Sur la Seine, la brigade fluviale dissuade les baigneurs tentés par la chaleur

Sur les quais proches de la Tour Eiffel, à Paris, les touristes étouffés par la chaleur se pressent en nombre et à l'ombre pour tremper leurs pieds dans la Seine. (AFP)
Sur les quais proches de la Tour Eiffel, à Paris, les touristes étouffés par la chaleur se pressent en nombre et à l'ombre pour tremper leurs pieds dans la Seine. (AFP)
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Publié le Jeudi 21 juillet 2022

Sur la Seine, la brigade fluviale dissuade les baigneurs tentés par la chaleur

  • Toute l'année, les 79 policiers, plongeurs et pilotes de la brigade fluviale de Paris, surveillent les voies navigables d'Ile-de-France
  • Les policiers consacrent la majorité de leurs patrouilles estivales à des missions de secours, à la surveillance des bateaux mouillant dans les ports franciliens et, surtout, à dissuader toute baignade dans les cours d'eau

PARIS: Sur les quais proches de la Tour Eiffel, à Paris, les touristes étouffés par la chaleur se pressent en nombre et à l'ombre pour tremper leurs pieds dans la Seine. Tout sauf une bonne idée, pour les policiers de la brigade fluviale.

"Un enfant qui se trempe jusqu'à la taille, un parent qui tourne le dos, et une catastrophe peut vite arriver", avertit Sophie Malherbe, la commandante de ce qu'elle présente comme la plus vieille brigade de la préfecture de police de Paris.

"Surtout que dans la Seine", ajoute-t-elle, "on ne sait jamais ce sur quoi on va poser les pieds".

La vedette noire et blanche de la brigade approche à faible allure des badauds, qui remontent vite sur le quai. Non sans faire part de leur déception.

Toute l'année, les 79 policiers, plongeurs et pilotes de la brigade fluviale de Paris, surveillent les voies navigables d'Ile-de-France. Contrairement aux pompiers qui n'interviennent que sur demande, ils y patrouillent tous les jours.

"Une vedette, c'est comme un cocon d'où on appréhende les quais d'une autre manière", sourit Sophie Malherbe.

Un point de vue précieux pour repérer les abris de fortune cachés sous les ponts ou pour veiller sur les rassemblements qui se forment le long des quais.

Le "cocon" peut atteindre les 80 km/h avec quatre personnes à bord. Ce qui met leur QG flottant, en face du bassin de l'Arsenal, à seulement quatre minutes de la Tour Eiffel.

En haute saison, les touristes et les plaisanciers constituent l'essentiel de la "clientèle" de la brigade.

Les policiers consacrent la majorité de leurs patrouilles estivales à des missions de secours, à la surveillance des bateaux mouillant dans les ports franciliens et, surtout, à dissuader toute baignade dans les cours d'eau.

Hydrocution, courants imprévisibles, fonds souillés par des tessons de bouteilles ou écluses: pour la commandante de la brigade, les bonnes raisons d'interdire la baignade dans la Seine et dans la Marne ne manquent pas.

Prévention 

Mais quand le thermomètre s'affole, les baigneurs oublient vite les consignes de prudence. "Faire de la prévention prend du temps", explique Sophie Malherbe, "mais on le fait toujours avec plaisir".

Avec un mercure frôlant les 41 degrés, rares sont ceux qui osent flâner sur les quais parisiens.

Parmi les rares personnes profitant du soleil, un homme trempé, en short de bain, remonte hors de l'eau et s'enroule dans sa serviette sur le quai de l'île Saint-Louis.

Pas assez discrètement pour échapper au regard des vigies de la Seine. Les policiers ne le sanctionnent pas mais lui rappellent les risques de piquer une tête dans le fleuve.

"Désolé, je ne savais pas, c'est la dernière fois, merci de m'avoir prévenu", leur promet l'homme, confus. Vincent, le pilote de l'embarcation, s'amuse: "c'est bien la première fois qu'on nous remercie pendant une patrouille".

Contrairement à nombre de leurs collègues, les policiers de la brigade fluviale entretiennent des rapports apaisés et cordiaux avec la population.

"On est la seule brigade de police à qui les gens font coucou", plaisante la commandante, qui explique ce climat détendu par le parti-pris pédagogique de ses troupes.

"Bien sûr, on peut choisir de verbaliser", confie Sophie Malherbe. "Mais l'impact est plus fort quand on fait de la sensibilisation ou quand on demande à des parents de venir chercher leurs enfants au commissariat".

Mais le danger reste présent. En Ile-de-France, 16 personnes sont décédées des suites d'une noyade accidentelle en 2021, selon le ministère de la Santé.


A huit mois de la présidentielle française, les ingérences russes se multiplient

Le fondateur et président du parti de droite Horizons, maire du Havre et candidat à l'élection présidentielle française de 2027, Édouard Philippe, prononce un discours lors d'un meeting de campagne à l'Adidas Arena, dans le nord de Paris, le 5 juillet 2026. (AFP)
Le fondateur et président du parti de droite Horizons, maire du Havre et candidat à l'élection présidentielle française de 2027, Édouard Philippe, prononce un discours lors d'un meeting de campagne à l'Adidas Arena, dans le nord de Paris, le 5 juillet 2026. (AFP)
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  • Des campagnes de désinformation attribuées à des réseaux prorusses visent plusieurs candidats à la présidentielle française
  • Le gouvernement veut durcir les sanctions, tandis que la gauche demande aussi d'agir contre TikTok et X

PARIS: A huit mois de la présidentielle française, les ingérences russes visant des candidats s'intensifient en France même si elles restent peu visibles. Le gouvernement rappelle qu'il a récemment présenté un projet de loi, mais une partie de la gauche demande aussi de cibler les plateformes comme TikTok ou X.

"Si on ne fait rien pour se protéger, l'élection peut être faussée", s'est inquiété jeudi sur la radio RTL Gabriel Attal, ancien Premier ministre de la majorité du président Emmanuel Macron, directement visé, accusant "la Russie de vouloir voler" ce scrutin aux Français.

Une série d'opérations de déstabilisation, attribuées à des réseaux prorusses, ont ciblé en quelques jours trois candidats déclarés ou pressentis à la présidentielle.

Le candidat de centre droit Edouard Philippe a été calomnié sur son état de santé, l'eurodéputé de gauche Raphaël Glucksmann à été visé à travers sa compagne, la journaliste Léa Salamé, accusée d'avoir soudoyé des médias pour favoriser la candidature de son mari. Quant à Gabriel Attal (centre droit), il a été présenté comme potentiellement atteint de la maladie de Parkinson.

Même si ces opérations sont restées peu visibles d'après une source sécuritaire, il s'agit des premières visant directement depuis le début de la campagne des prétendants à la présidence.

Mercredi soir, le Premier ministre Sébastien Lecornu a réagi en rappelant que le gouvernement avait présenté fin juillet un projet de loi en Conseil des ministres.

Le texte prévoit un durcissement des peines pour les personnes ayant diffusé des fausses informations dans un contexte électoral: d'un an d'emprisonnement et 15.000 euros d'amende, elles seront portées à trois ans et 45.000 euros. Et elles pourront aller jusqu'à six ans de détention lorsque l’altération du scrutin a été réalisée "pour servir les intérêts d’une puissance, d’une entreprise ou d’une organisation étrangères".

L'exécutif a aussi présenté un décret prévoyant la création d'une "commission d'information" qui aura pour mission d'informer le public et les candidats en cas d'ingérences.

Le Premier ministre avait reçu en juin les partis politiques, évoquant des "perspectives de menaces lourdes sur l'élection présidentielle".

Interpellé par le leader de La France insoumise (gauche radicale) Jean-Luc Mélenchon, qui déplorait que son mouvement ait depuis envoyé des propositions au gouvernement sans recevoir "de nouvelles", Sébastien Lecornu a indiqué souhaiter poursuivre "à la rentrée" ce "travail en commun" avec les formations politiques.

Mais une partie de la gauche estime que le gouvernement ne va pas assez loin et souhaite aussi cibler les plateformes étrangères comme TikTok ou X.

- Silence à droite et à l'extrême droite -

Raphaël Glucksmann demande ainsi aux autorités françaises et européennes de ne pas avoir "la main qui tremble" s'il faut sanctionner ces réseaux.

Et de rappeler les soupçons entourant le candidat d'extrême droite Calin Georgescu lors de la présidentielle de 2024 en Roumanie. Arrivé à la surprise générale en tête du premier tour, il a été accusé par les autorités roumaines d'avoir bénéficié d'une campagne de soutien illicite orchestrée par Moscou, notamment sur TikTok. L'élection a été annulée et le pro-européen Nicusor Dan a finalement remporté le scrutin quelques mois plus tard.

"Il n'y a pas eu de sanctions prises contre TikTok", a déploré Raphaël Glucksmann.

La patronne des Ecologistes Marine Tondelier va encore plus loin proposant de suspendre en France des réseaux comme X le temps de la campagne "en cas d'ingérences constatées en amont".

Depuis qu’il a racheté Twitter devenu X, en 2022, le milliardaire américain Elon Musk multiplie les messages politiques sur sa plateforme. Début juillet, il a notamment qualifié la candidature de Marine Le Pen (Rassemblement national, extrême droite) de "dernier espoir pour la France".

Face aux opérations de déstabilisation des derniers jours, droite et extrême droite restent à ce stade silencieuses.

Politiquement, le sujet est sensible pour le Rassemblement national en raison des liens passés du parti avec la Russie à travers notamment un prêt contracté auprès d'une banque russe dans les années 2010.

En 2025, le président du parti, Jordan Bardella, avait toutefois durci son discours, qualifiant Moscou de "menace multidimensionnelle" pour la France et évoquant notamment les ingérences russes.

Pour Raphaël Glucksmann "la campagne de 2027 sera marquée par des ingérences massives".

Pourront-elles avoir des conséquences dans l'isoloir ? Leur impact demeure "difficile à déterminer", soulignait y a quelques mois Laurent Cordonier, directeur de la recherche de la Fondation Descartes, lors d'une table ronde au Sénat consacrée aux risques de manipulations numériques à l'approche des échéances électorales.


Ingérences étrangères: Matignon veut poursuivre à la rentrée "un travail commun" avec les formations politiques

Le Premier ministre français Sébastien Lecornu s'exprime lors d'une séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 21 juillet 2026. (AFP)
Le Premier ministre français Sébastien Lecornu s'exprime lors d'une séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 21 juillet 2026. (AFP)
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  • Sébastien Lecornu veut relancer à la rentrée un travail avec tous les partis contre les ingérences étrangères
  • Le gouvernement prévoit de renforcer la lutte contre la désinformation électorale avec des sanctions accrues et un protocole de signalement

PARIS: Sébastien Lecornu a dit mercredi soir qu'il souhaitait poursuivre, "à la rentrée", "un travail commun" avec l’ensemble des formations politiques pour lutter contre les ingérences étrangères, alors que trois candidats déclarés ou pressentis à la présidentielle ont été visés ces derniers jours par des opérations de déstabilisation russes.

"Je partage l’idée que ce sujet mérite un travail commun. C’est précisément celui que nous avons engagé à Matignon et que nous poursuivrons à la rentrée avec l'ensemble des formations politiques", a écrit sur X le chef du gouvernement, interpellé sur le sujet par le tribun insoumis Jean-Luc Mélenchon.

En juin, le Premier ministre avait reçu à Matignon les partis politiques sur ce thème. Il avait alors évoqué des "perspectives de menaces lourdes sur l'élection présidentielle", soulignant que "l'ensemble de la classe politique" pouvait être concernée.

Depuis la fin juillet, trois prétendants déclarés ou pressentis à l'Elysée, le patron d'Horizons Edouard Philippe, celui de Renaissance Gabriel Attal et de Place Publique Raphaël Glucksmann ont été ciblés par la Russie à travers des campagnes de désinformation en ligne. Une première en France pour des candidats à la présidentielle, même si ces opérations sont restées peu visibles, d'après une source sécuritaire.

"Le dispositif de détection que nous avons mis en place fonctionne", s'est félicité mercredi soir Sébastien Lecornu.

Par ailleurs, "nous avons déjà présenté en Conseil des ministres un projet de loi pour renforcer encore notre arsenal, notamment en triplant les peines contre la production de faux contenus en période électorale".

"Un protocole de transmission automatique de tous les cas détectés sera également mis en place, en lien avec les formations politiques et les services compétents", a-t-il ajouté.

Depuis la réunion avec les partis en juin, il précise avoir reçu des propositions de la part de certaines formations politiques, mais que "toutes n'ont pas encore répondu".


L'ambassadeur d'Arabie saoudite en France reçoit la députée Amélia Lakrafi

L'ambassadeur d'Arabie saoudite en France, le Dr Faisal Al-Mejfel (à droite), reçoit Mme Amélia Lakrafi (à gauche), députée et vice-présidente du groupe d'amitié France–Arabie saoudite à l'Assemblée nationale. (Photo : compte X @KSAembassyFRA)
L'ambassadeur d'Arabie saoudite en France, le Dr Faisal Al-Mejfel (à droite), reçoit Mme Amélia Lakrafi (à gauche), députée et vice-présidente du groupe d'amitié France–Arabie saoudite à l'Assemblée nationale. (Photo : compte X @KSAembassyFRA)
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  • Les échanges ont porté sur plusieurs dossiers d'intérêt commun entre la France et l'Arabie saoudite

DUBAI: L'ambassadeur d'Arabie saoudite en France, le Dr Faisal Al-Mejfel, a reçu Mme Amélia Lakrafi, députée des Français établis hors de France et vice-présidente du groupe d'amitié France–Arabie saoudite à l'Assemblée nationale.

Au cours de cette rencontre, les deux responsables ont échangé sur plusieurs sujets d'intérêt commun, dans le cadre des relations bilatérales entre la France et l'Arabie saoudite. Les discussions ont porté sur des dossiers partagés, illustrant la poursuite du dialogue entre les deux pays. 

Cette rencontre s'inscrit dans le cadre des échanges entre les représentants français et saoudiens visant à renforcer la coopération sur des enjeux d'intérêt mutuel.