Un podcasteur saoudien donne la parole aux créateurs locaux et régionaux

Hatem Alakeel se trouve ici à Londres, où il a lancé la saison 3 de son podcast, Gems of Arabia, en partenariat avec Harrods. (Photo fournie).
Hatem Alakeel se trouve ici à Londres, où il a lancé la saison 3 de son podcast, Gems of Arabia, en partenariat avec Harrods. (Photo fournie).
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Publié le Lundi 26 septembre 2022

Un podcasteur saoudien donne la parole aux créateurs locaux et régionaux

  • Fort de dix-huit ans d’expérience, M. Alakeel a commencé comme créateur de mode avec son label «Toby», qui modernise le thobe traditionnel
  • Il veut essayer de combler les écarts entre les différentes générations, qui semblent un peu déconnectées

DHAHRAN: Hatem Alakeel n’est pas seulement le podcasteur le mieux habillé d’Arabie saoudite. Il possède aussi un cœur d’or.

Son podcast, intitulé «Gems of Arabia» («Joyaux d’Arabie », NDLR), et qui vise à mettre en lumière «tous les joyaux cachés du monde arabe», a récemment entamé sa saison 3, avec un grand changement: il s’associe au célèbre grand magasin de luxe britannique Harrods.

Il s’agit de la première collaboration officielle au Moyen-Orient entre Harrods, une entreprise établie en 1849, et un podcast émergent. Ce dernier a été lancé en 2021.

«J’ai fait cela toute ma vie. C’est comme être dans un pensionnat [en Europe] et être l’ambassadeur de mon pays, l’Arabie saoudite. J’espère pouvoir poursuivre ce que j’ai fait ces dernières années et changer les stéréotypes pour renforcer les cultures saoudienne et arabe.»

Hatem Alakeel

«Harrods et Gems of Arabia s’associent pour une série de podcasts sur les moyens de combler le fossé entre les générations à travers la culture», annonce M. Alakeel à Arab News. «Notre podcast et Harrods sont deux institutions établies dans leurs propres régions qui ont le désir d’animer des discussions entre les invités qui excellent dans leur domaine et de jeter des ponts entre les deux générations au Royaume-Uni et au Moyen-Orient.»

«C’est de la boutique Harrods de Knightsbridge que nous organisons ces éditions spéciales de Gems of Arabia», indique-t-il.

Animateur à la voix douce et claire, M. Alakeel s’entretient avec des Saoudiens et des Arabes qui comptent parmi les plus intéressants du Royaume-Uni. Dans cette nouvelle saison, de nombreux invités surprises de la région Mena font leur apparition.

podcast
Bien que M. Alakeel, fier du patrimoine saoudien, soit originaire de Djeddah, il réside principalement à Dubaï. Toutefois, quel que soit l’endroit où il se trouve, il est toujours enthousiaste à l’idée de mettre l’accent sur les récits de la région. (Photo fournie).

Fort de dix-huit ans d’expérience, M. Alakeel a commencé comme créateur de mode avec son label Toby, qui modernise le thobe traditionnel. Il a fait preuve d’élégance dans tout ce qu’il a entrepris depuis avec Authenticite, son cabinet de conseil en marque.

Bien que M. Alakeel, fier du patrimoine saoudien, soit originaire de Djeddah, il réside principalement à Dubaï. Toutefois, quel que soit l’endroit où il se trouve, il est toujours enthousiaste à l’idée de mettre l’accent sur les récits de la région.

Depuis quatre ans, il propose une chronique en ligne dans laquelle il met à l’honneur les acteurs du changement qui façonnent le paysage saoudien de manière positive. Il savait qu’il était temps de recourir à une plate-forme différente pour donner encore plus d’écho la voix de ces personnes afin de tirer parti des conversations. Il a alors décidé de lancer le podcast.

EN BREF

 

  • Dans cette nouvelle saison, de nombreux invités surprises de la région Mena font leur apparition.
  • Hatem Alakeel a vécu une grande partie de sa vie à l’étranger. Sa mère lui répétait constamment de ne pas trop s’éloigner de son patrimoine et de ne jamais faire de compromis sur ses valeurs.
  • Il s’agit de la première collaboration officielle au Moyen-Orient entre Harrods, une entreprise établie en 1849, et un podcast émergent. Ce dernier a été lancé en 2021.
  • Pour M. Alakeel, l’authenticité est le maître mot. Il s’efforce désormais de définir les possibilités qui s’offrent aux créateurs locaux – parmi lesquels les Saoudiens qui vivent à l’étranger – pour se faire connaître.

Cette démarche a retenu l’attention de Harrods.

«Harrods est une institution que j’admire depuis que je suis enfant et qui suscite en moi un sentiment de nostalgie. Je crois que nous avons pu entrer en contact grâce à mon podcast sur la Saudi Cup lors de la deuxième saison. C’était à propos du patrimoine», précise-t-il.

Au fur et à mesure que M. Alakeel devient célèbre – sur Internet, et au-delà –, il décide de favoriser la mise en place d’un écosystème florissant pour les créateurs qui habitent la région ou qui y sont nés. Il veut créer le type de communauté qu’il aurait aimé voir naître au début de sa carrière.

En tant qu’influenceur sur Instagram, il veille à ce que ses publications soient disponibles à la fois en anglais et en arabe. Il essaie également de présenter le côté positif de chaque situation.

Sa mère, Seham Arab, récemment décédée, était un véritable pilier.

Bien que Hatem Alakeel ait vécu une grande partie de sa vie à l’étranger, sa mère lui répétait constamment de ne pas trop s’éloigner de ses racines et de ne jamais faire de compromis sur ses valeurs.

Le souvenir de sa mère bien-aimée est extrêmement présent dans la vie de M. Alakeel. Chaque nuit, il met un peu de son parfum préféré sur son oreiller afin de s’endormir en pensant à elle. Cependant, le lien entre la mère et le fils va bien au-delà de l’odorat, celui des cinq sens qui est le plus fort pour convoquer la mémoire.

Elle était sa source d’inspiration au travail et la raison pour laquelle il a commencé son aventure. Il a tenté de découvrir les joyaux et les trésors cachés de la région arabe. M. Alakeel l’appelle «son premier joyau». C’est également elle qui lui a fait découvrir Harrods.

«Je me souviens de ma première expérience avec Harrods, quand j’étais au pensionnat et que ma mère m’a envoyé une boîte qui contenait du matériel d’équitation: des chaussures, un chapeau et les accessoires indispensables pour monter à cheval. Alors, j’ai commencé à aller souvent là-bas et j’ai apprécié la boutique. J’étais vraiment ravi d’avoir la possibilité de collaborer avec eux», insiste-t-il.

Sa mère aurait adoré sa collaboration avec Harrods et la façon dont il a décidé d’aborder le partenariat.

«L’approche que j’ai proposée à Harrods est générationnelle et culturelle; ainsi, un pont est en train de se construire. Nous devons reconnaître qu’une grande partie de la génération Z, par exemple, est plus que jamais inspirée par le vintage. La génération Y a toujours été obsédée par les marques», observe-t-il.

«C’est ce mouvement que je crée au moyen du podcast, en quelque sorte. Avec Harrods, nous essayons de mettre en évidence les écarts générationnels entre les deux cultures et de montrer à quel point les designers saoudiens sont progressistes; ils sont de plus en plus exposés. En outre, il est important de savoir dans quelle direction nous allons. C’est le genre de conversation que nous désirons avoir», explique-t-il.

Pour M. Alakeel, l’authenticité est le maître mot. Il s’efforce désormais de définir les possibilités qui s’offrent aux créateurs locaux – parmi lesquels les Saoudiens qui vivent à l’étranger – pour se faire connaître.

Il souhaite combler les écarts entre les différentes générations, qui semblent un peu déconnectées. Un podcast apparaît comme le moyen naturel pour que tous ces éléments fusionnent. Il permet d’échanger, donnant aux différents membres des communautés la possibilité de s’exprimer.

Il s’agit de mettre en place une communauté et de la renforcer.

«J’ai fait cela toute ma vie. C’est comme être dans un pensionnat [en Europe] et être l’ambassadeur de mon pays, l’Arabie saoudite. J’espère pouvoir poursuivre ce que j’ai fait ces dernières années et changer les stéréotypes pour renforcer les cultures saoudienne et arabe», déclare M. Alakeel.

«Les Saoudiens, et les Arabes en général, font leurs courses chez Harrods à Londres depuis des générations. C’est un endroit de référence pour trouver des produits bien conçus. Le podcast de cette saison promet la même chose.»

«Harrods s’associe à des acteurs – pionniers, designers et entrepreneurs basés au Moyen-Orient – qui changent la donne sur le marché local. L’objectif est de créer une communauté d’individus qui partagent les mêmes idées, de leur fournir une plate-forme mondiale et un réseau de contacts plus vaste, tout en permettant à Harrods d’établir des relations avec la prochaine génération de talents et de la soutenir. Le partenariat de Harrods avec Gems of Arabia constitue un excellent exemple de ce travail qui garantit que leur position sur ces marchés étrangers est importante et fondée sur la coopération», poursuit M. Alakeel.

Accédez à la saison 3 du podcast Gems of Arabia soutenu par @harrods en vous connectant à @authenticite_by_hatem_alakeel.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


« Theater Tour », une initiative pour célébrer la culture locale dans toute l'Arabie saoudite

Bahr » a été écrit par Abdulrahman Al-Marikhi et réalisé par Sultan Al-Nawa. (Fourni)
Bahr » a été écrit par Abdulrahman Al-Marikhi et réalisé par Sultan Al-Nawa. (Fourni)
Bahr » a été écrit par Abdulrahman Al-Marikhi et réalisé par Sultan Al-Nawa. (Phot Fournie)
Bahr » a été écrit par Abdulrahman Al-Marikhi et réalisé par Sultan Al-Nawa. (Phot Fournie)
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  • La pièce primée Bahr est jouée pour la première fois à Bahreïn, puis à Jubail, Dammam et Al-Ahsa.
  • Ce nouveau projet vise à stimuler le théâtre local, l'engagement communautaire et la sensibilisation culturelle dans tout le pays.

RIYAD : Jeudi, la Commission saoudienne du théâtre et des arts du spectacle a lancé l'initiative « Theater Tour », qui vise à présenter des représentations théâtrales exceptionnelles dans les villes, les gouvernorats et les villages du Royaume.

Le projet a pour objectif de promouvoir la scène culturelle et les arts du spectacle, tout en encourageant l'engagement communautaire, a rapporté l'agence de presse saoudienne.

La première phase débutera avec la pièce Bahr (Mer), qui se déroulera du 3 avril au 3 mai, a ajouté l'agence de presse saoudienne.

La production débutera à Baha du 3 au 5 avril au théâtre du prince Sultan bin Abdulaziz du centre culturel, avant de se rendre à Jubail du 17 au 19 avril dans la salle de conférence de la commission royale à Al-Fanateer.

Elle se poursuivra à Dammam du 24 au 26 avril au théâtre de l'université Imam Abdulrahman bin Faisal, puis se terminera à Al-Ahsa du 1^(er) au 3 mai au théâtre de la Société pour la culture et les arts. 

Ce projet s'inscrit dans le cadre des efforts déployés par la Commission pour mieux faire connaître le secteur du théâtre et des arts du spectacle, tout en veillant à ce que les services culturels soient accessibles dans les zones mal desservies et auprès des communautés marginalisées.

Il vise également à soutenir les troupes de théâtre locales, à stimuler la production théâtrale et à renforcer la contribution du secteur culturel au produit intérieur brut national.

L'initiative favorise également les opportunités d'investissement et sert de plateforme pour découvrir et soutenir les talents émergents, a rapporté la SPA.

La pièce Bahr, écrite par Abdulrahman Al-Marikhi et mise en scène par Sultan Al-Nawa, a été saluée par la critique et a remporté plusieurs prix prestigieux, notamment ceux du meilleur acteur, du meilleur scénario et de la meilleure production globale lors du premier festival de théâtre de Riyad, ainsi que ceux des meilleurs effets musicaux et du meilleur metteur en scène lors du 19ᵉ festival de théâtre du Golfe.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Semaine de l'Art à Riyad : « Une constellation d'événements » qui redéfinit les frontières de l'art

La première édition de la Semaine de l'art de Riyad commence le 6 avril dans la capitale du Royaume, au JAX District. (Avec l'aimable autorisation de la Commission des arts visuels d'Arabie saoudite).
La première édition de la Semaine de l'art de Riyad commence le 6 avril dans la capitale du Royaume, au JAX District. (Avec l'aimable autorisation de la Commission des arts visuels d'Arabie saoudite).
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  • Cet évènement s'appuie sur la communauté artistique déjà florissante de la ville tout en invitant les artistes internationaux et les amateurs d'art à se joindre à elle.
  • La princesse Adwaa bent Yazeed ben Abdullah a expliqué que l'art a le pouvoir de nous inspirer, de nous interpeller et de nous relier les uns aux autres.

RIYAD : La première édition de la Semaine de l'Art à Riyad débute le 6 avril dans la capitale du Royaume. Initiative non commerciale, cet évènement s'appuie sur la communauté artistique déjà florissante de la ville tout en invitant les artistes internationaux et les amateurs d'art à se joindre à elle.

Dans un communiqué, la princesse Adwaa bent Yazeed ben Abdullah, responsable de la Semaine de l'Art à Riyad, a expliqué les inspirations et les objectifs de l'événement: "La Semaine de l'Art de Riyad est née de la conviction que l'art a le pouvoir de nous inspirer, de nous interpeller et de nous relier les uns aux autres. Riyad est depuis longtemps une ville en pleine croissance et, grâce à cette plateforme, nous espérons contribuer à son avenir culturel - un avenir ouvert, dynamique et profondément enraciné dans le patrimoine et l'innovation".

La conservatrice Vittoria Mataresse est à la tête d'une équipe comprenant les conservatrices associées Basma Harasani et Victoria Gandit-Lelandais et la conservatrice du programme public Shumon Basar, qui ont travaillé sans relâche sur plusieurs fuseaux horaires pendant plusieurs mois pour donner vie à cet événement.

La conservatrice Vittoria Mataresse (photo) dirige une équipe composée des conservatrices associées Basma Harasani et Victoria Gandit-Lelandais et de la conservatrice du programme public Shumon Basar, qui ont travaillé sans relâche sur plusieurs fuseaux horaires pendant plusieurs mois pour donner vie à l'événement. (Photo Fournie)
La conservatrice Vittoria Mataresse (photo) dirige une équipe composée des conservatrices associées Basma Harasani et Victoria Gandit-Lelandais et de la conservatrice du programme public Shumon Basar, qui ont travaillé sans relâche sur plusieurs fuseaux horaires pendant plusieurs mois pour donner vie à l'événement. (Photo Fournie)

"Il était très important pour nous d'être ludique et de ne pas avoir le type de structure ou de format rigide que nous avons l'habitude de voir. La Semaine de l'Art de Riyad se situe entre une exposition et une foire d'art. Il s'agit en fait d'une constellation d'événements", explique M. Matarrese à Arab News. "Contrairement aux grands événements artistiques qui imposent souvent des thèmes universels et s'appuient sur des artistes mondialement établis, nous voulions travailler dans le cadre d'un écosystème artistique régional, en embrassant les textures, les urgences et les sensibilités de la péninsule arabique. Nous essayons de retracer quelque chose de très spécifique et, de cette manière, nous proposons un écart critique (par rapport au format normal)".

Le thème de l'édition inaugurale de cet événement est « At the Edge ». Il réunit plus de 45 galeries provenant du Royaume-Uni, du monde arabe et d’autres régions du globe. Trois sous-thèmes principaux sont explorés : « Vie quotidienne », « Paysages » et « Motifs ».

Le quartier de JAX de Diriyah accueillera trois expositions majeures offrant un aperçu de l'identité culturelle de l'Arabie saoudite. Un certain nombre d'artistes saoudiens établis dont les studios sont basés à JAX ouvriront également leurs portes au public. Au centre de Riyad, plus de 15 galeries hébergées dans le centre Al-Mousa présenteront également des expositions, et un programme plus large à travers la ville proposera plusieurs conférences et collaborations.  

« La Semaine de l'Art de Riyad est vraiment différente », explique Gandit-Lelandais, qui travaille dans la région depuis plus de vingt ans et se concentre sur l'art arabe contemporain, dans une interview accordée à Arab News. « Le marché et l'écosystème sont uniques ici. Je pense qu'il est important d'arrêter d'appliquer les formats européens et américains dans d'autres contextes, car ils n'ont pas nécessairement besoin de s'adapter. Le format lui-même peut être réinventé pour mieux correspondre à l'identité locale ».

L'équipe a conçu l'événement comme "un parapluie sous lequel tout le monde peut se rassembler", explique Gandit-Lelandais. "Il s'adresse au public, aux amateurs d'art et aux collectionneurs".

"Avec la croissance rapide de Riyad, le type de dialogue que nous avons établi est très important pour attirer les gens ici, mais pas avec un regard occidental sur la façon dont l'art devrait être", ajoute-t-elle.

« Je suis très enthousiaste à l'idée de relier nos artistes locaux et notre scène locale (au reste du monde). Je pense qu'une fondation éducative est très excitante et très nécessaire à l'heure actuelle pour les artistes, les praticiens de l'art, les jeunes collectionneurs et tous ceux qui en font partie. Nous voulions permettre à ces générations d'artistes d'Arabie saoudite de se raconter, au-delà du cadre habituel », a expliqué Mme Harasani, seule Saoudienne de l'équipe de commissaires, à Arab News.

Lamya Gargash, Lions, The Architect, Bath, UK, 2024, tirage au pigment d'archives, 90 x 120 cm, édition de 3, 1AP. (Avec l'aimable autorisation de l'artiste et de The Third Line, Dubaï)
Lamya Gargash, Lions, The Architect, Bath, UK, 2024, tirage au pigment d'archives, 90 x 120 cm, édition de 3, 1AP. (Avec l'aimable autorisation de l'artiste et de The Third Line, Dubaï)

Bien qu'aucun des commissaires ne vive à Riyad, ils offrent tous un regard nuancé et sensible sur la capitale.

“J'ai tellement travaillé à Riyad que je m'y sens chez moi”, explique Mme Harasani. « Riyad est culturellement différente de Djeddah, ma ville d'origine, et il a été fascinant de découvrir la scène artistique locale. Je pensais que cela ressemblerait à la scène de la région du Hedjaz, mais c'est totalement autre chose. J'ai énormément appris en réalisant qu'étant tous originaires d'Arabie saoudite, il existe une multitude de façons de travailler, de créer et de communiquer ». 

Maha Malluh, Sky Clouds, 2009-2015, 100 gants noirs en polyester remplis de polyester et de sables du désert, tapis de prière. (Avec l'aimable autorisation de la Galerie Krinzinger et de Maha Malluh)
Maha Malluh, Sky Clouds, 2009-2015, 100 gants noirs en polyester remplis de polyester et de sables du désert, tapis de prière. (Avec l'aimable autorisation de la Galerie Krinzinger et de Maha Malluh)

L'expansion rapide de Riyad, tant sur le plan physique que culturel, au cours de la dernière décennie, contribue à la richesse et à la diversité présentées à la Semaine de l’Art, affirment les commissaires.

"C'est là toute la beauté du Moyen-Orient : dix ans ici équivalent à cent ans ailleurs", explique Mme Matarrese. "Je pense que ce qui est vraiment astucieux dans ce que fait l'Arabie saoudite en ce moment, c'est qu'elle a appris des erreurs commises par d'autres et qu'elle cherche activement à mieux gérer la situation."

"Il y a une chose qui est importante dans l'ADN de ce que nous faisons", poursuit-elle. "Nos visiteurs ne sauront pas à quoi s'attendre. Nous avons vraiment repoussé les limites de ce qui pourrait être montré ; nous essayons de déconstruire les modèles d'exposition conventionnels, d'expérimenter quelque chose d'autre et de réarticuler le dialogue entre les différentes parties du monde de l'art".

Pour Mme Harasani, cet événement constitue un nouveau jalon dans les progrès artistiques accomplis par le Royaume au cours de ces dernières années. 

« Cela n'existait pas quand j'étais enfant », confie-t-elle. « Le fait que nous puissions aujourd'hui voir nos rêves se réaliser, et assister à des projets d'envergure comme la Semaine de l'Art de Riyad, me fait me sentir extrêmement chanceuse et privilégiée d'en faire partie ». 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Alia Kong utilise le métavers pour tisser des liens entre des étudiants chinois et saoudiens

Des étudiants testent le projet Superbund Alpha, qui vise à leur faire découvrir d'autres cultures par le biais du métavers. (Photo Fournie)
Des étudiants testent le projet Superbund Alpha, qui vise à leur faire découvrir d'autres cultures par le biais du métavers. (Photo Fournie)
Des étudiants testent le projet Superbund Alpha, qui vise à leur faire découvrir d'autres cultures par le biais du métavers. (Photo Fournie)
Des étudiants testent le projet Superbund Alpha, qui vise à leur faire découvrir d'autres cultures par le biais du métavers. (Photo Fournie)
Des étudiants testent le projet Superbund Alpha, qui vise à leur faire découvrir d'autres cultures par le biais du métavers. (Photo Fournie)
Des étudiants testent le projet Superbund Alpha, qui vise à leur faire découvrir d'autres cultures par le biais du métavers. (Photo Fournie)
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  • Le projet Superbund Alpha permet aux étudiants de créer des avatars virtuels et d'enseigner leur culture aux autres.
  • La jeune fondatrice a pour objectif d'organiser un voyage d'études en Arabie saoudite pour ses camarades.


RIYAD: A tout juste 13 ans, l'étudiante chinoise Alia Kong est à l'origine d'une initiative qui utilise le pouvoir de la technologie pour présenter la culture saoudienne à ses camarades de Hong Kong.

Le projet Superbund Alpha, qui vise à créer un espace ouvert permettant aux étudiants internationaux d'entrer en contact les uns avec les autres, permet aux utilisateurs de créer des avatars virtuels dans le métavers.

Les étudiants des deux pays pourront créer un espace personnalisé et promouvoir leur culture dans le cadre d'un atelier virtuel. La jeune visionnaire espère que cela contribuera à tisser des liens solides entre eux. 

« J'aimerais créer ce lien entre Riyad et Hong Kong », a déclaré M. Kong à Arab News. « Imaginez que vous puissiez créer votre propre patrimoine culturel et l'améliorer grâce à l'informatique spatiale, avec seulement des messages et des images.

En outre, dans le cadre de ce projet, elle a mis en place une expérience immersive pour présenter la culture saoudienne à ses camarades de classe.

L'histoire de Mme Kong a commencé il y a cinq ans, lorsque, à l'âge de huit ans, elle a décidé, avec 25 amis, de créer une organisation à but non lucratif appelée Kids Power Society. L'objectif du groupe était d'éduquer les élèves aux différentes cultures, d'améliorer le bien-être mental et de promouvoir la positivité.

L'adolescente prévoit maintenant d'organiser la journée Superbund Event Day, qui se tiendra simultanément à Hong Kong et en Arabie saoudite, en réalité virtuelle et dans la réalité. 

Mme Kong a souligné l'importance d'adopter les technologies émergentes, affirmant que la génération Alpha pouvait envisager le mode de vie qu'elle souhaitait grâce au métavers.

Son admiration pour l'Arabie saoudite lui vient des histoires que lui a racontées son parrain, Alaudeen Alaskary, ancien consul général d'Arabie saoudite à Hong Kong. Il est aujourd'hui conseiller honoraire du programme d'échange virtuel Superbund.

Mme Kong, qui a déjà visité le Royaume, a déclaré qu'elle prévoyait d'organiser un voyage d'étudiants destiné à enseigner à ses pairs l'histoire culturelle de l'Arabie saoudite.

« Il (Alaskary) m'a fait découvrir la culture et le mode de vie des Saoudiens. J'adore assister à ses réunions et à ses fêtes du samedi. (Ils sont) très chaleureux, aimants et nous apprécions tous la compagnie des autres », a-t-elle déclaré.

En juillet 2024, le groupe organisera un événement virtuel, Superbund Virtual Society, qui devrait rassembler plus de 100 participants venus de Hong Kong, de Chine continentale, du Canada et d'Arabie saoudite.

« Ce nouvel écosystème basé sur la technologie blockchain nous permettra d'enregistrer nos actifs numériques avec nos identités d'avatars... Les choses peuvent être créées dans le virtuel et avoir un impact sur la réalité », a déclaré M. Kong.

« J'ai un concept où l'ancienne génération crée le matériel technologique, ou le matériel dont nous avons besoin pour accéder au logiciel qui pourrait être créé par les jeunes générations, et avec le contenu, le logiciel et le matériel finalisés, nous pouvons nous réunir et combler ce fossé entre les générations. »

Au cours des cinq dernières années, Kids Power Society a publié quatre livres de science-fiction, avec la contribution de 125 enfants du monde entier. Les bénéfices ont été reversés à l'hôpital pour enfants de la Colombie-Britannique à Vancouver et à l'association Sowers Action de Hong Kong.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com