objectifs partagés » qui les guideront désormais.

Selon des sources concordantes, les participants devraient découvrir le projet de note pendant la séance.

Les quatre « objectifs partagés » mis sur la table sont les suivants : « équilibre financier », « gouvernance du système », pistes pour « améliorer les mécanismes de solidarité » et enfin « ressources » du côté des salariés et des entreprises. 

Cette autonomisation fait suite à la colère des syndicats, après les déclarations de M. Bayrou enterrant l'hypothèse d'un retour à 62 ans, alors qu'il avait auparavant promis que les discussions se tiendraient « sans totem ni tabou ».

« Je n'ai aucun doute qu'on va arriver à définir des objectifs partagés », a déclaré mercredi à l'AFP Éric Chevée, le négociateur de la CPME (patronat), même si « cela prend encore huit jours de plus ».

La question de l'âge de départ en retraite, le point le plus contesté de la réforme des retraites de 2023, a déjà été évoquée lors des premières réunions, sans qu'un rapprochement des positions des syndicats et du patronat n'apparaisse. 

Elle ne devrait être abordée que lors des discussions finales de la fin mai, lorsque les participants essaieront d'aboutir à un accord sur des mesures concrètes, expliquent les participants aux négociations.

L'autre sujet des discussions de jeudi, à savoir l'égalité femmes-hommes face aux retraites à travers les droits familiaux et parentaux, est une thématique importante pour la CFDT, et un indicateur clef de sa capacité à obtenir des avancées pour les salariés à l'occasion de ces négociations.


Conférence sur la lutte contre le terrorisme à l'ère de l'Intelligence Artificielle 

La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, s'exprime lors d'une cérémonie marquant la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme à Strasbourg, dans l'est de la France, le 11 mars 2025. L'Europe marque la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme par un événement à Strasbourg qui rend hommage aux victimes du terrorisme à travers l'Europe et promeut la solidarité contre l'extrémisme.(AFP)
La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, s'exprime lors d'une cérémonie marquant la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme à Strasbourg, dans l'est de la France, le 11 mars 2025. L'Europe marque la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme par un événement à Strasbourg qui rend hommage aux victimes du terrorisme à travers l'Europe et promeut la solidarité contre l'extrémisme.(AFP)
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  • Cet événement réunit des experts qui partageront leurs analyses et réflexions sur les nouvelles dynamiques du terrorisme à l’ère numérique et l’impact croissant de l'intelligence artificielle (IA) dans la lutte contre ce fléau mondial
  • Alors que l'IA transforme profondément les méthodes de surveillance, de détection et d'anticipation des menaces, la conférence explorera comment ces technologies peuvent être utilisées pour contrer les réseaux terroristes

PARIS: La Sénatrice Nathalie Goulet organise une conférence sur un sujet crucial pour l’avenir de la sécurité internationale. Intitulée "La lutte contre le terrorisme à l’heure de l’intelligence artificielle", cette conférence se tiendra le lundi 14 avril 2025 au Palais du Luxembourg, à Paris.

Cet événement réunit des experts qui partageront leurs analyses et réflexions sur les nouvelles dynamiques du terrorisme à l’ère numérique et l’impact croissant de l'intelligence artificielle (IA) dans la lutte contre ce fléau mondial. Alors que l'IA transforme profondément les méthodes de surveillance, de détection et d'anticipation des menaces, la conférence explorera comment ces technologies peuvent être utilisées pour contrer les réseaux terroristes tout en respectant les droits fondamentaux et les libertés individuelles.