Présidentielle française: Macron galvanise ses troupes avec un meeting géant

Le président français et candidat du parti libéral La République en marche (LREM) à la réélection Emmanuel Macron et son épouse Brigitte Macron partent après son premier et unique meeting de campagne à la Paris La Défense Arena à Nanterre, à la périphérie de Paris, le 2 avril , 2022 (Photo, AFP).
Le président français et candidat du parti libéral La République en marche (LREM) à la réélection Emmanuel Macron et son épouse Brigitte Macron partent après son premier et unique meeting de campagne à la Paris La Défense Arena à Nanterre, à la périphérie de Paris, le 2 avril , 2022 (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 03 avril 2022

Présidentielle française: Macron galvanise ses troupes avec un meeting géant

  • Le président-candidat est parti très tardivement en campagne, happé par la guerre en Ukraine
  • Devant plus de 30.000 personnes, il a longuement abordé la question du pouvoir d'achat

NANTERRE : En France, le président-candidat Emmanuel Macron a galvanisé ses troupes samedi lors d'un meeting géant près de Paris afin de conforter sa position de favori à la présidentielle face à la poussée dans les sondages de Marine Le Pen, une candidate d'extrême droite

Plus que pour le premier tour, où il est toujours en tête des intentions de vote, son entourage s'inquiète du resserrement de l'écart avec Mme Le Pen au second tour, plusieurs études le donnant vainqueur à 53% contre 47% pour son adversaire.

"La mobilisation, c'est maintenant", a lancé le chef de l'Etat, appelant à aller aux urnes face à la perspective d'une éventuelle défaite complètement improbable il y a une semaine encore, quand il comptait 12 points d'avance sur sa rivale. 

Devant plus de 30.000 personnes, il a longuement abordé la question du pouvoir d'achat -- principale préoccupation des Français dont Mme Le Pen a fait son cheval de bataille --, promettant "dès cet été" le triplement de la "prime Macron" pouvant aller "jusqu’à 6.000 euros, sans charge ni impôt".

Le chef de l'Etat s'est ensuite dit en faveur d'une retraite minimale à 1.100 euros pour les personnes ayant réalisé une carrière complète, ainsi que le recrutement de 50.000 soignants et infirmiers pour s'occuper des personnes âgées dépendantes.

Mais "il n'y pas d'argent magique" pour "financer tout cela", a-t-il prévenu, hostile à une augmentation des impôts et à un creusement de la dette. "Il faudra travailler plus et d'abord travailler plus longtemps parce que nous vivons plus vieux", a indiqué M. Macron, qui souhaite passer le départ à la retraite à 65 ans progressivement d'ici 2032, une mesure impopulaire.

Le président-candidat est parti très tardivement en campagne, happé par la guerre en Ukraine. Un conflit dans lequel il s'est fortement investi diplomatiquement, ce qui a dans un premier temps conforté sa stature présidentielle dans les sondages.

Mais pendant ce temps, Marine Le Pen a poursuivi sa campagne de terrain loin des métropoles, labourant des terres où les électeurs se sentent parfois délaissés.

«Président des riches»

Emmanuel Macron, parfois perçu comme de "président des riches" en accointance avec le monde de la finance, doit en outre faire face à la controverse provoquée par les informations sur le recours sous son mandat par les pouvoirs publics à des cabinets de conseil.

Les sondages sur les intentions de vote au second tour le 24 avril le donnent toujours vainqueur face à Mme Le Pen, comme lors du 2e tour de 2017, mais avec un score beaucoup plus étriqué qui se situe dans la marge d'erreur.

"A la même époque en 2017, elle était à 40, 41% face à Emmanuel Macron dans les sondages de 2e tour. Aujourd'hui elle est entre 46 et 47%, donc il y a une vraie progression", relevait vendredi soir sur la télévision France 5 le politologue Jérôme Fourquet.

Vendredi, en déplacement dans l'Est, la candidate d'extrême droite s'est dite "sereine", elle qui a largement poli son image ces dernières années et a été recentrée sur l'échiquier politique par l'irruption d'un autre candidat d'extrême droite, Eric Zemmour, plus radical qu'elle.

Cet ex-polémiste s'est encore une fois distingué samedi en visitant un marché aux puces sauvage d'un quartier populaire de Marseille (Sud), qui illustre selon lui le "grand remplacement", concept complotiste dénonçant une prétendue substitution organisée parle pouvoir des populations autochtones européennes par des immigrés notamment africains.

"Ici on a importé le tiers-monde et on a le tiers monde", a notamment lancé M. Zemmour devant ce marché de "biffins" où les vendeurs disposaient les objets, bric et broc à même le sol pour trois fois rien.

Sans le nommer, M. Macron a pourfendu lors de son meeting les tenants du "grand rabougrissement".

Troisième des sondages avec 15-16% des intentions de vote et éventuellement seul a même d'empêcher un second tour Macron-Le Pen, le candidat de la gauche radicale Jean-Luc Mélenchon a renvoyé les deux favoris dos à dos samedi à Paris.

"Le Pen présente la même fragilité que M. Macron, leur profonde indifférence à la maltraitance sociale", donc "on va convaincre, beaucoup de choses vont bouger" et "le vote est plus ouvert que beaucoup le pensent", a-t-il espéré.


La France et Israël veulent éviter que l'Iran se dote de l'arme nucléaire 

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot (à gauche), s'entretient avec le ministre grec des Affaires étrangères, Georgios Gerapetritis (à droite), avant le début d'une réunion du Conseil de l'Atlantique Nord en session des ministres des Affaires étrangères avec les partenaires indo-pacifiques, l'Australie, le Japon, la Nouvelle-Zélande et la République de Corée, au siège de l'OTAN à Bruxelles, le 3 avril 2025. (AFP)
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot (à gauche), s'entretient avec le ministre grec des Affaires étrangères, Georgios Gerapetritis (à droite), avant le début d'une réunion du Conseil de l'Atlantique Nord en session des ministres des Affaires étrangères avec les partenaires indo-pacifiques, l'Australie, le Japon, la Nouvelle-Zélande et la République de Corée, au siège de l'OTAN à Bruxelles, le 3 avril 2025. (AFP)
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  • Le ministre israélien, qui a rencontré dans la matinée son homologue français Jean-Noël Barrot, a souligné que l'Iran était une menace pour toute la région et pas seulement pour Israël
  • Dans ce contexte, Israël a des discussions avec la France et le Royaume Uni et "un dialogue plus intense" avec les Etats-Unis

PARIS: La France et Israël ont pour "objectif commun de ne pas laisser l'Iran se doter de l'arme nucléaire", a déclaré jeudi le chef de la diplomatie israélienne Gideon Saar lors d'une conférence de presse à Paris.

Le ministre israélien, qui a rencontré dans la matinée son homologue français Jean-Noël Barrot, a souligné que l'Iran était une menace pour toute la région et pas seulement pour Israël. Dans ce contexte, Israël a des discussions avec la France et le Royaume Uni et "un dialogue plus intense" avec les Etats-Unis.

Interrogé sur l'imminence d'un conflit direct avec l'Iran, Gideon Saar ne s'est toutefois pas prononcé. "Nous n'excluons pas la voie diplomatique", a-t-il dit. Les Iraniens "ont clairement indiqué qu'ils étaient prêts à une négociation indirecte avec les Etats-Unis et je ne serais pas surpris si cette négociation commençait", a-t-il dit.

Mercredi, le chef de la diplomatie française avait estimé que si les négociations sur le programme nucléaire iranien venaient à échouer, "une confrontation militaire" serait "presque inévitable".

L'inquiétude monte alors que les discussions semblent dans l'impasse et que la fenêtre pour négocier un nouveau traité avec Téhéran doit se refermer à l'automne.

"Il y a a une coopération entre l'Iran, le Hezbollah (libanais) et le Hamas (palestinien). Et nous ne laisserons pas faire les activités terroristes de là-bas contre Israël et nos civils", a par ailleurs dénoncé Gideon Saar.

Sur la reprise des opérations militaires meurtrières à Gaza, il a martelé que l'objectif israélien était d'anéantir toute menace du groupe islamiste palestinien Hamas.

Il a en outre assuré que son gouvernement était "engagé à faire libérer tous les otages". Il a balayé l'idée que celui-ci "sacrifiait" les otages, soulignant que les autorités rencontraient les familles des otages constamment et qu'elles ne portaient pas toutes le même point de vue sur la politique menée à Gaza.

Le Forum des familles, la plus grande association de proches d'otages en Israël, a accusé mardi le Premier ministre Benjamin Netanyahu de "sacrifier" les captifs à Gaza en ordonnant des frappes intenses sur le territoire palestinien.

La Défense civile de Gaza a indiqué qu'au moins 15 personnes avaient été tuées jeudi à l'aube dans des frappes aériennes israéliennes dans la partie nord du territoire palestinien, après un appel à évacuer de l'armée israélienne.

Concernant le Liban, où Israël a frappé à deux reprises la banlieue sud de Beyrouth en dépit du fragile cessez-le-feu conclu il y a 4 mois, M. Saar a affirmé que son pays souhaitait la stabilité au Liban, mais ne laisserait pas le mouvement pro-iranien Hezbollah "se réarmer".

"Nous souhaitons normaliser nos relations avec le Liban", a-t-il assuré. "C'est peut-être prématuré du point de vue libanais", a-t-il dit, tout en faisant part de début de négociations "sur certaines problématiques". "Nous avons une équipe qui négocie sur (...) les différends à la frontière", a-t-il dit.

Gideon Saar a par ailleurs annoncé avoir invité le ministre français en Israël, assurant avoir "un dialogue continu" avec les autorités françaises. Et la visite de M. Barrot pourrait avoir lieu "prochainement".


Concertation sur les retraites : en quête d'une feuille de route

Le Premier ministre français François Bayrou regarde la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 2 avril 2025. (Photo Bertrand GUAY / AFP)
Le Premier ministre français François Bayrou regarde la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 2 avril 2025. (Photo Bertrand GUAY / AFP)
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  • Jean-Jacques Marette, l'animateur de la concertation, doit proposer jeudi aux organisations participantes une note détaillant les quatre « objectifs partagés » qui les guideront désormais.
  • Les quatre « objectifs partagés » mis sur la table sont les suivants : « équilibre financier », « gouvernance du système », pistes pour « améliorer les mécanismes de solidarité » et enfin « ressources » du côté des salariés et des entreprises. 

PARIS : Les cinq organisations patronales et syndicales participant à la concertation sur les retraites, surnommée « l'ex-"conclave" », consacrent leur réunion hebdomadaire de jeudi au projet d'une nouvelle feuille de route globale pour les discussions, ainsi qu'aux questions de l'égalité femmes-hommes et des droits familiaux.

Jean-Jacques Marette, l'animateur de la concertation, doit proposer jeudi aux organisations participantes une note détaillant les quatre « objectifs partagés » qui les guideront désormais.

Selon des sources concordantes, les participants devraient découvrir le projet de note pendant la séance.

Les quatre « objectifs partagés » mis sur la table sont les suivants : « équilibre financier », « gouvernance du système », pistes pour « améliorer les mécanismes de solidarité » et enfin « ressources » du côté des salariés et des entreprises. 

Cette autonomisation fait suite à la colère des syndicats, après les déclarations de M. Bayrou enterrant l'hypothèse d'un retour à 62 ans, alors qu'il avait auparavant promis que les discussions se tiendraient « sans totem ni tabou ».

« Je n'ai aucun doute qu'on va arriver à définir des objectifs partagés », a déclaré mercredi à l'AFP Éric Chevée, le négociateur de la CPME (patronat), même si « cela prend encore huit jours de plus ».

La question de l'âge de départ en retraite, le point le plus contesté de la réforme des retraites de 2023, a déjà été évoquée lors des premières réunions, sans qu'un rapprochement des positions des syndicats et du patronat n'apparaisse. 

Elle ne devrait être abordée que lors des discussions finales de la fin mai, lorsque les participants essaieront d'aboutir à un accord sur des mesures concrètes, expliquent les participants aux négociations.

L'autre sujet des discussions de jeudi, à savoir l'égalité femmes-hommes face aux retraites à travers les droits familiaux et parentaux, est une thématique importante pour la CFDT, et un indicateur clef de sa capacité à obtenir des avancées pour les salariés à l'occasion de ces négociations.


Conférence sur la lutte contre le terrorisme à l'ère de l'Intelligence Artificielle 

La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, s'exprime lors d'une cérémonie marquant la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme à Strasbourg, dans l'est de la France, le 11 mars 2025. L'Europe marque la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme par un événement à Strasbourg qui rend hommage aux victimes du terrorisme à travers l'Europe et promeut la solidarité contre l'extrémisme.(AFP)
La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, s'exprime lors d'une cérémonie marquant la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme à Strasbourg, dans l'est de la France, le 11 mars 2025. L'Europe marque la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme par un événement à Strasbourg qui rend hommage aux victimes du terrorisme à travers l'Europe et promeut la solidarité contre l'extrémisme.(AFP)
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  • Cet événement réunit des experts qui partageront leurs analyses et réflexions sur les nouvelles dynamiques du terrorisme à l’ère numérique et l’impact croissant de l'intelligence artificielle (IA) dans la lutte contre ce fléau mondial
  • Alors que l'IA transforme profondément les méthodes de surveillance, de détection et d'anticipation des menaces, la conférence explorera comment ces technologies peuvent être utilisées pour contrer les réseaux terroristes

PARIS: La Sénatrice Nathalie Goulet organise une conférence sur un sujet crucial pour l’avenir de la sécurité internationale. Intitulée "La lutte contre le terrorisme à l’heure de l’intelligence artificielle", cette conférence se tiendra le lundi 14 avril 2025 au Palais du Luxembourg, à Paris.

Cet événement réunit des experts qui partageront leurs analyses et réflexions sur les nouvelles dynamiques du terrorisme à l’ère numérique et l’impact croissant de l'intelligence artificielle (IA) dans la lutte contre ce fléau mondial. Alors que l'IA transforme profondément les méthodes de surveillance, de détection et d'anticipation des menaces, la conférence explorera comment ces technologies peuvent être utilisées pour contrer les réseaux terroristes tout en respectant les droits fondamentaux et les libertés individuelles.