Une carrière anglaise transformée en sanctuaire pour oiseaux menacés

Des cygnes volent au-dessus de la réserve RSPB Ouse Fen à Willingham, Cambridgeshire, Angleterre de l'Est, le 4 janvier 2022.  (Justin Tallis/AFP)
Des cygnes volent au-dessus de la réserve RSPB Ouse Fen à Willingham, Cambridgeshire, Angleterre de l'Est, le 4 janvier 2022. (Justin Tallis/AFP)
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Publié le Dimanche 09 janvier 2022

Une carrière anglaise transformée en sanctuaire pour oiseaux menacés

  • La réserve Ouse Fen à Earith, à environ 120 kilomètres au nord de Londres, est gérée par la Société royale pour la protection des oiseaux (RSPB)
  • Cette vaste zone humide d'étangs et de roseaux deviendra à terme la plus vaste du Royaume-Uni voire d'Europe

EARITH, Royaume-Uni : C'est un refuge salutaire pour de nombreux oiseaux en danger: près de Cambridge, dans l'est de l'Angleterre, une carrière s'est muée au fil des ans en une immense réserve.

Cette vaste zone humide d'étangs et de roseaux, qui deviendra à terme la plus vaste du Royaume-Uni voire d'Europe, a tout pour plaire au butor.

Classé jusqu'en 2015 sur la liste rouge britannique des espèces les plus menacées, cet oiseau des marais au plumage tacheté, dont le cri résonne comme le mugissement d'un bovin, figure désormais sur la liste orange, qui regroupe des espèces fragiles, mais moins menacées.

«C'est vraiment la démonstration qu'en travaillant avec des partenaires, en prenant des actions décisives à grande échelle, on peut faire en sorte que des espèces quittent la liste rouge», explique Chris Hudson, responsable de la réserve Ouse Fen à Earith, à environ 120 kilomètres au nord de Londres, gérée par la Société royale pour la protection des oiseaux (RSPB).

Si l'oiseau se fera timide et ne s'offrira pas au regard du visiteur en cette fraîche et pluvieuse matinée hivernale, 5% de la population de l'espèce dans tout le Royaume-Uni niche ici.

Et leur nombre total sur le site «dépasse la population totale» de l'espèce au milieu des années 1990, quand a été publiée pour la première fois la liste des espèces menacées dans le pays, poursuit Chris Hudson, bandeau sur la tête contre le froid et jumelles autour du cou, prêt à dégainer pour scruter ses protégés.

- Déclin des insectes -

La dernière édition du rapport, publiée le 1er décembre, recense désormais 70 espèces classées en rouge, deux fois plus que lors de la première édition en 1996. Près de 30% des 245 espèces d'oiseaux rencontrées sur les îles britanniques se trouvent ainsi en danger.

Parmi les nouvelles espèces classées en rouge figurent l'hirondelle et le martinet, des oiseaux migrateurs qui viennent d'Afrique et se reproduisent en Europe.

Parmi les facteurs expliquant ce déclin, le professeur Richard Gregory, responsable de la surveillance à la RSPB, cite notamment le changement d'affectation des terres, qui modifie habitat et sources de nourriture.

La fragilisation des populations d'oiseaux «nous dit quelque chose à propos d'un déclin immense de la biomasse des insectes, qui représente une véritable inquiétude pour les défenseurs de l'environnement», souligne le Pr Gregory.

Néanmoins, «on sait aussi que quand on gère les habitats et que l'on protège les oiseaux, ils peuvent rebondir», explique-t-il, citant l'exemple de l'aigle à queue blanche, «un oiseau magnifique qui avait disparu des îles britanniques au début du siècle».

 

Grâce à un programme de protection et de réintroduction, le rapace a pu quitter en 2021 la liste rouge et 123 couples sont désormais recensés dans le pays.

- Créer les bonnes conditions -

Dans la réserve d'Ouse Fen ce matin-là, se laisseront apercevoir grande Aigrette blanche - un oiseau rare de la famille des hérons - ou encore busard des roseaux, un rapace jadis en danger mais dont la population a rebondi grâce à des programmes de protection.

La roselière, ouverte depuis 2010 et qui accueille chaque année 20.000 visiteurs a été créée de toutes pièces.

A terme, une fois le projet et la reconversion entièrement achevés, 28 millions de tonnes de sable et de gravier auront été extraits en 30 ans.

«Notre travail a consisté à recréer les bonnes conditions d'habitat» pour les oiseaux, explique Chris Hudson. «C'est à dire créer les conditions pour qu'ils puissent trouver de la nourriture, poissons, anguilles en particulier».

«Et une fois que les conditions sont là, les oiseaux sont de retour», «si vous construisez, ils reviennent», ajoute-t-il en parcourant le site.

L'homme façonne ce paysage en créant des étangs et en plantant des roseaux, «mais à beaucoup d'égards, la nature et la régénération naturelles font une bonne part du travail», poursuit Chris Hudson. C'est selon lui la clé: «donner une chance à la nature et elle reviendra».


Le 12e Festival du film saoudien reporté à juin

Initialement prévu du 23 au 29 avril, le 12ᵉ Festival du film saoudien se tiendra désormais du 25 juin au 1er juillet. (Fournie)
Initialement prévu du 23 au 29 avril, le 12ᵉ Festival du film saoudien se tiendra désormais du 25 juin au 1er juillet. (Fournie)
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  • Le 12ᵉ Festival du film saoudien se tiendra du 25 juin au 1er juillet à Dhahran, avec pour thème « Cinéma du Voyage »
  • L’événement inclura des compétitions, projections, focus sur le cinéma coréen et programmes de développement pour les cinéastes

DHAHRAN : Initialement prévu du 23 au 29 avril, le 12ᵉ Festival du film saoudien se déroulera désormais du 25 juin au 1er juillet.

Organisé par l’Association du Cinéma en partenariat avec le Centre Roi Abdulaziz pour la Culture Mondiale (Ithra) et soutenu par la Commission Saoudienne du Film, le siège d’Ithra à Dhahran accueillera à nouveau l’événement.

Le festival de cette année explore le thème du « Cinéma du Voyage », présentant une sélection soignée de films arabes et internationaux — courts et longs métrages — qui mettent en avant le voyage et le mouvement comme éléments essentiels de la narration.

Comme lors des éditions précédentes mettant en lumière le cinéma non saoudien, le festival proposera un « Focus sur le Cinéma Coréen ».

À cette occasion, Ahmed Al-Mulla, fondateur et directeur du Festival du film saoudien, a déclaré : « Le festival de cette année crée une atmosphère riche en inspiration, en échanges d’idées et en apprentissages partagés. C’est une célébration de la créativité cinématographique pour tous. »

Tariq Al-Khawaji, directeur adjoint du Festival, a ajouté : « À Ithra, nous sommes fiers de notre partenariat de longue date avec l’Association du Cinéma. Cela a permis la croissance et la diversité thématique du festival année après année, ce que nous voyons clairement dans la manière dont nous soutenons les cinéastes et créons des opportunités d’engagement avec le cinéma mondial. »

Depuis son lancement en 2008, le Festival du film saoudien est un moteur clé du cinéma saoudien et du Golfe et constitue le plus ancien festival de cinéma du Royaume. Après plusieurs interruptions, il est désormais devenu un événement annuel.

Le festival réunit des compétitions de films de fiction et documentaires, des programmes de développement professionnel, un marché de production et des concours de projets. Et, bien sûr, de nombreuses projections sur les écrans d’Ithra, avec de nombreuses stars foulant le tapis rouge et des producteurs de films en quête de talents. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com
 


Liban: 39 sites culturels placés sous protection renforcée de l'Unesco en raison de la guerre

Un homme inspecte les destructions sur le site d'une frappe aérienne israélienne ayant visé Baalbek, dans la vallée de la Bekaa à l'est du Liban, avec le temple romain de la cité antique en arrière-plan, le 7 novembre 2024, dans le cadre de la guerre en cours entre Israël et le Hezbollah. (AFP)
Un homme inspecte les destructions sur le site d'une frappe aérienne israélienne ayant visé Baalbek, dans la vallée de la Bekaa à l'est du Liban, avec le temple romain de la cité antique en arrière-plan, le 7 novembre 2024, dans le cadre de la guerre en cours entre Israël et le Hezbollah. (AFP)
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  • L’UNESCO place 39 sites culturels au Liban sous protection renforcée face aux risques liés au conflit
  • Des sites majeurs comme Baalbeck, Tyr et Byblos bénéficieront d’un soutien technique et financier

PARIS: L'Unesco a placé mercredi sous protection renforcée 39 sites culturels au Liban par crainte de dégâts causés par les bombardements auxquels fait face le pays après un mois de guerre.

"Ces 39 biens culturels bénéficient désormais du niveau de protection juridique le plus élevé contre les attaques et les usages à des fins militaires", écrit l'Unesco dans un communiqué.

Parmi ces biens figurent les sites archéologiques de Baalbeck et de Tyr, le musée national de Beyrouth ou encore le site de Byblos.

La convention de la Haye de 1954 oblige à préserver les biens culturels en cas de conflit armé.

Les 39 sites "recevront une assistance technique et financière de l'Unesco pour renforcer leur protection juridique, améliorer les mesures d'anticipation et de gestion des risques ainsi que fournir une formation supplémentaire aux professionnels de la culture et au personnel militaire de la zone", détaille l'Unesco.

"La protection renforcée permet également d'envoyer un signal à l'ensemble de la communauté internationale quant à l'urgence de protéger ces sites", ajoute l'organisation qui explique avoir convoqué mercredi une "réunion extraordinaire (...) à la suite d'une demande" du Liban.

Ces sites bénéficieront également d'une "aide financière internationale de plus de 100.000 dollars américains pour les opérations d'urgence sur le terrain", ajoute l'Unesco.

Située à une vingtaine de kilomètres de la frontière avec Israël, Tyr, ville inscrite sur la liste du patrimoine mondial en 1984, a été la cible de plusieurs frappes israéliennes depuis le début de la guerre avec le Hezbollah pro-iranien le 2 mars.

Encore en construction, un musée sur le site a subi quelques dommages. Mais ni la nécropole des IIe et IIIe siècles ni l'arc de triomphe monumental, les aqueducs ou encore l'hippodrome qui s'élèvent sur le site, n'ont été atteints.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient déclenchée le 28 février par des frappes américano-israéliennes sur l'Iran, "d'autres biens dans des pays voisins" ont subi des dégâts, écrit l'Unesco, sans détails.


Découverte : Blossom Space à Djeddah

(Photo: Arab News)
(Photo: Arab News)
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  • Blossom Space excelle dans les articles de papeterie, proposant carnets, encres et autres objets soigneusement sélectionnés

DJEDDAH : À Djeddah, Blossom Space combine charme, convivialité et créativité dans un seul et magnifique lieu. Dès que vous franchissez la porte, on a l’impression d’entrer dans les pages d’un livre d’histoires — un monde doux et rêveur, à mi-chemin entre une bibliothèque confortable et une boutique-cadeaux fantaisiste.

Le personnel est exceptionnellement gentil et accueillant, ajoutant une touche personnelle qui élève toute l’expérience.

L’extérieur est déjà séduisant, avec une façade en verre élégante et une enseigne lumineuse qui suggèrent un espace moderne et légèrement haut de gamme — discret mais intrigant, plutôt « trésor caché » qu’une boutique clinquante.

Une fois à l’intérieur, l’atmosphère se transforme en chaleur et charme. Des étagères en bois et un éclairage doux créent une ambiance apaisante, rappelant un coin lecture tranquille.

Les détails décoratifs — mini-carrousels, accents vintage, papeterie délicate — évoquent un sentiment nostalgique, presque de livre d’histoires. Les plantes suspendues apportent vie et fraîcheur, tandis que les présentoirs pastel offrent un rendu visuel plaisant, féminin et digne d’un tableau Pinterest.

Blossom Space brille dans la papeterie, proposant carnets, encres et autres objets soigneusement sélectionnés. Pour ceux qui cherchent une expérience plus interactive, l’espace coloriage à l’étage est parfait pour se détendre et se ressourcer, offrant une échappée thérapeutique pour adultes et enfants.

Les activités de coloriage coûtent SR35 (9 $), et les expériences de décoration à la main SR65.

J’y suis allé deux fois. La première visite était agréable, même si certaines peintures étaient sèches et le café gratuit pouvait être meilleur. La deuxième fois, je suis venu avec un ami mais je ne voulais pas peindre, et on m’a demandé de payer l’entrée. Je comprends la politique, mais cela a été un peu décevant, surtout que l’endroit était vide.

Que vous soyez amateur de livres, passionné de papeterie ou simplement en quête d’une sortie différente et mémorable, Blossom Space ne déçoit pas.

Organisé, propre et débordant de charme, j’y retournerai sans hésiter. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com