Faire face à la prochaine pandémie

Les femmes ont été systématiquement exclues de la réponse à la pandémie, les plus touchées étant celles des régions d’Océanie et d’Afrique. (Photo, UNDP)
Les femmes ont été systématiquement exclues de la réponse à la pandémie, les plus touchées étant celles des régions d’Océanie et d’Afrique. (Photo, UNDP)
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Publié le Dimanche 13 mars 2022

Faire face à la prochaine pandémie

  • Le coût d'une réponse efficace et juste à une pandémie ne représente qu'une fraction de celui d’une réponse plus tardive
  • Ce que nous vivons actuellement peut nous sembler exceptionnel, mais l’histoire de l’humanité est rythmée par de grandes pandémies

BEYROUTH: En 2019, le monde était confronté aux incertitudes d'une nouvelle maladie virale, la Covid-19: un virus qui ne cesse de surprendre et d'évoluer. Deux ans après le début de la crise sanitaire provoquée par la pandémie de Covid-19, “ce serait une grave erreur de penser que cette pandémie est terminée”, a estimé le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres. 

Ce que nous vivons actuellement peut nous sembler exceptionnel, mais l’histoire de l’humanité est rythmée par de grandes pandémies de choléra, de variole, de grippe et plus récemment, de poliomyélite et du sida.

Les pandémies ont des conséquences économiques dévastatrices qui se répercutent sur des générations. D’ici à la fin de 2025, il est prévu que la pandémie aura coûté 28 000 milliards de dollars en 5 ans. 
 

Tirer les leçons de l’histoire, récente et ancienne

Les années 2000 ont été marquées par plusieurs épidémies dangereuses autant de signaux d'alarme qui n'ont pas été entendus. De même, la lenteur de la réponse à la pandémie de VIH au début des années 80 a mis en évidence l'importance d’accélérer la prise de mesures décisives.

L'indice de sécurité sanitaire mondiale 2021 a révélé que près de deux ans après le début de la pandémie, malgré certains progrès, tous les pays restent « dangereusement mal préparés » à la prochaine grande épidémie. 

Tout est lié

L'incapacité à investir dans une cible en particulier des ODD, celle de la préparation aux pandémies, a freiné les progrès récents en matière de développement durable.

Les experts soulignent l'importance de comprendre réellement comment la santé des personnes, des animaux et de la planète est interconnectée. Les plans de sécurité sanitaire ne pourront plus, à l'avenir, être fragmentaires. Les réponses doivent être renforcées par une protection sociale, surtout pendant les périodes de confinement. 

De l’équité avant tout

L'équité en matière de vaccins est essentielle pour se remettre sur la voie du développement durable. 

Il est urgent d'accélérer la production et le déploiement des vaccins, d'améliorer les capacités de production dans le monde entier, de fixer des prix abordables et d'assurer une distribution et une livraison équitables des vaccins. 

Le tableau de suivi mondial de l'équité vaccinale montre que seuls 13,3 % des habitants des pays à faible revenu ont été vaccinés contre la COVID-19, contre 68,6 % dans les pays à revenu élevé.

Une occasion unique en son genre

Si nous ne parvenons pas à tirer les enseignements de cette pandémie, les coûts seront encore plus catastrophiques à tous points de vue : vies perdues et souffrances, dommages économiques, aggravation des inégalités et recul encore plus important du développement durable.

Une avancée importante a eu lieu en décembre lorsque l'Assemblée mondiale de la Santé a commencé à travailler sur un accord mondial sur la préparation aux pandémies, décrit par le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, comme une occasion unique de renforcer l'architecture mondiale de la santé pour tous.

 

(avec ONU)


Attaques de drones sur des infrastructures pétrolières en Russie, une raffinerie en feu

Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
  • Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes
  • Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine

MOSCOU: Des attaques de drones ont visé plusieurs infrastructures pétrolières dans le sud de la Russie vendredi, déclenchant un incendie dans une raffinerie de la région de Krasnodar, ont indiqué les autorités, faisant état de la destruction de 376 drones ukrainiens dans la nuit.

"A la suite de la chute de débris de drones, un incendie s’est déclaré à la raffinerie d'Ilskiï", a indiqué le quartier général opérationnel de la région de Krasnodar sur Telegram, précisant qu'il n'y a pas eu de victimes.

Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes.

Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine.

Entre 20H00 locales jeudi et vendredi 7H00, les forces russes ont détruit 376 drones ukrainiens, a précisé le ministère russe de la Défense sur la messagerie Max.

La Russie continue de frapper presque quotidiennement l'Ukraine, plus de quatre ans après le début de la guerre, pire conflit en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale, jusqu'à présent sans issue diplomatique.

L'Ukraine a également intensifié ses frappes sur le territoire russe, parfois très loin de la frontière, visant particulièrement des infrastructures de transport et de stockage d'hydrocarbures pour tenter d'assécher la capacité de Moscou à financer son effort de guerre.


L'Iran cherche à tuer Donald Trump, a affirmé Israël auprès de Washington

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
  • Israël a transmis aux États-Unis des renseignements affirmant que l'Iran préparerait un nouveau projet d'assassinat contre Donald Trump, selon des médias américains.
  • Ces révélations surviennent sur fond de tensions entre Washington et Israël concernant la guerre en Iran, certains responsables américains évoquant une possible tentative d'influencer la politique de Donald Trump

WASHINGTON: Israël a transmis à Washington des informations de ses services de renseignement selon lesquelles l'Iran prépare un nouveau plan pour assassiner Donald Trump, rapportent jeudi le Wall Street Journal et CNN en citant des sources anonymes.

Les deux médias américains sont avares en détails. Selon une source citée par CNN, l'alerte est arrivée cette semaine aux oreilles des Américains. Selon une autre source auprès de la chaîne, les Israéliens ont confirmé un nouveau plan iranien déjà partiellement détecté par les services américains.

Interrogée par l'AFP, la Maison Blanche n'a pas démenti, renvoyant simplement vers des déclarations de Donald Trump datant de mercredi: "Ils veulent éliminer le dirigeant américain - moi. Je suis sur une sorte de liste, j'ai vu ce matin que je suis sur toutes leurs listes".

Le président avait alors quitté le sommet de l'Otan en Turquie avec l'ancien avion présidentiel, et non le nouveau offert par le Qatar, en raison de questions de sécurité, selon le New York Times.

Ces fuites évoquant un nouveau complot interviennent au moment où la relation entre Israël et les Etats-Unis et leurs deux dirigeants, le Premier ministre Benjamin Netanhayu et Donald Trump, bat de l'aile à propos de la guerre en Iran.

Les Etats-Unis sont le principal allié d'Israël, mais le président américain s'est à plusieurs reprises livré ces dernières semaines à des critiques publiques de M. Netanyahu, après que la guerre menée par Israël contre le Hezbollah au Liban a menacé les pourparlers avec l'Iran.

Des sources américaines citées par CNN estiment que cette transmission d'informations israéliennes aux Américains pourrait constituer un effort du gouvernement Netanyahu visant à convaincre Donald Trump de poursuivre ses bombardements contre l'Iran, redémarrés cette semaine.

Les Etats-Unis ont assassiné le puissant général iranien Qassem Soleimani en Irak en 2020, lors du premier mandat du républicain, et l'Iran a publiquement menacé de représailles, notamment à l'encontre de Donald Trump.

L'Iran vient d'inhumer son défunt guide suprême Ali Khamenei, tué dans une frappe américano-israélienne fin février au tout début de leur guerre, après plusieurs jours de funérailles marquées le désir de vengeance.


L'armée américaine dit avoir mené une nouvelle série de frappes en Iran, sur 90 cibles

Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Selon le Centcom, ces frappes visent à réduire les capacités de l’Iran à menacer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz

WASHINGTON: L'armée américaine a atteint quelque 90 "cibles militaires" en Iran, parmi lesquelles des systèmes de défense antiaérienne, lors de sa dernière série de frappes, a annoncé mercredi soir le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

"Les Etats-Unis ont achevé une nouvelle série de frappes contre l'Iran, le 8 juillet, afin de dégrader davantage la capacité de l'Iran à s'en prendre au transport maritime commercial et à d'innocents marins civils dans le détroit d'Ormuz", a détaillé le Centcom dans un communiqué publié sur X.