Arabie saoudite: L’évolution du puits sacré de Zamzam à travers le temps

Des récipients de distribution de l’eau de Zamzam dans la mosquée du Prophète à Médine (Photo, SPA).
Des récipients de distribution de l’eau de Zamzam dans la mosquée du Prophète à Médine (Photo, SPA).
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Publié le Vendredi 08 avril 2022

Arabie saoudite: L’évolution du puits sacré de Zamzam à travers le temps

  • Les historiens et les géologues s’accordent à dire que le puits, situé près de la Kaaba, a au moins 4 000 ans
  • Une technologie moderne est utilisée pour s'assurer que l'eau soit propre à la consommation humaine et qu’elle puisse continuer de couler

LONDRES: L'eau de Zamzam, puisée du puits situé sous la Grande Mosquée de La Mecque, est au cœur même des anciennes croyances qui sous-tendent la religion islamique.
Pourtant, au XXIe siècle, la science et la technologie ont été mises à contribution afin de garantir que l'eau sacrée est propre à la consommation humaine et qu’elle continue de couler pour répondre aux besoins des millions de pèlerins qui visitent les Deux Saintes Mosquées chaque année.
Les historiens et les géologues s’accordent à dire que le puits de Zamzam, situé à seulement 20 mètres à l'est de la Kaaba dans la Grande Mosquée, pourrait avoir au moins 4 000 ans.
Les musulmans pensent qu’il a été construit au-dessus de la source qui a jailli miraculeusement afin de soulager les souffrances de Hajar et d’Ismaël, l'épouse et le fils du prophète Ibrahim, qui avaient été abandonnés dans le désert sur ordre d'Allah.
Considéré comme le recueil de hadiths le plus fiable parmi ceux répertoriant les paroles et les enseignements du prophète Mohammed, le Sahîh d'Al-Bukhârî datant du IXe siècle, raconte comment Hajar, dans sa quête désespérée pour l'eau, a couru sept fois entre les collines d’As-Safa et d’Al-Marwah avant que l'ange Jibril n’apparaisse et fasse jaillir l'eau du sol aride.
Selon le Centre d'études et de recherche de Zamzam du Service géologique saoudien, le nom Zamzam «provient de l'expression Zome Zome, qui signifie “arrêter de couler”, un ordre répété par Hajar lors de sa tentative de contenir l'eau de la source».
Au fil du temps, la zone entourant le puits est devenue un lieu de repos pour les caravanes, qui ont fini par devenir la ville de La Mecque, qui, en 570 de notre ère, est devenue le lieu de naissance du prophète Mohammed.
À un certain moment de l'ère ottomane, le puits a été enfermé dans un bâtiment. Au fil des siècles, il a subi de nombreuses modifications jusqu'à ce qu'il soit finalement démoli en 1964, lorsque le Mataf a dû être agrandi pour accueillir en toute sécurité le nombre toujours croissant de pèlerins. Le puits a été recouvert et son ouverture repositionnée dans un sous-sol à 2,5 mètres sous la surface.
De mémoire d’homme, l'eau était puisée du puits comme elle l'avait toujours été, tirée à la surface dans un seau au bout d'une corde, mais aujourd'hui, des pompes électriques peuvent tirer jusqu'à 18,5 litres par seconde. L'ancienne embouchure du puits, avec sa poulie et son seau, est visible dans l'exposition d'architecture des deux saintes mosquées à La Mecque.

Des bouteilles de cinq litres d'eau de Zamzam sont préparées au centre de distribution d'eau du roi Abdallah à La Mecque (Photo, @ReasahAlharmain).


L'eau de Zamzam provient de l'aquifère situé sous La Mecque, des couches d'alluvions (sable et gravier) au-dessus de roches aquifères qui absorbent les précipitations et les eaux de ruissellement des collines entourant la ville.
Le Centre d'études et de recherche de Zamzam du Service géologique saoudien est le seul organe responsable de la surveillance du niveau de l'eau dans le puits et dans l'aquifère environnant. Mais, malgré les grandes variations saisonnières des précipitations et le nombre sans cesse croissant de pèlerins, le puits ne s'est jamais asséché.
En 2013, l'ouverture du Projet d'eau de Zamzam du roi Abdallah ben Abdelaziz (KPZW), construit au coût de 700 millions de riyals saoudiens (1 riyal saoudien = 0,25 euro) a révolutionné la façon dont l'eau du puits était extraite, contrôlée, traitée et distribuée.
L'eau est pompée à travers des tuyaux souterrains en acier inoxydable jusqu'à l'usine du KPZW à Kudai, à cinq kilomètres au sud de la Grande Mosquée. Là, l’eau est purifiée et stérilisée à l'aide de filtres et de rayons ultraviolets. Ce processus est contrôlé et surveillé dans une salle de contrôle centrale de haute technologie.
Après traitement, l'eau est transférée vers l'un des deux réservoirs de stockage. Le premier, à Kudai, a une capacité de 10 000 mètres cubes et alimente par des canalisations les fontaines d'eau potable de la Grande Mosquée de La Mecque.
Depuis Kudai, une flotte de camions-citernes transporte jusqu'à 400 000 litres par jour vers le réservoir Sabeel du roi Abdelaziz à Médine, qui a une capacité de 16 000 mètres cubes et alimente en eau de Zamzam la mosquée du Prophète à Médine.
La Présidence générale des affaires de la Grande Mosquée et de la Mosquée du Prophète est chargée de veiller à ce que l'eau de Zamzam réponde aux normes internationales les plus strictes en matière d'eau potable. Sous sa direction, 100 échantillons aléatoires sont prélevés chaque jour et testés pour leur pureté microbiologique et chimique dans un laboratoire situé dans la Grande Mosquée.


Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les Émirats arabes unis affirment que l’Iran a ciblé un pétrolier d’ADNOC dans le détroit d’Ormuz, sans faire de victimes

Cette photo montre des navires naviguant près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
Cette photo montre des navires naviguant près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
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  • Les Émirats arabes unis affirment qu’un pétrolier d’ADNOC a été ciblé par un missile iranien dans le détroit d’Ormuz, sans faire de victimes
  • ADNOC indique que 15 de ses navires ont été attaqués depuis le début de la guerre, dont trois au cours de cette semaine

DUBAÏ : Les Émirats arabes unis ont déclaré samedi que l’Iran avait ciblé un pétrolier appartenant à l’Abu Dhabi National Oil Company (ADNOC) alors qu’il transitait par le détroit d’Ormuz.

Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères a condamné « l’attaque iranienne hostile visant un pétrolier appartenant à ADNOC au moyen d’un missile alors qu’il transitait par le détroit d’Ormuz, sans faire de victimes ».

« Cette attaque constitue une violation flagrante de la résolution 2817 du Conseil de sécurité, qui garantit la liberté de navigation et rejette le ciblage des navires commerciaux ou la perturbation des voies maritimes internationales », indique le communiqué publié par WAM.

Vendredi, ADNOC avait déclaré que, depuis le début de la guerre, 15 de ses navires avaient été attaqués dans le détroit d’Ormuz, « dont trois navires cette seule semaine ».

Le ministère saoudien des Affaires étrangères a exprimé la plus ferme condamnation du ciblage du pétrolier émirati alors qu’il traversait le détroit d’Ormuz, affirmant que « ces attaques rejetées constituent une agression contre la sécurité et la sûreté de la navigation maritime, ainsi que contre la sécurité des approvisionnements énergétiques mondiaux ». 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


L’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan signent l’accord de défense conjoint de La Mecque

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  • L’accord de défense conjoint de La Mecque prévoit que toute attaque armée contre l’un des trois pays sera considérée comme une attaque contre l’ensemble des signataires

LA MECQUE : L’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan ont signé vendredi à La Mecque un accord de défense visant à renforcer leur capacité de dissuasion commune et à élargir leur coopération militaire, a rapporté l’Agence de presse saoudienne (SPA).

L’accord de défense conjoint de La Mecque stipule qu’une attaque armée contre l’un des trois pays sera considérée comme une attaque contre tous.

Selon la SPA, le président turc Recep Tayyip Erdogan et le Premier ministre pakistanais Muhammad Shehbaz Sharif ont été reçus par le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Cour royale du palais Al-Safa, à La Mecque. Les dirigeants ont passé en revue les relations entre l’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan et ont discuté de questions d’intérêt commun.

La SPA indique que le Sommet de La Mecque sur la défense conjointe s’est tenu sur la base des liens historiques entre les trois pays, de leur solidarité islamique, de leurs intérêts stratégiques communs et de leur étroite coopération en matière de défense.

« L’accord reflète l’engagement des trois nations à renforcer leur sécurité collective et à promouvoir la paix, la sécurité et la stabilité dans la région ainsi que dans le reste du monde », a rapporté la SPA.

L’accord prévoit également le développement de tous les aspects de la coopération en matière de défense entre l’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan.


Le président turc Erdogan arrive à Djeddah pour une rencontre avec le prince héritier saoudien et le Premier ministre pakistanais

Le président turc Tayyip Erdogan tient une conférence de presse lors du sommet des dirigeants de l’OTAN à Ankara, en Turquie, le 8 juillet 2026. (Reuters/Archives)
Le président turc Tayyip Erdogan tient une conférence de presse lors du sommet des dirigeants de l’OTAN à Ankara, en Turquie, le 8 juillet 2026. (Reuters/Archives)
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  • Le dirigeant turc doit rencontrer le prince héritier Mohammed ben Salmane et le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif
  • Sharif et le chef de l’armée pakistanaise sont déjà en Arabie saoudite pour discuter des questions régionales et des relations bilatérales

ISLAMABAD : Le président turc Recep Tayyip Erdogan est arrivé vendredi à Djeddah, où il devrait rencontrer le prince héritier Mohammed ben Salmane et le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, sur fond de tensions régionales entre les États-Unis et l’Iran.

Sharif est arrivé à Djeddah jeudi pour une visite de trois jours à la tête d’une délégation comprenant le chef des forces de défense du Pakistan, le maréchal Syed Asim Munir, ainsi que des ministres fédéraux et des responsables gouvernementaux. Le porte-parole du ministère pakistanais des Affaires étrangères a indiqué que Sharif examinerait les relations bilatérales et discuterait des développements régionaux avec le prince héritier saoudien au cours de cette visite.

La visite de Sharif et d’Erdogan en Arabie saoudite intervient alors que la région du Moyen-Orient reste sous haute tension. Le président américain Donald Trump a annulé dimanche des frappes prévues contre l’Iran, affirmant que les pays du Moyen-Orient étaient parvenus à définir les « paramètres d’un accord » visant à mettre fin à la guerre avec l’Iran. Téhéran a également déclaré plus tôt cette semaine avoir conclu un accord avec Oman concernant une voie maritime pour les échanges via le détroit d’Ormuz.

La Turquie, l’Arabie saoudite, le Pakistan, le Qatar et d’autres pays de la région ont été étroitement impliqués dans les efforts visant à mettre fin à la guerre, qui a commencé en février lorsque les États-Unis et Israël ont lancé des frappes contre l’Iran.

« Notre président, Son Excellence Recep Tayyip Erdogan, effectuera une visite de travail d’une journée en Arabie saoudite le 7 août 2026 », a écrit Burhanettin Duran, responsable de la communication de la présidence turque, sur la plateforme de médias sociaux X.

« Dans le cadre de cette visite, il est prévu que Son Excellence le Président rencontre le prince héritier et Premier ministre d’Arabie saoudite, le prince Mohammed ben Salmane ben Abdelaziz Al Saoud, ainsi que le Premier ministre du Pakistan, Shehbaz Sharif. »

Les responsables pakistanais et saoudiens n’ont pas commenté la visite d’Erdogan en Arabie saoudite ni les sujets qui pourraient être abordés lors d’une éventuelle rencontre entre les dirigeants. Toutefois, l’agence de presse internationale AFP a rapporté, citant des sources, que l’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan devraient signer vendredi à Djeddah un accord conjoint de défense.

Selon l’agence, les puissances régionales cherchent à renforcer leurs liens sécuritaires dans un contexte de guerre entre les États-Unis et l’Iran, qui a impliqué les États du Golfe et perturbé la navigation dans le détroit d’Ormuz et la mer Rouge.

Le Pakistan et l’Arabie saoudite ont signé un pacte de défense historique en septembre 2025. L’accord stipule qu’une attaque contre l’un des deux pays serait considérée comme une attaque contre les deux, officialisant des décennies de coopération sécuritaire entre Islamabad et Riyad.

Cet accord de défense revêt une importance particulière alors que le Pakistan est le seul État doté de l’arme nucléaire dans la région, tandis que l’Arabie saoudite est une puissance économique majeure au Moyen-Orient.

Le Pakistan joue un rôle clé dans la médiation entre les États-Unis et l’Iran depuis le début de la guerre en février. La Turquie a également joué un rôle diplomatique dans les négociations visant à mettre fin à la guerre à Gaza. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com