L'ONU demande des enquêtes impartiales sur des massacres en Ethiopie

La Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme Michelle Bachelet à Genève le 13 juin 2022 (Photo, AFP).
La Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme Michelle Bachelet à Genève le 13 juin 2022 (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 24 juin 2022

L'ONU demande des enquêtes impartiales sur des massacres en Ethiopie

  • Après le massacre de nombreux civils dans l'ouest de l'Ethiopie, la Haute-Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme s'est dite horrifiée
  • Ils auraient commencé à tirer au hasard, faisant des centaines de morts, pour la plupart des femmes et des enfants

GENEVE: La Haute-Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme s'est dite "horrifiée" jeudi après le massacre de nombreux civils dans l'ouest de l'Ethiopie, demandant aux autorités de mener rapidement des enquêtes impartiales.

Dans un communiqué, Michelle Bachelet a exhorté les autorités éthiopiennes "à mener rapidement des enquêtes impartiales et approfondies sur les attaques qui ont conduit à la mort de centaines de personnes" dans l'ouest de l'Ethiopie, le week-end dernier.

Ses services ont discuté avec des témoins qui ont rapporté qu'un groupe d'individus armés s'est rendu le 18 juin au matin à Tole, un village de la région de l'Oromia mais dont les habitants appartiennent surtout à l'ethnie amhara.

Ils auraient commencé à tirer au hasard, faisant des centaines de morts, pour la plupart des femmes et des enfants, et forcé au moins 2.000 autres personnes à fuir leur maison.

Ces individus armés auraient également incendié plusieurs habitations au cours de cet assaut qui a duré quatre heures.

"Je suis horrifiée par la tuerie insensée ainsi que par le déplacement forcé de la population locale lors de l'attaque du village de Tole", a déclaré Mme Bachelet.

"Je demande aux autorités éthiopiennes de veiller à ce que des enquêtes soient rapidement ouvertes sur cette attaque et de faire en sorte que les victimes et leurs familles aient droit à la vérité, à la justice et à des réparations, notamment en demandant des comptes aux responsables", a-t-elle ajouté.

Selon l'ONU, un nombre indéterminé de personnes auraient été enlevées au cours de l'attaque mais leur sort reste inconnu.

"J'appelle les autorités à prendre toutes les mesures licites nécessaires pour que les personnes enlevées retrouvent leur liberté", a demandé Mme Bachelet.

La Chambre éthiopienne des Représentants du Peuple, chambre basse du Parlement éthiopien, a adopté jeudi une résolution demandant à la Commission éthiopienne des droits de l'Homme (EHRC) - organisme public mais statutairement indépendant - d'enquêter sur "l'atrocité inhumaine commise par l'Armée de libération oromo (OLA) sur des citoyens innocents" à Tole et à Gambella.

Des survivants de la tuerie de Tole ont rapporté lundi à l'AFP que des centaines de civils y avaient été tués durant le week-end, accusant l'OLA - une rébellion active en Oromia - qui a démenti et incriminé les forces progouvernementales.

Se basant sur des témoignages et des vidéo, l'EHRC avait accusé les forces de sécurité éthiopiennes d'avoir exécuté sommairement mi-juin des habitants de Gambella soupçonnés d'appartenir à l'OLA, juste après l'attaque de cette ville.

Classée organisation terroriste par les autorités éthiopiennes, l'OLA avait revendiqué l'attaque de Gambella, capitale de la région éponyme, située dans le sud-ouest du pays et frontalière de l'Oromia.

L'OLA s'est alliée en 2021 avec le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF), qu'un conflit oppose au gouvernement fédéral dans le nord de l'Ethiopie depuis novembre 2020.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.


Trump promet de bombarder l'Iran «bien plus durement» si le pays réplique aux dernières frappes américaines

Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
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  • "Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social
  • Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X

WASHINGTON: Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes".

"Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X.

"Aujourd'hui à 12h00 (16h00 GMT), les forces américaines ont commencé à frapper des cibles des Gardiens de la révolution en Iran", a indiqué le Centcom, disant répondre "à de récentes attaques des Gardiens de la révolution contre la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz et contre des militaires américains déployés dans la région."

La télévision d'Etat iranienne a fait état de plusieurs explosions entendues dans le sud du pays, près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm, à proximité du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce de pétrole, où le trafic maritime a considérablement baissé après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février.

Les Etats-Unis avaient mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des lanceurs situés sur une île iranienne.

L'Iran avait riposté en attaquant au moyen de missiles et de drones des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis, tout en affirmant par la voix de son président Massoud Pezeshkian ne pas vouloir la poursuite de la guerre.

Le président américain Donald Trump avait promis de répondre à ces représailles, mais semble avoir écarté pour l'instant la reprise d'une opération militaire massive contre l'Iran.

Washington a par ailleurs promis une campagne d'"asphyxie" économique de l'Iran, dont les contours et les cibles restent à préciser.


Israël: l'épouse de Netanyahu s'en prend à un opposant, relayant une théorie du complot

Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
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  • Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari
  • M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré

JERUSALEM: Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées.

Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari.

M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré.

Ces propos ont suscité une levée de boucliers dans l'opposition. Le parti de M. Golan a vivement condamné sur son compte X des propos "vils et mensongers".

"La diffusion de théories du complot contre le général Yaïr Golan et la diffamation de son héroïsme le 7 octobre franchissent une ligne rouge qui frise la folie", a ajouté le mouvement.

Gadi Eizenkot, dirigeant du parti Yashar et principal opposant au Premier ministre, a également fustigé sur X "la théorie folle et mensongère du complot de trahison" propagée selon lui par l'entourage de M. Netanyahu pour "attiser la haine et perpétuer" son pouvoir.

Ces accusations font écho à des thèses complotistes récurrentes au sein d'une partie de la classe politique.

Selon un sondage réalisé pour la chaîne 13 en août, 40% des Israéliens et 63% des électeurs de la coalition actuelle estiment qu'une trahison interne a conduit au massacre du 7 octobre 2023.

L'attaque sans précédent du groupe armé palestinien Hamas contre Israël a fait 1.221 morts, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP. Le Hamas avait également enlevé 251 personnes, emmenées à Gaza.

L'offensive lancée en représailles par Israël dans la bande de Gaza a fait plus de 73.000 morts, selon le ministère de la Santé du territoire palestinien, placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.

Un cessez-le-feu précaire est en vigueur depuis octobre 2025.