Produire plus de cuivre pour s'éloigner des combustibles fossiles

Robert Friedland, coprésident de la société canadienne Ivanhoe Mines (Capture d'écran).
Robert Friedland, coprésident de la société canadienne Ivanhoe Mines (Capture d'écran).
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Publié le Jeudi 13 janvier 2022

Produire plus de cuivre pour s'éloigner des combustibles fossiles

  • Robert Friedland a déclaré que le constructeur de véhicules électriques leader du secteur Tesla «s’attend à une pénurie mondiale de minéraux pour batteries»
  • Friedland indique que son entreprise dispose «d'une technologie non invasive qui génère une énorme quantité d'énergie électrique»

DUBAI: L'excavation du cuivre doit considérablement augmenter si le monde veut passer aux voitures électriques: c’est ce qu’explique l'une des principales personnalités minières du monde.

Robert Friedland, coprésident de la société canadienne Ivanhoe Mines, avertit que le remplacement des véhicules à fortes émissions à travers le monde pourrait être bloqué par un manque d'accès aux métaux clés.

Jeudi dernier à Riyad, à l’occasion du Future Minerals Forum, le milliardaire a déclaré que le constructeur de véhicules électriques leader du secteur Tesla «s’attend à une pénurie mondiale de minéraux pour batteries, et nous n'avons pas encore commencé à électrifier les voitures».

«La demande de cuivre pour les voitures électriques augmentera dix fois d'ici à 2030», prédit-il. «Plus l'objet électrique est grand, plus vous avez besoin de cuivre.»

Friedland affirme également que, malgré les efforts mondiaux pour réduire les émissions nocives, le monde dépendra toujours des hydrocarbures – générés par la combustion de combustibles fossiles –, «et pendant longtemps».

«Même une voiture électrique contient 25% d'hydrocarbures en raison des plastiques utilisés pour la rendre plus légère. Lorsqu'il deviendra à la mode pour les institutions de ne pas investir dans les hydrocarbures, vous aurez des prix d’hydrocarbures plus élevés, donc le rôle de l'Arabie saoudite dans la transformation énergétique deviendra encore plus important et crucial.»

Friedland estime qu’«il est hautement stratégique pour l'Arabie saoudite de diriger la réinvention de l'exploitation minière, parce que nous n'exploitons pas pour gagner de l'argent, nous exploitons dans un but précis».

Se référant au «bouclier saoudien» – une zone géologique située autour de la mer Rouge –, Friedland indique que son entreprise dispose «d'une technologie non invasive qui génère une énorme quantité d'énergie électrique, notamment la production d'une centrale électrique qui s’étend sur deux kilomètres».

«S'il y a de l'eau là-bas, s'il y a du cuivre, de l'or, du nickel ou même du pétrole, nous le verrons», ajoute-t-il.


L'Arabie saoudite signe un accord de plus de SAR 40 milliards pour développer l'infrastructure de 11 villes

L'accord a été signé en marge de l'exposition (Photo, SPA).
L'accord a été signé en marge de l'exposition (Photo, SPA).
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  • Cet accord prévoit plus de 150 000 unités de logement de tailles et de conceptions différentes
  • La société est le principal catalyseur du secteur du développement immobilier et le plus grand promoteur de banlieues et de communautés résidentielles

RIYAD: Le ministère saoudien des Affaires municipales et rurales et du logement a signé un accord avec la Société nationale du logement d'une valeur de plus de 40 milliards de riyals saoudiens (1 riyal saoudien = 0,27 euro) pour développer l'infrastructure de 11 villes du Royaume.
L'accord, qui porte sur le financement et le développement d'un portefeuille de projets entre le ministère et la Société nationale du logement, a été signé lors d'une cérémonie qui s'est déroulée sous le patronage du ministre des Affaires municipales et rurales et du logement, Majid al-Hogail, et en présence du ministre du Tourisme, Ahmed al-khatib, du ministre de l'Environnement, de l'eau et de l'agriculture, Abderrahmane al-Fadhli, et du ministre des Transports et de la logistique, Saleh al-Jasser.
Cet accord prévoit plus de 150 000 unités de logement de tailles et de conceptions différentes, couvrant 11 villes du Royaume. Il couvre également une superficie de plus de 90 millions de mètres carrés, tandis qu'environ 54 millions de mètres carrés seront alloués aux espaces verts et ouverts, aux établissements publics, aux réseaux routiers et aux transports publics.
La capacité démographique résultant de cet accord atteindra 750 000 personnes.
La Société nationale du logement, en partenariat avec des promoteurs, investira plus de 40 milliards de riyals saoudiens dans le portefeuille de ces projets afin de mettre en place une infrastructure complète, de fournir des services et de développer une gamme d'installations de qualité de vie. 
La société est le principal catalyseur du secteur du développement immobilier et le plus grand promoteur de banlieues et de communautés résidentielles. Elle vise à accroître l'offre immobilière dans le Royaume avec diverses options de logement. Tout cela s’inscrit dans le contexte des efforts de la société afin d’atteindre les objectifs du programme de logement dans le cadre de la Vision 2030 du Royaume, en portant à 70 % la proportion de familles saoudiennes propriétaires de leurs propres logements.
La signature de l'accord s'est déroulée en marge de l'exposition des projets des villes distinguées sous le patronage du roi Salmane, qui est organisée par le Ministère des Affaires municipales et rurales et du logement du 24 au 28 septembre à Riyad, et à laquelle la Société nationale du logement participe en tant que sponsor stratégique. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com
 


Au moins trois candidats à la reprise de M6

Le logo de la chaîne de télévision française "M6" (Photo, AFP).
Le logo de la chaîne de télévision française "M6" (Photo, AFP).
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  • Selon le Point, les trois candidats ont tous déposé une offre supérieure à 19,2 euros par action
  • Début 2021, Bertelsmann avait fait le choix risqué d'une fusion de M6 avec sa rivale TF1

PARIS: Au moins trois propositions de reprise du groupe M6 ont été déposées auprès du groupe Bertelsmann, selon des informations du Point samedi confirmées à l'AFP par des sources concordantes.

Les propositions ont été déposées par un tandem formé par Xavier Niel (groupe Iliad) et MediaForEurope (le groupe de télévision fondé par Silvio Berlusconi), par le milliardaire tchèque Daniel Kretinsky, déjà présent dans plusieurs médias français, et par FL Entertainment, le groupe coté de production audiovisuelle et de paris sportifs contrôlé par le Français Stéphane Courbit, associé notamment pour l'occasion à Rodolphe Saadé, le patron du géant du transport maritime CMA-CGM.

Selon le Point, les trois candidats ont tous déposé une offre supérieure à 19,2 euros par action, soit un investissement de 1,1 milliard d'euros pour racheter la participation du géant allemand dans M6.

Contacté samedi par l'AFP, RTL Group n'a souhaité faire aucun commentaire.

A travers sa filiale RTL Group, Bertelsmann détient quelque 48% du capital du groupe M6 (les chaînes TV M6, W9, 6ter, Teva, Gulli et les radios RTL, RTL2, Fun Radio).

Début 2021, Bertelsmann, qui souhaite se désengager du marché français, avait fait le choix risqué d'une fusion de M6 avec sa rivale TF1.

Mais ce mariage a été subitement annulé il y une semaine face aux réticences de l'autorité française de la concurrence, qui subordonnait son feu vert à la cession des chaînes TF1 ou M6 à un autre acteur, pour éviter la création d'un mastodonte qui aurait, selon elle, faussé notamment le marché de la publicité.

Suite à cette annulation, Bertelsmann a lancé un nouveau "test de marché". Il avait invité les groupes intéressés par la reprise de M6 à se manifester avant vendredi après-midi.

Le groupe allemand affirme n'être "pas pressé" de vendre, et être prêt à garder sa participation dans M6 si les offres à la reprise lui paraissent insuffisantes.

Mais les décisions devront être prises rapidement, car du fait de la législation française sur les chaînes de télévision, M6 ne pourra plus changer d'actionnaire pendant 5 ans après le renouvellement de son autorisation de diffusion, qui expire en mai 2023.


La Suisse doit détruire 10 millions de doses de vaccin Moderna

Un flacon de vaccin Moderna Covid-19 (Photo, AFP).
Un flacon de vaccin Moderna Covid-19 (Photo, AFP).
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  • 2,5 millions de doses sont toujours stockés sur une base logistique de l'armée
  • La Suisse a vacciné près de 70% de sa population

GENÈVE: La Suisse est contrainte de détruire 10,3 millions de doses du vaccin Moderna contre le Covid-19, dont la date de péremption a été atteinte plus tôt dans la semaine, a annoncé samedi le ministère helvète de la Santé.

Le ministère précise ne pas avoir d'autres choix dans la mesure où les doses ont expiré mercredi, selon des propos rapportés par l'agence de presse suisse Keystone-ATS, confirmant une information du site d'informations Beobachter selon qui le coût des doses destinées à être détruites s’élevait à quelque 280 millions de francs suisses (294 millions d'euros).

Par ailleurs, 2,5 millions de doses sont toujours stockés sur une base logistique de l'armée, et 7,8 millions sont gardés dans un dépôt en Belgique, a précisé le ministère, qui a souligné que sa stratégie d'approvisionnement en vaccins dès le début, a consisté à commander plus de doses que nécessaire pour les 8,7 millions d'habitants en Suisse.

Le pays a ainsi commandé des doses de différentes laboratoires pour éviter de devenir dépendant de vaccins qui pourraient s'avérer inefficaces, échapper aux problèmes de livraisons ou contrats non respectés.

En juin, le site de Swissinfo news avait estimé que le pays helvète disposait d'un excédent de 38 millions de doses des différents vaccins contre le Covid, qui expireraient avant la fin de l'année.

Le ministère a indiqué qu'environ 3,5 millions de doses du nouveau vaccin Moderna, seraient disponibles lorsque la Suisse lancera sa prochaine campagne de rapport le mois prochain.

La Suisse, qui a déploré 13.556 décès liés au Covid-19 depuis le début de la pandémie, a vacciné près de 70% de sa population.