Pour Florentino Perez, Mbappé «a cédé a une pression politique et économique»

L'attaquant français Kylian Mbappé assiste au match de football UEFA Nations League - League A Group 1 entre la France et la Croatie au Stade de France à Saint-Denis, à la périphérie de Paris, le 13 juin 2022. (Photo, AFP)
L'attaquant français Kylian Mbappé assiste au match de football UEFA Nations League - League A Group 1 entre la France et la Croatie au Stade de France à Saint-Denis, à la périphérie de Paris, le 13 juin 2022. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 16 juin 2022

Pour Florentino Perez, Mbappé «a cédé a une pression politique et économique»

L'attaquant français Kylian Mbappé assiste au match de football UEFA Nations League - League A Group 1 entre la France et la Croatie au Stade de France à Saint-Denis, à la périphérie de Paris, le 13 juin 2022. (Photo, AFP)
  • «Il a toujours déclaré que son rêve était de jouer au Real Madrid et environ quinze jours avant (d'annoncer sa décision), la situation avait changé à cause de la pression politique et économique » qu'il a subie, a estimé le président madrilène
  • Kylian Mbappé et Emmanuel Macron ont échangé au téléphone avant que l'attaquant français ne prenne sa décision

MADRID: Le président du Real Madrid Florentino Perez a accusé l'attaquant du PSG, Kylian Mbappé d'avoir cédé à des « pressions politiques et économiques » pour renouveler son contrat avec le club français, dans une interview à l'émission « El Chiringuito ». 

« Il a toujours déclaré que son rêve était de jouer au Real Madrid et environ quinze jours avant (d'annoncer sa décision), la situation avait changé à cause de la pression politique et économique » qu'il a subie, a estimé mercredi soir le président madrilène, sur la chaine Mega. 

Perez, qui ne s’était pas encore exprimé publiquement sur le transfert avorté de Mbappé à Madrid le 22 mai dernier, a insisté longuement sur l’aspect politique décisif, selon lui, pour faire pencher la balance en faveur du PSG. 

« Cela, plus l'argent et le leadership sportif, l'a fait changer d'avis. Quand on se retrouve dans une situation de panique comme celle-là, on essaie de s'en sortir par tous les moyens, je le comprends même, parce que ce n'est pas facile de recevoir un appel du président de la République », a poursuivi Florentino Perez. 

Kylian Mbappé et Emmanuel Macron ont échangé au téléphone avant que l'attaquant français ne prenne sa décision. L'attaquant a dit avoir apprécié les « bons conseils » du président français, et ce dernier a assuré que Mbappé avait fait son choix « en conscience ». 

« Ici, il est difficile de comprendre que le roi d'Espagne appelle un club... C'est une chose très difficile à comprendre (...). Je crois d’ailleurs que ça n’est pas un très bon signe pour le reste des clubs en France », a ajouté le président du Real Madrid, expliquant aussi la décision de l'attaquant français par les relations entre le Qatar, propriétaire du PSG depuis 2011 via son fonds souverain, et la France. 

La Super Ligue « toujours en vie » 

« Il a deux États, le Qatar et la France, qui sont liés, et le Qatar demande quelque chose au président français... et je le comprends comme ça parce que sinon c'est impossible », a-t-il poursuivi. 

Le président merengue n’a toutefois pas fermé définitivement la porte à Mbappé. « Pas maintenant, parce que ce Mbappé n'est pas mon Mbappé », a-t-il répondu lorsqu'il lui était demandé s'il rêvait encore de voir la star française sous le maillot du Real Madrid. 

« Maintenant, si ça change, la vie prend mille tours », a-t-il dit, insistant sur le fait qu'« aucun joueur dans toute l'histoire du Real Madrid n'a été au-dessus des autres ». 

Perez est aussi revenu sur la Super Ligue, cette compétition privée qu’il portait avec onze autres grands clubs européens et qui avait ébranlé l’équilibre du football l’an dernier, assurant que le projet était « toujours en vie ». 

La Super Ligue « est toujours vivante », a affirmé Perez en attendant une décision de la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE), qui doit examiner les 11 et 12 juillet un litige entre l'UEFA et les promoteurs de cette compétition. 

En mai dernier, Aleksander Ceferin, le président de l'UEFA, farouche opposant à la Super Ligue qui remettait en cause l’hégémonie de l’instance européenne, avait assuré qu’elle était « terminée pour au moins vingt ans ». 

Des douze clubs, seuls trois --la Juventus Turin, le Real Madrid et le FC Barcelone-- clament toujours leur ambition de faire aboutir ce tournoi privé. 


L'Iran refuse de négocier directement avec les États-Unis

Un Iranien marche sous une bannière du guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, lors d'une journée pluvieuse à Téhéran, le 5 avril 2025. (Photo ATTA KENARE / AFP)
Un Iranien marche sous une bannière du guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, lors d'une journée pluvieuse à Téhéran, le 5 avril 2025. (Photo ATTA KENARE / AFP)
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  • Le mois dernier, Donald Trump a adressé une lettre aux dirigeants iraniens dans laquelle il propose d'engager des négociations sur leur programme nucléaire
  • « Des négociations directes avec une partie qui menace constamment de recourir à la force (...) et dont les différents responsables expriment des positions contradictoires n'auraient pas de sens », a déclaré le ministre iranien des Affaires étrangères.

TEHERAN : L'Iran a rejeté dimanche tout dialogue direct avec les États-Unis, estimant que cela « n'aurait aucun sens », alors que le président américain Donald Trump suggère des pourparlers directs et menace de bombarder le pays en cas d'échec de la diplomatie.

Les pays occidentaux, les États-Unis en tête, soupçonnent l'Iran de vouloir se doter de l'arme nucléaire depuis des décennies. Téhéran rejette ces allégations et affirme que ses activités nucléaires n'ont qu'une finalité civile, notamment en matière d'énergie.

Le mois dernier, Donald Trump a adressé une lettre aux dirigeants iraniens dans laquelle il propose d'engager des négociations sur leur programme nucléaire. Mais le président américain a également menacé de bombarder l'Iran en cas d'échec de la diplomatie et a pris des sanctions supplémentaires à l'encontre du secteur pétrolier iranien. 

« Des négociations directes avec une partie qui menace constamment de recourir à la force (...) et dont les différents responsables expriment des positions contradictoires n'auraient pas de sens », a déclaré samedi soir le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi, selon des propos rapportés dimanche par son ministère.

« Mais nous restons attachés à la diplomatie et sommes prêts à essayer la voie de négociations indirectes », a ajouté M. Araghchi. 

Jeudi, le président américain a affirmé qu'il préférait mener des « négociations directes » avec l'Iran.

« À quoi bon menacer si l'on veut négocier ? », s'est interrogé samedi le président iranien, Massoud Pezeshkian, élu l'an dernier avec la promesse de reprendre le dialogue avec l'Occident afin d'obtenir un allègement des sanctions pour relancer l'économie.

En 2015, l'Iran a conclu un accord avec les membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU (Chine, Russie, États-Unis, France et Royaume-Uni) et l'Allemagne pour encadrer ses activités nucléaires.

Le texte prévoyait un allègement des sanctions en échange d'une limitation des activités nucléaires iraniennes. 

En 2018, Donald Trump a retiré son pays de l'accord avec fracas durant son premier mandat et rétabli les sanctions. En guise de représailles, l'Iran s'est désengagé du texte et a accéléré son programme nucléaire.

L'Iran ne cherche pas à se doter de l'arme nucléaire, mais « n'aura d'autre choix que de le faire » en cas d'attaque contre le pays, a mis en garde lundi Ali Larijani, un proche conseiller du guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei.


Netanyahu rencontrera lundi Trump à la Maison Blanche

Le président américain Donald Trump et  le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (Photo AFP)
Le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (Photo AFP)
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  • Le président américain Donald Trump accueillera le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à la Maison Blanche, lundi, pour aborder plusieurs sujets, des droits de douane à l'Iran.
  • Israël se verra ainsi infliger des tarifs douaniers s'élevant à 17 %.

JERUSALEM : Le président américain Donald Trump accueillera le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à la Maison Blanche, lundi, pour aborder plusieurs sujets, des droits de douane à l'Iran, ont annoncé samedi ses services.

« Les deux dirigeants vont s'entretenir des droits de douane, des efforts pour ramener les otages israéliens, des relations israélo-turques, de la menace iranienne et de la lutte contre la Cour pénale internationale », a déclaré le bureau du Premier ministre dans un communiqué. 

Une grande partie des produits que les États-Unis importent du reste du monde sont soumis, depuis samedi, à des droits de douane additionnels de 10 %, mais l'addition sera encore plus lourde dès le 9 avril pour certains pays qui exportent plus qu'ils n'importent auprès du partenaire américain.

Israël se verra ainsi infliger des tarifs douaniers s'élevant à 17 %.

Cette annonce intervient également au moment où un nouveau cessez-le-feu semble lointain dans le territoire palestinien de Gaza, où l'armée israélienne a intensifié ses opérations, et où les tensions autour du nucléaire iranien s'intensifient.

Le président américain, qui a appelé Téhéran à entamer des négociations sur son programme nucléaire, a menacé ces derniers jours de bombarder l'Iran en cas d'échec de la diplomatie.

L'Iran se dit prêt à discuter avec les États-Unis, mais a refusé des pourparlers directs sous la menace et la pression.


Londres accuse Israël d'avoir refoulé deux députés travaillistes britanniques

Le ministre britannique des Affaires étrangères David Lammy s'exprime lors d'une conférence de presse à Jérusalem le 15 août 2024. (Photo d'archives AFP)
Le ministre britannique des Affaires étrangères David Lammy s'exprime lors d'une conférence de presse à Jérusalem le 15 août 2024. (Photo d'archives AFP)
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  • Le ministre britannique des Affaires étrangères, David Lammy, a accusé  Dans la nuit de samedi à dimanche, Israël d'avoir refoulé deux députées travaillistes à leur entrée à l'aéroport international de l'État hébreu.
  • « Il est inacceptable, contre-productif et profondément inquiétant que deux membres du Parlement britannique, aient été interpellés et se soient vu refuser l'entrée par les autorités israéliennes », a tonné le chef de la diplomatie.

LONDRES : Le ministre britannique des Affaires étrangères, David Lammy, a accusé  Dans la nuit de samedi à dimanche, Israël d'avoir refoulé deux députées travaillistes à leur entrée à l'aéroport international de l'État hébreu, dans le cadre d'un voyage officiel.

« Il est inacceptable, contre-productif et profondément inquiétant que deux membres du Parlement britannique, dans le cadre d'une délégation parlementaire en Israël, aient été interpellés et se soient vu refuser l'entrée par les autorités israéliennes », a tonné le chef de la diplomatie dans un communiqué de son ministère publié sur X.

« J'ai clairement fait savoir à mes homologues du gouvernement israélien que nous n'accepterions pas un tel traitement réservé à des parlementaires britanniques avec qui nous sommes en contact et à qui nous apportons notre soutien », a insisté M. Lammy.

Le ministre a rappelé que « le gouvernement du Royaume-Uni restait focalisé sur la reprise du cessez-le-feu et des négociations pour mettre fin à l'effusion de sang, ainsi que sur la libération des otages et la fin du conflit dans la bande de Gaza ».

La diplomatie britannique n'a dévoilé aucun détail supplémentaire.

S'appuyant sur un communiqué du ministère israélien de l'Immigration cité par la chaîne de télévision Sky News, le journal The Guardian indique que les parlementaires refoulées à l'aéroport Ben Gourion, près de Tel-Aviv, sont deux femmes, Yuan Yang et Abtisam Mohamed. Elles sont soupçonnées d'avoir voulu « documenter les activités des forces de sécurité (israéliennes) et diffuser une haine contre Israël ».

Mercredi dernier, Hamish Falconer, sous-secrétaire d'État britannique aux Affaires étrangères, a dénoncé l'élargissement des opérations militaires d'Israël dans la bande de Gaza, se disant « profondément préoccupé » par la reprise des hostilités.

« La politique du gouvernement britannique et celle du gouvernement israélien diffèrent. Ces divergences persisteront jusqu'à ce que nous retrouvions la voie d'une solution à deux États », avait déclaré M. Falconer devant la commission des Affaires étrangères du Parlement britannique.