L'oeuvre sensible du dessinateur québécois Michel Rabagliati et son alter ego Paul

Michel Rabagliati revient en détail sur Paul, son alter ego de papier, ce «monsieur tout le monde» devenu un ambassadeur du Québec (Photo, AFP).
Michel Rabagliati revient en détail sur Paul, son alter ego de papier, ce «monsieur tout le monde» devenu un ambassadeur du Québec (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 30 avril 2022

L'oeuvre sensible du dessinateur québécois Michel Rabagliati et son alter ego Paul

  • Michel Rabagliati, 51 ans, arrive tardivement à la bande dessinée, «une troisième carrière après avoir été graphiste/typographe, puis illustrateur de magazines pendant des années»
  • Paul, on le voit aussi bien enfant qu'adolescent mais aussi père puis quinquagénaire séparé et un peu déprimé

MONTREAL: "J'aime extraire de la poésie de la banalité": figure incontournable de la bande dessinée québécoise, deux fois récompensé à Angoulême, Michel Rabagliati revient en détail sur Paul, son alter ego de papier, ce "monsieur tout le monde" devenu un ambassadeur du Québec.

Sorti récemment au Canada et attendu pour l'automne en France, "Paul: entretiens et commentaires" est un ouvrage qui mélange dessins inédits, entrevues et analyses de Michel Giguère, spécialiste du 9e art.

"Je pensais qu'un ouvrage comme ça sur mon œuvre arriverait peut-être plutôt après ma mort", lâche dans un éclat de rire Michel Rabagliati lors d'un entretien à l'AFP dans sa ville de Montréal.

"C'est un tour d'horizon inespéré sur mon travail depuis 23 ans!", ajoute le dessinateur, cheveux en bataille, barbe poivre et sel de quelques jours, sans cesser de jouer avec ses lunettes rectangulaires à monture noire.

Le livre représente en effet une plongée dans l'œuvre et la vie de Michel Rabagliati, qu'il a racontée via neuf albums de "Paul". Une série émouvante, drôle mais aussi un peu mélancolique. Et une ouverture sur le Québec malgré des thèmes universels.

Paul, on le voit aussi bien enfant qu'adolescent mais aussi père puis quinquagénaire séparé et un peu déprimé. Et puis on l'a vu à la pêche, dans le métro, au parc...

Ce nouvel ouvrage de 300 pages permet de découvrir les coulisses, les techniques narratives, l'art de la mise en scène, la composition de l'image de cette série traduite en une dizaine de langues et seule BD québécoise qui a fait l'objet d'une adaptation au cinéma.

En 2010, "Paul à Québec" a aussi reçu le Prix du public au Festival d'Angoulême et l'an passé, après la parution de "Paul à la maison", le 9e et dernier tome, Michel Rabagliati a remporté le prix de la série.

«Thérapie»

"Les gens se sont reconnus dans Paul, c'est un monsieur tout le monde, c'est facile de s'identifier à ce personnage-là" qui a une "vie ordinaire et des déconvenues", raconte encore Michel Rabagliati. "Les thèmes sont universels, le couple, les enfants, la belle-famille... c'est pour cela que ça marche" au Québec mais aussi en France.

Michel Rabagliati, 51 ans, arrive tardivement à la bande dessinée, "une troisième carrière après avoir été graphiste/typographe, puis illustrateur de magazines pendant des années".

Amateur de BD depuis l'enfance, le Montréalais s'est lancé "quand est arrivée la BD d'auteurs, les récits autobiographiques". Installé derrière son bureau dans les locaux de son éditeur de toujours La Pastèque, dans le Mile-End, quartier branché de la métropole francophone, il reconnaît que c'est aujourd'hui une forme de "thérapie".

"J'ai un personnage qui est assez facile à manier car c'est moi, donc je n'ai de compte à rendre à personne. Et puis, je n'ai pas tant de pudeur, dans +Paul à la maison+ on le voit assez à nu, assez +magané+ (fatigué, épuisé, NDRL) comme on dit ici. Il est en dépression, je le montre tel quel."

Faire vivre la langue québécoise est l'autre aspect de l'œuvre de Michel Rabagliati. Ce précurseur est fier de voir aujourd'hui un engouement plus grand pour les romans, les essais, et les bandes dessinées venus de la province francophone du Canada.

Il y a quelques semaines, l'autrice de bande dessinée Julie Doucet a remporté le Grand Prix du Festival d'Angoulême, plus prestigieuse récompense dans la bande dessinée. Elle est la première Canadienne et Québécoise consacrée.

"Les gens sont joueurs et prêts à découvrir maintenant un autre français, c'est tant mieux."


Asir modernise ses parcs en amont de l’afflux touristique estival

La municipalité d’Asir a commencé les préparatifs pour la saison touristique estivale 2026. (SPA)
La municipalité d’Asir a commencé les préparatifs pour la saison touristique estivale 2026. (SPA)
La municipalité d’Asir a commencé les préparatifs pour la saison touristique estivale 2026. (SPA)
La municipalité d’Asir a commencé les préparatifs pour la saison touristique estivale 2026. (SPA)
La municipalité d’Asir a commencé les préparatifs pour la saison touristique estivale 2026. (SPA)
La municipalité d’Asir a commencé les préparatifs pour la saison touristique estivale 2026. (SPA)
  • Le maire d’Asir, Abdullah Al-Jali, a indiqué qu’une équipe de 1 500 agents mène des opérations de nettoyage et de maintenance sur plus de 16 millions de mètres carrés d’espaces urbains

ABHA : La municipalité d’Asir a intensifié ses préparatifs pour la saison touristique estivale 2026, en procédant à la modernisation des routes, des infrastructures publiques et de son réseau de 671 parcs.

Le maire d’Asir, Abdullah Al-Jali, a précisé qu’une équipe de 1 500 agents est mobilisée pour des opérations de nettoyage et de maintenance couvrant plus de 16 millions de mètres carrés d’espaces urbains, afin d’améliorer l’expérience des visiteurs.

Pour faire face à une hausse attendue de la demande de services de plus de 40 % durant les pics de la saison estivale, des unités spécialisées ont été déployées, notamment le département de maintenance de l’éclairage avec 194 employés et 47 équipements, le département d’auto-maintenance avec 93 employés, ainsi que le département des équipements et des opérations avec 305 agents sur le terrain. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


La compositrice saoudienne Abeer Balubaid remporte le Concours de musique d'AlUla

La lauréate du Concours de musique d'AlUla, Abeer Balubaid, a reçu son prix des mains du maestro et président du jury Hany Farahat, du Dr Abdulrahman Alsuhaibani, vice-président de la Culture à la Commission royale pour AlUla, et de Hamad Alhomeidan, directeur des Arts et des Industries créatives à la Commission royale pour AlUla. (Photo fournie)
La lauréate du Concours de musique d'AlUla, Abeer Balubaid, a reçu son prix des mains du maestro et président du jury Hany Farahat, du Dr Abdulrahman Alsuhaibani, vice-président de la Culture à la Commission royale pour AlUla, et de Hamad Alhomeidan, directeur des Arts et des Industries créatives à la Commission royale pour AlUla. (Photo fournie)
  • Un événement destiné à célébrer et soutenir les talents musicaux du Royaume
  • Abeer Balubaid remporte le Concours de musique d'AlUla avec une œuvre inspirée de l'histoire, du patrimoine et des paysages emblématiques de la région

ALULA : La compositrice et pianiste saoudienne Abeer Balubaid a été désignée lauréate du Concours de musique d'AlUla lors d'une cérémonie organisée mercredi au Design Space AlUla.

En recevant son prix, Balubaid a déclaré : « C'est un honneur immense. Savoir que des visiteurs venus du monde entier découvriront cette composition en arrivant à AlUla est à la fois émouvant et inspirant.

« Cette œuvre établit un lien durable avec une destination d'une immense richesse culturelle. »

Le concours a été créé afin de célébrer et de soutenir les talents musicaux du Royaume, tout en encourageant les compositeurs à puiser leur inspiration dans la nature exceptionnelle, le patrimoine et l'identité culturelle d'AlUla.

Lancé par Arts AlUla, le pôle artistique et culturel de la Commission royale pour AlUla, le concours invitait les citoyens et résidents saoudiens à soumettre des compositions originales d'une durée de 30 à 60 secondes.

La composition gagnante de Balubaid sera diffusée sur la Route musicale d'AlUla, permettant aux visiteurs d'interagir avec une œuvre inspirée du site dès leur arrivée.

Le concours a attiré plus de 150 candidatures venues de tout le Royaume. Les deux finalistes étaient Ghida Knio et Abeer Balubaid.

Cette initiative a offert aux citoyens et résidents saoudiens une occasion unique de mettre en valeur leur créativité tout en contribuant à renforcer l'identité culturelle du Royaume.

Le jury était composé de Hany Farahat, président du jury, ainsi que d'Ines Abdeldayem, Mamdouh Saif et Hesham Nazih.

S'adressant à Arab News, Hany Farahat est revenu sur le processus de sélection et la manière dont le jury est parvenu à sa décision.

« Au total, 280 morceaux nous ont été transmis, à moi-même et aux membres du jury.

Nous ne savions pas à qui appartenaient ces œuvres. Nous ignorions s'il s'agissait d'un homme ou d'une femme, d'un citoyen saoudien ou d'un résident. Chacun a voté individuellement sur la plateforme de Live Nation.

Une fois les 280 morceaux évalués, nous nous sommes réunis. Live Nation nous a présenté les résultats, révélant que nous avions tous retenu les mêmes dix meilleures œuvres. C'était une véritable surprise. Sans nous consulter ni connaître les candidats, nous étions parvenus au même classement : les dix, puis les cinq, ensuite les trois finalistes, avant de désigner le lauréat.

Ce qui m'a particulièrement réjoui, c'est qu'au final, je ne savais pas que la gagnante était une femme, qu'elle était saoudienne, ni même qu'elle avait été mon élève au sein de l'orchestre saoudien. »

Balubaid a expliqué à Arab News comment elle avait composé cette œuvre et en quoi AlUla l'avait inspirée.

« Cette composition évoque l'histoire d'AlUla. Il fallait transmettre cette énergie afin que les visiteurs puissent la ressentir avant même d'y entrer.

Je me suis donc plongée dans l'essence d'AlUla. J'ai étudié son histoire, ses montagnes, ses sculptures, sa beauté, sa profondeur et les histoires humaines qui s'y rattachent. J'ai ressenti une grande intensité.

Cette œuvre est très spéciale pour moi. Je l'ai écrite en 2019, après le décès de mon père. Qu'il repose en paix. Elle s'intitule "Le Passage de la lumière" (Tariq Al-Noor). On y ressent les différentes transitions émotionnelles qui la traversent.

J'ai immédiatement pensé qu'elle correspondait parfaitement à l'esprit d'AlUla. »

Elle a ajouté : « J'espère que cette musique suscitera chez les visiteurs un sentiment d'attente, de curiosité et de connexion émotionnelle. Plus que tout, j'espère qu'elle leur offrira une introduction mémorable à AlUla et qu'elle reflétera la créativité ainsi que la richesse culturelle qui caractérisent cette destination. »

Hany Farahat a conclu : « La scène musicale et artistique saoudienne se porte très bien. Elle est prometteuse et possède un potentiel immense.

Nos jeunes artistes débordent d'idées remarquables. Cette initiative constitue une véritable graine pour de nombreux projets futurs, d'où émergeront des talents dont nous serons fiers. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le musée Al-Tayebat de Djeddah célèbre le patrimoine national

  • Costumes, textiles et objets artisanaux exposés au musée
  • Un pont entre les visiteurs locaux et internationaux et les cultures du Royaume

​​​RIYAD : Au musée Al-Tayebat, Cité internationale des sciences et du savoir à Djeddah, le Pavillon de la culture saoudienne ouvre une fenêtre vivante sur le patrimoine national, mettant en lumière l’authenticité de l’identité du Royaume et la richesse de ses multiples cultures.

Le pavillon s’est imposé comme l’une des attractions éducatives et touristiques les plus remarquables du Royaume, invitant les visiteurs à découvrir l’histoire des vêtements traditionnels et des costumes régionaux qui distinguent les différentes régions de l’Arabie saoudite à travers les siècles.

Le musée lui-même constitue un véritable monument culturel : il comprend 12 bâtiments patrimoniaux construits dans le style architectural traditionnel du Hijaz et abrite plus de 365 salles d’exposition.

Une grande partie de cet espace est consacrée aux costumes, textiles et savoir-faire artisanaux propres à chaque région, présentés de manière à associer le charme du passé à la rigueur de la documentation moderne.

Les couloirs du musée offrent un panorama visuel saisissant qui traverse l’ensemble du pays, du nord au sud et de l’est à l’ouest.

La région occidentale et le Hijaz ouvrent le parcours avec le zaboun féminin, les foulards maharem et la mudawwara, ainsi qu’avec la daqla, le gilet sidiriyah et le turban hijazi portés par les hommes. Ces tenues sont mises en valeur devant les rawasheen, les célèbres moucharabiehs en bois sculpté caractéristiques des maisons historiques de Djeddah.

Ailleurs dans le pavillon, les régions centrale et orientale affirment leur héritage à travers la splendeur du bisht d’Al-Ahsa, tissé à la main avec des fils dorés de zari, ainsi que des jalabiyas finement brodées.

La région méridionale attire ensuite le regard avec des couleurs inspirées directement de la nature : le mijnab et les chemises ornées de fils de canne aux teintes vives, exposés aux côtés de guirlandes parfumées et de bijoux traditionnels en argent.

Le nord raconte quant à lui son histoire à travers le mhawthal et les lourdes abayas conçues pour résister aux rigueurs de la vie désertique.

Selon Youssef Mohammed Kiki, superviseur général du musée, ces vêtements constituent de véritables documents historiques et sociaux, témoignant du mode de vie des populations, de leurs métiers et des conditions climatiques propres à chaque région.

Grâce à ces pièces rares, préservées pendant des décennies, le musée espère renforcer le lien des jeunes générations et des visiteurs avec le patrimoine national du Royaume. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com