Instagram veut vérifier l'âge de ses utilisateurs grâce à l'intelligence artificielle

L'âge minimum pour créer un compte Instagram est de 13 ans, mais de nombreux mineurs contournent cette limite légale en mentant sur leur date de naissance. (Photo, AFP)
L'âge minimum pour créer un compte Instagram est de 13 ans, mais de nombreux mineurs contournent cette limite légale en mentant sur leur date de naissance. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 23 juin 2022

Instagram veut vérifier l'âge de ses utilisateurs grâce à l'intelligence artificielle

L'âge minimum pour créer un compte Instagram est de 13 ans, mais de nombreux mineurs contournent cette limite légale en mentant sur leur date de naissance. (Photo, AFP)
  • Le réseau social, qui fait partie du groupe Meta (également maison mère de Facebook, WhatsApp et Messenger), s'est associé avec Yoti, une start-up britannique qui développe un algorithme de reconnaissance des traits du visage
  • L'extrait sera analysé par l'algorithme pour déterminer l'âge avant d'être supprimé

SAN FRANCISCO: La plateforme de partage de photos et vidéos Instagram a annoncé jeudi tester de nouvelles façons de vérifier la date de naissance de ses utilisateurs, notamment grâce à un outil d'intelligence artificielle estimant l'âge via la reconnaissance faciale. 

Le réseau social, qui fait partie du groupe Meta (également maison mère de Facebook, WhatsApp et Messenger), s'est associé avec Yoti, une start-up britannique qui développe un algorithme de reconnaissance des traits du visage. 

Concrètement, les utilisateurs mineurs d'Instagram basés aux Etats-Unis souhaitant changer leur âge pour le faire passer à 18 ans ou plus devront justifier leur démarche en se filmant et en transmettant la vidéo à Meta. 

L'extrait sera ensuite analysé par l'algorithme de Yoti pour déterminer l'âge avant d'être supprimé. 

Yoti affirme que la marge d'erreur de son outil est d'environ 1,5 an pour les 13-19 ans. Les chiffres fournis par l'entreprise montrent d'avantage d'imprécisions pour les visages de femmes et les personnes ayant une couleur de peau foncée. 

La start-up garantit que sa technologie ne permet en aucun cas d'identifier un sujet ou de récupérer des informations personnelles. 

Une autre option explorée par Instagram consiste à demander à trois de ses contacts (qui doivent tous être majeurs) d'attester de l'âge indiqué dans l'application. 

Les jeunes utilisateurs avaient déjà et conservent la possibilité de fournir une pièce d'identité (détruite dans un délai de 30 jours) pour prouver leur âge. 

L'âge minimum pour créer un compte Instagram est de 13 ans, mais de nombreux mineurs contournent cette limite légale en mentant sur leur date de naissance. 

Depuis 2021, la plateforme requiert à l'ensemble de ses utilisateurs de communiquer le jour de leur anniversaire et demande une confirmation de l'âge pour pouvoir accéder à certains contenus jugés inappropriés pour un public très jeune. 

Elle a également mis en place divers outils de contrôle parental, dont la possibilité de limiter le temps d'écran ou de programmer des pauses. 

Ces dispositifs marquent une évolution du discours d'Instagram, qui estimait auparavant ne pas être responsable de la vérification de l'âge. 

Son patron, Adam Mosseri, avait affirmé l'an dernier face à des parlementaires américains qu'il jugeait plus logique que les parents s'en chargent « plutôt que de demander à chaque application, et il en existe des millions, de vérifier l'âge ». 

Pour certaines associations de protection des droits de l'enfance et plusieurs responsables politiques, les mesures récemment mises en place sont toutefois insuffisantes. 

Instagram avait été ébranlé en 2021 par les révélations d'une ex-employée de Facebook, Frances Haugen, qui avait fait fuiter des documents montrant que les dirigeants du réseau connaissaient les risques de l'application pour la santé mentale des mineurs. 


Un forum italo-saoudien explore les possibilités de stimuler le commerce bilatéral

Le ministère saoudien de l'Investissement accueillera lundi une délégation d'affaires italienne de haut niveau dirigée par le ministre italien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Luigi Di Maio.
Le ministère saoudien de l'Investissement accueillera lundi une délégation d'affaires italienne de haut niveau dirigée par le ministre italien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Luigi Di Maio.
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  • Le forum d'investissement italo-saoudien a pour but d'explorer des opportunités d'investissement mutuellement bénéfiques pour les deux pays
  • Il portera principalement sur la finance, les infrastructures et la mobilité, le tourisme et la culture, ainsi que les énergies renouvelables

RIYAD: Le ministère saoudien de l'Investissement accueillera lundi une délégation d'affaires italienne de haut niveau dirigée par le ministre italien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Luigi Di Maio.

Ayant pour but d'explorer des opportunités d'investissement mutuellement bénéfiques, le forum d'investissement italo-saoudien recevra une série de représentants du secteur privé provenant des deux pays, selon un communiqué.

Il portera principalement sur la finance, les infrastructures et la mobilité, le tourisme et la culture, ainsi que les énergies renouvelables.

Il s'achèvera par des réunions d'affaires bilatérales et servira de plateforme aux investisseurs italiens pour découvrir les services de soutien offerts par Invest Saudi, la plateforme de promotion des investissements du Royaume.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Ryanair minimise l'impact du mouvement de grève des hôtesses et stewards

En Europe, l'aéroport de Charleroi en Belgique a été le plus touché avec 44 vols aller-retour annulés (Photo, AFP).
En Europe, l'aéroport de Charleroi en Belgique a été le plus touché avec 44 vols aller-retour annulés (Photo, AFP).
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  • Plusieurs syndicats d'hôtesses de l'air et de stewards avaient appelé à cesser le travail à partir de vendredi
  • Une autre grève de trois jours est prévue chez Ryanair en Espagne du 30 juin au 2 juillet prochain

PARIS: A l'issue d'un weekend de grève dans plusieurs pays européens, la compagnie low-cost Ryanair a relevé "des perturbations mineures" sur son programme de vol et rejeté la responsabilité des annulations sur des évènements extérieurs, contredisant la version des syndicats.

"Moins de 2% des 9.000 vols de Ryanair opérant ce weekend (24/25/26 juin) ont été affectés par des grèves mineures et peu soutenues des équipages", a écrit la compagnie dans un communiqué.

Plusieurs syndicats d'hôtesses de l'air et de stewards avaient appelé à cesser le travail à partir de vendredi et pour plusieurs jours, en Espagne, au Portugal et en Belgique. En Italie et en France, la grève a débuté samedi.

La compagnie irlandaise a attribué l'annulation d'un certain nombre vols "en provenance de l’Espagne, de l’Italie, du Royaume-Uni et de la France" à une grève au centre de contrôle aérien (ATC) de Marseille ainsi qu'à des orages dans le sud de l'Europe.

Une affirmation contestée par les syndicats de personnels navigants commerciaux (PNC) comme le SNPNC en France. Samedi, 36 vols sur 80 exploités par Ryanair ont été annulés en raison du mouvement de grève, selon le syndicat.

Dimanche, Damien Mourgues, le délégué syndical du SNPNC, chiffrait le nombre d'annulation à quatre à Bordeaux, onze à Marseille et une à Beauvais.

En Espagne, 75 vols ont été annulés samedi à Madrid, Barcelone, Palma, Ibiza, Santiago et Gerone, selon le syndicat USO (Union Sindical Obrera). Dimanche, 42 vols ont été annulés et une soixantaine ont connu des retards, selon la même source.

En Europe, l'aéroport de Charleroi en Belgique a été le plus touché avec 44 vols aller-retour annulés samedi mais aucun dimanche, selon le site de Ryanair Scorebuddy.

"Tous les passagers dont les vols ont été perturbés par des retards/grèves ATC ou des perturbations météorologiques ont été informés", a indiqué la compagnie sans préciser si elle mettait en place une procédure de remboursement.

Une autre grève de trois jours est prévue chez Ryanair en Espagne du 30 juin au 2 juillet prochain.


Pylon cible les marchés émergents pour devenir la première gigacorne du Mena

Pour adhérer à ce club d’élite, une entreprise doit réussir à réduire d’une gigatonne par an les 52 gigatonnes mondiales d’émissions de dioxyde de carbone. (Reuters)
Pour adhérer à ce club d’élite, une entreprise doit réussir à réduire d’une gigatonne par an les 52 gigatonnes mondiales d’émissions de dioxyde de carbone. (Reuters)
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  • Dans un entretien exclusif accordé à Arab News, le PDG et cofondateur de Pylon, Ahmed Ashour, a déclaré que devenir une gigacorne était encore plus important que d’atteindre une croissance exponentielle ou des revenus élevés
  • Grâce aux investissements reçus, Pylon envisage d’établir des partenariats en Afrique et d’étendre ses activités en Jordanie et au Népal

RIYAD: Le rêve de toute startup est d’atteindre une valorisation d’un milliard de dollars (1 dollar = 0,95 euro) pour devenir une licorne. Cependant, compte tenu des besoins mondiaux en matière de mise en place d’un avenir durable, les startups ont hâte de rejoindre le nouveau club des gigacornes.

Pour adhérer à ce club d’élite, une entreprise doit réussir à réduire d’une gigatonne par an les 52 gigatonnes mondiales d’émissions de dioxyde de carbone. La startup égyptienne d’infrastructures, Pylon, a élaboré des plans pour devenir une gigacorne.

Dans un entretien exclusif accordé à Arab News, le PDG et cofondateur de Pylon, Ahmed Ashour, a déclaré que devenir une gigacorne était encore plus important que d’atteindre une croissance exponentielle ou des revenus élevés.

« C’est un objectif assez difficile. Il nous faudra huit à douze ans pour compenser 2% des émissions mondiales », ajoute M. Ashour.

L’entreprise propose des logiciels en tant que services dans le secteur de l’électricité et de l’eau pour aider les entreprises à mieux gérer leurs opérations en réduisant les pertes de revenus et en fournissant un système basé sur la technologie.

Modèle d’affaires

La société propose ses services avec un modèle d’abonnement qui encourage ses clients à l’utiliser sans nécessiter un budget important.

« Ce que nous faisons, c’est fournir une infrastructure de réseau intelligent pour le modèle d’abonnement, ce qui se traduit par l’installation de notre solution et l’utilité d’exploiter ce réseau de manière intelligente », déclare M. Ashour.

La société propose également des services financiers qui jouent un rôle considérable dans son modèle économique, donnant à Pylon un côté fintech pour le rendre encore plus intéressant.

« La caractéristique la plus importante est la collecte des revenus car, à l’heure actuelle, le marché des services publics perd chaque année environ 40% de ses revenus », poursuit le PDG.

M. Ashour explique que la numérisation de la collecte des revenus dans les entreprises de services publics est extrêmement importante, puisque le marché mondial a perdu près de 400 milliards de dollars de revenus.

La perte de revenus est le résultat de mauvaises méthodes de collecte ou de vols de services publics que Pylon peut également détecter grâce à sa technologie. M. Ashour a également affirmé que les clients avaient vu leurs revenus augmenter de 45% après avoir utilisé leurs services.

Bien qu’il soit tentant de qualifier Pylon de startup fintech compte tenu de ses activités, M. Ashour insiste pour la qualifier plutôt d’entreprise de technologies propres d’infrastructure.

Croissance et expansion

Constatant une croissance d’environ 250% d’une année à l’autre en 2021, la société s’intéresse à plusieurs marchés dans différentes parties du monde pour l’aider à réaliser son rêve de gigacorne.

À l’heure actuelle, Pylon opère en Égypte et aux Philippines avec douze entreprises de services publics qui recourent à ses prestations. L’entreprise envisage de s’ouvrir au Brésil et à l’Indonésie, tout en étudiant le marché saoudien. Bien que tous ces marchés puissent aider Pylon à atteindre ses objectifs, M. Ashour précise que l’Égypte et les Philippines auront probablement l’incidence la plus élevée en termes d’objectif d’émissions de carbone.

« Nous travaillons avec tous les grands acteurs du secteur privé ici en Égypte, ou la majorité d’entre eux, ainsi que cinq des neuf entreprises du secteur public, en plus des Philippines pour l’instant », ajoute-t-il.

Pylon vise à répéter cette année sa performance de 2021 avec des plans pour atteindre un taux de pénétration de 10% sur les marchés émergents.

Après avoir levé dix-neuf millions de dollars lors d’une première levée de fonds, la société a étudié plusieurs marchés et s’est installée dans les pays mentionnés précédemment.

« Nous étudions le marché et nous pensons que c’est l’occasion d’ajouter de la valeur à la fois à l’Arabie saoudite et à Pylon, bien sûr», dit M. Ashour.

Grâce aux investissements reçus, Pylon envisage d’établir des partenariats en Afrique et d’étendre ses activités en Jordanie et au Népal.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com