Avec l'initiative de la Route de la Mecque, L'Arabie Saoudite facilite le voyage des pèlerins d'Asie

Des pèlerins musulmans se rassemblent au sommet du mont Arafat, également connu sous le nom de «Jabal al-Rahma» («mont de la Miséricorde»), au sud-est de la Ville sainte de La Mecque, lors de l'apogée du pèlerinage du Hajj. (AFP).
Des pèlerins musulmans se rassemblent au sommet du mont Arafat, également connu sous le nom de «Jabal al-Rahma» («mont de la Miséricorde»), au sud-est de la Ville sainte de La Mecque, lors de l'apogée du pèlerinage du Hajj. (AFP).
Des pèlerins musulmans se rassemblent au sommet du mont Arafat, également connu sous le nom de «Jabal al-Rahma» («mont de la Miséricorde»), au sud-est de la Ville sainte de La Mecque, lors de l'apogée du pèlerinage du Hajj. (AFP).
Des pèlerins musulmans se rassemblent au sommet du mont Arafat, également connu sous le nom de «Jabal al-Rahma» («mont de la Miséricorde»), au sud-est de la Ville sainte de La Mecque, lors de l'apogée du pèlerinage du Hajj. (AFP).
Des pèlerins indonésiens quittent l'aéroport international de Juanda, à Surabaya, le 4 juin, 2022. (Juni Kriswanto/AFP)
Des pèlerins indonésiens quittent l'aéroport international de Juanda, à Surabaya, le 4 juin, 2022. (Juni Kriswanto/AFP)
Des pèlerins indonésiens se recueillent à leur arrivée à l'Aéroport international du roi Abdelaziz, à Djeddah, en Arabie saoudite, en juin 2022. (Avec l'aimable autorisation du ministère indonésien des Affaires religieuses)
Des pèlerins indonésiens se recueillent à leur arrivée à l'Aéroport international du roi Abdelaziz, à Djeddah, en Arabie saoudite, en juin 2022. (Avec l'aimable autorisation du ministère indonésien des Affaires religieuses)
Un pèlerin qui accomplit le Hajj se promène à Mina, à proximité de la ville de La Mecque, le 7 juillet 2022. (Delil Souleiman/AFP)
Un pèlerin qui accomplit le Hajj se promène à Mina, à proximité de la ville de La Mecque, le 7 juillet 2022. (Delil Souleiman/AFP)
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Publié le Lundi 11 juillet 2022

Avec l'initiative de la Route de la Mecque, L'Arabie Saoudite facilite le voyage des pèlerins d'Asie

  • Des centaines de milliers de pèlerins sont venus d'Asie pour accomplir le Hajj dans les villes les plus saintes de l'islam
  • Parmi les pèlerins venus de l'étranger, près de deux cent soixante mille sont originaires d'Indonésie, du Bangladesh, de Malaisie et du Pakistan

DACCA/ISLAMABAD/JAKARTA/KUALA LUMPUR: Des centaines de milliers de pèlerins sont venus d'Asie pour accomplir le Hajj dans les villes les plus saintes de l'islam. Un grand nombre d’entre eux bénéficient de l'initiative de la Route de La Mecque, destinée à faciliter leurs déplacements et à leur garantir une expérience unique après ces deux années éprouvantes marquées par la pandémie.

L'un des cinq grands piliers de l'islam, le Hajj, a seulement été réservé à mille Saoudiens en 2020 compte tenu des inquiétudes suscitées par le coronavirus. En 2021, le Royaume a restreint le nombre de pèlerins à soixante mille participants saoudiens; ils étaient 2, 5 millions avant le début de la pandémie.

Voilà que l'Arabie saoudite accueille cette année près de neuf cent mille pèlerins locaux et étrangers, après avoir levé la plupart des restrictions liées à la Covid-19. Parmi les étrangers, près d'un tiers viennent du Bangladesh, d'Indonésie, de Malaisie et du Pakistan.

Des pèlerins en provenance d'Indonésie quittent l'aéroport international de Juanda, à Surabaya. (AFP)
Des pèlerins en provenance d'Indonésie quittent l'aéroport international de Juanda, à Surabaya. (AFP)

Ces pays asiatiques à majorité musulmane, auxquels s'ajoute le Maroc, sont les cinq pays concernés par l'initiative de la Route de La Mecque initiée par l'Arabie saoudite en 2019. Elle permet à leurs ressortissants de remplir les exigences du Hajj de leur point de départ et leur évite de patienter de longues heures avant d'arriver dans le Royaume.

L'Arabie saoudite a affecté des agents d'immigration dans les principaux aéroports de ces pays. Leur mission est de faciliter le voyage des pèlerins. Des milliers d’entre eux arrivent en robe blanche pour entamer ce périple qui durera des heures. Ils viennent des quatre coins du monde.

Dans la capitale du Bangladesh, des dizaines d'agents saoudiens travaillent jour et nuit à l'aéroport international Shah-Jalal. Ils s'emploient à faciliter le départ des voyageurs bangladais ainsi que les formalités administratives qui les attendent.

Dans le cadre de l'Initiative de la route de La Mecque, des pèlerins bangladais effectuent à Dacca les formalités préalables à l'immigration. (Avec l'aimable autorisation de l'ambassade d'Arabie saoudite à Dacca )
Dans le cadre de l'Initiative de la route de La Mecque, des pèlerins bangladais effectuent à Dacca les formalités préalables à l'immigration. (Avec l'aimable autorisation de l'ambassade d'Arabie saoudite à Dacca )

«Cette nouvelle initiative a ouvert de nouveaux horizons», explique à Arab News Saiful Islam, directeur du bureau du Hajj à Dacca. «Nous sommes très reconnaissants à l’égard des autorités saoudiennes.»

Cette initiative concerne les visas, les formalités de douane et de passeport ainsi que les exigences relatives à la santé. Elle couvre également le transport jusqu'à La Mecque et Médine et prend en charge le transport des bagages et l'hébergement.

Mohammed Mozammel Houk part de Dacca; les formalités qui précèdent l'immigration se sont déroulées «sans encombre», confie-t-il.

«La gestion des démarches associées au Hajj nous réjouit», affirme-t-il.

Depuis qu'il a vu son père partir pour le Hajj, voilà quelques dizaines d'années, M. Houk rêve d'accomplir ce pèlerinage. La pandémie avait contrarié son projet en 2020 et il savait qu’il lui était possible, cette fois, de réaliser son rêve.

«Je me réjouis d’avoir la chance d’accomplir le Hajj en Arabie saoudite cette année», explique-t-il à Arab News alors qu'il vient d'achever avec sa femme les formalités requises par l'initiative de la Route de La Mecque. «C'est un rêve qui se réalise.»

Le processus s'est déroulé de manière très rapide pour la famille de Rokhaya Khatoun Lata, une femme au foyer qui voyage en compagnie de quatre membres de sa famille.

Rokhaya Khatoun Lata, une pèlerine bangladaise, se confie à Arab News à l'aéroport international Shah-Jalal de Dacca, le 26 juin 2022. (Photo AN)
Rokhaya Khatoun Lata, une pèlerine bangladaise, se confie à Arab News à l'aéroport international Shah-Jalal de Dacca, le 26 juin 2022. (Photo AN)

«Cela m'a pris moins de trente minutes pour compléter les formalités d'immigration», raconte-t-elle à Arab News. «Je n'ai pas encore entamé le voyage et je me sens déjà très heureuse.»

Mohammed Mozammel Houk, Rokhaya Khatoun Lata et leurs deux familles font partie des soixante mille Bangladais venus effectuer le pèlerinage cette année.

Un plus grand nombre de pèlerins venus du Pakistan, autre pays d'Asie du Sud à majorité musulmane, s'apprêtent à accomplir les rituels du Hajj. Ils seront quatre-vingt-trois mille trois cents à tourner autour de la Kaaba, le site le plus sacré de l'islam, situé au centre de la Grande Mosquée.

EN CHIFFRES

Nombre de pèlerins étrangers qui ont obtenu un visa électronique pour le Hajj :

- 102 178 en Indonésie

-  83 433 au Pakistan

-  80 772 en Inde

-  60 354 au Bangladesh

-  45 201 au Nigeria

-  45 086 en Turquie

-  39 635 en Iran

-  22 189 en Égypte

-  18 970 en Algérie

Source: ministère saoudien des Affaires étrangères (Mofa)

Les pèlerins en provenance de la capitale du Pakistan ont été accueillis dans un salon spécialement conçu pour la Route de La Mecque à l'aéroport international d'Islamabad.

«Les dispositions prévues à l'aéroport sont très efficaces; nous n'avons rencontré aucune difficulté tout au long du processus», explique à Arab News Mohammed Akhtar, un pèlerin qui a rejoint Islamabad en provenance de Faisalabad.

Le premier groupe de pèlerins pakistanais est attendu à Médine, en Arabie saoudite, le 8 juin 2022; il sera accueilli dans un salon spécialement conçu pour la Route de la Mecque à l'aéroport d'Islamabad. (Photo fournie)
Le premier groupe de pèlerins pakistanais est attendu à Médine, en Arabie saoudite, le 8 juin 2022; il sera accueilli dans un salon spécialement conçu pour la Route de la Mecque à l'aéroport d'Islamabad. (Photo fournie)

«J'ai déposé une demande pour accomplir le Hajj pendant les quatre dernières années et j'ai obtenu l'autorisation cette année. Je remercie Allah Tout-Puissant de m'avoir accordé cette opportunité.»

Loubna Asad est elle aussi une pèlerine pakistanaise. Elle dit sa reconnaissance à l’égard du personnel de la Route de La Mecque pour sa coopération.

«Je suis vraiment heureuse et je remercie l'Arabie saoudite», nous confie-t-elle.

À Kuala Lumpur, la capitale de la Malaisie, l'accueil chaleureux manifesté par les fonctionnaires saoudiens en a étonné plus d'un. Un grand nombre d’entre eux sont allés jusqu'à accueillir les pèlerins dans leur langue maternelle. On compte au total quatorze mille trois cents pèlerins malaisiens qui effectueront le voyage du Hajj cette année.

Des pèlerins malaisiens effectuent les formalités préalables à l'immigration dans le cadre de l'initiative de la Route de La Mecque à l'aéroport international de Kuala Lumpur, le 28 juin 2022. (Photo AN)
Des pèlerins malaisiens effectuent les formalités préalables à l'immigration dans le cadre de l'initiative de la Route de La Mecque à l'aéroport international de Kuala Lumpur, le 28 juin 2022. (Photo AN)

«J’ai ressenti toute la chaleur de l'accueil, même avant d'arriver en Arabie saoudite. Quel accueil!», s'exclame Ariff Abdallah, qui a embarqué sur un vol à destination de Djeddah de l'aéroport international de Kuala Lumpur.

«Je plaisantais avec le préposé du comptoir de l'immigration. Il connaissait quelques mots en malais!»

Le processus préalable à l'immigration donne la possibilité aux pèlerins de se concentrer sur l’aspect spirituel de leur voyage. En effet, toutes les formalités administratives sont prises en charge.

«L'initiative de la Route de La Mecque est très convenable», affirme Johar Yousouf, un autre pèlerin en partance de Kuala Lumpur. «C’est fabuleux!», déclare-t-il.

Zainab Benti Awang se déplace en fauteuil roulant, accompagnée de sa sœur. Quel grand soulagement pour elle de se voir épargner, grâce à la Route de La Mecque, le fardeau des procédures de départ et d'arrivée!

Des pèlerins malaisiens du Hajj effectuent les formalités préalables à l'immigration prévues par l'initiative de la Route de la Mecque à l'aéroport international de Kuala Lumpur, le 28 juin 2022. (Photo AN)
Des pèlerins malaisiens du Hajj effectuent les formalités préalables à l'immigration prévues par l'initiative de la Route de la Mecque à l'aéroport international de Kuala Lumpur, le 28 juin 2022. (Photo AN)

«Une fois arrivés à Djeddah, nous serons tous autorisés à entrer dans le Royaume sans faire la queue pour compléter les formalités d'immigration», se réjouit-elle. «Sur place, nous prendrons le bus sans attendre pour rejoindre notre hôtel.»

Abdallah, Youssouf, Awang et bien d'autres agents ont assisté les pèlerins à l'aéroport de Kuala Lumpur. Ils affirment à Arab News qu'ils ont l'honneur de prendre part à l'initiative de la Route de La Mecque.

«Cette initiative a pour objectif de simplifier les formalités d'immigration pour les pèlerins à partir de leur pays d'origine. Elle comprend notamment le relevé d'empreintes digitales, la validation des formalités d'entrée [en Arabie saoudite] et la livraison des bagages au lieu d'hébergement dans les plus brefs délais», explique à Arab News le sergent major Anas Mohammed, arrivé de Djeddah. «J'ai l'honneur de participer à l'initiative de la Route de La Mecque.»

La collègue de Mohammed, le sergente Kholoud al-Ahmadi, se réjouit à l’idée d'aider les pèlerins malaisiens.

«C'est un honneur pour moi de participer à l'initiative de la Route de la Mecque en Malaisie. Je suis vraiment heureuse de faire partie de cette initiative; c'est mon premier séjour en Malaisie», souligne-t-elle.

En Indonésie, la plus grande nation à majorité musulmane du monde, ce sont cent mille pèlerins qui accompliront leur devoir spirituel cette année.

Des pèlerins indonésiens se recueillent à leur arrivée à l'Aéroport international du roi Abdelaziz à Djeddah, en Arabie saoudite, en juin 2022. (Avec l'aimable autorisation du ministère indonésien des Affaires religieuses)
Des pèlerins indonésiens se recueillent à leur arrivée à l'Aéroport international du roi Abdelaziz à Djeddah, en Arabie saoudite, en juin 2022. (Avec l'aimable autorisation du ministère indonésien des Affaires religieuses)

La plupart de ces pèlerins qui rêvaient d'accomplir le Hajj ont dû attendre pendant plusieurs années sur des listes d'attente. Avec une population qui dépasse les 270 millions d'habitants, le quota de pèlerins de leur pays reste le plus élevé. Il faut cependant du temps pour les accueillir tous.

Kamaria est une pèlerine originaire d'Aceh qui attend depuis douze ans d'accomplir le Hajj. Les mots lui manquent pour décrire l'émotion qu'elle ressent à l'idée d'avoir la chance de prier dans la Grande Mosquée de La Mecque.

«Je ne parviens pas à trouver les mots pour exprimer mon bonheur de voir la Kaaba», confie-t-elle à Arab News. «Je sens que j’aimerais y rester toute ma vie.»

À l'instar des autres pèlerins, Kamaria s'est préparée à ce périple, en particulier sur le plan spirituel.

«Avant de rejoindre la Terre sainte, nous devons d'abord purifier nos cœurs», explique-t-elle. «Nous espérons être de bons pèlerins du Hajj.»

Des pèlerins indonésiens s'apprêtent à quitter l'aéroport international Juanda, à Surabaya, le 4 juin 2022. (Juni Kriswanto/AFP)
Des pèlerins indonésiens s'apprêtent à quitter l'aéroport international Juanda, à Surabaya, le 4 juin 2022. (Juni Kriswanto/AFP)

Le programme de l'initiative de la Route de la Mecque est proposé aux Indonésiens à l'aéroport international Soekarno-Hatta de Jakarta.

Iis Nouraisa a rejoint la capitale en provenance de la province occidentale de Java. Des fonctionnaires saoudiens ont supervisé son départ à l'aéroport et le processus s'est déroulé de manière «tout à fait satisfaisante».

«La procédure est très convenable. Elle facilite et accélère le processus et nous épargne les vérifications à notre arrivée en Terre sainte», explique Mme Nouraisa à Arab News.

«Cela simplifie les choses, c'est certain. C'est très appréciable pour les pèlerins qui viennent accomplir le Hajj.»

Le pèlerin malaisien Ariff Abdallah se confie à Arab News à l'aéroport international de Kuala Lumpur, le 28 juin 2022. (Photo AN)
Le pèlerin malaisien Ariff Abdallah se confie à Arab News à l'aéroport international de Kuala Lumpur, le 28 juin 2022. (Photo AN)

À la joie éprouvée par les pèlerins avant leur départ s'ajoute l'hospitalité avec laquelle ils sont accueillis dans le Royaume.

«Le service à l'hôtel, la nourriture, la blanchisserie, le service dans les magasins, les gens…  Tout le monde est très aimable», indique à Arab News Amalia Sabrina, médecin originaire d'Aceh, qui est arrivée en Arabie saoudite le mois dernier.

«Avec ma famille, je remercie sans cesse Allah de nous avoir accordé la chance d'accomplir le Hajj cette année.»

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'Iran offre 30.000 dollars pour tuer ou capturer des soldats américains

L'armée iranienne a annoncé dimanche une prime de 30.000 dollars pour toute personne qui tuerait ou capturerait un soldat américain, avec une récompense doublée si l'action est menée par une femme. (AFP)
L'armée iranienne a annoncé dimanche une prime de 30.000 dollars pour toute personne qui tuerait ou capturerait un soldat américain, avec une récompense doublée si l'action est menée par une femme. (AFP)
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  • "Quiconque tue ou capture et remet à l'armée de la République islamique d'Iran un militaire américain envahisseur recevra une récompense équivalente à 30.000 dollars, soit cinq milliards de tomans"
  • En employant le terme "envahisseur", Amir Hatami suggère qu'il s'agirait du cas où l'Iran ferait l'objet d'une violation de son territoire

TEHERAN: L'armée iranienne a annoncé dimanche une prime de 30.000 dollars pour toute personne qui tuerait ou capturerait un soldat américain, avec une récompense doublée si l'action est menée par une femme.

Le chef d'état-major de l'armée, Amir Hatami, a affirmé que ce dispositif avait été mis en place à la suite d'un "grand nombre de demandes" de personnes souhaitant contribuer financièrement, selon l'agence officielle Irna.

"Quiconque tue ou capture et remet à l'armée de la République islamique d'Iran un militaire américain envahisseur recevra une récompense équivalente à 30.000 dollars, soit cinq milliards de tomans", a-t-il déclaré, en utilisant cette unité monétaire informelle équivalant à 10.000 rials iraniens.

En employant le terme "envahisseur", Amir Hatami suggère qu'il s'agirait du cas où l'Iran ferait l'objet d'une violation de son territoire.

Aucun déploiement connu de troupes américaines au sol n'a eu lieu en Iran pendant la guerre au Moyen-Orient, à l'exception d'une mission de sauvetage menée en avril pour porter secours à un pilote américain dont l'appareil s'était écrasé.

"Les courageuses femmes iraniennes qui accompliront une telle action recevront le double de cette récompense", a-t-il ajouté.

La guerre entre Téhéran et Washington a été déclenchée le 28 février par des frappes conjointes des Etats-Unis et d'Israël contre la République islamique qui a répliqué en lançant des frappes sur les pays du Golfe alliés de Washington.

Un cessez-le-feu a été conclu en avril suivi d'un accord-cadre en juin en vue de négociations de paix, qui a ensuite volé en éclats.

L'Iran et les Etats-Unis ont depuis échangé sporadiquement des frappes qui se concentrées principalement autour du stratégique détroit d'Ormuz.


L'émissaire de Trump se rendra en Israël pour tenter d'aplanir les divergences sur Gaza

Une première version du plan pour la bande de Gaza rendue publique par le "Conseil de Paix", à laquelle le Hamas avait donné son accord, prévoyait un retrait israélien progressif d'une grande partie de ce territoire palestinien. (AFP)
Une première version du plan pour la bande de Gaza rendue publique par le "Conseil de Paix", à laquelle le Hamas avait donné son accord, prévoyait un retrait israélien progressif d'une grande partie de ce territoire palestinien. (AFP)
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  • M. Netanyahu, sur la sellette avant les élections législatives d'octobre dont le résultat paraît incertain, a promis qu'il n'y aurait pas de retrait et a mis en doute la volonté du Hamas de se désarmer
  • Le Hamas de son côté a insisté sur le fait qu'il soutenait l'accord. "Nous continuons à attendre que les médiateurs et la partie américaine fassent pression sur Netanyahu et son gouvernement pour les contraindre à respecter la feuille de route"

JERUSALEM: Jared Kushner, l'émissaire et gendre de Donald Trump, se rendra en Israël la semaine prochaine pour tenter d'aplanir les divergences entre les deux alliés sur le plan américain pour la bande de Gaza, a déclaré une source au sein du "Conseil de paix".

Il se rendra avec Nikolaï Mladenov, le haut représentant pour ce territoire palestinien du "Conseil de paix" créé par le président américain, en Israël et en Egypte, un pays médiateur-clé.

Cette visite interviendra après que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a rejeté publiquement le 9 août la feuille de route américaine en 15 points annoncée fin juillet par M. Mladenov, qui prévoit le désarmement du Hamas et le retrait israélien de la bande de Gaza.

Si ce mouvement islamiste palestinien l'a acceptée, Israël a dit lier tout départ de ses soldats à un "véritable" désarmement du Hamas.

Selon une source au sein du "Conseil de Paix", MM. Kushner et Mladenov espèrent "des discussions constructives" sur le plan de paix global de Donald Trump pour la bande de Gaza, dont le premier jalon a été le cessez-le-feu décrété en octobre 2025. Depuis, les frappes israéliennes ont diminué en intensité, sans s'arrêter pour autant.

"Les Etats-Unis et Israël s'accordent sur l'issue souhaitée à Gaza, c'est-à-dire un Hamas démilitarisé", a précisé la même source, qui a requis l'anonymat.

"Nous allons écouter les préoccupations soulevées et discuter des prochaines étapes", a-t-elle poursuivi.

Une première version du plan pour la bande de Gaza rendue publique par le "Conseil de Paix", à laquelle le Hamas avait donné son accord, prévoyait un retrait israélien progressif d'une grande partie de ce territoire palestinien.

Mais M. Mladenov est ensuite revenu sur ses propos et a déclaré qu'Israël n'aurait pas à retirer ses forces tant que le Hamas ne se serait pas entièrement désarmé.

M. Netanyahu, sur la sellette avant les élections législatives d'octobre dont le résultat paraît incertain, a promis qu'il n'y aurait pas de retrait et a mis en doute la volonté du Hamas de se désarmer, exigeant que celui-ci détruise ses armes de manière vérifiable.

Le Hamas de son côté a insisté sur le fait qu'il soutenait l'accord. "Nous continuons à attendre que les médiateurs et la partie américaine fassent pression sur Netanyahu et son gouvernement pour les contraindre à respecter la feuille de route", a dit à l'AFP Bassem Naim, membre du bureau politique de ce mouvement islamiste.

Il a appelé les Etats-Unis à "empêcher la perturbation du processus (de mise en oeuvre) de l'accord de cessez-le-feu pour des raisons politiques et électorales".

 


Kushner doit rencontrer le Hamas en Egypte

Hassan Rashad (2e à droite), chef des services de renseignement égyptiens, a rencontré dimanche une délégation du Hamas. (ARCHIVES/AFP)
Hassan Rashad (2e à droite), chef des services de renseignement égyptiens, a rencontré dimanche une délégation du Hamas. (ARCHIVES/AFP)
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  • Le Hamas a donné son accord fin juillet à une feuille de route américaine, censée lancer la deuxième étape du plan américain, prévoyant le désarmement du mouvement islamiste et le retrait israélien du territoire palestinien
  • Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a lui rejeté officiellement le texte en exigeant un désarmement "véritable" du Hamas

LE CAIRE: Des sources au sein du Hamas ont indiqué dimanche que l'émissaire américain Jared Kushner allait rencontrer des dirigeants du mouvement islamiste palestinien en Egypte, avant sa visite en Israël, au moment les Etats-Unis cherchent à faire avancer le plan de paix à Gaza.

L'entretien, qui n'a pas été confirmé par les Etats-Unis, devrait se tenir à Al-Alamein, dans le nord de l'Egypte, un pays qui fait office depuis des années de médiateur dans le conflit israélo-palestinien.

M. Kushner, également gendre du président Donald Trump, s'est déjà entretenu dimanche à Al-Alamein avec le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, alors que le chef du Hamas, Khalil al-Hayya, a rencontré de son côté le chef du renseignement égyptien, Hassan Rachad.

Ces rencontres surviennent au moment où les Etats-Unis tentent d'aplanir les divergences entre Israël et le Hamas sur la mise en oeuvre du plan du président américain Donald Trump pour mettre fin durablement à la guerre à Gaza.

Le Hamas a donné son accord fin juillet à une feuille de route américaine, censée lancer la deuxième étape du plan américain, prévoyant le désarmement du mouvement islamiste et le retrait israélien du territoire palestinien.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a lui rejeté officiellement le texte en exigeant un désarmement "véritable" du Hamas.

Visite américaine en Israël 

"Les médiateurs ont informé le Hamas que l'émissaire américain Jared Kushner rencontrerait sa direction, en présence de responsables égyptiens et qataris", a déclaré une source du Hamas, qui a demandé à garder l'anonymat, sans donner de date.

Pendant des années, les Etats-Unis ont refusé tout contact avec le Hamas, qu'ils classent parmi les organisations terroristes et qui a mené l'attaque sans précédent du 7 octobre 2023 contre Israël, déclenchant la guerre de Gaza.

Une deuxième source du Hamas a indiqué que les Etats-Unis avaient demandé au mouvement des précisions sur plusieurs points, notamment sur "la collecte, le regroupement et le stockage des armes de manière réelle, et non simplement symbolique, ainsi que sur le renoncement total du Hamas à gouverner Gaza".

Le Hamas, qui gouverne Gaza depuis 2007, a annoncé début juillet dissoudre son administration civile et vouloir transférer ses responsabilités au Comité national pour l'administration de Gaza (NCAG), un organe créé par le "Conseil de Paix" composé de technocrates palestiniens et chargé d'assurer la transition dans le territoire palestinien.

Lors de la rencontre entre M. Sissi et Jared Kushner, il a été "rappelé la nécessité pour toutes les parties de respecter leurs obligations au titre de l'accord de cessez-le-feu" à Gaza, a déclaré le porte-parole de M. Sissi, Mohamed al-Chennawi, dans un communiqué.

De son côté, la délégation dirigée par Khalil al-Hayya, dont c'est la première visite en Egypte depuis sa nomination fin juillet, "a réaffirmé son engagement à mener à bien le plan" américain, selon l'agence officielle égyptienne Mena.

La réunion avec M. Rachad portait sur "les efforts déployés pour contraindre Israël à respecter l'accord, qui comprend la feuille de route en 15 points, et à entamer sa mise en œuvre", a précisé un responsable du mouvement islamiste palestinien à l'AFP.

Le "Conseil de Paix", chargé de mettre en œuvre le plan de paix, avait indiqué que M. Kushner devait, outre l'Egypte, se rendre la semaine prochaine en Israël avec Nikolaï Mladenov, haut représentant pour Gaza de cet organe créé par M. Trump.

Blessés dans des frappes 

Le Hamas et Israël s'accusent mutuellement de violer le cessez-le-feu d'octobre 2025 dans le territoire palestinien, dévasté par deux ans de guerre.

Sur le terrain, plusieurs personnes ont été blessées dimanche après des frappes israéliennes sur une maison dans le centre de la bande de Gaza, a rapporté Mahmoud Bassal, porte-parole de la Défense civile de Gaza, organisation de premiers secours opérant sous l'autorité du Hamas.

L'armée israélienne a déclaré qu'elle répondait à une menace émanant du Jihad islamique.

D'autres personnes ont été blessées après des tirs israéliens sur des tentes abritant des personnes déplacées dans le sud, selon la même source.

Au moins 1.262 Palestiniens ont été tués à Gaza depuis le début de la trêve, selon le ministère de la Santé du territoire, dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.

Dans le même temps, Israël y a recensé cinq soldats et un contractuel travaillant pour le ministère de la Défense tués.