Quel rôle peuvent jouer les jeunes pour aider à limiter la catastrophe climatique ?

Quel rôle peuvent les jeunes jouer pour aider à limiter la catastrophe climatique ? (Photo, UNESCO)
Quel rôle peuvent les jeunes jouer pour aider à limiter la catastrophe climatique ? (Photo, UNESCO)
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Publié le Dimanche 27 mars 2022

Quel rôle peuvent jouer les jeunes pour aider à limiter la catastrophe climatique ?

  • Le changement climatique doit faire partie de nos discussions et actions quotidiennes
  • Il doit être amusant et engageant, axé sur les solutions et basé sur des faits. Et surtout, il faut commencer aujourd’hui

BEYROUTH : Dans son rapport annuel, l’ONU a souligné que la situation climatique était désormais "bien pire" que les années précédentes. Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, a affirmé qu'en dépit de "l'aggravation" de la situation, les grandes économies continuent de laisser leurs émissions de gaz à effet de serre augmenter. Quel rôle peuvent jouer es jeunes pour aider à limiter la catastrophe climatique ?

Pour certains parents, il est difficile d’évoquer le sujet des changements climatiques avec leurs enfants. Il est tout naturel de vouloir protéger les enfants des dangers et de la peur. Toutefois, les enfants seront dans le bain d’un tel sujet vu que les établissements scolaires en parlent davantage afin de sensibiliser les hommes dès leur jeunesse.

 

Dernier appel

Le dernier rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat est un dernier appel à maintenir la hausse de la température mondiale à moins de 1,5 degrés Celsius des niveaux préindustriels. Cela nécessitera «des changements rapides, profonds et sans précédent dans tous les aspects de la société».

Pourtant, peu importe le nombre de réunions et de conférences que les dirigeants mondiaux tiennent pour résoudre le problème, nous ne semblons aller nulle part. Les adultes échouent à prendre des mesures réformatrices, et ce sont les enfants qui nous tiennent responsables de la crise climatique.

Le changement climatique doit faire partie de nos discussions et actions quotidiennes. Il doit être amusant et engageant, axé sur les solutions et basé sur des faits. Et surtout, il faut commencer aujourd’hui.

 

A ce sujet, le site Grist propose une explication sur Twitter: "Enseigner les enfants sur changement climatique est difficile. Et maintenant, les étudiants du monde entier sont coincés à la maison, et de nombreux parents sont dans la position de devoir faire l'école à la maison pour la première fois. Heureusement, Grist explique le changement climatique depuis plus de 20 ans !"

Si vous comptez sur vos enfants pour un meilleur avenir climatique, entamez une conversation avec eux sur les changements climatiques pour découvrir en un premier lieu ce qu’il sait déjà et ce qu’il ressent par rapport à cette question. Veillez à lui fournir des informations adaptées. Pour commencer, vous pouvez par exemple trouver des moyens de faire le lien entre les changements climatiques et son quotidien, et explorer ensemble les éléments essentiels. Par exemple, vous pouvez feuilleter ensemble le livre scolaire des sciences, des chapitres à ce sujet y sont évidemment évoqués ! Montrez-leur des photos d'êtres humains brûlant des combustibles fossiles comme le charbon et le pétrole pour faire rouler les voitures, expliquez-leur les conséquences. Aussi, des images, des cartes et des vidéos peuvent aider à visualiser le problème et à le rendre plus concret.

Nouvelle journée mondiale d'action des jeunes pour le climat

Presque cinq mois après la dernière grande mobilisation mondiale des jeunes pour le climat à l'occasion de la COP26, le mouvement lancé par Greta Thunberg en 2018 a rassemblé vendredi des milliers de manifestants à travers le monde.

Environ 2 000 personnes ont manifesté à Stockholm à l'appel de Fridays for Future, en présence de la figure suédoise du mouvement Greta Thunberg, sous le mot d'ordre "People, not profit" (les gens, pas les profits).

Dans une intervention après une marche d'une heure dans les rues de la capitale suédoise, la jeune égérie du mouvement mondial des jeunes a notamment dénoncé la dépendance de l'Union européenne aux hydrocarbures. Avançant le chiffre de 20 milliards d'euros de paiements à la Russie pour ses énergies fossiles, pétrole et gaz principalement depuis l'invasion russe de l'Ukraine, elle a accusé les Européens de "financer indirectement la machine de guerre fasciste de (Vladimir) Poutine".

Greta Thunberg a également estimé que la situation climatique était désormais "bien pire" que lorsqu'elle a lancé il y a trois ans et demi ses grèves scolaires du vendredi, pour protester contre le manque d'action des dirigeants dans la lutte contre la crise climatique.

"La semaine dernière nous avons eu 40 degrés de plus que la normale en Antarctique et 30 degrés de plus dans l'Arctique", a-t-elle souligné.

Les manifestations avaient débuté en Australie, où des centaines de jeunes se sont rassemblés vendredi devant la résidence officielle du Premier ministre australien à Sydney, dénonçant notamment la position favorable au charbon, énergie fossile très émettrice de gaz à effet de serre, du chef du gouvernement Scott Morrison. 

L’amour de la nature

Encouragez vos petits à jouer dans la nature, ou peut-être, à consacrer un moment de leur journée à la méditation près d’un lac, par exemple. Si votre enfant est orientée vers l’«amour» de la nature dès sa jeunesse, sa passion servira de sensibilisation. Faites savoir à votre enfant que de nombreux jeunes défendent notre planète et qu’il peut lui aussi le faire.

La première conversation peut s’avérer difficile, mais il est important de continuer d’en parler. Il est essentiel de maintenir le dialogue sur cette question qui façonne l’avenir de chaque enfant. Si les dirigeants mondiaux de nos jours ne s’en préoccupent pas, c’est parce qu’ils n’ont pas profité d’une éducation «climatique» dès leur plus jeune âge. (Avec UNESCO)


Découverte : Blossom Space à Djeddah

(Photo: Arab News)
(Photo: Arab News)
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  • Blossom Space excelle dans les articles de papeterie, proposant carnets, encres et autres objets soigneusement sélectionnés

DJEDDAH : À Djeddah, Blossom Space combine charme, convivialité et créativité dans un seul et magnifique lieu. Dès que vous franchissez la porte, on a l’impression d’entrer dans les pages d’un livre d’histoires — un monde doux et rêveur, à mi-chemin entre une bibliothèque confortable et une boutique-cadeaux fantaisiste.

Le personnel est exceptionnellement gentil et accueillant, ajoutant une touche personnelle qui élève toute l’expérience.

L’extérieur est déjà séduisant, avec une façade en verre élégante et une enseigne lumineuse qui suggèrent un espace moderne et légèrement haut de gamme — discret mais intrigant, plutôt « trésor caché » qu’une boutique clinquante.

Une fois à l’intérieur, l’atmosphère se transforme en chaleur et charme. Des étagères en bois et un éclairage doux créent une ambiance apaisante, rappelant un coin lecture tranquille.

Les détails décoratifs — mini-carrousels, accents vintage, papeterie délicate — évoquent un sentiment nostalgique, presque de livre d’histoires. Les plantes suspendues apportent vie et fraîcheur, tandis que les présentoirs pastel offrent un rendu visuel plaisant, féminin et digne d’un tableau Pinterest.

Blossom Space brille dans la papeterie, proposant carnets, encres et autres objets soigneusement sélectionnés. Pour ceux qui cherchent une expérience plus interactive, l’espace coloriage à l’étage est parfait pour se détendre et se ressourcer, offrant une échappée thérapeutique pour adultes et enfants.

Les activités de coloriage coûtent SR35 (9 $), et les expériences de décoration à la main SR65.

J’y suis allé deux fois. La première visite était agréable, même si certaines peintures étaient sèches et le café gratuit pouvait être meilleur. La deuxième fois, je suis venu avec un ami mais je ne voulais pas peindre, et on m’a demandé de payer l’entrée. Je comprends la politique, mais cela a été un peu décevant, surtout que l’endroit était vide.

Que vous soyez amateur de livres, passionné de papeterie ou simplement en quête d’une sortie différente et mémorable, Blossom Space ne déçoit pas.

Organisé, propre et débordant de charme, j’y retournerai sans hésiter. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Ahmad Kaabour : la voix de Beyrouth s’éteint à 71 ans

Le chanteur libanais Ahmad Kaabour en concert au festival « Angham min al-Sharq » (Les Sons de l’Arabie) à Abou Dhabi, le 7 mai 2010. Organisé par l’Autorité pour la Culture et le Patrimoine d’Abou Dhabi (ADACH), l’événement célèbre la richesse musicale du monde arabe. (AFP)
Le chanteur libanais Ahmad Kaabour en concert au festival « Angham min al-Sharq » (Les Sons de l’Arabie) à Abou Dhabi, le 7 mai 2010. Organisé par l’Autorité pour la Culture et le Patrimoine d’Abou Dhabi (ADACH), l’événement célèbre la richesse musicale du monde arabe. (AFP)
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  • Ahmad Kaabour est décédé à 71 ans à Beyrouth, après une longue lutte contre le cancer, laissant un héritage musical engagé et profondément lié à la mémoire de la ville
  • Son répertoire transforme Beyrouth en protagoniste, célébrant sa résilience, sa culture et ses traditions à travers plus de quatre décennies de carrière

​​​​​DUBAÏ: La disparition d’Ahmad Kaabour marque un chapitre essentiel de la mémoire musicale de Beyrouth. Figure emblématique de la chanson engagée et du patrimoine musical libanais, Kaabour aura traversé les décennies comme un témoin sonore des douleurs et des renaissances de sa ville natale. 

L’artiste s’est éteint à Beyrouth à l’âge de 71 ans, après une longue lutte contre le cancer. Né dans la capitale libanaise en 1955, il laisse derrière lui un héritage musical profondément ancré dans l’histoire et l’identité de la ville. Sa disparition marque la fin d’une voix qui a su chanter à la fois la douleur, l’espoir et la résilience de Beyrouth et du Liban.

Né dans une famille d’artistes, Kaabour commence à composer dès l’adolescence. En 1975, alors que le Liban s’enfonce dans la guerre civile, il compose la musique de « Ounadikom », sur des paroles du poète palestinien Tawfiq Ziad. La chanson devient un hymne de protestation et de solidarité, traversant générations et frontières.

Au fil des années, Kaabour travaille aux côtés de figures majeures de la scène libanaise, devenant partenaire artistique de Ziad Rahbani et Marcel Khalifé, tout en naviguant entre engagement politique et sensibilité populaire. 

Cette ouverture à des influences internationales se manifeste également dans son adaptation de « Baddi Ghanni Lannas », version arabe de « Chanter pour ceux qui sont loin de chez eux » de Michel Berger, parue en 1985 sur l’album Différences. Dans cette relecture, Ahmad Kaabour conserve la mélodie poignante et épurée de l’original, tout en y insufflant des paroles arabes ancrées dans les réalités libanaises et, plus largement, arabes.

Là où Berger chantait l’exil et la marginalité, Kaabour en élargit la portée pour en faire un hymne à la dignité et à la présence des peuples, fidèle à son engagement artistique. Cette collaboration indirecte — où Berger est crédité pour la musique et Kaabour pour l’adaptation — illustre sa capacité à faire dialoguer les cultures tout en restant profondément enraciné dans son identité.

Le lien avec Beyrouth reste central dans son œuvre. « La3younak » (1993) est une véritable déclaration d’amour à la ville, diffusée largement dans les années 1990, notamment sur Future TV, et incarnant l’esprit d’une capitale en reconstruction  derrière sa mélodie douce et nostalgique, c’est une ville-personne qui se dessine : aimée, fragilisée, mais toujours debout. 

Cette fibre beyrouthine traverse aussi d’autres titres. Dans ses reprises, comme « Shu Beddak » après l’explosion du port de 2020, Kaabour transforme une chanson populaire en élégie contemporaine, appelant à la mémoire et à la responsabilité collective. Dans des registres plus festifs, comme « Allou Al Bayarek », associé aux traditions du Ramadan à Beyrouth, il célèbre les rituels et la vie quotidienne de la ville, inscrivant son œuvre au cœur de la culture et des traditions locales.

Au-delà de ses succès pour adultes, Kaabour n’a jamais négligé le jeune public. Ses spectacles pour enfants, souvent avec la troupe Firkat al-Sanabel et le Théâtre libanais de marionnettes, évitaient la simplification, mêlant rythme, histoire et réflexion sur le monde. Pour lui, la musique était un pont entre générations et un moyen de transmettre mémoire et émotion.

Avec plus de quatre décennies de carrière, Ahmad Kaabour laisse un héritage unique : Beyrouth, avec toutes ses blessures et ses espoirs, comme protagoniste de sa musique. Sa voix restera à jamais l'écho de la ville qu’il a tant aimée.


Le décès de Loana pourrait être dû à une chute, selon le parquet

Agée de 48 ans, l'ex-star a été retrouvée sans vie mercredi vers 18h à son domicile près de la gare de Nice par les pompiers, prévenus par un voisin inquiet de ne plus la voir depuis plusieurs jours. (AFP)
Agée de 48 ans, l'ex-star a été retrouvée sans vie mercredi vers 18h à son domicile près de la gare de Nice par les pompiers, prévenus par un voisin inquiet de ne plus la voir depuis plusieurs jours. (AFP)
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  • Une enquête en recherche des causes de la mort a été confiée à la police judiciaire, et le corps a été transporté à l'institut médico-légal en vue d'une autopsie et d'analyses toxicologiques et de recherches d'éventuelles pathologies
  • "A ce stade des investigations, aucun élément ne permet d'envisager l'intervention d'un tiers en lien avec le décès", a ajouté le procureur

NICE: Le décès de Loana, première vedette de la télé-réalité en France, retrouvée morte mercredi à son domicile à Nice, pourrait être dû à une chute, sans intervention d'un tiers, a annoncé jeudi le procureur de Nice, Damien Martinelli.

Agée de 48 ans, l'ex-star a été retrouvée sans vie mercredi vers 18h à son domicile près de la gare de Nice par les pompiers, prévenus par un voisin inquiet de ne plus la voir depuis plusieurs jours.

La porte de l'appartement étant fermée à clé de l'intérieur, les pompiers sont entrés par une fenêtre. Loana était "manifestement décédée depuis plusieurs jours", et son chien a également été retrouvé mort, selon le communiqué du procureur.

Une plaie à l'arrière du crâne et des ecchymoses dans la région lombaire laissent envisager que le décès puisse être lié à une chute en arrière.

Une enquête en recherche des causes de la mort a été confiée à la police judiciaire, et le corps a été transporté à l'institut médico-légal en vue d'une autopsie et d'analyses toxicologiques et de recherches d'éventuelles pathologies.

"A ce stade des investigations, aucun élément ne permet d'envisager l'intervention d'un tiers en lien avec le décès", a ajouté le procureur.

La France avait découvert Loana Petrucciani (de son nom complet) en avril 2001 lorsqu'elle a vécu avec d'autres anonymes dix semaines durant 24 heures sur 24 sous l'oeil des caméras de M6.

Le succès du "Loft" a été immédiat et phénoménal et l'émission, considérée comme culte, a inspiré une série pour la plateforme de streaming d'Amazon, Prime Video, en 2024.

Mais Loana a quitté peu à peu le monde du show business et entamé un long déclin personnel, entre violences subies, problèmes de santé, tentatives de suicide, overdoses et épisodes psychiatriques.

"On peut dire que nous avons vécu un conte de fées. Une vie que jamais nous n'aurions osé imaginer. Un rêve éveillé, intense. Et puis, je t'ai vue tomber, te redresser, te battre, lutter, céder... Tu as tout donné, jusqu'au bout", a témoigné sur Instagram le chroniqueur Steevy Boulay, autre "lofteur" de la première édition.