Présidentielle: le grand rabbin de France réaffirme son opposition aux «extrêmes»

Le grand-rabbin de France Haim Korsia participe à la 11e convention nationale du CRIF à Paris, le 14 novembre 2021. (Photo, AFP)
Le grand-rabbin de France Haim Korsia participe à la 11e convention nationale du CRIF à Paris, le 14 novembre 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 16 janvier 2022

Présidentielle: le grand rabbin de France réaffirme son opposition aux «extrêmes»

  • Le grand rabbin de France a réaffirmé une position de principe qui consiste à «ne jamais faire voter pour les extrêmes», à savoir «l'extrême gauche, l'extrême droite»
  • Sans citer aucun candidat, il y a englobé «tous ceux qui nient une réalité, et qui développent à leur façon une forme d'antisémitisme ou un antisionisme, qui est un antisémitisme avéré»

PARIS : Le grand rabbin de France, Haïm Korsia, a réaffirmé dimanche son opposition aux candidats d'"extrême droite" comme d'"extrême gauche" dans la perspective de l'élection présidentielle, soit "tous ceux qui développent une forme d'antisémitisme ou un antisionisme, qui est un antisémitisme avéré".

"J'ai toujours respecté une neutralité qui est celle de ma fonction. En revanche, la neutralité ne veut pas dire être un couard ou un pleutre, donc je m'engage quand les valeurs républicaines sont en danger", a déclaré sur Radio J le plus haut responsable religieux de la première communauté juive d'Europe.

Interrogé sur des propos tenus à l'automne au sujet d'Eric Zemmour ("antisémite certainement, raciste évidemment"), Haïm Korsia a répondu: "Je pense qu'un rabbin ne peut pas donner de consigne de vote. En revanche, quand on dit +Dreyfus était coupable+ ou qu'on doute (...) de l'innocence de Dreyfus, alors c'est un marqueur clair d'antisémitisme".

"C'est trouble, cette histoire", avait déclaré Eric Zemmour au sujet de l'affaire Dreyfus. "On ne saura jamais, ce n'est pas évident", avait-il également affirmé concernant l'innocence du capitaine Alfred Dreyfus, condamné en 1894 pour espionnage au profit de l'Allemagne, avant d'être réhabilité en 1906.

En outre, "quand le Front national (le Rassemblement national, NDLR) dit +il ne faudra plus de signes religieux dans la rue+, est-ce que cela veut dire que moi je dois cautionner quelqu'un qui va donc interdire la kippa, le chapeau?", s'est interrogé Haïm Korsia. "On rentre dans de l'impossible républicain", a-t-il estimé.

Le grand rabbin de France a réaffirmé une position de principe qui consiste à "ne jamais faire voter pour les extrêmes", à savoir "l'extrême gauche, l'extrême droite".

Sans citer aucun candidat, il y a englobé "tous ceux qui nient une réalité, et qui développent à leur façon une forme d'antisémitisme ou un antisionisme, qui est un antisémitisme avéré".

"C'est la définition de l'IHRA", l'Alliance internationale pour la mémoire de l'Holocauste: "l'antisionisme est un antisémitisme", a-t-il fait valoir.


Macron s'est entretenu lundi matin avec Netanyahu de la situation au Moyen-Orient et au Liban selon l'Elysée

Le président français avait déjà échangé mercredi dernier avec M. Netanyahu, pour la première fois depuis l'été 2025, alors qu'Israël poursuit ses frappes contre l'Iran mais aussi Beyrouth, dont la partie sud est le bastion du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le président français avait déjà échangé mercredi dernier avec M. Netanyahu, pour la première fois depuis l'été 2025, alors qu'Israël poursuit ses frappes contre l'Iran mais aussi Beyrouth, dont la partie sud est le bastion du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
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  • Emmanuel Macron s'est entretenu lundi matin avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de la situation au Moyen-Orient et au Liban, a indiqué l'Elysée
  • Emmanuel Macron se rendra lundi après-midi à bord du porte-avions Charles de Gaulle, qui se trouve au large de la Crète, en Méditerranée orientale, où il a été dépêché pour faire face à la situation au Moyen-Orient

PAPHOS: Emmanuel Macron s'est entretenu lundi matin avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de la situation au Moyen-Orient et au Liban, a indiqué l'Elysée.

Le président français avait déjà échangé mercredi dernier avec M. Netanyahu, pour la première fois depuis l'été 2025, alors qu'Israël poursuit ses frappes contre l'Iran mais aussi Beyrouth, dont la partie sud est le bastion du Hezbollah pro-iranien.

 

 

 


Liban: Macron condamne une "attaque inacceptable" contre une position de l'ONU

Le président français Emmanuel Macron photographié au palais de l’Élysée à Paris le 3 mars 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron photographié au palais de l’Élysée à Paris le 3 mars 2026. (AFP)
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  • Le président français Emmanuel Macron condamne une attaque contre une position de la Finul au sud du Liban et réaffirme le rôle stabilisateur de la force onusienne
  • Il exprime le soutien de la France à la souveraineté et à la sécurité de la Syrie, du Liban et de l’Irak, tout en appelant à éviter que le conflit régional ne s’étende

PARIS: Le président français Emmanuel Macron a condamné vendredi une "attaque inacceptable" contre une position de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) dans le sud du pays, après s'être entretenu avec ses homologues libanais Joseph Aoun et syrien Ahmad Al-Chareh.

"La France œuvre avec ses partenaires à éviter que le conflit ne se propage davantage dans la région", a affirmé sur le réseau social X le chef de l'Etat, soulignant le "rôle clé de stabilisation au sud du Liban" joué par la Finul.

Emmanuel Macron a assuré que son pays resterait "engagé" dans cette force qui compte quelque 700 Français et assuré que "la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Syrie et du Liban, comme de chaque pays dans la région, devait être respectée".

Une position de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (Finul) a été ciblée vendredi dans le sud du pays, faisant des blessés parmi les Casques bleus ghanéens, selon l'Agence nationale d'information (Ani) libanaise, alors que la guerre déclenchée le week-end dernier par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran s'est étendue au Liban.

Israël a répliqué à des tirs du Hezbollah pro-iranien par des bombardements au Liban, notamment dans son fief de la partie sud de Beyrouth.

Le chef de l'Etat français a discuté auparavant avec le Premier ministre irakien Mohamed Chia al-Soudani, à qui il a exprimé la "pleine solidarité" de la France, après l'attaque par des drones de l'aéroport de Bassora et de deux installations pétrolières dans le sud de l'Irak.

"J'ai renouvelé mon appui à son action résolue pour que l'Irak ne soit pas entraîné dans le conflit", a-t-il ajouté, estimant que la stabilité de ce pays "est essentielle pour toute la région".

"La France soutient le plein respect de la souveraineté, de la sécurité, et de l’intégrité territoriale de l’Irak", a-t-il également assuré.

Le gouvernement irakien et le gouvernement de la région autonome du Kurdistan ont affirmé que l'Irak ne devait pas servir de base pour lancer des attaques contre des pays voisins, alors que des informations font état de la possibilité que des combattants kurdes traversent la frontière avec l'Iran.

L'Iran a menacé, pour sa part, de prendre pour cible "toutes les installations" de la région du Kurdistan en Irak si des combattants kurdes parvenaient à entrer sur le territoire de la République islamique.


Guerre au Moyen-Orient : le porte-avions français Charles de Gaulle est arrivé en Méditerranée

Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP. (AFP)
Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP. (AFP)
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  • Emmanuel Macron, qui estime que l'offensive américano-israélienne est menée "en dehors du droit international", avait assuré mardi que la France était dans une posture "strictement défensive"
  • Il a annoncé le déploiement d'importants moyens militaires, dont le porte-avions Charles de Gaulle, en Méditerranée orientale car la France doit "prendre des dispositions pour sa sécurité, celle de ses ressortissants et de ses bases"

TARIFA: Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP.

Le bâtiment, qui a encore plusieurs jours de trajet devant lui avant d'être sur zone, était déployé dans le nord de l'Europe dans le cadre d'une mission de l'Otan quand le président français Emmanuel Macron a annoncé son envoi au Moyen-Orient.

Emmanuel Macron, qui estime que l'offensive américano-israélienne est menée "en dehors du droit international", avait assuré mardi que la France était dans une posture "strictement défensive".

Il a annoncé le déploiement d'importants moyens militaires, dont le porte-avions Charles de Gaulle, en Méditerranée orientale car la France doit "prendre des dispositions pour sa sécurité, celle de ses ressortissants et de ses bases ainsi que celle de ses alliés dans la région".

La France est notamment liée par des accords de défense avec le Qatar, le Koweït et les Emirats.