Les habitants d'AlUla se tournent vers les arbres pour augmenter leurs revenus

Ghosain AlBan propose à la vente toutes sortes de produits de à base de moringa à AlUla. (Fourni)
Ghosain AlBan propose à la vente toutes sortes de produits de à base de moringa à AlUla. (Fourni)
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Publié le Jeudi 27 janvier 2022

Les habitants d'AlUla se tournent vers les arbres pour augmenter leurs revenus

  • Au-delà de ses beaux paysages et de son riche patrimoine culturel, AlUla abrite de nombreux arbres ainsi que des plantes magnifiques
  • Depuis des siècles, le Moringa peregrina est apprécié pour ses propriétés médicinales et ses bienfaits pour la santé

RIYAD: Au-delà de ses beaux paysages et de son riche patrimoine culturel, AlUla abrite de nombreux arbres ainsi que des plantes magnifiques. L'arbre Moringa peregrina, que l'on trouve en abondance dans la région, a récemment été mis à l'honneur en raison des avantages économiques qu’il présente.
Depuis des siècles, le Moringa peregrina est apprécié pour ses propriétés médicinales et ses bienfaits pour la santé. Les habitants d'AlUla développent désormais ces propriétés auprès des touristes du monde entier afin de générer du travail pour la région.
Arab News a visité Ghosain AlBan, l'un des magasins situés dans la vieille ville d'AlUla. Il est spécialisé dans la vente de produits à base d'huile de moringa.
«Nos ancêtres utilisaient l'huile de moringa pour cuisiner, car elle est bonne pour la santé. Elle possède de nombreux bienfaits cosmétiques; c'est une huile végétale sans cholestérol et riche en acides aminés, en calcium, fer, zinc, en vitamines A, B et C, ainsi qu’en oméga 3, 6 et 9», explique Aza al-Jhani, la propriétaire du magasin.
La famille Al-Jhani a acheté une ferme et planté environ deux mille moringas afin d’en extraire l'huile, de cueillir les feuilles pour le thé et de fabriquer des poudres qui donnent de la saveur à de nombreux repas.
«Ma famille et moi avons suivi le cours donné par le Centre AlUla Peregrina sur la façon de planter les arbres, de les trier et de les conserver, et nous avons été formés par des experts français», confie Aza al-Jhani. Elle a alors l'idée d’élaborer des produits pour le corps. En 2019, elle suit un cours que la Commission royale d'AlUla propose aux habitants, dans lequel ils apprennent à extraire du pétrole et à fabriquer des sous-produits prêts à être mis en rayon.
«J'ai fabriqué mon premier savon à partir d'huile de moringa et je l'ai vendu lors des festivals des saisons Winter of Tantora de 2018 et de 2019. Il a impressionné les visiteurs et les touristes. Nous avons fait un atelier pendant deux semaines et nous avons fabriqué environ 5 000 savons», précise-t-elle.
Avec son mari, qui a rejoint son entreprise, Al-Jhani a alors commencé à vendre toutes sortes de produits à base de moringa tels que des huiles pour le visage, des crèmes et des gommages. Elle a ouvert son premier magasin dans la ville en 2020 et, en quatre mois, elle a reçu le soutien de la Commission royale d'AlUla afin d’ouvrir une succursale dans la vieille ville d'AlUla, un endroit que fréquentent beaucoup de touristes et de visiteurs.
«Le magasin attire beaucoup l'attention des touristes. Ils sont séduits dès qu’ils découvrent nos produits. L'un d’eux est également considéré comme un hydratant naturel et, lorsque les clients l'essaient, ils reviennent toujours ou le commandent en ligne», explique Al-Jhani.
Cette dernière remercie la Commission royale d'AlUla pour le soutien qu’elle apporte aux entreprises locales. «À chaque étape que nous avons franchie pour que cette entreprise voie le jour, la Commission royale d'AlUla totalement derrière nous. Elle enrichit AlUla d’entreprises locales et c’est une étape incroyable vers l'augmentation de la production locale dans la région. Cela permet de créer des emplois pour les habitants», se réjouit Al-Jhani.
Le centre Peregrina à AlUla, créé par la Commission royale, soutient la production d'huile de Moringa peregrina et propose des ateliers qui permettent aux habitants de découvrir les nombreuses fonctions de l'huile.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Gaza: des tirs israéliens font 9 morts, selon les secours

Neuf personnes ont été tuées mercredi par des tirs israéliens dans la bande de Gaza, selon la Défense civile et des sources médicales du territoire palestinien, ravagé par la guerre entre le Hamas et Israël. (AFP)
Neuf personnes ont été tuées mercredi par des tirs israéliens dans la bande de Gaza, selon la Défense civile et des sources médicales du territoire palestinien, ravagé par la guerre entre le Hamas et Israël. (AFP)
  • L'hôpital Nasser, situé dans le sud de Gaza à Khan Younès, a annoncé avoir reçu les dépouilles de quatre personnes, dont une femme, âgées de 10 à 39 ans et tuées dans une frappe aérienne visant une tente de déplacés
  • L'établissement a également indiqué avoir reçu le corps d'Ahmad Salim, un chauffeur de camion tué par des tirs israéliens à al-Mawasi, une zone située dans le sud de Gaza

GAZA: Neuf personnes ont été tuées mercredi par des tirs israéliens dans la bande de Gaza, selon la Défense civile et des sources médicales du territoire palestinien, ravagé par la guerre entre le Hamas et Israël.

La Défense civile, un organisme opérant sous l'autorité du mouvement islamiste Hamas, a recensé neuf morts en plusieurs endroits, dans des frappes aériennes et des tirs.

L'hôpital Nasser, situé dans le sud de Gaza à Khan Younès, a annoncé avoir reçu les dépouilles de quatre personnes, dont une femme, âgées de 10 à 39 ans et tuées dans une frappe aérienne visant une tente de déplacés.

L'établissement a également indiqué avoir reçu le corps d'Ahmad Salim, un chauffeur de camion tué par des tirs israéliens à al-Mawasi, une zone située dans le sud de Gaza.

L'armée israélienne a affirmé que M. Salim s'était dirigé en courant vers des soldats qui interrogeaient d'autres chauffeurs de camion interpellés.

Les soldats ont ouvert le feu dans sa direction après "avoir identifié une menace immédiate", a précisé l'armée, affirmant enquêter sur les autres incidents survenus mercredi.

L'hôpital Al-Chifa, à Gaza-ville, a de son côté déclaré avoir reçu quatre corps: celui d'un enfant tué par des tirs israéliens dans l'est de la ville, celui d'un homme tué dans une frappe aérienne dans l'ouest et deux autres tués dans un bombardement ayant visé un véhicule.

L'armée israélienne a confirmé à l'AFP avoir mené une frappe aérienne sur la ville de Gaza, mais a dit ne pas "être au courant" d'un bombardement dans l'ouest de la ville.

Israël et le Hamas s'accusent presque quotidiennement de violer le cessez-le-feu dans le territoire dévasté.

Au moins 1.084 Palestiniens y ont été tués depuis son entrée en vigueur en octobre, selon le ministère de la Santé du territoire, également placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.

Dans le même temps, Israël a recensé cinq soldats et un contractuel travaillant pour le ministère de la Défense tués dans le territoire palestinien.

Les restrictions imposées aux médias et l'accès limité à Gaza empêchent l'AFP de vérifier de manière indépendante les bilans ou de couvrir librement les violences sur place.


La justice libanaise remet en liberté un célèbre chanteur libano-palestinien devenu islamiste

  • Cet artiste connu dans le monde arabe s'était rendu après douze ans de cavale passés dans le camp de réfugiés palestiniens d'Aïn al-Heloué, près de Saïda (sud), qui échappe au contrôle aux autorités libanaises
  • Il est poursuivi dans quatre affaires liées à sa participation présumée en 2013 à des affrontements à Saïda, aux côtés du cheikh radical Ahmad al-Assir, contre l'armée libanaise, dont 18 soldats avaient été tués

BEYROUTH: La justice libanaise a décidé mercredi de remettre en liberté un célèbre chanteur libano-palestinien devenu islamiste, Fadl Chaker, qui s'était rendu aux autorités en octobre 2025, a indiqué une source judiciaire à l'AFP.

Cet artiste connu dans le monde arabe s'était rendu après douze ans de cavale passés dans le camp de réfugiés palestiniens d'Aïn al-Heloué, près de Saïda (sud), qui échappe au contrôle aux autorités libanaises.

Il est poursuivi dans quatre affaires liées à sa participation présumée en 2013 à des affrontements à Saïda, aux côtés du cheikh radical Ahmad al-Assir, contre l'armée libanaise, dont 18 soldats avaient été tués.

Il va être remis en liberté moyennant deux cautions d'une valeur cumulée de près de 3.500 dollars, a précisé la source judiciaire.

Le montant a été versé et Fadl Chaker doit sortir de prison mercredi, a-t-elle ajouté.

Pendant ses années de fuite, la justice l'avait condamné par contumace à des peines allant de cinq à 15 ans de prison avec travaux forcés dans ces dossiers.

Quelques mois avant de s'être rendu, Fadl Chaker avait sorti des chansons qui arrivaient en tête des classements dans le monde arabe. Ses clips vidéo, tournés dans le camp de Aïn el-Heloué, atteignaient des centaines de millions de vues sur YouTube.

Assir avait lui été arrêté en 2015, et condamné à mort avec sursis en 2017 pour "terrorisme".

 


Le Liban exige le retrait d'Israël de deux «zones pilotes» pour participer à des négociations à Rome 

  • Israël et le Liban avaient conclu un accord-cadre à l'issue de cinq cycles de négociations à Washington le 26 juin en vue d'une "paix durable" entre les deux pays, en état de guerre depuis des décennies
  • Il prévoit que l'armée libanaise commence à se déployer dans des "zones pilotes" dont se retirerait Israël, qui occupe une partie du sud du pays, sous réserve du désarmement du Hezbollah

BEYROUTH: Le Liban exige qu'Israël se retire de deux "zones pilotes" dans le sud du pays avant de participer à un nouveau cycle de pourparlers prévu à Rome, a indiqué mercredi à l'AFP une source diplomatique au courant des négociations.

L'Italie et Israël ont annoncé que ces négociations se tiendraient les 15 et 16 juillet à Rome, mais les autorités libanaises n'ont pas confirmé leur participation dans l'immédiat.

Israël et le Liban avaient conclu un accord-cadre à l'issue de cinq cycles de négociations à Washington le 26 juin en vue d'une "paix durable" entre les deux pays, en état de guerre depuis des décennies.

Il prévoit que l'armée libanaise commence à se déployer dans des "zones pilotes" dont se retirerait Israël, qui occupe une partie du sud du pays, sous réserve du désarmement du Hezbollah.

"Le Liban pose comme condition le retrait d'Israël de deux zones pilotes pour participer aux négociations", a affirmé la source diplomatique ayant requis l'anonymat.

Le Hezbollah est opposé à ces négociations et refuse d'être désarmé.

La formation pro-iranienne a entraîné le Liban dans la guerre régionale en mars, en soutien à Téhéran.

Israël a riposté par une vaste campagne de bombardements et une offensive terrestre, qui ont tué près de 4.300 personnes, selon Beyrouth.

Discussions "cruciales" 

Selon la source diplomatique, le département d'Etat américain a informé les deux délégations qu'il ne pouvait pas accueillir les négociations "de façon permanente", d'où le choix de Rome.

Elle a expliqué que des discussions "cruciales" étaient attendues et que les négociateurs auraient besoin de se concerter avec leurs autorités, ce qui ne serait "pas possible" à Washington du fait de la distance avec Israël et le Liban.

La source diplomatique a ajouté qu'Israël avait rapidement accepté la tenue des négociations à Rome, dans l'idée de "réduire la pression exercée directement" sur la partie israélienne pendant les précédentes discussions par le secrétaire d'Etat Marco Rubio.

La partie libanaise a cependant reçu la garantie de Washington qu'il maintiendrait le "même niveau d'engagement et la même ligne de conduite dans la gestion des pourparlers" de Rome, selon cette source diplomatique.

L'accord-cadre n'établit pas de calendrier de retrait du sud du Liban, où Israël a annoncé vouloir maintenir ses troupes dans une zone pouvant s'étendre jusqu'à dix km de sa frontière.

L'armée israélienne poursuit ponctuellement des frappes meurtrières, malgré une trêve entrée en vigueur le 21 juin, à la suite de la signature d'un protocole d'accord entre l'Iran et les Etats-Unis.

L'Iran a exigé que le cessez-le-feu au Liban soit inclus dans cet accord, mais Beyrouth "veut négocier par lui-même" et rejette toute ingérence, a souligné la source diplomatique.

Les négociations à Rome seront suivies par une visite courant juillet du président libanais, Joseph Aoun, à Washington, à l'invitation de son homologue américain.

M. Aoun a estimé mercredi que cette invitation traduisait "le soutien des Etats-Unis à un processus visant à trouver une solution durable à la série de guerres et d'agressions israéliennes contre notre pays".