Les langues autochtones, un patrimoine à valoriser

Les Nations Unies marquent la Décennie internationale des langues autochtones à compter de 2022 et jusqu’en 2032. (Photo, UNESCO)
Les Nations Unies marquent la Décennie internationale des langues autochtones à compter de 2022 et jusqu’en 2032. (Photo, UNESCO)
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Publié le Samedi 08 janvier 2022

Les langues autochtones, un patrimoine à valoriser

  • Les Nations Unies marquent la Décennie internationale des langues autochtones à compter de 2022 et jusqu’en 2032
  • Au cours de l’année 2019, de multiples événements ont eu lieu à travers le monde, comme par exemple la Polyglot Conference 2019, à Fukuoka, au Japon

BEYROUTH: Les Nations Unies marquent la Décennie internationale des langues autochtones à compter de 2022 et jusqu’en 2032. Cette initiative vise principalement à souligner la situation critique de nombreuses langues autochtones et le devoir de les préserver, de les revivifier et de les transmettre partout dans le monde.

Comme pour les langues régionales, l’avenir des langues autochtones semble fortement menacé. Les langues autochtones font partie intégrante des langues les plus ignorées, que cela soit en France ou à l’international. On dénombrerait aujourd’hui plus de 4 000 langues autochtones à travers le monde sur plus de 7 000 langues parlées au total. Sur le territoire français, On en dénombrerait un peu plus d’une quarantaine et elles seraient essentiellement parlées dans l’Outre-Mer.

L'Unesco proposera une plate-forme en ligne pour accroître une communauté mondiale propre aux langues autochtones, faciliter le partage d'informations sur les activités et les événements et plusieurs autres objectifs visés.

Cette Décennie internationale qui s’étend de 2022 à 2032, sera dédiée au droit des peuples autochtones à revitaliser et privilégier leurs langues avec le soutien de l’Unesco. Cette initiative mémorise les droits internationalement reconnus des peuples autochtones, stipulés notamment dans la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones de 2007 et le Plan d'action de 2017 visant à garantir l’unité de l’action à l'échelle du système des Nations unies menée pour accomplir les objectifs déterminés dans la Déclaration de 2007.

2019 : Année internationale des langues autochtones

Au cours de l’année 2019, de multiples événements ont eu lieu à travers le monde, comme par exemple la Polyglot Conference 2019, à Fukuoka, au Japon. En effet, chaque année, des centaines d'étudiants en Lettres et Langues du monde entier se retrouvent dans une ville différente pour participer à la Conférence Polyglot. Ce fut l'occasion de célébrer les langues et les cultures régionales, ainsi que de se joindre à l'initiative de l'ONU pour faire de 2019 l'Année des langues autochtones, préparant en amont la décennie 2022-2032 qui leur est dédiée.

La Conférence Polyglot Ljubljana, à Slovénie en 2018. (Photo, Fukuoka Now)
La Conférence Polyglot Ljubljana, à Slovénie en 2018. (Photo, Fukuoka Now)

L’Unesco, l’Undesa et les membres du Comité directeur pour l’organisation de l’Année internationale ont ainsi lancé l’année internationale des langues autochtones le 28 janvier 2019, en présence de représentants gouvernementaux, des peuples autochtones, des universités, des médias et des institutions publiques d’harmonisation et de documentation linguistiques.

Il s’agissait déjà d’attirer l’attention sur les langues autochtones et sensibiliser le grand public et les décideurs à leur importance. Les langues autochtones présentent en effet un grand intérêt pour le développement durable, la réconciliation des peuples, la bonne gouvernance et la consolidation de la paix.

L’idée était de sensibiliser le monde et le pousser à pratiquer ses langues afin de les promouvoir, point essentiel pour satisfaire les droits des peuples autochtones et améliorer leur qualité de vie.


La tapisserie de Bayeux n'a subi "aucune altération visible" pendant son transfert à Londres

La ministre française de la Culture, Catherine Pégard (au centre), observe la tapisserie de Bayeux lors de son dévoilement au British Museum, le 17 juillet 2026, une semaine après son arrivée de France. Cette œuvre du XIe siècle, qui retrace la conquête normande de l'Angleterre en 1066, sera exposée pour la première fois au Royaume-Uni à partir de septembre. (AFP)
La ministre française de la Culture, Catherine Pégard (au centre), observe la tapisserie de Bayeux lors de son dévoilement au British Museum, le 17 juillet 2026, une semaine après son arrivée de France. Cette œuvre du XIe siècle, qui retrace la conquête normande de l'Angleterre en 1066, sera exposée pour la première fois au Royaume-Uni à partir de septembre. (AFP)
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  • La tapisserie de Bayeux est arrivée au British Museum sans dommage visible après son transport exceptionnel depuis la France
  • Elle sera exposée à Londres du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027 avant son retour à Bayeux pour une rénovation

PARIS: 

La tapisserie de Bayeux a été extraite jeudi à Londres de son caisson dans lequel elle avait été acheminée la semaine dernière et n'a subi "aucune altération visible" pendant ce voyage, a affirmé à l'AFP une responsable du ministère de la Culture français.

"Je suis en mesure de vous confirmer qu'il n'y a eu aucune altération visible et que la tapisserie a bien voyagé", a déclaré Delphine Christophe, directrice générale des patrimoines et de l'architecture, depuis le British Museum de Londres.

A l'issue d'une opération à hauts risques pour sa conservation, cette broderie millénaire de près de 70 mètres de long avait été acheminée le 10 juillet au British Museum pour un prêt d'un an décidé en 2025 par le président français Emmanuel Macron.

Transportée à Londres sous haute surveillance et par camion depuis l'ouest de la France, la tapisserie du XIe siècle avait jusque-là été maintenue dans son double caisson spécialement conçu pour limiter les vibrations et maintenir une température et un taux d'humidité constants.

Elle en a été extraite jeudi pour être entièrement déployée, selon la responsable française. "L'extraction s'est très bien passée et mobilise plusieurs dizaines de personnes", a détaillé Mme Christophe, précisant que l'opération impliquait notamment des équipes française et britannique de conservateurs.

Un constat plus précis doit prochainement être fait par les conservateurs pour s'assurer de l'état de la tapisserie, mais Mme Christophe s'est montrée confiante. "S'il y avait eu un problème, on l'aurait constaté parce qu'on l'a vue en totalité, complètement déployée", a-t-elle affirmé.

Ce transfert historique vers Londres avait donné des sueurs froides à certains experts et défenseurs du patrimoine en France qui redoutaient la dégradation irréversible d'une œuvre déjà fragilisée par 30 déchirures non stabilisées et près de 10.000 trous.

La ministre de la Culture française Catherine Pégard est attendue vendredi au British Museum, où la tapisserie sera exposée au public, à plat, du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027.

A son retour en France courant 2027, cette œuvre, qui décrit la conquête de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant en 1066, regagnera son musée de Bayeux (ouest de la France) et devra faire l'objet en 2028 d'une rénovation plusieurs fois repoussée par le passé.


Un rare manuscrit du Coran exposé à La Mecque

Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
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  • Le manuscrit figure parmi les principales attractions de l’exposition, mettant en lumière le soin accordé par les musulmans au Saint Coran à travers les siècles

LA MECQUE : Un rare manuscrit du Saint Coran attire les visiteurs de l’exposition « Iqra », organisée par la Présidence des Affaires religieuses de la Grande Mosquée et de la Mosquée du Prophète, au complexe du King Abdulaziz Endowment.

Ce manuscrit constitue l’une des principales attractions de l’exposition, illustrant l’attention et le respect portés par les musulmans au Saint Coran à travers les âges.

L’exposition présente un exemplaire rare du Saint Coran réalisé il y a plus de 1 000 ans par le célèbre calligraphe Ali bin Hilal, connu sous le nom d’Ibn Al-Bawwab. 

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Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA)

Le manuscrit est exposé aux côtés d’un index scientifique et d’une analyse de sa calligraphie et de ses enluminures, permettant aux visiteurs d’en découvrir la valeur historique et artistique, tout en retraçant l’évolution de la calligraphie arabe et de l’ornementation islamique au fil des siècles.

Le manuscrit est considéré comme l’un des plus rares manuscrits islamiques en raison de son exceptionnelle valeur scientifique, artistique et historique. Seuls deux exemplaires connus subsistent dans le monde, témoignant de la place éminente qu’occupe le Saint Coran à travers l’histoire islamique.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le Musée national Zayed présélectionné pour le prix du World Architecture Festival 2026

Conçu par Foster + Partners, sous la direction de l’architecte lauréat du prix Pritzker Norman Foster, le musée se distingue par une architecture inspirée de la fauconnerie. (Fourni)
Conçu par Foster + Partners, sous la direction de l’architecte lauréat du prix Pritzker Norman Foster, le musée se distingue par une architecture inspirée de la fauconnerie. (Fourni)
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  • Le musée retrace l’histoire des Émirats arabes unis et les valeurs de leur fondateur disparu
  • L’architecture distinctive du bâtiment s’inspire de la fauconnerie

DUBAÏ : Le Musée national Zayed des Émirats arabes unis, situé à Abou Dhabi, a été présélectionné dans la catégorie Bâtiments achevés – Culture du World Architecture Festival 2026, aux côtés de 18 autres projets venus du monde entier.

Le festival, qui récompense les réalisations architecturales les plus remarquables à l’échelle internationale, se tiendra à Fort Lauderdale, en Floride, du 18 au 20 novembre.

Les finalistes présenteront leurs projets devant un jury composé d’architectes de renommée mondiale et d’experts du secteur dans le cadre du processus d’évaluation en direct du festival. 

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Le musée retrace l’histoire des Émirats arabes unis. (Fourni)

La catégorie Bâtiments achevés – Culture récompense les lieux culturels achevés, notamment les musées, galeries, bibliothèques, théâtres, salles de concert et cinémas. Pour être éligibles, les projets doivent avoir été achevés entre le 1er janvier 2025 et le 1er juin 2026.

Situé sur l’île de Saadiyat à Abou Dhabi, au cœur du quartier culturel de Saadiyat, le musée national des Émirats arabes unis a ouvert ses portes en décembre 2025.

Il retrace l’histoire des Émirats arabes unis, depuis les premières traces de présence humaine jusqu’aux civilisations qui ont façonné leur culture et leur identité, profondément ancrées dans la vision et les valeurs du fondateur du pays, feu Sheikh Zayed bin Sultan Al-Nahyan.

Conçu par Foster + Partners, sous la direction de l’architecte lauréat du prix Pritzker Norman Foster, le musée présente une architecture singulière inspirée de la fauconnerie.

Ses cinq tours légères en acier fonctionnent comme des cheminées thermiques, aspirant l’air chaud vers le haut afin de favoriser la stratégie de ventilation naturelle du bâtiment, tandis que les surfaces vitrées permettent d’acheminer la lumière naturelle vers les galeries situées en contrebas. Chaque tour peut être ajustée individuellement afin d’optimiser les performances environnementales.

Les galeries du musée sont installées sous une butte paysagère conçue pour refléter le relief naturel des Émirats arabes unis. En son centre se trouve Al-Liwan, un vaste atrium lumineux qui sert d’espace de rassemblement pour des événements culturels, notamment des spectacles, conférences, danses traditionnelles et lectures de poésie. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com