Comment les jeunes Saoudiens se démarquent-ils en étudiant à l'étranger ?

Des étudiants saoudiens de l'université Effat sont photographiés devant un stand consacré à la promotion de leur programme de production visuelle et numérique (Photo, AFP).
Des étudiants saoudiens de l'université Effat sont photographiés devant un stand consacré à la promotion de leur programme de production visuelle et numérique (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 19 juillet 2022

Comment les jeunes Saoudiens se démarquent-ils en étudiant à l'étranger ?

  • Le Royaume vise à envoyer 70 000 étudiants saoudiens dans les meilleurs établissements d'enseignement à l'étranger d'ici 2030
  • Selon des consultants en éducation, les étudiants saoudiens devraient s'adapter au système très concurrentiel des admissions universitaires

DUBAÏ: Le programme de bourses d'études saoudien nouvellement mis à jour a pour but de placer, une fois de plus, le Royaume parmi les cinq plus grands pays qui accèderont aux collèges et universités américains dans les années à venir.

L'Arabie saoudite, qui se classait au troisième rang après la Chine et l'Inde en 2015-16, avec près de 62 000 étudiants dans les universités américaines, est passée à la quatrième place en 2018-19 avec 40 000 étudiants.

Toutefois, l'importance accordée à l'éducation dans le cadre du projet de modernisation Vision 2030 permet aux jeunes Saoudiens de faire partie intégrante des réformes économiques et sociales en cours dans le pays.

En 2020, plus de 51 milliards de dollars, soit 18,9% du budget total de l'Arabie saoudite, ont été alloués à l'éducation pour le développement d’un système éducatif qui favorise les jeunes talents tout en répondant à l'évolution des besoins du marché du travail.

La stratégie du Programme de bourses d'études du Gardien des deux Saintes Mosquées, lancée par le prince héritier Mohammed ben Salmane le 7 mars, vise à envoyer plus de 70 000 étudiants saoudiens dans les universités et les instituts de formation les plus prestigieux à l'étranger d'ici 2030.

Les jeunes Saoudiens et Saoudiennes aspirent à intégrer les meilleures universités du monde dans le cadre d'une course académique très compétitive (Photo, AFP).

«La jeune génération en Arabie saoudite est ouverte sur l'extérieur et le désir d'étudier à l'étranger, notamment aux États-Unis plus que partout ailleurs, croît de plus en plus», a déclaré Soraya Beheshti, directrice régionale de Crimson Education, une société de conseil en admission universitaire.

Le parcours pionnier, l'un des quatre parcours du Programme de bourses, est destiné à envoyer des étudiants dans les 30 meilleurs établissements d'enseignement du monde pour qu'ils y suivent des programmes de licence et de master dans tous les domaines.

D'autres parcours qui s'inscrivent dans le cadre du programme comprennent la filière «recherche et développement», la filière «fournisseurs» et la filière «prometteuse», chacune étant destinée à orienter les étudiants vers des domaines et des formations spécifiques.

L’idée d’étudier à l'étranger est davantage encouragée par les niveaux de revenus élevés en Arabie saoudite et par la croissance de la population des moins de 24 ans, qui compte plus de 5 millions de personnes. Cela a en effet conduit à une nette tendance à l'autofinancement des étudiants à l'étranger.

Les mesures prises pour améliorer le système éducatif du pays et les projets visant à abriter cinq des 200 meilleures universités du monde au cours de la prochaine décennie ont permis au Royaume de se positionner comme un lieu de recrutement clé pour les agents et les éducateurs de la région.

Selon Soraya Beheshti, directrice régionale de Crimson Education, il vaut mieux laisser l'élève découvrir ce qui le passionne et nourrir cet intérêt inné dès l'enfance (Photo fournie).

«Les pays du CCG investissent énormément dans l'éducation et les étudiants obtiennent généralement de bons résultats aux examens internationaux. Toutefois, le nombre d'étudiants que nous envoyons dans les meilleures universités n'est pas aussi élevé qu'il pourrait l'être», a-t-elle poursuivi.

Beheshti, qui a été la première étudiante de Crimson originaire du Moyen-Orient, crée actuellement la branche de l'organisation en Arabie saoudite dans l'espoir de réduire le «déficit d'information» dans le processus d'admission et d'encourager un plus grand nombre d'étudiants saoudiens à poser leur candidature dans certaines des universités les mieux classées du monde.

Le problème serait en partie lié au fait que les étudiants de la région doivent obtenir des scores plus élevés au SAT et acquérir des compétences plus solides en matière de rédaction. Beheshti pense que de nombreux étudiants sous-estiment les efforts et le temps exigés pour postuler à une école de l'Ivy League, et encore plus pour que l’on soit accepté dans une telle école.

À l'heure actuelle, les taux d'acceptation de nombreuses universités et écoles supérieures, tant aux États-Unis qu'au Royaume-Uni, notamment l'université de Californie à Los Angeles (UCLA), l'Institut de technologie du Massachusetts (MIT), l'université de New York (NYU), l'université Duke et les universités d'Oxford et de Cambridge, varient entre 4 et 8%, a-t-elle précisé.

De nombreux étudiants saoudiens qui s'inscrivent dans les universités locales n’ont qu’à envoyer le relevé des notes du lycée pour garantir une place quelques mois avant le début de leur première année d'études. Les exigences sont donc minimes.

En revanche, la décision de se lancer dans de grandes universités à l'étranger peut être une expérience bouleversante. D'ailleurs, les élèves de dernière année de lycée n'ont pas toujours la possibilité de faire ce choix.

L'Arabie saoudite, qui se classait au troisième rang après la Chine et l'Inde en 2015-16, avec près de 62 000 étudiants dans les universités américaines, est passée à la quatrième place en 2018-19 avec 40 000 étudiants (Photo, AFP).

En effet, la plupart des 30 premières universités du monde ont un délai de soumission de candidatures qui est fixé à un an avant le début du premier semestre universitaire.

Cependant, les étudiants qui soumettent leur dossier à temps devront également faire preuve de créativité afin de donner le meilleur d'eux-mêmes.

En plus d'avoir d'excellentes notes, ils doivent s'assurer que leurs activités extrascolaires sont exceptionnelles pour que leur candidature se distingue parmi des milliers d'autres.

Lorsqu'elles examinent une demande d'admission, de nombreuses universités de renom fondent 40% de leur décision sur les études, 30% sur les activités extrascolaires et 30% sur les essais et les lettres de recommandation, a expliqué Beheshti.

Les étudiants qui postulent pour des universités par l'intermédiaire de Crimson bénéficient d'une équipe personnalisée, qui peut comprendre une personne chargée de la réussite des étudiants ou un coordinateur de l'éducation, un stratège, des tuteurs individuels et un mentor en leadership extrascolaire.

EN BREF

* Le Programme de bourses d'études du Gardien des deux Saintes Mosquées repose sur trois piliers stratégiques.

* Il vise à envoyer 70 000 étudiants dans 200 établissements étrangers accrédités d'ici 2030.

* Il met l'accent sur la planification précoce de l'avenir éducatif des jeunes élèves.

* Il aspire à améliorer la compétitivité du Royaume aux niveaux local et mondial.

* Il s'engage à soutenir les diplômés qui reviennent au pays après avoir étudié à l'étranger.

Les étudiants ont également la possibilité d’être pris en charge par des professeurs d'universités réputées et bénéficient d'une assistance pour la recherche, les visites d'universités et la rédaction d'essais, plusieurs mois avant la saison des candidatures qui se déroule entre septembre et janvier.

«Les jeunes débordent d'idées, et il est vraiment difficile [pour eux] de transformer ces idées en véritables projets», a indiqué Beheshti.

«Prenons l'exemple de l'université de Stanford: 40 000 étudiants postulent chaque trimestre et environ 37 000 d'entre eux ont les notes nécessaires pour pouvoir être sélectionnés. Pourtant, des dizaines de milliers de candidats sont éliminés, non pas à cause de leurs résultats scolaires, mais simplement à cause de leurs essais de candidature et/ou de leurs activités extrascolaires.»

«Le problème, c'est que tous les élèves ont les mêmes activités extrascolaires. Ceux qui veulent réussir doivent penser différemment.»

L’Arabie saoudite cherche à abriter cinq des 200 meilleures universités du monde au cours de la prochaine décennie dans le cadre de la Vision 2030. (Photo fournie)

Pour avoir une chance d'être acceptés, les étudiants doivent faire de grands sacrifices et travailler dur pour exceller dans les domaines qui les intéressent. Ils doivent également changer leur façon de penser pour s'adapter à l'approche des étudiants issus de la Chine et l'Inde par exemple, a ajouté Beheshti.

«Dans les deux pays, le tutorat est perçu de la même manière que le coaching pour les athlètes», a-t-elle affirmé.

«Dans de nombreux pays, nous pensons que le recours au tutorat n'est envisageable que lorsque l'on a du retard à rattraper. Quant à eux, ils voient les choses autrement. Ils pensent qu' ‘on peut être le meilleur athlète du monde mais avoir quand même besoin d'un entraîneur pour s'améliorer’.»

Ainsi, un stratège aide les étudiants à définir leurs objectifs à long terme ainsi que les filières et les carrières qui leur conviennent le mieux. De plus, il les guide dans leur développement personnel et les aide à gérer leur stress tout au long du processus d'admission.

«Je pense que les Saoudiens seront plus nombreux à étudier à l'étranger dans les années à venir, et ce qui est étonnant, c'est que plusieurs parmi ceux qui souhaitent poursuivre leurs études à l'extérieur du Royaume veulent revenir et contribuer au développement du pays», a souligné Beheshti.

Le Programme saoudien de bourses d'études s'engage à aider les diplômés, à leur retour, à mieux se préparer à intégrer le marché du travail local et mondial.

En outre, des entreprises comme Kaplan, qui fournissent des services d'enseignement et de formation aux collèges, universités, entreprises et individus du monde entier, partagent le même objectif.

«Former les jeunes diplômés nationaux est indispensable pour combler le fossé entre l'éducation et le travail. Il s'agit de leur donner les moyens de progresser dans leur carrière tout en ayant une attitude positive et une volonté d'adaptation à la culture d'entreprise», a déclaré Fiona McBride, directrice générale de Kaplan Professional Middle East.

La jeune génération en Arabie saoudite est ouverte sur l'extérieur et le désir d'étudier à l'étranger croît de plus en plus (Photo, SPA).

Selon McBride, avec l'arrivée d'organisations internationales de premier plan dans la région du Golfe, la demande de personnes talentueuses a augmenté de façon spectaculaire au cours de la dernière décennie.

«Les employeurs recherchent des personnes talentueuses qui ne possèdent pas seulement une expertise technique, mais aussi un ensemble de compétences relationnelles comme le leadership, la confiance [en soi] et la capacité à prendre des décisions pour exceller dans le travail», a-t-elle dit à Arab News.

Le marché du travail indique une augmentation significative, dans tous les secteurs, du besoin de compétences professionnelles telles que l'analyse des données et des finances, la comptabilité, l'intelligence artificielle, le service à la clientèle et la gestion de projets.

Par conséquent, les étudiants doivent essayer de «se préparer à l'avenir» en œuvrant à acquérir des qualifications professionnelles dans leur parcours.

Intégrer le marché du travail ne se fait pas sans difficultés, a-t-elle dit en ajoutant: «Les attentes des jeunes diplômés saoudiens en termes d'exploration, d'innovation et de créativité risquent de ne pas se concrétiser de sitôt en raison de la mentalité traditionnelle des employeurs de la région.»

Toutefois, le rythme rapide de changement et d'acceptation dans le pays devrait servir de «rayon d'espoir pour les jeunes» et les encourager à explorer les vastes possibilités qui leur sont offertes, a affirmé McBride.

La recherche d'un emploi et la compréhension de la culture du travail constituent un autre défi pour les jeunes diplômés. Mais, en les formant correctement, on peut les préparer à évoluer dans l'environnement professionnel, a-t-elle précisé.

La clé pour trouver le bon emploi remonte souvent aux débuts du parcours éducatif d'une personne.

Beheshti croit en la nécessité de promouvoir une «ambition saine» et de créer un environnement où l'échec est accepté.

«Il vaut mieux laisser l'élève découvrir ce qui le passionne et nourrir cet intérêt inné dès l'enfance», a-t-elle conclu.

Ainsi, l’étudiant sera «prêt à consacrer le temps et les efforts nécessaires pour réussir» tout au long de sa vie académique et professionnelle.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L’acte d’accusation : poursuites contre Aidarous Al-Zubaidi

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  • Comment l’ancien chef du STC a conspiré contre le Yémen et l’a pillé

LONDRES : Un comité spécial, formé sur autorité présidentielle par le bureau du procureur général du Yémen, a établi une série de conclusions à l’encontre du général de division Aidarous Al-Zubaidi, vice-président révoqué du Conseil présidentiel de direction (PLC).

Al-Zubaidi, accusé de haute trahison et d’autres crimes contre l’État, est actuellement en fuite.

Arab News a consulté une copie des conclusions préliminaires du comité, qui révèlent qu’Al-Zubaidi est accusé d’abus de pouvoir, notamment de corruption, d’accaparement de terres et de trafic pétrolier à des fins personnelles.

Le 7 janvier, le PLC a publié un décret révoquant Al-Zubaidi de ses fonctions au sein du Conseil et l’accusant de haute trahison et d’autres crimes graves, notamment la formation d’un groupe armé, le meurtre d’officiers et de soldats, et l’atteinte à la souveraineté nationale.

En même temps, le bureau du procureur général a été autorisé à constituer un comité spécial chargé d’enquêter sur les accusations visant Al-Zubaidi, avec le pouvoir de convoquer et d’arrêter des individus, de recueillir des preuves et de prendre toutes les mesures nécessaires conformément à la loi. Le comité avait pour mandat de mener l’enquête rapidement et de fournir des rapports périodiques au PLC.

Les conclusions préliminaires du comité recensent une série d’accusations graves contre Al-Zubaidi, tenu pour responsable de multiples abus « qui ont contribué à créer un état de division politique et populaire dans les gouvernorats du sud ».

Al-Zubaidi est le chef du Conseil de transition du Sud (STC). Le 7 janvier, il devait participer à des pourparlers à Riyad avec une délégation de 50 membres du STC, mais à la dernière minute, il a pris la fuite.

Parmi les accusations figurent la saisie de vastes parcelles de terrain, notamment dans la zone franche d’Aden, sur l’île d’Al-Ummal, à Bir Fadl et dans la région de Ras Omran.

Le comité a également révélé des pressions exercées sur la Compagnie pétrolière du Yémen et sur son directeur, Tareq Al-Walidi, afin d’empêcher l’importation de carburant autrement que par l’intermédiaire d’une société affiliée au beau-frère d’Al-Zubaidi, Jihad Al-Shoudhabi, et au ministre des Transports, Abdul Salam Humaid.

Depuis près de deux ans, Al-Shoudhabi aurait été l’unique fournisseur, engrangeant d’importants profits reversés à la trésorerie d’Al-Zubaidi.

Le rapport identifie également des sociétés commerciales appartenant à Al-Shoudhabi et, « derrière lui », selon le comité, à Al-Zubaidi. Deux entreprises sont nommées : Alahlia Exchange & Transfers Company et Arabian Furniture Center, l’une des plus grandes entreprises de mobilier du Yémen. Toutes deux ont leur siège à Aden.

Ces actes et d’autres encore — qualifiés de « saisies profondément regrettables, de pillage et de corruption financière et administrative » — ont, selon le comité, « eu de graves répercussions dans les milieux du sud et ont été une cause directe de la division méridionale et de l’émergence de nombreux griefs ».

Jeudi, un porte-parole de la coalition dirigée par l’Arabie saoudite au Yémen a déclaré disposer de renseignements fiables indiquant que, dans la nuit du 7 janvier, Al-Zubaidi avait quitté Aden à bord d’un navire à destination du Somaliland — probablement vers le port de Berbera, situé à 260 kilomètres au sud, de l’autre côté du golfe d’Aden. 

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Aidarous al-Zubaidi, chef du Conseil de transition du Sud (CTS) du Yémen, qui, selon la coalition soutenue par l'Arabie saoudite, s'est enfui vers une destination inconnue, à Aden, au Yémen, le 7 janvier 2026. (Reuters)

De là, il aurait été transporté par avion cargo jusqu’à Abou Dhabi, capitale des Émirats arabes unis, via Mogadiscio, capitale côtière de la Somalie, sur un trajet d’environ 2 600 kilomètres.

Certaines des accusations portées contre Al-Zubaidi concernent l’offensive militaire de grande ampleur lancée par les forces du STC dans le sud du Yémen en décembre.

« Nous savons que le Conseil de transition du Sud a œuvré à l’assaut militaire des villes orientales », a déclaré à Arab News une source proche du gouvernement yéménite.

« Le schéma et l’ampleur des violations graves des droits humains et des actes d’escalade sécuritaire et militaire observés dans les villes orientales du sud — Hadhramout, Al-Mahra et Shabwa — à la suite de l’incursion militaire des forces du Conseil de transition depuis le 3 décembre, constituent des crimes odieux contre le peuple yéménite. »

Selon le ministère yéménite des Affaires juridiques et des Droits de l’homme, 2 358 infractions individuelles ont été recensées, dont des exécutions extrajudiciaires, des blessures physiques, des arrestations arbitraires et des détentions, des disparitions forcées et des déplacements, ainsi que la destruction et le pillage de biens publics et privés.

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Une image reçue par Arab News montre un document qui indiquerait qu'Aidarous Al-Zubaidi, l'ancien gouverneur d'Aden, aurait cédé à son gendre un complexe appartenant à une institution publique.
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Des images reçues par Arab News montrent des documents qui, selon des militants, indiquent qu'Al-Zubaidi, ancien chef du Conseil de transition du Sud désormais dissous, s'est emparé de plus de 9 500 mètres carrés de terres dans la région de Gold Moor, dans le district de Tawahi.
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Des images reçues par Arab News montrent des documents qui, selon des militants, indiquent qu'Al-Zubaidi, ancien chef du Conseil de transition du Sud désormais dissous, s'est emparé de plus de 9 500 mètres carrés de terres dans la région de Gold Moor, dans le district de Tawahi.
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Une image reçue par Arab News montre un document divulgué indiquant qu'Al-Zubaidi a approuvé la location de l'Elephant Bay Resort à un proche pour 250 000 YER par mois pendant 33 ans.

Soutenues par des frappes aériennes saoudiennes, les forces gouvernementales yéménites ont rapidement repris les territoires occupés au cours de la première semaine de janvier. Al-Zubaidi a été révoqué du PLC et inculpé pour trahison, tandis que les Émirats arabes unis ont annoncé le retrait de leurs dernières troupes du pays.

Après la disparition d’Al-Zubaidi à la veille des pourparlers prévus à Riyad, l’Arabie saoudite a accusé les Émirats arabes unis de l’avoir aidé à quitter clandestinement le pays.

La même source a indiqué à Arab News qu’il existe des preuves qu’Al-Zubaidi recevait « 10 milliards de rials yéménites (42 millions de dollars) par mois… prélevés sur l’aide destinée au Yémen ».

« Pendant qu’Al-Zubaidi recevait ces fonds, les citoyens yéménites ne percevaient pas leurs salaires légitimes depuis des années, y compris le corps diplomatique. »

Jeudi dernier, l’ambassadeur d’Arabie saoudite au Yémen, Mohammed Al-Jaber, a annoncé que le Royaume prendrait en charge le paiement des salaires des fonctionnaires yéménites, y compris du personnel militaire, en allouant 90 millions de dollars pour couvrir deux mois de salaires. 

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Une image reçue par Arab News montre le centre d'ameublement Al-Arabiya, qui, selon des militants, appartient à Aidarous Al-Zubaidi et est géré par son gendre, Jihad Al-Shothabi.

Vendredi soir, Al-Zubaidi, dont la localisation reste inconnue, a publié sa première déclaration publique depuis sa disparition dix jours plus tôt.

« Nous n’accepterons plus aucune solution qui réduise nos droits ou nous impose une réalité inacceptable », a-t-il écrit sur les réseaux sociaux, dans un message ne laissant aucun doute sur sa volonté de saper le gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale.

Il a ajouté : « Je vous promets… que nous continuerons ensemble jusqu’à atteindre l’objectif national souhaité.

Par votre détermination, nous triompherons. Par votre unité, le Sud sera protégé, et par votre volonté, l’État futur sera établi. »

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com
 


Trump offre sa médiation à propos du mégabarrage sur le Nil

Le président américain Donald Trump et le président égyptien Abdel Fattah Al-Sisi à Charm el-Cheikh, en Égypte, le 13 octobre 2025. (REUTERS)
Le président américain Donald Trump et le président égyptien Abdel Fattah Al-Sisi à Charm el-Cheikh, en Égypte, le 13 octobre 2025. (REUTERS)
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  • Donald Trump propose de relancer la médiation américaine entre l’Égypte et l’Éthiopie afin de résoudre durablement le différend sur le partage des eaux du Nil lié au Grand barrage de la Renaissance
  • Le président américain met en garde contre tout contrôle unilatéral du Nil et appelle à une solution évitant un conflit armé

WASHINGTON: Donald Trump a offert sa médiation à l'Egypte et l'Ethiopie à propos du mégabarrage sur le Nil, le plus grand d'Afrique, dans une lettre adressée au dirigeant égyptien Abdel Fattah al-Sissi et rendue publique vendredi par la Maison Blanche.

"Je suis prêt à relancer la médiation américaine entre l'Egypte et l'Ethiopie afin de résoudre de manière responsable et définitive la question du partage des eaux du Nil", écrit le président américain dans ce courrier.

Il a ajouté qu'"aucun Etat dans la région ne devrait contrôler de manière unilatérale les ressources précieuses du Nil et, ce faisant, désavantager ses voisins".

Le dirigeant républicain a souligné qu'il espérait trouver une formule garantissant un approvisionnement en eau prévisible pour l'Egypte et le Soudan, et permettant à l'Ethiopie de vendre ou de fournir de l'électricité aux deux pays en aval.

Dans ce courrier, avec copie aux dirigeants saoudien, émirati, éthiopien et soudanais, M. Trump salue le rôle joué par l'Egypte dans le cessez-le-feu entre Israël et le Hamas à Gaza.

Et il dit "sincèrement espérer que cette dispute légitime à propos du GERD ne mènera pas à un conflit armé majeur entre l'Egypte et l'Ethiopie".

L'Ethiopie, après 14 ans de travaux, a officiellement inauguré en septembre son Grand barrage de la Renaissance (GERD) sur le Nil, plus grand ouvrage hydroélectrique d'Afrique, malgré les tensions générées avec l'Egypte en particulier, qui le qualifie de "menace existentielle", craignant un tarissement de sa principale source d'approvisionnement en eau.

Le GERD se trouve sur le Nil Bleu, qui prend sa source en Ethiopie et s'écoule jusqu'au Soudan, où il rencontre le Nil Blanc pour former le Nil. Le Nil Bleu fournit jusqu'à 85% des eaux du Nil.

Or l'Egypte et ses environ 110 millions d'habitants dépendent à 97% du Nil pour leurs besoins hydriques, notamment pour l'agriculture.

Le Soudan a également fait part de son inquiétude.

Différentes tentatives de médiation depuis une décennie entre les trois pays - sous l'égide successivement des Etats-Unis, de la Banque mondiale, de la Russie, des Emirats arabes unis et de l'Union africaine - ont toutes échoué.


Les dernières sanctions américaines ciblent les réseaux de financement des Houthis, selon le Trésor

Vendredi, l'administration Trump a imposé de nouvelles sanctions visant davantage les Houthis soutenus par l'Iran au Yémen et le transfert de produits pétroliers, d'armes et d'autres équipements dits à double usage qui, selon elle, contribuent à financer le groupe. (AP/Photo d'archive)
Vendredi, l'administration Trump a imposé de nouvelles sanctions visant davantage les Houthis soutenus par l'Iran au Yémen et le transfert de produits pétroliers, d'armes et d'autres équipements dits à double usage qui, selon elle, contribuent à financer le groupe. (AP/Photo d'archive)
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  • Depuis 2023, les Houthis ont lancé de nombreuses attaques contre des navires en mer Rouge qu’ils considèrent liés à Israël

WASHINGTON : L’administration Trump a annoncé vendredi de nouvelles sanctions visant les Houthis soutenus par l’Iran au Yémen, ainsi que le transfert de produits pétroliers, d’armes et d’autres équipements dits à double usage, qui auraient financé le groupe.

Cette action cible 21 personnes et entités ainsi qu’un navire, incluant certaines sociétés-écrans présumées au Yémen, à Oman et aux Émirats arabes unis, a indiqué l’Office of Foreign Assets Control (OFAC) du Trésor dans un communiqué.

« Les Houthis menacent les États-Unis en commettant des actes de terrorisme et en attaquant des navires commerciaux transitant par la mer Rouge », a déclaré le secrétaire au Trésor Scott Bessent.

Cette mesure s’inscrit dans la continuité des actions précédentes du Trésor pour faire pression sur les « vastes réseaux de génération de revenus et de contrebande des Houthis, qui permettent au groupe de maintenir sa capacité à mener des activités régionales déstabilisatrices », y compris les attaques en mer Rouge.

Le point central du nouveau paquet de sanctions est Janat Al Anhar General Trading LLC, l’un des nœuds financiers les plus sensibles du réseau extérieur des Houthis.

Bien que la société soit enregistrée aux Émirats, selon des sources consultées par Al-Masdar Online, elle fonctionne pratiquement comme une chambre de compensation pour les transferts d’argent du marché noir liés aux Houthis. Elle traite des fonds utilisés par des commerçants affiliés au groupe pour acheter des marchandises de contrebande, des pièces détachées, du matériel et même des cargaisons liées à l’armement en provenance de Chine et d’autres pays.

Janat Al Anhar relie un réseau de commerçants à Sanaa à des circuits financiers externes aux Émirats et au-delà, permettant aux Houthis de gérer des flux financiers parallèles hors du système bancaire officiel et à l’abri de la surveillance.

Janat Al Anhar est le nouveau nom commercial d’Abu Sumbol General Trading LLC après sa désignation en 2024 pour soutien à Sa’id Al-Jamal, facilitateur financier des Houthis basé en Iran.

Les sociétés émiraties Al Sharafi Oil Companies Services et Adeema Oil FZC, détenues par Waleed Fathi Salam Baidhani, ainsi qu’Arkan Mars Petroleum DMCC, ont également été désignées comme facilitatrices majeures pour le pétrole et le gaz au profit des Houthis.

« Ces sociétés reçoivent un soutien financier du gouvernement iranien et maintiennent des liens avec des ressortissants iraniens », note le Trésor.

Également sanctionnée, Alsaa Petroleum and Shipping FZC (Alsaa), détenue par le ressortissant iranien Imran Asghar, facilite les transactions financières entre le gouvernement iranien et les sociétés pétrolières affiliées aux Houthis. Alsaa a également agi comme société-écran pour effectuer des paiements et examiner des transactions pour Arkan Mars Petroleum DMCC.

Le Trésor américain a aussi désigné New Ocean Trading FZE (New Ocean) comme agent d’une société yéménite qui se procurait du matériel militaire pour les Houthis.

« New Ocean a importé des dispositifs de communication, des systèmes techniques et de contrôle, des ordinateurs, de l’électronique, du matériel de forage, des matériaux industriels et électriques et des systèmes énergétiques vers les zones contrôlées par les Houthis au Yémen », précise l’agence américaine.

« New Ocean a fourni des services logistiques et financiers à l’importateur de pétrole Houthi Arkan Mars Petroleum Company en tant qu’expéditeur d’une cargaison de carburant entre Sharjah (Émirats) et Ras Isa (Yémen).

« Suite à cette action, tous les biens et intérêts dans les biens des personnes désignées ou bloquées, situés aux États-Unis ou en possession ou sous contrôle de ressortissants américains, sont bloqués et doivent être signalés à l’OFAC. »

« De plus, toute entité possédée, directement ou indirectement, à hauteur de 50 % ou plus par une ou plusieurs personnes bloquées est également bloquée. Sauf autorisation par une licence générale ou spécifique délivrée par l’OFAC, ou exemption, la réglementation de l’OFAC interdit généralement toutes les transactions par des ressortissants américains ou aux États-Unis impliquant des biens ou intérêts de personnes bloquées. »

Depuis 2023, les Houthis ont mené de nombreuses attaques contre des navires en mer Rouge qu’ils considèrent liés à Israël, affirmant agir en solidarité avec les Palestiniens face à la guerre israélienne à Gaza.

L’influence régionale de Téhéran a été affaiblie par les attaques israéliennes contre ses proxies, y compris les Houthis au Yémen.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com