L'Arabie saoudite inaugure le premier hôpital virtuel

Le SVH permet aux patients de se rendre à l’hôpital de leur région et d'avoir une consultation vidéo en direct en temps réel avec les meilleurs spécialistes du Royaume. (Photo AN/Zaid Khashogji)
Le SVH permet aux patients de se rendre à l’hôpital de leur région et d'avoir une consultation vidéo en direct en temps réel avec les meilleurs spécialistes du Royaume. (Photo AN/Zaid Khashogji)
Le SVH permet aux patients de se rendre à l’hôpital de leur région et d'avoir une consultation vidéo en direct en temps réel avec les meilleurs spécialistes du Royaume. (Photo AN/Zaid Khashogji)
Le SVH permet aux patients de se rendre à l’hôpital de leur région et d'avoir une consultation vidéo en direct en temps réel avec les meilleurs spécialistes du Royaume. (Photo AN/Zaid Khashogji)
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Publié le Mardi 01 mars 2022

L'Arabie saoudite inaugure le premier hôpital virtuel

  • Avec un réseau en direct grandissant de 130 hôpitaux connectés, le SEHA Virtual Hospital est le plus grand en son genre au monde
  • Les patients du SVH n'auront plus besoin de se déplacer dans les différentes parties du Royaume pour être auscultés par des médecins spécialisés, ni ne seront limités aux horaires fixes, de 9h à 17h

RIYAD: Le ministère saoudien de la Santé a lancé lundi le premier hôpital virtuel du Royaume, dans le cadre des efforts actuels visant à numériser le secteur de la santé.

Avec un réseau en direct grandissant de 130 hôpitaux connectés, le SEHA Virtual Hospital (SVH) est le plus grand en son genre au monde. Le seul autre hôpital virtuel à rivaliser avec lui se trouve aux États-Unis, avec 43 hôpitaux connectés.

Le ministre saoudien de la Santé, Fahad al-Jalajel, a assisté à la cérémonie d'inauguration à Riyad.

Les patients du SVH n'auront plus besoin de se déplacer dans les différentes parties du Royaume pour être auscultés par des médecins spécialisés, ni ne seront limités aux horaires fixes, de 9h à 17h.

Un responsable a déclaré à Arab News que les patients pourraient désormais avoir un deuxième et un troisième avis médical, dans le même cabinet de consultation.

Contrairement aux simples appels vidéo avec des médecins, le SVH permet aux patients de se rendre à l’hôpital de leur région et d'avoir une consultation vidéo en direct en temps réel avec les meilleurs spécialistes de tout le Royaume. Au cours de la séance, les indices essentiels pourront être communiqués brièvement, tandis que les tests et les radiographies pourront également être effectués et étudiés en participation avec le réseau de spécialistes.

Des interventions en urgence pourront être assurées vingt-quatre heures sur vingt-quatre, tandis que des consultations en temps réel avec les meilleurs spécialistes guideront également le jeune personnel local dans le traitement des cas complexes.

Le SVH couvre 12 spécialisations principales, ainsi que plus de 35 autres spécialisations, et notamment les suivis hospitaliers à domicile, où les patients atteints de maladies chroniques peuvent rester en contact avec les médecins, dans le confort de leur foyer.

Donnant des preuves des possibilités du SVH, Mona al-Subaie, directrice exécutive par intérim du SVH, a rappelé le cas d'un patient de 23 ans qui souffrait d'une malformation de la voix. Il a été orienté vers le SVH par des médecins de sa région, du fait que la région d'Asir manquait de spécialistes dans ce domaine.

Après deux séances virtuelles avec un orthophoniste spécialisé du SVH, le patient a été diagnostiqué comme souffrant d'une dysphonie hyperfonctionnelle qui, en cas de non-détection, aurait eu des conséquences graves sur sa qualité de vie.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Syrie: le président déchu Bachar al-Assad condamné à la peine de mort par contumace 

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  • Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011
  • Les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa

DAMAS: Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011.

Outre l'ex-dirigeant, qui a fui avec sa famille à Moscou lors de la prise de Damas en décembre 2024 par une coalition menée par des islamistes, les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa (sud), dans leurs  premiers jugements à l'encontre de membres de l'ancien gouvernement.


Syrie: le retour de déplacés kurdes syriens suspendu après des attaques

Plusieurs centaines de Kurdes de Syrie, déplacés pendant des années, ont commencé lundi à rentrer chez eux dans la région de Ras al-Aïn dans le nord-est du pays, mais la suite prévue de ces retours a été suspendue après des attaques de groupes armés, a indiqué un responsable local. (AFP)
Plusieurs centaines de Kurdes de Syrie, déplacés pendant des années, ont commencé lundi à rentrer chez eux dans la région de Ras al-Aïn dans le nord-est du pays, mais la suite prévue de ces retours a été suspendue après des attaques de groupes armés, a indiqué un responsable local. (AFP)
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  • Selon Jawan Isso, membre d'un comité représentant les déplacés de Ras al-Aïn, un premier groupe de 2.500 déplacés avait pris la route pour rentrer
  • Mais ce groupe a subi une attaque "délibérée et préméditée" de "groupes armés", qui a fait plusieurs blessés

HASSAKE: Plusieurs centaines de Kurdes de Syrie, déplacés pendant des années, ont commencé lundi à rentrer chez eux dans la région de Ras al-Aïn dans le nord-est du pays, mais la suite prévue de ces retours a été suspendue après des attaques de groupes armés, a indiqué un responsable local.

Un accord signé en janvier entre les Kurdes syriens et le pouvoir central pour l'intégration dans l'Etat des institutions de l'administration autonome, prévoit le retour des Kurdes déplacés pendant la guerre civile en Syrie (2011-2024).

Selon Jawan Isso, membre d'un comité représentant les déplacés de Ras al-Aïn, un premier groupe de 2.500 déplacés avait pris la route pour rentrer, mais a subi une attaque "délibérée et préméditée" de "groupes armés", qui a fait plusieurs blessés.

Plusieurs des auteurs présumés de ces attaques ont été arrêtées, mais les retours "ont été temporairement suspendus par mesure de précaution afin de garantir la sécurité des habitants", a ensuite annoncé Mahmoud Khalil Ali, adjoint au chef des forces de sécurité dans la province de Hassaké, dont fait partie Ras al-Aïn.

"Ces trajets reprendront dès que la situation se sera stabilisée et une protection complète assurée pour les personnes de retour", a-t-il ajouté.

Selon M. Isso, un deuxième groupe de déplacés devait suivre "dans les tout prochains jours", alors que quelques 100.000 personnes au total veulent rentrer.

Des dizaines de milliers de Kurdes ont été forcés de fuir la région, située dans le nord-est syrien, en 2019, face à une offensive des forces turques et leurs supplétifs syriens, qui ont alors pris le contrôle d'une bande territoriale de 120 km, le long de la frontière avec la Turquie.

"Comme un rêve" 

L'attaque a déclenché une protestation à Qamichli, ville voisine à majorité kurde, où des manifestants en colère ont tenté de pénétrer dans les locaux des forces de sécurité, avant d'être repoussés par des officiers syriens, a rapporté un journaliste de l'AFP.

À Kobané, une ville du nord à majorité kurde, la télévision d'Etat syrienne a rapporté que des habitants avaient pris pour cible des bâtiments officiels et décroché le drapeau syrien devant le quartier général des forces de sécurité locales.

"Nous condamnons l'agression dont ont été victimes les familles kurdes pendant leur retour", a écrit sur X Mazloum Abdi, le commandant des Forces démocratiques syriennes, organisation kurde signataire de l'accord de janvier.

Il a appelé le peuple kurde "à faire preuve de retenue, à ne pas se laisser entraîner dans des actes irresponsables", assurant être en lien avec les autorités pour "garantir la protection des civils déplacés rentrant chez eux".

Plus tôt dans la journée, un journaliste de l'AFP a vu des dizaines de camions aux abords de la ville de Hassaké, chargés de meubles et d'affaires, et des familles prêtes à prendre la route.

"J'attendais ce moment. (...) C'est comme un rêve, de retourner chez soi. Je suis heureuse que cette souffrance prenne fin", a confié à l'AFP Noura Khoder, 37 ans, depuis cette ville où elle a trouvé refuge ces dernières années.

Selon des témoignages de résidents et d'organisations de défense des droits humains, des maisons et biens ont été pillés, volés et endommagés à Ras al-Aïn.

Après l'offensive de 2019, certains combattants s'étaient installés dans la zone, autrefois multiethnique, et certains y habitent encore.

Raouda Mohammed, 39 ans, a appris que sa maison était "complètement détruite". Mais "nous n'allons pas nous laisser gagner par le pessimisme, car nous sommes heureux de revenir, (...) nous verrons ce que nous pouvons faire", dit cette femme de 39 ans.

Au total, quelques 5 millions et demi de personnes restent déplacées en Syrie, selon les Nations unies.


Les Émirats arabes unis affirment que l’Iran a ciblé un pétrolier d’ADNOC dans le détroit d’Ormuz, sans faire de victimes

Cette photo montre des navires naviguant près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
Cette photo montre des navires naviguant près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
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  • Les Émirats arabes unis affirment qu’un pétrolier d’ADNOC a été ciblé par un missile iranien dans le détroit d’Ormuz, sans faire de victimes
  • ADNOC indique que 15 de ses navires ont été attaqués depuis le début de la guerre, dont trois au cours de cette semaine

DUBAÏ : Les Émirats arabes unis ont déclaré samedi que l’Iran avait ciblé un pétrolier appartenant à l’Abu Dhabi National Oil Company (ADNOC) alors qu’il transitait par le détroit d’Ormuz.

Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères a condamné « l’attaque iranienne hostile visant un pétrolier appartenant à ADNOC au moyen d’un missile alors qu’il transitait par le détroit d’Ormuz, sans faire de victimes ».

« Cette attaque constitue une violation flagrante de la résolution 2817 du Conseil de sécurité, qui garantit la liberté de navigation et rejette le ciblage des navires commerciaux ou la perturbation des voies maritimes internationales », indique le communiqué publié par WAM.

Vendredi, ADNOC avait déclaré que, depuis le début de la guerre, 15 de ses navires avaient été attaqués dans le détroit d’Ormuz, « dont trois navires cette seule semaine ».

Le ministère saoudien des Affaires étrangères a exprimé la plus ferme condamnation du ciblage du pétrolier émirati alors qu’il traversait le détroit d’Ormuz, affirmant que « ces attaques rejetées constituent une agression contre la sécurité et la sûreté de la navigation maritime, ainsi que contre la sécurité des approvisionnements énergétiques mondiaux ». 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com