Le pétrole se replie, entre craintes de récession et intervention de Biden

«Les craintes d'une récession et la réunion de (jeudi) entre les représentants de l'industrie pétrolière américaine et le président américain Biden sont citées comme les raisons de cette nouvelle chute des prix», commentait Carsten Fritsch, analyste pour Commerzbank (Photo, AFP).
«Les craintes d'une récession et la réunion de (jeudi) entre les représentants de l'industrie pétrolière américaine et le président américain Biden sont citées comme les raisons de cette nouvelle chute des prix», commentait Carsten Fritsch, analyste pour Commerzbank (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 23 juin 2022

Le pétrole se replie, entre craintes de récession et intervention de Biden

  • Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en août a perdu 2,53% à 111,74 dollars, après avoir lâché plus de 4% en séance
  • Le baril de West Texas Intermediate (WTI) américain pour livraison le même mois a terminé en chute de 3,04% à 106,19 dollars, après avoir plongé de plus de 7% en séance

NEW YORK: Les prix du pétrole ont fortement baissé mercredi avant de limiter leur repli en fin de séance, emportés par les craintes de récession conjuguées à la volonté du président Joe Biden d'enrayer l'escalade des coûts du carburant.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en août a perdu 2,53% à 111,74 dollars, après avoir lâché plus de 4% en séance.

Le baril de West Texas Intermediate (WTI) américain pour livraison le même mois, dont c'est le premier jour d'utilisation comme contrat de référence, a terminé en chute de 3,04% à 106,19 dollars, après avoir plongé de plus de 7% en séance.

"Les craintes d'une récession et la réunion de (jeudi) entre les représentants de l'industrie pétrolière américaine et le président américain Biden sont citées comme les raisons de cette nouvelle chute des prix", commentait Carsten Fritsch, analyste pour Commerzbank.

Mais pour Phil Flynn de Price Futures Groups, la chute des cours du brut "n'avait que très peu, voire rien à faire" avec l'appel de Joe Biden au Congrès américain pour qu'il supprime pour trois mois une taxe fédérale de 18 cents par gallon d'essence (3,78 litres).

"Les raisons pour lesquelles les investisseurs ont vendu résidaient dans les fortes craintes de récession", a affirmé Phil Flynn, citant une note de Citibank évoquant des risques accrus de fort ralentissement économique et toujours les interrogations sur la reprise de l'activité en Chine, handicapée par la Covid-19 et les confinements.

Pour Ricardo Evangelista, analyste pour ActivTrades, le recul des cours du brut était "un exemple de réaction négative des marchés à l'incertitude générée par une intervention politique" de la Maison-Blanche.

La chute des cours a été enrayée après l'intervention de Jerome Powel, président de la Fed, devant une commission du Congrès, selon Phil Flynn. Si le patron de la banque centrale américaine n'a pas exclu la possibilité d'une récession si les taux grimpent trop vite, tout en affirmant que l'économie américaine restait "très solide" et très à même de supporter les resserrements monétaires.

"Il a dit ce qu'il fallait pour nous faire remonter. Il semble, d'après lui, que la prochaine mesure du PIB ne sera pas négative, mais positive ce qui techniquement efface le scénario d'une récession", définie par deux trimestres négatifs consécutifs, a estimé l'analyste de Price Future Group.

Par ailleurs, aux Etats-Unis, l'association automobile AAA a prédit un nombre record de voyageurs au volant pour les congés du 4 juillet, malgré les hauts prix de l'essence.

"Or si le président Biden nous offre une ristourne fiscale sur l'essence, cela va encore gonfler la demande, tendre les capacités des raffineries... et faire de nouveau monter les prix", prévoyait Phil Flynn.


Vent d'optimisme sur les marchés boursiers

Le logo de l'euro est vu devant la Banque centrale européenne (BCE) à Francfort-sur-le-Main, dans l'ouest de l'Allemagne, sur cette photo d'archives du 7 février 2013. (AFP)
Le logo de l'euro est vu devant la Banque centrale européenne (BCE) à Francfort-sur-le-Main, dans l'ouest de l'Allemagne, sur cette photo d'archives du 7 février 2013. (AFP)
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  • Les places boursières européennes ont commencé la semaine du bon pied
  • L'euro montait de 0,18% à 1,0571 dollar. Et la livre sterling s'adjugeait 0,25% à 1,2298 dollar

PARIS : Les marchés boursiers bénéficiaient d'un regain d'optimisme des investisseurs lundi, ces derniers espérant voir l'inflation arriver à un pic prochainement et des hausses de taux moindres.

Les places boursières européennes ont commencé la semaine du bon pied. Paris prenait 0,63%, Londres 0,64%, Milan 0,82%, et la Bourse de Francfort, restée en retrait vendredi, rattrapait son retard et gagnait 1,08% vers 07H25 GMT.


Un forum italo-saoudien explore les possibilités de stimuler le commerce bilatéral

Le ministère saoudien de l'Investissement accueillera lundi une délégation d'affaires italienne de haut niveau dirigée par le ministre italien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Luigi Di Maio.
Le ministère saoudien de l'Investissement accueillera lundi une délégation d'affaires italienne de haut niveau dirigée par le ministre italien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Luigi Di Maio.
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  • Le forum d'investissement italo-saoudien a pour but d'explorer des opportunités d'investissement mutuellement bénéfiques pour les deux pays
  • Il portera principalement sur la finance, les infrastructures et la mobilité, le tourisme et la culture, ainsi que les énergies renouvelables

RIYAD: Le ministère saoudien de l'Investissement accueillera lundi une délégation d'affaires italienne de haut niveau dirigée par le ministre italien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Luigi Di Maio.

Ayant pour but d'explorer des opportunités d'investissement mutuellement bénéfiques, le forum d'investissement italo-saoudien recevra une série de représentants du secteur privé provenant des deux pays, selon un communiqué.

Il portera principalement sur la finance, les infrastructures et la mobilité, le tourisme et la culture, ainsi que les énergies renouvelables.

Il s'achèvera par des réunions d'affaires bilatérales et servira de plateforme aux investisseurs italiens pour découvrir les services de soutien offerts par Invest Saudi, la plateforme de promotion des investissements du Royaume.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Ryanair minimise l'impact du mouvement de grève des hôtesses et stewards

En Europe, l'aéroport de Charleroi en Belgique a été le plus touché avec 44 vols aller-retour annulés (Photo, AFP).
En Europe, l'aéroport de Charleroi en Belgique a été le plus touché avec 44 vols aller-retour annulés (Photo, AFP).
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  • Plusieurs syndicats d'hôtesses de l'air et de stewards avaient appelé à cesser le travail à partir de vendredi
  • Une autre grève de trois jours est prévue chez Ryanair en Espagne du 30 juin au 2 juillet prochain

PARIS: A l'issue d'un weekend de grève dans plusieurs pays européens, la compagnie low-cost Ryanair a relevé "des perturbations mineures" sur son programme de vol et rejeté la responsabilité des annulations sur des évènements extérieurs, contredisant la version des syndicats.

"Moins de 2% des 9.000 vols de Ryanair opérant ce weekend (24/25/26 juin) ont été affectés par des grèves mineures et peu soutenues des équipages", a écrit la compagnie dans un communiqué.

Plusieurs syndicats d'hôtesses de l'air et de stewards avaient appelé à cesser le travail à partir de vendredi et pour plusieurs jours, en Espagne, au Portugal et en Belgique. En Italie et en France, la grève a débuté samedi.

La compagnie irlandaise a attribué l'annulation d'un certain nombre vols "en provenance de l’Espagne, de l’Italie, du Royaume-Uni et de la France" à une grève au centre de contrôle aérien (ATC) de Marseille ainsi qu'à des orages dans le sud de l'Europe.

Une affirmation contestée par les syndicats de personnels navigants commerciaux (PNC) comme le SNPNC en France. Samedi, 36 vols sur 80 exploités par Ryanair ont été annulés en raison du mouvement de grève, selon le syndicat.

Dimanche, Damien Mourgues, le délégué syndical du SNPNC, chiffrait le nombre d'annulation à quatre à Bordeaux, onze à Marseille et une à Beauvais.

En Espagne, 75 vols ont été annulés samedi à Madrid, Barcelone, Palma, Ibiza, Santiago et Gerone, selon le syndicat USO (Union Sindical Obrera). Dimanche, 42 vols ont été annulés et une soixantaine ont connu des retards, selon la même source.

En Europe, l'aéroport de Charleroi en Belgique a été le plus touché avec 44 vols aller-retour annulés samedi mais aucun dimanche, selon le site de Ryanair Scorebuddy.

"Tous les passagers dont les vols ont été perturbés par des retards/grèves ATC ou des perturbations météorologiques ont été informés", a indiqué la compagnie sans préciser si elle mettait en place une procédure de remboursement.

Une autre grève de trois jours est prévue chez Ryanair en Espagne du 30 juin au 2 juillet prochain.