Poutine appelle les Brics à la coopération face aux «actions égoïstes» occidentales

Le président russe Vladimir Poutine préside une réunion avec les membres du Conseil de sécurité par téléconférence à Moscou, le 22 juin 2022. (Photo, AFP)
Le président russe Vladimir Poutine préside une réunion avec les membres du Conseil de sécurité par téléconférence à Moscou, le 22 juin 2022. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 23 juin 2022

Poutine appelle les Brics à la coopération face aux «actions égoïstes» occidentales

Le président russe Vladimir Poutine préside une réunion avec les membres du Conseil de sécurité par téléconférence à Moscou, le 22 juin 2022. (Photo, AFP)
  • Le président russe Vladimir Poutine a appelé jeudi les Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) à coopérer face aux «actions égoïstes» des pays occidentaux
  • Selon lui, les Brics pourraient compter ici sur le soutien de «plusieurs pays d'Asie, d'Afrique et d'Amérique latine qui aspirent à mener une politique indépendante»

MOSCOU: Le président russe Vladimir Poutine a appelé jeudi les Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) à coopérer face aux « actions égoïstes » des pays occidentaux, sur fond de sanctions sans précédent contre Moscou en raison du conflit ukrainien. 

« Ce n'est qu'en se basant sur une coopération honnête et mutuellement avantageuse que l'on peut chercher des issues de la situation de crise frappant l'économie mondiale à cause des actions égoïstes et irréfléchies de certains pays », a déclaré M. Poutine, lors du sommet virtuel des Brics, en référence à l'effet sur l'économie mondiale qu'il prête aux sanctions plutôt qu'à son offensive contre l'Ukraine. 

Il a notamment dénoncé les tentatives de ces pays occidentaux de « se servir des mécanismes financiers pour rendre le monde entier responsable de leurs propres erreurs de politique macroéconomique ». 

« Un rôle de meneur de la part des pays des Brics est aujourd'hui nécessaire comme jamais pour élaborer une politique unificatrice, positive visant à créer un système (mondial) réellement multipolaire », a assuré le président russe. 

Selon lui, les Brics pourraient compter ici sur le soutien de « plusieurs pays d'Asie, d'Afrique et d'Amérique latine qui aspirent à mener une politique indépendante ». 


Le Japon, touché par des températures record, craint une pénurie d'électricité

«Nous demandons au public de réduire sa consommation d'énergie en début de soirée», quand les réserves d'électricité sont au plus bas dans le grand Tokyo. (Photo : AFP)
«Nous demandons au public de réduire sa consommation d'énergie en début de soirée», quand les réserves d'électricité sont au plus bas dans le grand Tokyo. (Photo : AFP)
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  • «Nous demandons au public de réduire sa consommation d'énergie en début de soirée», quand les réserves d'électricité sont au plus bas dans le grand Tokyo
  • Le gouvernement a cependant enjoint aux habitants de prendre les mesures nécessaires pour se protéger de la chaleur et éviter l'insolation

TOKYO : Les autorités japonaises ont mis en garde lundi contre une possible pénurie d'électricité, alors que le pays subit des températures record et que Tokyo vient de vivre la saison des pluies la plus courte de son histoire.

"Nous demandons au public de réduire sa consommation d'énergie en début de soirée", quand les réserves d'électricité sont au plus bas dans le grand Tokyo, a déclaré lundi le secrétaire général adjoint du gouvernement nippon, Yoshihiko Isozaki.

Le gouvernement a cependant enjoint aux habitants de prendre les mesures nécessaires pour se protéger de la chaleur et éviter l'insolation.

Des températures atteignant les 35°C sont annoncées lundi sur la capitale japonaise, où le mercure ne devrait pas redescendre sous les 34°C avant dimanche prochain, selon l'Agence météorologique japonaise (JMA).

Et alors que la saison des pluies devrait normalement battre son plein dans une grande partie du Japon, la JMA a déclaré que celle-ci avait pris fin lundi dans la région du Kanto, où se trouve Tokyo.

Il s'agit de la fin la plus précoce de la saison des pluies – 22 jours plus tôt que la normale – depuis que le Japon a commencé à relever des données comparables en 1951.

La saison des pluies s'est aussi terminée lundi dans le centre du Japon et une partie de l'île de Kyushu (sud-ouest), établissant également un record.

Dimanche, le thermomètre a atteint 40,2°C dans la ville d'Isesaki, à une centaine de kilomètres au nord de Tokyo, soit la plus haute température jamais enregistrée au Japon au mois de juin.

"Juste après la saison des pluies, beaucoup de gens ne sont pas encore habitués à la chaleur et présentent un risque plus élevé d'insolation", a prévenu la JMA.

"Chaque année juillet-août sont chauds, mais je n'avais jamais connu une telle chaleur en juin", a déclaré Asako Naruse, 58 ans, croisée par l'AFP dans le quartier tokyoïte de Ginza, où de nombreux passants portaient une ombrelle.


Invité du G7, Zelensky doit réclamer encore plus d'efforts aux Occidentaux

Volodymyr Zelensky doit s'exprimer par visioconférence en milieu de matinée lors de cette réunion des sept puissances industrielles entamée dimanche dans le cadre bucolique du château d'Elmau, au pied des Alpes bavaroises. (AFP).
Volodymyr Zelensky doit s'exprimer par visioconférence en milieu de matinée lors de cette réunion des sept puissances industrielles entamée dimanche dans le cadre bucolique du château d'Elmau, au pied des Alpes bavaroises. (AFP).
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  • Volodymyr Zelensky doit s'exprimer par visioconférence en milieu de matinée lors de cette réunion des sept puissances industrielles entamée dimanche dans le cadre bucolique du château d'Elmau, au pied des Alpes bavaroises.
  • «Les leaders du G7 (...) ont un potentiel conjoint suffisant pour arrêter l’agression russe», a-t-il estimé

CHATEAU D'ELMAU : Le président ukrainien devrait réclamer lundi plus d'armes pour son pays en guerre et un nouveau renforcement des sanctions occidentales contre Moscou aux dirigeants du G7 unis face à la Russie lors de leur sommet annuel en Allemagne.

Volodymyr Zelensky doit s'exprimer par visioconférence en milieu de matinée lors de cette réunion des sept puissances industrielles entamée dimanche dans le cadre bucolique du château d'Elmau, au pied des Alpes bavaroises.

Le dirigeant ukrainien, qui participera également au sommet de l'Otan à Madrid à partir de mardi, veut faire pression sur les sept dirigeants pour un soutien accru de leur part, au lendemain de frappes russes sur Kiev, dénoncées comme des actes de "barbarie" par le président américain, Joe Biden.

Pour la première fois depuis des semaines, la capitale ukrainienne a été frappée dimanche matin par des missiles russes tandis que des combats acharnés se poursuivaient dans l'est du pays, dans ce conflit meurtrier entré dans son cinquième mois.

"Un homme a été tué, il n’avait que 37 ans. Il y a des blessés, dont une fille appelée Genya, elle a sept ans et elle est la fille du défunt (...) Sa mère a également été blessée. Elle est citoyenne russe. Rien ne la menaçait dans notre Etat, elle était en toute sécurité jusqu’à ce que la Russie décide que tout lui est hostile" en Ukraine, a déclaré le président Zelensky dans un message vidéo dimanche soir.

"Les leaders du G7 (...) ont un potentiel conjoint suffisant pour arrêter l’agression russe, a-t-il estimé.  Mais ce ne sera possible que lorsque nous obtiendrons tout ce que nous demandons et dans les délais nécessaires : et les armes, et le soutien financier, et les sanctions contre la Russie".

Embargo sur l'or russe

Pour le chancelier allemand, Olaf Scholz, hôte du sommet d'Elmau, ces bombardements sont venus rappeler une nouvelle fois "qu'il était juste d'être unis et de soutenir l'Ukraine".

Vladimir Poutine espérait que, "d'une manière ou d'une autre, l'Otan et le G7 se divisent. Mais nous ne l'avons pas fait et nous ne le ferons pas", a également assuré M. Biden.

Au premier jour de leurs échanges dimanche, dans ce château posé sur les alpages vert émeraude, les sept pays industrialisés (Allemagne, France, Etats-Unis, Canada, Japon, Italie, Grande-Bretagne) ont annoncé élargir les sanctions contre Moscou en décrétant un embargo sur l'or nouvellement extrait en Russie.

Cette mesure frappera "directement les oligarques russes et s'attaquera au cœur de la machine de guerre de Poutine", a martelé le Premier ministre britannique Boris Johnson alors que les Occidentaux ont déjà adopté plusieurs salves de sanctions contre la Russie.

Menace de crise alimentaire

C'est le premier signal de soutien à l'Ukraine affiché par les chefs d'Etat et de gouvernement du G7 lors de ce sommet largement consacré à la guerre en Ukraine et à ses répercussions.

Parmi les plus urgentes, la crise alimentaire qui menace une partie de la planète alors que des milliers de tonnes de céréales dorment dans les silos ukrainiens en raison du blocus ou de l'occupation des ports de le mer Noire par les Russes.

Boris Johnson doit demander lundi une "action urgente" pour relancer les exportations vitales de céréales de l'Ukraine alors que les pays les plus pauvres sont au bord du gouffre, a fait savoir Downing Street.

Cette grave menace qui plane sur nombre de pays émergents sera également au coeur des discussions que meneront lundi les chefs d'Etat et de gouvernement avec le secrétaire général de l'Onu, Antonio Guterres, mais aussi avec les dirigeants des cinq pays invités cette année en Bavière (Inde, Argentine, Sénégal, Indonésie et Afrique du Sud).

L'Inde, le Sénégal et l'Afrique du Sud se sont abstenus lors du vote d'une résolution de l'ONU condamnant l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

Le chef de l'Etat indonésien et président du G20 Joko Widodo doit également se rendre prochainement en Ukraine et en Russie pour discuter des conséquences économiques et humanitaires de l'invasion russe.

Les économies émergentes sont particulièrement exposées au risque de pénuries alimentaires et à la crise climatique, autre urgence que les sept dirigeants doivent aborder avec leurs invités.

Dans un contexte de pénurie de gaz russe, des ONG de défense de l'environnement craignent que le G7 ne recule sur ses engagements à mettre fin au financement international des combustibles fossiles.


L'Equateur décide de baisser le prix des carburants à l'origine des manifestations

Des autochtones arrivent au parc El Arbolito à Quito, le 26 juin 2022, pour un rassemblement avec le président de la Confédération des nationalités autochtones de l'Équateur (Conaie) Leonidas Iza devant la Maison de la culture, dans le cadre des manifestations menées par les autochtones contre le gouvernement. (AFP)
Des autochtones arrivent au parc El Arbolito à Quito, le 26 juin 2022, pour un rassemblement avec le président de la Confédération des nationalités autochtones de l'Équateur (Conaie) Leonidas Iza devant la Maison de la culture, dans le cadre des manifestations menées par les autochtones contre le gouvernement. (AFP)
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  • «J'ai décidé de réduire le prix de l'essence de 10 cents (de dollar) par gallon (3,78 litres) et le prix du diesel également de 10 cents le gallon», a déclaré le président équatorien
  • En moins d'un an, le diesel a grimpé de 90% (à 1,90 dollar) et l'essence de 46% (à 2,55 dollars)

QUITO : Le président équatorien Guillermo Lasso a annoncé dimanche une baisse du prix des carburants, dans une proportion néanmoins inférieure aux demandes des milliers d'indigènes qui manifestent et bloquent une partie du pays depuis deux semaines.

"J'ai décidé de réduire le prix de l'essence de 10 cents (de dollar) par gallon (3,78 litres) et le prix du diesel également de 10 cents le gallon", a déclaré le président équatorien dans une allocation radio-télévisée.

Cette réduction va porter le prix du diesel à 1,80 dollar, et celui de l'essence à 2,45 dollars, alors que la puissante confédération des nationalités indigènes (Conaie), fer de lance des manifestations, exigeait une baisse des prix des carburants à 1,50 et 2,10 dollars.

En moins d'un an, le diesel a grimpé de 90% (à 1,90 dollar) et l'essence de 46% (à 2,55 dollars).

"Les Équatoriens qui cherchent le dialogue trouveront un gouvernement qui a la main tendue. Ceux qui cherchent le chaos, la violence et le terrorisme trouveront la pleine force de la loi", a assuré le président Lasso, qui intervenait quelques heures après la reprise au Parlement d'un débat sur son éventuelle destitution.

Depuis le début des manifestations le 13 juin, les violences ont fait six morts et des dizaines de blessés. Quito est en grande partie paralysée et ses accès bloqués par de nombreux barrages routiers. Les manifestants ont tenté à deux reprises, jeudi et vendredi, de pénétrer dans l'enceinte de l'Assemblée nationale, d'où ils ont été repoussés par les forces de l'ordre.