Les ex-Farc condamnés à payer 36 millions USD pour l'enlèvement de Betancourt

Ingrid Betancourt, ancienne candidate à la présidence colombienne et otage des FARC, prend la parole à l'Université Externado de Bogota, le 27 septembre 2021. (Photo, AFP)
Ingrid Betancourt, ancienne candidate à la présidence colombienne et otage des FARC, prend la parole à l'Université Externado de Bogota, le 27 septembre 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Samedi 15 janvier 2022

Les ex-Farc condamnés à payer 36 millions USD pour l'enlèvement de Betancourt

  • Mme Betancourt, 60 ans aujourd'hui, avait été kidnappée le 23 février 2002 durant la campagne électorale présidentielle colombienne par les Farc
  • L'ancienne sénatrice franco-colombienne avait réclamé pendant des années une indemnisation couvrant les dommages psychologiques

NEW YORK: La justice américaine a condamné l'ancienne rébellion colombienne des Farc à payer 36 millions de dollars en réparation de l'enlèvement de la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt entre 2002 et 2008, selon des sources judiciaires jeudi soir.

Conformément à une décision d'un tribunal fédéral de Pennsylvanie du 4 janvier, rendue publique jeudi soir, Lawrence Delloye -- aussi appelé Lorenzo, fils de Mme Betancourt né en 1988 de sa première union avec le Français Fabrice Delloye -- "a droit à une indemnisation de 12 millions de dollars avant qu'elle ne soit triplée avec les frais et coûts d'avocats."

Dans un communiqué distinct, les conseils américains de M. Delloye, du cabinet Scarinci Hollenbeck, ont expliqué que le montant total des dommages et intérêts décidé par le juge fédéral de Pennsylvanie Matthew Brann s'élevait ainsi à "plus de 36 millions de dollars".

Le fils d'Ingrid Betancourt possède également la nationalité américaine et avait donc pu déposer plainte aux Etats-Unis, au civil en juin 2018, contre 14 anciens responsables des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), au titre d'une loi fédérale antiterroriste (Antiterrorism Act, ATA), reprochant à la rébellion la "violation" de cette législation extraterritoriale.

En outre, l'enlèvement de sa mère a provoqué chez M. Delloye -- jeune adolescent en 2002 -- une "énorme angoisse émotionnelle" pendant des années, a relevé le tribunal.

Mme Betancourt, 60 ans aujourd'hui, avait été kidnappée le 23 février 2002 durant la campagne électorale présidentielle colombienne par les Farc, avant d'être secourue par l'armée six ans plus tard, le 2 juillet 2008.

Une fois installée en France avec ses deux enfants Mélanie et Lorenzo, "il n'a pas pour autant été facile pour (Lorenzo) Delloye de renouer le contact avec sa mère. Il continue de souffrir d'angoisses émotionnelles", a souligné le juge américain dans sa décision.

L'ancienne sénatrice franco-colombienne avait réclamé pendant des années une indemnisation couvrant les dommages psychologiques entraînés par sa longue captivité.

Un accord de paix historique en 2016 entre la Colombie et les Farc a transformé la guérilla en parti politique légal et réduit considérablement la violence, même si de nombreux groupes armés continuent de sévir dans le pays, dont des dissidents des Farc ayant repris les armes.

Et en novembre dernier, le département d'Etat américain a retiré les Farc de sa liste noire des organisations terroristes étrangères, mais sans changer de position sur les poursuites judiciaires à l'encontre d'anciens responsables de l'ex-guérilla colombienne.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.


Trump promet de bombarder l'Iran «bien plus durement» si le pays réplique aux dernières frappes américaines

Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
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  • "Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social
  • Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X

WASHINGTON: Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes".

"Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X.

"Aujourd'hui à 12h00 (16h00 GMT), les forces américaines ont commencé à frapper des cibles des Gardiens de la révolution en Iran", a indiqué le Centcom, disant répondre "à de récentes attaques des Gardiens de la révolution contre la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz et contre des militaires américains déployés dans la région."

La télévision d'Etat iranienne a fait état de plusieurs explosions entendues dans le sud du pays, près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm, à proximité du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce de pétrole, où le trafic maritime a considérablement baissé après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février.

Les Etats-Unis avaient mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des lanceurs situés sur une île iranienne.

L'Iran avait riposté en attaquant au moyen de missiles et de drones des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis, tout en affirmant par la voix de son président Massoud Pezeshkian ne pas vouloir la poursuite de la guerre.

Le président américain Donald Trump avait promis de répondre à ces représailles, mais semble avoir écarté pour l'instant la reprise d'une opération militaire massive contre l'Iran.

Washington a par ailleurs promis une campagne d'"asphyxie" économique de l'Iran, dont les contours et les cibles restent à préciser.