La coopération saoudo-jordanienne, un modèle pour l'ensemble des pays du Moyen-Orient

«Puisqu’une Jordanie stable est dans l’intérêt de l’Arabie saoudite, une Arabie saoudite forte est également au cœur des intérêts de la Jordanie», déclare Samih Maaitah, ancien ministre d’État jordanien aux Médias. (Photo Arab News).
«Puisqu’une Jordanie stable est dans l’intérêt de l’Arabie saoudite, une Arabie saoudite forte est également au cœur des intérêts de la Jordanie», déclare Samih Maaitah, ancien ministre d’État jordanien aux Médias. (Photo Arab News).
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Publié le Jeudi 23 juin 2022

La coopération saoudo-jordanienne, un modèle pour l'ensemble des pays du Moyen-Orient

  • La coopération entre Riyad et Amman est un «modèle» pour toute la région, selon les experts
  • L’administration du roi Salmane soutient les investissements bénéfiques pour les deux parties en vue de favoriser la création d’emplois et la croissance économique

AMMAN: La relation de longue date entre l’Arabie saoudite et la Jordanie est l’histoire de deux royaumes qui est devenue un «modèle» en matière de coopération régionale et panarabe. Elle devrait être renforcée par plusieurs nouvelles initiatives sur les plans politique et économique, selon les experts.

Avant la prochaine visite du prince héritier Mohammed ben Salmane en Jordanie, les observateurs mettent l’accent sur la longue histoire commune, la culture et les valeurs similaires des deux peuples, qui ont eu une incidence sur les relations diplomatiques.

«La diplomatie n’est pas le mot adéquat pour décrire les relations entre Amman et Riyad. Il s’agit d'histoire, de géographie, de politique et d’intérêts communs», déclare Samih Maaitah, ancien ministre d’État jordanien aux Médias.

Dans un entretien accordé à Arab News, M. Maaitah explique que les deux nations sont devenues un «modèle» de coopération et de coordination régionales grâce à «un certain nombre de faits, dont, principalement, des similitudes au niveau du système politique et du dirigeant».

M. Maaitah, écrivain prolifique, précise que les deux pays ont depuis longtemps adopté une approche politique similaire sur les questions régionales et internationales, notamment au sujet de la Palestine, l’Iran, l’Irak, la Syrie et le Yémen. Cela comprend la lutte contre le terrorisme et, «de nos jours, [contre] le trafic de drogue [à partir de la Syrie]».

«Puisqu’une Jordanie stable est dans l’intérêt de l’Arabie saoudite, une Arabie saoudite forte est également au cœur des intérêts de la Jordanie. Un partenariat stratégique constant entre Amman et Riyad constitue une priorité absolue et il ne saurait être compromis ou sacrifié. Les dirigeants des deux pays en sont pleinement conscients et ils agissent en conséquence.»

Amer Sabaileh, analyste stratégique et professeur d’université jordanien, confirme les propos de M. Maaitah, saluant le progrès au niveau des relations et appelant à une coopération et une coordination politiques plus fortes.

M. Sabaileh déclare à Arab News que la Jordanie devrait jouer un rôle dans «l’initiative Vision 2030 de l’Arabie saoudite et le plan ambitieux de ses dirigeants pour l’ensemble de la région».

«L’Arabie saoudite a une vision stratégique progressiste et ambitieuse pour l’ensemble de la région du Moyen-Orient et la Jordanie doit, de toute urgence, miser sur la visite du prince héritier du Royaume à Amman.»

«La coopération et la coordination constantes entre la Jordanie et l’Arabie saoudite servent les intérêts de toute la région», ajoute-t-il.

L’Arabie saoudite est le plus grand partenaire économique de la Jordanie, avec des investissements de plus de 13 milliards de dollars (1 dollar = 0,95 euro). Le commerce entre les deux nations a atteint 5 milliards de dollars en 2021.

Selon la Banque mondiale, l’Arabie saoudite est le plus grand donateur pour la Jordanie. Elle aurait accordé à sa voisine une aide financière directe de 3 milliards de dollars, soit environ 8% du PIB de la Jordanie.

Au mois d’avril de cette année, l’Arabie saoudite a envoyé 50 millions de dollars en financement direct à la Jordanie, le quatrième versement sur les cinq que Riyad a promis au pays. Selon l’agence de presse saoudienne, cette aide s’inscrit dans le cadre d’un accord de 2018 entre l’Arabie saoudite, le Koweït et les Émirats arabes unis qui vise à fournir une aide économique de 2,5 milliards de dollars à la Jordanie.

Le Fonds d’investissement saoudo-jordanien, soutenu par le Fonds public d’investissement saoudien, a récemment signé un accord avec la Jordanie pour investir 400 millions de dollars dans un établissement de santé à l’intérieur du pays.

Le projet a été décrit comme le «point culminant» des investissements saoudiens en Jordanie.

EN BREF

RELATIONS DIPLOMATIQUES

Le 22 mars 1945 L’Arabie saoudite et la Jordanie cofondent la Ligue arabe au Caire avec quatre autres membres pour coordonner les questions politiques, mener des études et organiser des comités sur des questions d’intérêt commun.

Le 3 juin 1999 Le prince héritier Abdallah ben Abdelaziz s’entretient avec le roi Abdallah II de Jordanie sur les dernières évolutions ayant trait au processus de paix au Moyen-Orient.

Le 10 mai 2011 La Jordanie demande à adhérer au Conseil de coopération du Golfe.

Le 27 mars 2017 Le roi Salmane arrive à Amman pour une réunion avec le roi Abdallah II de Jordanie. Quinze accords et un milliard de dollars (1 dollar = 0,95 euro) inaugurent une nouvelle ère économique entre les deux nations.

Le 29 octobre 2019 Le roi Abdallah II participe à la conférence Future Investment Initiative à Riyad.

Le 8 mars 2021 Le roi Abdallah II de Jordanie arrive à Riyad. Les dirigeants passent en revue les relations et la coopération conjointe pour établir davantage de possibilités prometteuses.

Le 26 janvier 2022 L’Arabie saoudite et la Jordanie coopèrent au sein de Neom pour mettre en place des projets et des partenariats qui pourraient potentiellement être bénéfiques pour les deux parties dans des secteurs cruciaux et stratégiques, en particulier les secteurs de l’énergie et du dessalement de l’eau dans la mer Rouge.

Lors de la cérémonie de signature, le Premier ministre jordanien, Bisher al-Khasawneh, soutient que les dirigeants des deux nations entretiennent une relation profonde. Il appelle par ailleurs à une plus grande coopération à tous les niveaux.

Soutenant ce point de vue, l’ambassadeur de l’Arabie saoudite auprès de la Jordanie, Naïf ben Bandar al-Sudairi, affirme que le Royaume désire renforcer ses relations avec la Jordanie.

Le président du Fonds d’investissement saoudo-jordanien, Hicham Attar, explique que l’objectif principal de son institution est de contribuer à la croissance économique en Jordanie grâce à des investissements à long terme dans des secteurs stratégiques clés qui reflètent la vision des dirigeants des deux pays.

Il a également mis en lumière les objectifs de l’initiative Vision 2030 de l’Arabie saoudite et la stratégie du Fonds public d’investissement du Royaume pour promouvoir davantage l’intégration économique. Le Fonds d’investissement saoudo-jordanien cherche à devenir l’investisseur le plus influent en Jordanie.

Ce dernier et le gouvernement jordanien, représenté par le Fonds d’investissement jordanien, ont signé le 16 juin un protocole d’accord qui permettrait au Fonds d’investissement saoudo-jordanien d’accroître les investissements dans le projet de réseau ferroviaire national.

Ce projet comprend la construction d’une ligne ferroviaire de 418 kilomètres qui reliera le terminal à conteneurs d’Aqaba au port terrestre de Madouna, dans le sud d’Amman, pour l’expédition de conteneurs, de phosphate, de céréales et d’automobiles, selon un communiqué du Fonds d’investissement saoudo-jordanien.

Au mois de juin 2021, le Fonds d’investissement saoudo-jordanien a fait part d’un investissement de 15 millions de dollars dans la principale société technologique jordanienne OpenSooq, une application mobile de commerce électronique qui permet la vente aux consommateurs dans le cadre de sa stratégie d’investissement en matière de croissance du capital.

Le fonds a déclaré à l’époque que les investissements visaient à renforcer l’environnement entrepreneurial en Jordanie, ce qui pourrait soutenir le développement des entreprises locales et leur offrir une possibilité d’expansion régionale.

En mars de cette année, un accord bilatéral qui pourrait valoir plus d’un milliard de dollars a été signé par des chefs d’entreprise de La Mecque et d’Amman.

Lors de la cérémonie de signature entre la Chambre de commerce et d’industrie de La Mecque et son homologue d’Amman, le ministre jordanien de l’Industrie, du Commerce et de l’Approvisionnement, Yousef Mahmoud al-Shamali, déclare: «Il est nécessaire de renforcer ces relations pour dépasser le milliard de dollars», précisant que «la ville d’Amman est fière des produits saoudiens» et que «les investissements saoudiens sont les plus importants en Jordanie».

Jamel Shalabi, professeur de sciences politiques à l’université hachémite de Jordanie, explique que l’Arabie saoudite a transformé sa coopération économique avec la Jordanie d’«une aide en espèces à un investissement direct dans les services et les projets d’infrastructure».

«C’est très intelligent et plus durable; cela a des répercussions directes sur la création d’emplois et l’accélération de la croissance économique», souligne-t-il lors d’une cérémonie marquant le centenaire de l’État jordanien à l’université en avril.

Les fonds envoyés de l’Arabie saoudite vers la Jordanie ont augmenté de 16,4 millions de dollars pour atteindre 1,1 milliard de dollars au cours des quatre premiers mois de 2022, soit une augmentation d’1,5% par rapport à la même période l’an dernier.

Les données de la Banque centrale de Jordanie montrent que ces fonds s’élevaient à 3,4 milliards de dollars à la fin de l’année 2021. La plupart des fonds des expatriés jordaniens proviennent des pays du Golfe et de l’Arabie saoudite en particulier.

Un sondage d’opinion mené par le Centre d’études stratégiques de l’université de Jordanie au mois de mars révèle que les Jordaniens considèrent une «relation institutionnalisée avec l’Arabie saoudite» comme une priorité absolue pour leur pays.

Le sondage montre également que 37% des Jordaniens considèrent l’Arabie saoudite comme le plus grand soutien économique et politique de leur pays et le «voisin le plus proche sur le plan de la culture et des traditions».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Attentats à Damas: les autorités arrêtent des membres d'une cellule «affiliée à l'EI»

Les autorités syriennes ont annoncé jeudi soir l'arrestation des membres d'une cellule "affiliée à l'organisation Etat islamique" (EI) après deux attentats à la bombe survenus mardi à Damas pendant la visite du président français Emmanuel Macron. (AFP)
Les autorités syriennes ont annoncé jeudi soir l'arrestation des membres d'une cellule "affiliée à l'organisation Etat islamique" (EI) après deux attentats à la bombe survenus mardi à Damas pendant la visite du président français Emmanuel Macron. (AFP)
  • Les auteurs présumés ont été arrêtés simultanément dans "différents lieux à Damas et ses environs", avait auparavant précisé un communiqué du ministère, citant spécifiquement quatre quartiers
  • Deux d'entre eux abritent des membres de la communauté alaouite, dont est issu le clan de l'ex-président Bachar al-Assad

DAMAS: Les autorités syriennes ont annoncé jeudi soir l'arrestation des membres d'une cellule "affiliée à l'organisation Etat islamique" (EI) après deux attentats à la bombe survenus mardi à Damas pendant la visite du président français Emmanuel Macron.

"La cellule responsable des attaques terroristes qui ont ciblé Damas il y a deux jours est désormais entre nos mains", a déclaré sur X le ministre de l'Intérieur Anas Khattab.

"Une fois l'enquête terminée, nous révélerons au public l'identité des membres de la cellule, leur rôle ainsi que leurs affiliations", a ajouté le ministre de l'Intérieur.

Ahmad al-Dalati, chef de la sécurité intérieure pour la région de Damas, a plus tard déclaré à la télévision d'Etat syrienne que les premières investigations avaient montré que "la cellule était affiliée au groupe EI (Etat islamique)".

Les auteurs présumés ont été arrêtés simultanément dans "différents lieux à Damas et ses environs", avait auparavant précisé un communiqué du ministère, citant spécifiquement quatre quartiers. Deux d'entre eux abritent des membres de la communauté alaouite, dont est issu le clan de l'ex-président Bachar al-Assad.

Une personne est morte et 36 autres ont été blessées dans l'explosion quasi simultanée de deux bombes artisanales mardi matin, déposées à proximité de l'hôtel Four Seasons où M. Macron venait de passer la nuit.

L'une des bombes "artisanales" était placée dans une benne à ordures et l'autre dans un véhicule près de l'hôtel, dans le centre de la capitale, ont précisé les autorités.

Des journalistes de l'AFP ont vu des traces de sang sur le trottoir près du luxueux hôtel et les fenêtres du ministère du Tourisme, qui lui fait face, brisées.

A ce moment-là, le chef d'Etat était déjà parti pour s'entretenir avec son homologue Ahmad al-Chareh.

"A vos côtés" 

Lors d'une conférence de presse conjointe organisée après l'explosion, Emmanuel Macron a affirmé que ces attentats ne devaient pas "déstabiliser" la Syrie, qui sort d'une guerre civile de près de 14 ans (2011-2024).

Ahmad al-Chareh a pour sa part salué "le courage" du président français qui a maintenu sa visite.

Les deux pays se sont entendus pour reprendre les relations au niveau des ambassadeurs "le plus tôt possible" selon M. Chareh.

Il s'agissait de la première visite d'un dirigeant d'une puissance occidentale depuis l'arrivée au pouvoir d'une coalition islamiste après plus de 13 années de guerre civile.

Emmanuel Macron avait déjà été le premier dirigeant occidental à accueillir Ahmad al-Chareh, en mai 2025, s'affichant à l'Elysée avec cet ancien jihadiste.

Soutenue par Washington, la Syrie a rejoint l'an dernier la coalition internationale contre l'Etat islamique.

Le groupe jihadiste s'était emparé en 2014 de vastes territoires en Syrie avant d'être défait en 2019 par les forces kurdes syriennes, aidées par la coalition antijihadiste. Il conserve cependant des cellules dormantes et a appelé à défier le pouvoir.

Damas a connu plusieurs incidents au cours des derniers mois. Le 2 juillet, un attentat à la bombe perpétré dans un café du centre de la capitale a fait 10 morts et un vingtaine de blessés.


Le Liban annonce qu'une délégation américaine supervisera le début du retrait israélien

L'ambassadeur des Etats-Unis au Liban a informé le président libanais jeudi de la venue prochaine d'une délégation américaine pour superviser le début de l'application du retrait israélien de "zones pilotes" dans le sud, a rapporté la présidence. (AFP)
L'ambassadeur des Etats-Unis au Liban a informé le président libanais jeudi de la venue prochaine d'une délégation américaine pour superviser le début de l'application du retrait israélien de "zones pilotes" dans le sud, a rapporté la présidence. (AFP)
  • Reçu par le président libanais Joseph Aoun, l'ambassadeur américain Michel Issa l'a informé qu'une "délégation militaire arriverait à Beyrouth dans les prochains jours pour coordonner et définir le mécanisme de mise en œuvre sur le terrain" de la clause
  • "La première zone pilote sera lancée d'ici quelques jours, et d'autres zones pilotes sont actuellement à l'étude et en cours de planification", a précisé, sous couvert d'anonymat, un responsable américain à Washington

BEYROUTH: L'ambassadeur des Etats-Unis au Liban a informé le président libanais jeudi de la venue prochaine d'une délégation américaine pour superviser le début de l'application du retrait israélien de "zones pilotes" dans le sud, a rapporté la présidence.

Un accord-cadre conclu à Washington le 26 juin entre le Liban et Israël, en guerre depuis des décennies, prévoit que l'armée libanaise commence à se déployer dans des zones dont se retirerait Israël, qui occupe une partie du sud, sous réserve du désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Reçu par le président libanais Joseph Aoun, l'ambassadeur américain Michel Issa l'a informé qu'une "délégation militaire arriverait à Beyrouth dans les prochains jours pour coordonner et définir le mécanisme de mise en œuvre sur le terrain" de la clause relative aux "zones pilotes", selon un communiqué de la présidence.

"La première zone pilote sera lancée d'ici quelques jours, et d'autres zones pilotes sont actuellement à l'étude et en cours de planification", a précisé, sous couvert d'anonymat, un responsable américain à Washington.

Il a déclaré que le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) assurerait la coordination avec les deux pays concernant ces zones.

"Nous allons bientôt entamer des discussions avec des partenaires internationaux afin d'aider le gouvernement libanais à rétablir effectivement sa souveraineté dans ces zones, puis plus largement sur l'ensemble de son territoire", a ajouté ce responsable.

Il a confirmé que les discussions prévues à Rome les 15 et 16 juillet entre Israël et le Liban auraient bien lieu, après qu'une source diplomatique eut indiqué plus tôt à l'AFP que le Liban avait exigé un retrait israélien avant de participer aux pourparlers.

Le président libanais Joseph Aoun a de son côté appelé une nouvelle fois les Etats-Unis à "faire pression sur Israël". Il a également souligné, devant des visiteurs, "l'importance de parvenir à mettre fin à l'état d'hostilité" avec son voisin.

L'accord-cadre n'établit pas de calendrier de retrait du sud du Liban, où Israël a annoncé vouloir pour l'heure maintenir ses troupes dans une zone pouvant s'étendre jusqu'à dix kilomètres de sa frontière.

Il a été conclu à l'issue de cinq cycles de négociations entre le Liban et Israël, inédites depuis des décennies, à Washington.

Les négociations de Rome seront suivies par une visite de M. Aoun aux Etats-Unis, prévue le 21 juillet selon l'ambassade libanaise à Washington.

Le Hezbollah, qui a entraîné le Liban dans la guerre régionale en mars en soutien à Téhéran, est opposé aux négociations directes avec Israël et refuse d'être désarmé.

"Aucune clause de l'accord ne passera", a une nouvelle fois martelé cette semaine le chef du Hezbollah Naïm Kassem.


Gaza: des tirs israéliens font 9 morts, selon les secours

Neuf personnes ont été tuées mercredi par des tirs israéliens dans la bande de Gaza, selon la Défense civile et des sources médicales du territoire palestinien, ravagé par la guerre entre le Hamas et Israël. (AFP)
Neuf personnes ont été tuées mercredi par des tirs israéliens dans la bande de Gaza, selon la Défense civile et des sources médicales du territoire palestinien, ravagé par la guerre entre le Hamas et Israël. (AFP)
  • L'hôpital Nasser, situé dans le sud de Gaza à Khan Younès, a annoncé avoir reçu les dépouilles de quatre personnes, dont une femme, âgées de 10 à 39 ans et tuées dans une frappe aérienne visant une tente de déplacés
  • L'établissement a également indiqué avoir reçu le corps d'Ahmad Salim, un chauffeur de camion tué par des tirs israéliens à al-Mawasi, une zone située dans le sud de Gaza

GAZA: Neuf personnes ont été tuées mercredi par des tirs israéliens dans la bande de Gaza, selon la Défense civile et des sources médicales du territoire palestinien, ravagé par la guerre entre le Hamas et Israël.

La Défense civile, un organisme opérant sous l'autorité du mouvement islamiste Hamas, a recensé neuf morts en plusieurs endroits, dans des frappes aériennes et des tirs.

L'hôpital Nasser, situé dans le sud de Gaza à Khan Younès, a annoncé avoir reçu les dépouilles de quatre personnes, dont une femme, âgées de 10 à 39 ans et tuées dans une frappe aérienne visant une tente de déplacés.

L'établissement a également indiqué avoir reçu le corps d'Ahmad Salim, un chauffeur de camion tué par des tirs israéliens à al-Mawasi, une zone située dans le sud de Gaza.

L'armée israélienne a affirmé que M. Salim s'était dirigé en courant vers des soldats qui interrogeaient d'autres chauffeurs de camion interpellés.

Les soldats ont ouvert le feu dans sa direction après "avoir identifié une menace immédiate", a précisé l'armée, affirmant enquêter sur les autres incidents survenus mercredi.

L'hôpital Al-Chifa, à Gaza-ville, a de son côté déclaré avoir reçu quatre corps: celui d'un enfant tué par des tirs israéliens dans l'est de la ville, celui d'un homme tué dans une frappe aérienne dans l'ouest et deux autres tués dans un bombardement ayant visé un véhicule.

L'armée israélienne a confirmé à l'AFP avoir mené une frappe aérienne sur la ville de Gaza, mais a dit ne pas "être au courant" d'un bombardement dans l'ouest de la ville.

Israël et le Hamas s'accusent presque quotidiennement de violer le cessez-le-feu dans le territoire dévasté.

Au moins 1.084 Palestiniens y ont été tués depuis son entrée en vigueur en octobre, selon le ministère de la Santé du territoire, également placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.

Dans le même temps, Israël a recensé cinq soldats et un contractuel travaillant pour le ministère de la Défense tués dans le territoire palestinien.

Les restrictions imposées aux médias et l'accès limité à Gaza empêchent l'AFP de vérifier de manière indépendante les bilans ou de couvrir librement les violences sur place.