Lancement d’une nouvelle étude sur le traitement Evusheld d’AstraZeneca à Abu Dhabi

L’étude repose sur une collaboration entre AstraZeneca et l’hôpital de la Cité médicale cheikh Khalifa à Abu Dhabi (Photo, WAM).
L’étude repose sur une collaboration entre AstraZeneca et l’hôpital de la Cité médicale cheikh Khalifa à Abu Dhabi (Photo, WAM).
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Publié le Mercredi 31 août 2022

Lancement d’une nouvelle étude sur le traitement Evusheld d’AstraZeneca à Abu Dhabi

  • L’étude prospective observationnelle multinationale aidera les personnes à haut risque en accumulant des preuves sur la façon dont le traitement peut protéger contre la Covid-19
  • Le traitement par anticorps a été approuvé pour utilisation d’urgence aux EAU, en Arabie saoudite, à Bahreïn, au Qatar et en Égypte

ABU DHABI: Une étude fondée sur des preuves empiriques et portant sur les résultats du traitement Evusheld d’AstraZeneca dans la protection des patients immunodéprimés des Émirats arabes unis (EAU) contre la Covid-19 symptomatique a été lancée à Abu Dhabi, selon l’Agence de presse émiratie.

Cette étude, qui vise à fournir des données essentielles sur la sécurité et l’efficacité du cocktail d’anticorps à longue durée d’action, est l’un des nombreux fruits de l’accord de collaboration conclu l’année dernière entre le ministère de la Santé d’Abu Dhabi et AstraZeneca.

Dans le cadre de la stratégie du ministère pour faciliter l’accès des patients à des services de santé de qualité, l’accord a pour objectif d'améliorer la recherche et le développement dans les sciences de la santé et de stimuler l’innovation dans le secteur des soins de santé.

L’étude EVOLVE Real World Evidence Study, qui devrait se poursuivre jusqu’à la fin de 2023 avec un maximum de 1000 participants, repose sur une collaboration entre AstraZeneca et l’hôpital de la Cité médicale cheikh Khalifa (SKMC) à Abu Dhabi, et est supervisée par le département de la santé de la capitale des EAU.

Abu Dhabi fait partie des villes qui ont reçu la première livraison mondiale d’Evusheld, un médicament à base d’anticorps à longue durée d’action.

L’étude prospective observationnelle multinationale aidera les personnes à haut risque aux EAU et dans la région plus large du Moyen-Orient et de l’Afrique en accumulant des preuves sur la façon dont le traitement peut protéger contre la Covid-19.

«Nous sommes heureux de constater les fruits de nos efforts de collaboration qui nous associent à des partenaires du monde entier pour faire d’Abu Dhabi une destination de premier plan pour les soins de santé et un incubateur pour l’innovation dans le domaine des sciences de la vie», déclare le Dr Jamal Mohammed al-Kaabi, sous-secrétaire du département de la santé d’Abu Dhabi.

«Grâce à ses infrastructures avancées, l’émirat a pu attirer des partenariats mondiaux avec des leaders prestigieux dans les secteurs de la santé et de la pharmacie, qui ont choisi Abu Dhabi comme destination de premier plan pour mener à bien leurs projets de recherche innovants», ajoute-t-il.

Le Dr Al-Kaabi assure que la santé et la sécurité de la communauté d’Abu Dhabi et du monde entier demeurent une priorité absolue pour le département, qui veille à fournir les innovations thérapeutiques et préventives les plus récentes à tous les individus ayant des besoins et des problèmes de santé différents.

Environ 2% de la population mondiale a un système immunitaire affaibli et ne répond pas ou répond insuffisamment à la vaccination par Covid-19. Les patients atteints de cancer, de certaines maladies immunitaires, les personnes sous dialyse ou recevant un traitement immunosuppresseur, et d’autres personnes dont le système immunitaire est affaibli, font partie de ces personnes.

«Le risque d’infection par la Covid-19 est loin d’être écarté, en particulier pour les personnes immunodéprimées et vulnérables», explique le Dr Nawal al-Kaabi, médecin en chef du SKMC et directrice de l’étude EVOLVE.

«Il est impératif de disposer de données empiriques pour nous aider à mieux comprendre l’évolution du virus et à mettre en place des outils supplémentaires pour protéger les personnes les plus vulnérables.» 

«Au-delà de la pandémie, cette étude innovante viendra compléter les efforts régionaux visant à améliorer la qualité des soins de santé, à faire progresser la numérisation des données médicales et à répondre à la demande croissante de données cliniques d’origine locale qui reflètent notre démographie unique.»

«Alors que la Covid-19 continue de jeter son ombre sur le monde, il est important de continuer à protéger la santé et la sécurité de tous les membres de la communauté, en particulier des groupes les plus vulnérables qui sont plus enclins à souffrir des complications causées par ce virus. Malheureusement, il existe une communauté de patients pour lesquels la vaccination n’offre pas une protection adéquate», souligne Eva Turgonyi, directrice médicale d’AstraZeneca pour le CCG (Conseil de coopération du Golfe) et le Pakistan.

«En recueillant des données empiriques aux EAU, nous pouvons mieux comprendre comment le cocktail d’anticorps à longue durée d’action Evusheld d’AstraZeneca peut protéger les patients immunodéprimés et leur permettre de reprendre leur vie quotidienne», poursuit-elle.

D’après les données de la phase III de l’essai de prévention préexposition PROVENT, il a déjà été démontré qu’Evusheld protège de manière efficace contre la Covid-19 symptomatique par rapport au placebo et qu’il conserve une activité neutralisante contre le variant Omicron et tous les autres variants préoccupants à ce jour.

Chez les patients non hospitalisés présentant des symptômes légers à modérés, il a également été démontré que le médicament expérimental réduisait considérablement le risque de Covid-19 sévère ou de décès par rapport au placebo.

Evusheld, qui est le seul traitement par anticorps approuvé pour la prévention préexposition à la Covid-19 aux États-Unis, a été approuvé pour utilisation d’urgence aux EAU, en Arabie saoudite, à Bahreïn, au Qatar et en Égypte.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Guerre au Moyen-Orient: l'Iran accuse Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran. (AFP)
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  • "Quand il parle en hébreu, Netanyahu se vante ouvertement d'avoir manipulé l'administration américaine pour la pousser à entrer en guerre contre l'Iran au nom d'Israël", a déclaré M. Araghchi dans un message publié sur X
  • "Netanyahu rit explicitement de la manière dont il a influencé l'Amérique grâce à 1.000 heures d'antenne sur les chaînes américaines", a-t-il ajouté

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran.

Israël et les Etats-Unis ont mené une attaque conjointe le 28 février contre Téhéran, déclenchant la guerre au Moyen-Orient qui a fait des milliers de morts et ébranlé l'économie mondiale.

"Quand il parle en hébreu, Netanyahu se vante ouvertement d'avoir manipulé l'administration américaine pour la pousser à entrer en guerre contre l'Iran au nom d'Israël", a déclaré M. Araghchi dans un message publié sur X.

"Netanyahu rit explicitement de la manière dont il a influencé l'Amérique grâce à 1.000 heures d'antenne sur les chaînes américaines", a-t-il ajouté.

Et "quand il parle en anglais, il fait l'éloge du leadership du président américain", a-t-il indiqué, qualifiant M. Netanyahu de "serpent".

Au premier jour de la guerre, les frappes israélo-américaines ont tué le guide suprême iranien et de hauts responsables militaires. L'Iran a riposté par des attaques contre Israël et dans les pays du Golfe, alliés de Washington.

Un cessez-le-feu en avril a mis fin à près de 40 jours de bombardements intenses et un protocole d'accord visant à mettre définitivement fin au conflit a été conclu en juin.

Mais celui-ci a volé en éclats en juillet après une reprise des hostilités, et les négociations sont depuis dans l'impasse.

Délaissant le volet militaire, les Etats-Unis disent vouloir accentuer la pression économique sur Téhéran.

L'Iran et les Etats-Unis ont cependant échangé des frappes dans la nuit de dimanche à lundi, après un mois d'accalmie.


L'Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie tiennent leur première réunion dans le cadre de l'Accord de La Mecque

De hauts responsables de l'Arabie saoudite, de la Turquie et du Pakistan posent avant la première réunion du comité prévue dans le cadre de l'Accord de défense conjoint de La Mecque, à Istanbul, le 31 août 2026. (Reuters)
De hauts responsables de l'Arabie saoudite, de la Turquie et du Pakistan posent avant la première réunion du comité prévue dans le cadre de l'Accord de défense conjoint de La Mecque, à Istanbul, le 31 août 2026. (Reuters)
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  • Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré que les responsables réunis à Istanbul avaient commencé à mettre en place la structure fondamentale de l’alliance de défense de La Mecque
  • M. Fidan a également précisé que cette alliance, inspirée de l’OTAN, reposait sur le principe selon lequel d’autres pays pourraient y adhérer sous certaines conditions.=

DUBAÏ : Des hauts responsables d’Arabie saoudite, de Turquie et du Pakistan sont arrivés à Istanbul pour participer à leur première réunion dans le cadre de l’Accord de défense conjoint de La Mecque.

Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré que les responsables réunis à Istanbul avaient commencé à mettre en place la structure fondamentale de l’alliance de défense de La Mecque, ajoutant que la création de ce bloc n’était dirigée contre aucun pays en particulier.

M. Fidan a également précisé que cette alliance, inspirée de l’OTAN, reposait sur le principe selon lequel d’autres pays pourraient y adhérer sous certaines conditions. 

Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid bin Salman, dirigeait la délégation saoudienne, accompagnée du ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhan, et d’autres hauts responsables, selon l’Agence de presse saoudienne.

Le prince Faisal a ensuite rencontré son homologue turc, Hakan Fidan, en marge de la réunion. 

Les deux responsables ont fait le point sur les relations saoudo-turques et sur les moyens de les renforcer et de les développer au service de leurs intérêts mutuels. 

Ils ont également discuté des derniers développements régionaux et de la nécessité de déployer des efforts pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales.


Accord Liban-Israël: Beyrouth demande l'aide d'Athènes pour son application

Le président libanais Joseph Aoun a demandé lundi l'aide de la Grèce "autant que possible" pour l'application de l'accord cadre conclu entre Israël et le Liban fin juin, sous l'égide des Etats-Unis.  "Cet accord doit être mis en oeuvre dans son intégralité et non de manière sélective", a souligné le président Aoun, lors d'un point-presse avec le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, à Athènes. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a demandé lundi l'aide de la Grèce "autant que possible" pour l'application de l'accord cadre conclu entre Israël et le Liban fin juin, sous l'égide des Etats-Unis. "Cet accord doit être mis en oeuvre dans son intégralité et non de manière sélective", a souligné le président Aoun, lors d'un point-presse avec le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, à Athènes. (AFP)
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  • Le président Aoun a particulièrement insisté sur "le retrait total de l'occupation (israélienne: ndrl) et le contrôle complet de notre territoire par nos seules forces armées"
  • Pour sa part, Kyriakos Mitsotakis a assuré que la Grèce soutenait "sans aucune réserve la souveraineté, l'indépendance, mais aussi l'unité du Liban".

ATHENES: Le président libanais Joseph Aoun a demandé lundi l'aide de la Grèce "autant que possible" pour l'application de l'accord cadre conclu entre Israël et le Liban fin juin, sous l'égide des Etats-Unis.

"Cet accord doit être mis en oeuvre dans son intégralité et non de manière sélective", a souligné le président Aoun, lors d'un point-presse avec le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, à Athènes.

"Nous demandons autant que possible l'assistance de la Grèce pour aider le Liban à le mettre en oeuvre" et "l'aide de la Grèce dans toutes les instances internationales", y compris "aux Nations unies", a-t-il ajouté.

L'accord conclu le 26 juin entre Israël et le Liban, sous l'égide des Etats-Unis, prévoit que l'armée libanaise rétablisse son autorité dans le sud du pays, sous réserve du désarmement du Hezbollah, à commencer par des "zones pilotes" dont se retirerait l'armée israélienne.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale en menant des frappes sur Israël en soutien à Téhéran, le 2 mars, déclenchant des bombardements aériens israéliens massifs et une offensive terrestre, qui ont fait plus de 4.300 morts, selon les autorités libanaises.

Le président Aoun a particulièrement insisté sur "le retrait total de l'occupation (israélienne: ndrl) et le contrôle complet de notre territoire par nos seules forces armées".

Pour sa part, Kyriakos Mitsotakis a assuré que la Grèce soutenait "sans aucune réserve la souveraineté, l'indépendance, mais aussi l'unité du Liban".

"La Grèce, en tant qu'ami traditionnel à la fois du Liban et du monde arabe, et en même temps partenaire stratégique d'Israël, est prête à soutenir tout effort de désescalade et de compréhension mutuelle", a-t-il insisté, rappelant que son pays a envoyé de l'aide militaire et humanitaire au Liban.

La Grèce entretient historiquement de bonnes relations avec les pays arabes, en développant parallèlement ces dernières années une coopération étroite avec l'Israël en matière de sécurité et de défense.

Lundi, Athènes s'est félicité d'avoir signé un accord majeur avec Israël pour l'achat d'un système de défense antiaérienne d'environ trois milliards d'euros.